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ISBN : 2081253429
Éditeur : Flammarion (02/03/2011)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Promenade d'un amateur solitaire à travers l'art d'aujourd'hui, ses manifestations, ses expressions. Constat d'un paysage saccagé, festif et funèbre, vénal et mortifiant.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Litteraflure
  08 septembre 2018
Le Louvre est le musée le plus fréquenté du monde avec six millions de visiteurs par an. Alors que cette vénérable institution abrite les plus grands chefs d'oeuvre de l'histoire, les touristes chinois se bousculent pour photographier la Joconde avec leur téléphone portable. Ce serait Nabila qui se fout à poil, ce serait le même attroupement. Seulement voilà, dans cinq ans, Nabila, elle est shampouineuse chez Franck Provost à Melun et tout le monde l'aura oubliée. Alors que la Joconde, dans cinq cents ans, les esthètes du monde entier continueront à se pâmer devant son sourire énigmatique. Les chinois ne font donc pas la différence. A ce titre, doit-on les laisser consommer de l'art comme du fast-food ? C'est la question pertinente que pose Jean Clair dans son essai.
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JAsensio
  05 mai 2011
Ce livre de 141 pages se lit en une heure et demie. En dépit de sa brièveté, c'est un grand livre. Expliquons pourquoi.
Lien : http://stalker.hautetfort.co..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie   09 février 2017
Une étrange oligarchie financière mondialisée, comportant deux ou trois grandes galeries parisiennes et new-yorkaises, deux ou trois maisons de vente, et deux ou trois institutions publiques responsables du patrimoine d’un État, décide ainsi de la circulation et de la titrisation d’œuvres d’art qui restent limitées à la production, quasi industrielle, de quatre ou cinq artistes. Cette microsociété d’amateurs prétendus ne possède rien, à vrai dire, sinon des titres immatériels, elle ne jouit de rien, n’ayant goût à rien. Elle a remplacé l’ancienne bourgeoisie riche et raffinée qui vivait parmi les objets d’art, les tableaux et les meubles qu’elle se choisissait et dont elle faisait parfois don à la nation, les Rothschild, les Jacques Doucet, les Noailles en France, comme les Hahnloser en Suisse, les Stein en Amérique, les Tretiakov en Russie... Mais surtout, société cultivée, qui prenait son plaisir à fréquenter, à côtoyer, à devenir à l’occasion l’amie, non d’un homo mimeticus, trader ou banquier lui-même, qui lui aurait renvoyé au visage sa propre caricature, mais d’un homme différent d’elle, étrange, un artiste, un « original » – au double sens du mot – dont elle appréciait l’intelligence et le goût, comme Ephrussi, Manet. Cette histoire-là, qui conclut celle qui commence lorsque Léonard meurt dans les bras de François I er et se continue lorsque Watteau s’éteint entre les bras du marchand Gersaint, cette longue histoire des protecteurs et des créateurs, des mécènes et des bohèmes, des connaisseurs et des artistes, a été l’histoire de l’art de notre temps. Elle est finie.
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MimimelieMimimelie   06 février 2017
Je ne peux m’empêcher, lorsque j’entends battre tambours, sonner trompettes, vociférer jeunesses et ronfler haut-parleurs, au cours de ces carnavals assourdissants dont Paris est devenu le lieu, « Nuit des musées », «Fête de la musique», «Nuit blanche», «Parade» de ci et «Techno» de ça, de penser que j’assiste au déroulement rituel de funérailles où, célébrées par des corps nus et peinturlurés, on va enterrer joyeusement et sauvagement les restes de ce qui a été notre culture.
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MimimelieMimimelie   05 février 2017
Institution spécifiquement française, le ministère de la Culture fut une idée qui ne manquait pas de grandeur. Associée à la création des maisons de la culture, elle faisait naître cependant le sentiment désagréable d’une tutelle de l’État sur les choses de l’esprit, et d’une mainmise sur le sens de l’Histoire.
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MimimelieMimimelie   06 février 2017
Dans le temps où l’Union européenne ratiocinait sur le diamètre des trous des fromages pour sauver la vallée de la Gruyère, la Belgique avait cessé d’exister.
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MimimelieMimimelie   05 février 2017
Il y a une quinzaine d’années, lorsque les institutions bancaires prirent le pouvoir, nos gouvernants découvrirent l’intérêt financier de ces aliénations. Alors que les collections avaient été jusque-là proclamées « inaliénables » – éléments intégrés et indissociables d’un patrimoine national – elles devenaient « ressources » dans lesquelles puiser à l’égal des autres ressources naturelles d’un territoire donné.
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