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Asaoka Suzuka (Traducteur)Alex Pilot (Traducteur)
ISBN : 2845994664
Éditeur : Pika Edition (01/08/2005)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Yuko reçoit la visite d’un être tout droit sortit d’un compte : la petite fée de la pluie. Comme tous ceux qui entrent dans la boutique de la sorcière des dimensions, elle a un souhait à exaucer. C’est bien sur ce cher Watanuki qui s’y colle. Il est chargé de secourir quelqu’un et pour cela, ses pouvoirs et Dôméki vont lui être utiles. Seulement la personne qu’il est chargé de sauver n’est pas celle qu’il aurait cru…
Lorsque Watanuki aperçoit une fille de son... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  02 décembre 2014
Ce tome est le cinquième dans une série qui en compte 19, et qui forme une histoire complète ; il vaut mieux avoir commencé par le premier tome. Il est publié dans le sens japonais de lecture (de droite à gauche), en noir & blanc. Il a été réalisé par le collectif Clamp : Nanase Ōkawa, Mokona, Tsubaki Nekoi, et Satsuki Igarashi. Initialement ces 19 tomes ont fait l'objet d'une prépublication de 2003 à 2011 au Japon, pour une parution de 2004 à 2011 en France.
Le tome commence avec une comédie de Yûko parce que personne n'a pensé à lui offrir des chocolats pour le White Day (le jour retour de la saint Valentin, en quelque sorte). Dans la rue Watanuki se fait interpeler par la petite fée de la pluie qui lui intime de le sauver (sans préciser qui est ce "le"). Une fois chez Yûko, cette dernière accède à la requête de la petite fée, et indique que Watanuki et Dômeki vont s'en charger. Une fois rendu sur le lieu indiqué, Watanuki disparaît devant un hortensia démesuré, d'une couleur rouge soutenu.
La deuxième affaire débute dans l'établissement scolaire de Watanuki. Alors qu'il aide Dômeki à faire ses devoirs dans une classe vacante, il aperçoit dans la cours une étudiante avec de petites ailes dans le dos. le vent apporte une plume qui se dépose dans la main de Watanuki. de retour dans la boutique de Yûko, celle-ci perçoit immédiatement la présence de la plume et la brûle. Elle met en garde Watanuki, lui intime d'être prudent et de veiller à ne pas devenir la cible de cette jeune fille.
Avec ce cinquième tome, le lecteur éprouve l'impression d'avoir pris ses repères : 2 affaires, un épilogue qui leur est lié, des phénomènes surnaturels, de la psychologie basée sur les émotions, une évocation rapide de la série Tsubasa reservoir chonicle. Il ne manque que la référence à un manga du siècle passé (le vingtième) pour que toutes les composantes de la série soient présentes. Il y a même une allusion voilée au fait qu'Himawari Kunogi n'est pas que la simple jeune fille qu'elle paraît être.
Bien rôdé, le lecteur sait donc qu'il peut apprécier les intrigues au premier degré de lecture. La première est particulièrement linéaire et ténue. La deuxième installe un malaise plus palpable. Il sait aussi que ces 2 histoires ne révèlent toute leur saveur qu'à condition qu'il ne s'arrête pas aux émotions qu'elles suscitent et qu'il fasse l'effort de réfléchir à ce qu'elles illustrent, à leur sens.
La deuxième est certainement la plus accessible. Voilà une jeune fille qui se laisse dominer par sa colère, dont les relations avec autrui se développent uniquement sur la base de cette émotion agressive. Il s'agit d'une nouvelle facette du thème sous-jacent de la série : l'autodiscipline, la capacité à maîtriser ses émotions. Cette demoiselle est l'esclave de sa colère, comme les précédentes clientes pouvaient être cyberdépendante, présomptueuse ou encore minée par un sentiment d'infériorité. Comme à leur habitude, les Clamp n'habillent pas une leçon de morale d'un vague prétexte narratif. Elles racontent une histoire qui exige du lecteur d'y repenser pour en faire émerger le thème central.
