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Asaoka Suzuka (Traducteur)Alex Pilot (Traducteur)
EAN : 9782845994973
180 pages
Pika Edition (07/12/2005)
4.31/5   80 notes
Résumé :
Comme d’habitude, Yûko envoie Watanuki et dôméki faire les courses à sa place ; seulement cette fois elle ne leur précise pas ce qu’ils doivent ramener.

Après avoir appris à ses dépends que les vieilles superstitions ont une raison d’être ; Watanuki rencontre une femme très étrange. Elle est très gentille et semble triste ; le jeune homme décide de la revoir pour lui rendre son sourire. Mais en faisant cela, notre héros cour à sa perte et Yûko n’est p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
florencem
  29 novembre 2020
Encore un tome très réussi. Même si je sais que je ne suis pas très objective avec les Clamp (enfin j'ose quand même dire quand elles font trainer les choses) XXX Holic reste pour moi l'une de leurs meilleures séries à ce jour. Elles ne cessent de m'étonner et leurs histoires sont toujours originales et captivantes. Elles font d'ailleurs parties de mes auteurs de manga préférés en parti grâce à cela. Il est rare de voir un mangaka exceller dans toutes ses oeuvres, mais les Clamp restent une valeur sûre pour moi. Et j'espère que cela va durer.
Le tome 6 marque un certain tournant dans l'histoire, car il est, si je puis dire, bourré d'indices concernant la relation qui existe entre Domeiki et Watanuki. La personne qui change le plus la vie de Watanuki n'est en définitif pas Yuuko. Attention, je ne dis pas qu'elle n'y participe pas, bien au contraire, elle est l'instigatrice de beaucoup de choses, mais pour moi, c'est Domeiki qui aide le plus Watanuki à changer, à évoluer. Il est d'une part toujours à ses côtés, c'est aussi lui qui le sauve quasiment à chaque fois, et leur relation en est à un point où Domeiki arrive à ressentir quand Watanuki est en danger. Il est beaucoup plus qu'un ami pour Watanuki, en un sens. Il est un peu comme un professeur de vie, si l'on y réfléchi. C'est une relation étrange, mais qui si on creuse un peu plus, nous donne aussi une indication sur ce qu'est Watanuki.
Dans ce tome-là, par exemple, à chaque fois qu'ils sont tous les deux, Watanuki se rend compte de certaines choses, très importantes, notamment la décision de faire ses propres choix et d'en assumer les conséquences. Ce n'est pas une quelque chose de facile, et Watanuki l'apprend à ses dépends mais il arrive à discerner le fait que nos choix doivent être pris dans sa globalité, pas seulement pour nous, mais aussi pour toutes les personnes qui vont être concernées et impactées. Ce n'est bien entendu pas quelque chose de facile, mais en prendre conscience est déjà énorme. Watanuki se rend ainsi compte que son existence à de l'importance pour certaines personnes et qu'il n'est pas heureux de faire tout et n'importe quoi avec sa vie même si elle nous appartient. Encore une belle morale. Douce et amère.
J'ai beaucoup aimé cette partie majeure du tome, d'ailleurs. La solitude et la tristesse qui s'en dégagent font que l'histoire est mélancolique sans pour autant être oppressante. C'est encore une prise de conscience difficile. Mais elle nous montre toute la bonté et la générosité de Watanuki. Encore une fois, il semble plus à l'aise avec les êtres mystiques qu'avec les humains. Les créatures qu'il rencontre (les bonnes, j'entends) le montre toujours sous un jour "meilleur", moins exubérant, moins énergique ! C'est une facette du personnage que j'aime beaucoup et qui fait toute la différence entre un héros avec qui on "sympathise" et un héros avec qui on s'identifie et qu'on aime tout simplement.