La première histoire se livre moins facilement. Elle respecte bien le schéma habituel, avec un point de départ surnaturel, un suspense (ici relatif à la nature du problème, et à la détermination de la marche à suivre par Watanuki), ainsi qu'une résolution, accompagnée d'une explication délivrée par Yûko. Mais cette explication prend la forme d'une sentence cryptique et sans dimension réelle : "un crime commis après la mort n'est pas moins grave qu'un crime commis de son vivant". À la rigueur, il est possible de voir dans la situation de l'enfant perdue dans le noir, une image de l'enfant qui a besoin d'être guidé, mais cela reste assez mince comme deuxième niveau de lecture.
Après coup, il apparaît que cette première histoire sert surtout à faire apparaître les motivations de certains esprits et de leur comportement vis-à-vis des humains (ici il s'agit du comportement de la petite fée de la pluie), et à justifier de l'intégration d'un nouvel esprit attaché à Watanuki dans l'histoire suivante.
Comme dans les tomes précédents, le plaisir de la lecture est nourri par la savante confection narrative des Clamp qui marient des ingrédients soigneusement choisis et dosés. Les toilettes de Yûko sont toujours aussi élégantes, même son bikini présente une touche de raffinement. La sortie à la kermesse est l'occasion d'admirer quelques yukatas (kimonos d'été) tout aussi élégants. Chaque page de début de chapitre est l'occasion d'admirer un portrait d'un des personnages vêtus d'un habit somptueux, ce qui n'exclut pas pour autant une touche d'humour, ou même de dérision (le portrait de Mokona page 65).
Peut-être un peu plus que dans les tomes précédents, les arrières plans sont régulièrement vides, ou au contraire entièrement noir (à la hauteur d'une case sur trois, répartis de façon irrégulière). Cela nuit parfois à l'immersion, le lecteur passant de décors détaillés avec précision, à une absence de décor, ou un rappel squelettique, pendant plusieurs pages. Ce phénomène s'accentue lors des séquences d'action, ou de dramatisation de gestes. L'exemple le plus flagrant est la séquence se déroulant le noir, sous la plante, avec l'enfant perdue.
A contrario, les Clamp réalisent également des planches d'une beauté à couper le souffle, grâce à de savantes arabesques accompagnant les gestes de protagonistes. Ainsi les 2 épisodes finaux proposent un voyage onirique dans une autre dimension, rendu encore plus magnifique par la place dévolue aux fleurs.
Les Clamp continuent également d'intégrer plusieurs références culturelles typiquement japonaises, comme le rappel du cadeau du White Day pour la zashiki-warashi, les Nandémoya (société de service qui fait tout, pour un prix à la hauteur), et un renard à 9 queues (déjà plus familier des lecteurs de manga). Elles n'oublient pas l'humour issu de réactions exagérées (toujours aussi déconcertant ces grimaces schématiques), et la relation difficile entre Dômeki et Watanuki. Elles ne se contentent pas de resservir des situations comiques déjà utilisées, elles innovent également avec l'apparition d'un renard en tube, concept à la fois loufoque et merveilleux. Ces séquences trouvent leur contrepoint dans quelques passages plus sombres, soit d'un point de vue émotionnel (la détresse de l'enfant perdue), soit même sous forme d'un danger bien physique (des blessures au cutter).
Enfin, le lecteur impliqué dans la mythologie de la série a donc le plaisir de voir se confirmer que Himawari cache un secret. Il découvre une particularité de Maru et Moro expliquant qu'elles ne sortent pas de la boutique. Il commence également à entrevoir l'influence d'autres praticiens de la magie.
D'un coté ce tome requiert un peu plus d'attention pour suivre la thématique relative à l'autodiscipline et à la gestion des sentiments ; de l'autre le cumul des informations disséminées dans les tomes précédents commence à dessiner un environnement plus étoffé pour cette série qui prend de l'ampleur très progressivement.