A bien y réfléchir, et avec un peu de recul grâce à cette relecture, ce tome six a une importance capitale grâce à ces petits indices que l'on découvre au fur et à mesure. le fait de s'attarder sur la psychologie de Watanuki et de nous montrer son cheminement, en plus d'être très intéressant, laisse entrevoir quelque chose de bien plus grand.
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Presence
  03 décembre 2014
Ce tome est le sixième dans une série qui en compte 19, et qui forme une histoire complète ; il vaut mieux avoir commencé par le premier tome. Il est publié dans le sens japonais de lecture (de droite à gauche), en noir & blanc. Il a été réalisé par le collectif Clamp : Nanase Ōkawa, Mokona, Tsubaki Nekoi, et Satsuki Igarashi. Initialement ces 19 tomes ont fait l'objet d'une prépublication de 2003 à 2011 au Japon, pour une parution de 2004 à 2011 en France.
Premier interlude - Watanuki et Dômeki intègrent une parade de yokaïs (un type de créatures surnaturelles dans le folklore japonais), grâce à un coqueret (ou amour en cage, fruit du physalis), offert par Akari un chat anthropomorphe. Ils se rendent à un pèlerinage auprès d'un arbre doté de conscience.
Deuxième interlude - Watanuki met des chaussures neuves pour la première fois et les porte la nuit, ce qui porte malheur (dicton japonais). Pire encore, il se coupe les ongles des pieds de nuit. Yûko va devoir le tirer d'affaire.
La cliente - Yûko est obligée de s'absenter de la boutique pour quelques jours. Watanuki fait la connaissance d'une femme à l'air triste, pour laquelle il éprouve une grande compassion. Il commence à la voir régulièrement tous les soirs pour discuter sur un banc. En même temps sa santé se détériore.
Troisième interlude - Yûko demande à Watanuki de porter un paquet à un client un soir de pleine lune. Watanuki se retrouve à faire une marabout-de-ficelle avec Mokona, sur le chemin, pour dresser un kekkaï (une barrière de protection magique).
Lorsqu'un lecteur se lance dans une série de mangas, il ne connaît pas toujours la durée de la série, et donc l'ampleur des développements qu'il peut en attendre. Ici, après coup, il sait qu'il se lance dans une lecture sur 19 tomes, d'auteures réputées, avec une fin en bonne et due forme (et la promesse d'une série suivante "XXXholic rei", débutée en 2013). Il a également conscience que les auteures peuvent s'autoriser des digressions, ou même orienter leur récit dans des directions non discernables dans les premiers tomes. C'est peut-être encore plus vrai pour les Clamp, auteures reconnues bénéficiant d'une plus grande marge de manoeuvre auprès de leurs responsables éditoriaux, plus grâce à leur succès que grâce à leurs qualités artistiques.
Dès le premier tome, les Clamp ont choisi un mode narratif que l'on peut qualifier de décompressé (des intrigues pas très denses) leur permettant de mieux faire émerger les nuances émotionnelles de chacun des personnages. Pour compenser cette décompression, elles intercalent des récits plus courts entre chaque clientes de Yûko.
La première histoire délivre son quota de divertissement, avec un élément merveilleux de qualité (la procession de yokaïs et l'arbre qui parle, tout cela bénéficiant de dessins enchanteurs), un nouveau personnage surnaturel immédiatement énigmatique (Akari, le chat anthropomorphe), et un élément exotique (le coqueret) dont il est assez difficile pour un lecteur occidental de déterminer le niveau d'exotisme pour un lecteur japonais. L'aphorisme de Yûko ajoute un point de vue philosophique de type magistral et sans explication ou développement : "Le hasard n'est pas de ce monde, tout n'est que fatalité".
La deuxième histoire est tout aussi brève et réussie que la première, à nouveau avec son quota d'exotisme, par l'entremise de ces dictons très spécifiques à la culture japonaise. Les Clamp sont en pleine forme et réussissent à faire peur, avec un personnage qui se coupe les ongles. La conclusion est plus en rapport avec le récit, mais elle laisse aussi plus à désirer quant à la crédibilité que les auteurs peuvent lui accorder : "Peu de gens croient au surnaturel, c'est pourquoi ceux qui l'ont vu ont laissé quelques indices comme certaines vieilles légendes ou superstitions".