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florencem
  26 juin 2011
Plus je continue ma relecture de cette saga, plus j'ai l'impression de déchiffrer pleins de petites choses qui m'étaient apparus lors de ma première lecture assez insignifiante. Ce qui fait, bien sûr, que je suis très contente de cette initiative, surtout que XXX Holic reste l'une de mes séries préférées. La chose la plus flagrante est l'intérêt presque maternelle de Yuuko envers Watanuki. Je sais que derrière ces airs tyranniques et comiques, un peu je m'en foutiste, elle ne donne pas vraiment cette impression, mais tout est dans la subtilité. Tout ce qu'elle fait ou fait subir à Watanuki est dans le but unique d'aider le jeune homme. Dans ce tome, elle le prévient, prépare une porte de sortie pour lui, s'assure qu'il n'est pas seul, lui procure même un ange gardien avec la venue du Renard en tube (l'une de mes créatures magiques préférés du manga !!). Et le plus drôle c'est que Watanuki ne s'en rend pas compte, qu'il gobe littéralement l'attitude nonchalante et bossy de Yuuko. Ce dernier remercie d'ailleurs toujours Domeiki et jamais Yuuko lorsqu'ils l'aide tous les deux. Yuuko s'arrange toujours pour que ce soit Domeiki qui soit vu comme le héros, mais à chaque fois c'est elle qui le guide pour aider Watanuki...
Mais revenons à ce tome. La première partie nous permet de rencontrer la petite fée de la pluie. Sous ses allures d'adolescente gothique lolita, elle est plutôt autoritaire, étrange et quelque peu violente ! Cette froideur réside dans le fait qu'elle déteste les humains qui détruisent la nature. Elle le dit clairement à Watanuki d'ailleurs et ce dernier à l'air de tomber des nues face à cette révélation. En fait, je dirais plutôt qu'il se rend compte de la véracité des dires de la petite fée. Pourquoi la nature aiderait ceux qui la détruisent. Cela parait logique même si c'est un peu radical. On retrouve ici une part de la société japonaise très proche de la nature et très respectueuse de ce qu'elle peut leur apporter. J'ai aimé ce rapport si abrupte de cette rencontre. Elle permet une prise de conscience.
La seconde partie est plus dérangeante. Elle nous permet de rencontrer le renard en tube, mais le phénomène de mangeur d'âme laisse une goût assez malsain. La comparaison des faits de société actuel est d'ailleurs tout aussi déplaisant. Mais l'histoire nous donne aussi un lien avec Tsubasa Reservoir Chronicle, car Yuuko connaît celui qui est derrière tout ceci et nous dévoile quelque peu le méchant de sa série Cross Over. On voit aussi la sorcière des dimensions sous un autre jour. Plus sérieuse, plus puissante, plus dangereuse qu'elle ne le laisse paraître.
La troisième histoire, beaucoup plus légère, nous permet de revoir la Zashiki-Warashi (dont la petite fée de la pluie avait fait allusion au début du tome). Elle est toujours aussi adorable et mignonne. Ce qui m'étonne encore c'est la capacité des Clamp à créer des personnages si gentils et mignons et à côté créer des méchants que j'affublerais volontiers de tous les noms d'oiseaux existants !
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Kenehan
  28 février 2015
Challenge Petits Plaisirs 2014/2015
Un nouvel opus, plus poétique que d'habitude. Il s'ouvre sur l'arrivée de la petite fée de la pluie venue sauver un hortensia dans une macabre histoire mais bien jolie quand même et surtout touchante. Puis, un mystérieux adversaire de Yûko se dévoile par le biais de ses créations : des ailes qui se nourrissent des âmes de certains humains. Un épisode où le renard en tube (que j'adore !) entre magistralement sur le devant de la scène. Enfin, le tome se conclut par l'utilisation d'un vase céleste, un moyen de transport proche du merveilleux qui réunira, entre autre, Watanuki et la zashiki-warashi.
C'est beau, c'est joli, c'est mignon, c'est poétique, c'est merveilleux, et en plus c'est toujours drôle et par moments c'est plus dramatique. En somme, tout pour un très bon moment. Encore que court le moment, car le manga à tendance à se lire très vite, même en prenant son temps pour découvrir les dessins !
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ValentineF
  27 février 2014
Ce que je trouve fascinant dans cette série, au-delà de la qualité scénaristique et visuel, c'est cette qualité d'informations. J'ai la sensation de découvrir tout un pan de la culture nippone que j'ignorais totalement jusqu'à lors.
Concernant l'histoire, on sent au fil des volumes qu'un grand poids pèse sur les épaules de Watanuki, et que ses amis seront très important pour son avenir. le destin de Watanuki est aussi clairement lié à celui de Yûko.
Bref, une série que j'ai suivi avec autant de passion du premier au dernier volume.
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LunaZione
  10 mai 2013
J'ai beaucoup aimé ce cinquième tome de xxxHOLIC. J'apprécie vraiment de plus en plus cette série, par contre, je ne vois toujours pas où tout ça va nous mener ce qui me dérange assez.
En tout cas, j'ai beaucoup aimé les deux intrigues de ce tome.

La première, avec l'hortensia, m'a assez surprise : je ne m'attendais pas du tout à cette découverte ! J'ai aimé le côté assez sombre de l'histoire, et son côté assez poétique aussi. Par contre, les réflexions de la petite fée du printemps m'ont un peu dérangée ! Mais ça, ça doit être parce que je suis humaine ;)
La seconde avec les ailes qui rendent les personnes méchantes, enfin qui les désinhibe, m'a également beaucoup plu. J'ai aimé la distance entre le côté mignon des ailes et ce qu'elles provoquent chez les individus qu'elles touchent. L'alcool fait le même effet aux gens (les montrent tels qu'ils sont au fond), mais c'est vrai que c'est beaucoup moins poétique que ces petits insectes ailés !

Encore une fois, j'ai beaucoup apprécié les dessins de CLAMP que je trouve vraiment très chic et travaillé. J'aime besoin le soin qu'elles apportent aux détails sans que ça fasse "trop" pour autant.
De la même façon, j'apprécie beaucoup les dialogues et les textes de leur histoire. Par contre, je trouve une nouvelle fois dommage, que la trame soit toujours la même. Même si elle est très agréable.
xxx Holic est vraiment une série très sympathique.
Lien : http://lunazione.over-blog.c..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
SpyMyinaSpyMyina   16 octobre 2012
- En tout cas, elle t'a dit d'être prudent, alors essaye de ne pas faire n'importe quoi!
- Mais je fais jamais n'importe quoi, moi !!!
- S'il t'arrivait quelque chose...
- Oui, je sais, tu n'aurais plus ton bento.
- Non, il ne s'agit pas de ça... Je n'aurai plus le plaisir de te voir faire des trucs stupides.
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florencemflorencem   26 juin 2011
Oui, la partie qui contrôle les émotions. Celle qui nous permet de nous contrôler et de nous maîtriser. Elle est très importante pour entretenir des relations humaines. Presque plus importante que l'amour. Car l'amour sans maîtrise peut devenir violent ou égoïste.
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florencemflorencem   26 juin 2011
Les humains n'ont jamais protégé la nature, alors pourquoi est-ce que nous, nous devrions sauver les humains ?
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florencemflorencem   26 juin 2011
-Mais c'est du vol !
-Mais, non, je leur ai laissé quelque chose en échange.
-Ce n'est pas le problème !
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ninon16ninon16   18 février 2013
-Et on est censés faire quoi, nous ?
-Je veux que vous le sauviez !
-J'ai fait tout ce que j'ai pu, mais en vain... Je ne peux même plus m'en approcher. Mais toi je pense que tu y arriveras. Sauve-le !
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