La surprise de ce tome réside dans la deuxième histoire (le cas d'une cliente), ou plutôt dans le fait qu'il n'y ait qu'un seul cas surnaturel. Les Clamp décident de consacrer presque cent pages à un seul cas, de la page 68 à la page 162. Il n'y a pas d'interdiction à priori, mais la décompression se fait ressentir. le lecteur a compris le principe en 50 pages, et le reste de la pagination n'apporte pas beaucoup d'éléments supplémentaires. Les Clamp développent à nouveau le thème de l'individu en mal être qui attire une personne et l'entraîne dans son malheur. En soi, ce thème est touchant et bien développé, avec une sensibilité pénétrante et juste. Les expressions des visages sont à la fois épurées, réduites à quelques traits, et d'une incroyable justesse. Toutefois arrivé au terme de ce cas surnaturel, le lecteur reste un peu sur sa fin en découvrant qu'il ne reste plus qu'une histoire courte.
Les Clamp changent de registre pour la dernière histoire, en augmentant la composante relative à l'humour, allant jusqu'au loufoque avec cette joute verbale, permettant de tenir à l'écart une menace surnaturelle imprécise. Pourtant ce mode narratif fait des merveilles, la menace semblant d'autant plus inquiétante qu'elle reste invisible, le marabout-de-ficelle étant d'autant plus pertinent que le lecteur voit la concentration qu'il exige de Watanuki, et comment cette concentration lui permet d'éviter de penser aux esprits qui rôdent, et d'éviter de leur donner de la consistance en leur accordant trop d'attention. À nouveau, les Clamp font des merveilles en termes visuels, avec une mise en scène qui rend compte à la fois de la course, de l'augmentation de la vitesse du jeu, et des choses ineffables qui attaquent Watanuki.
D'un côté, une fois le tome refermé, le lecteur regrette un peu son manque de densité narrative, et le seul cas surnaturel qui rabâche pour partie quelques idées déjà développées dans les cas des tomes précédents. de l'autre côté, le lecteur éprouve la satisfaction du degré de divertissement réel des histoires courtes, de l'inventivité des Clamp qui amalgame merveilleux et humour (non limité aux gamineries de Yûko). Il remarque aussi que ce tome fait, lentement mais sûrement, évoluer la relation entre Watanuki et Dômeki. Ce dernier a pris conscience que Watanuki peut faire la différence entre ce qui est bon et ce qui est mauvais. Watanuki prend conscience de ce que lui apportent les capacités de Dômeki. le lecteur intéressé par l'intrigue au long cours relève également que Yûko a fabriqué un dieu, et qu'elle ne souhaite pas que Dômeki vienne dans sa boutique.
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ValentineF
  27 février 2014
Toujours autant de plaisir à lire cette série.
J'adore cette onirisme visuel, la mélancolie des personnages, quoique tous luttent pour se sortir de cette situation.
On avance un peu plus dans la relation Domeki-Watanuki-Yûko, et je ne peut m'empêcher de voir l'importance de Watanuki grandir au fil des tomes. Un grand destin, peut-être tragique l'attend à la fin.
A lire, relire, découvrir, tu m'as compris.
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Kenehan
  28 février 2015
Challenge Petits Plaisirs 2014/2015
Après une parade composée de créatures aussi diverses que variées pour récupérer, une fois encore, de l'alcool pour Yûko, Watanuki fait la rencontre d'une femme pleine de tristesse. Au fil des jours, il renouvelle les rencontre avec celle-ci mais étrangement, son état se détériore. Si Yûko est cette fois absente pour créer un dieu, les amis de Watanuki sont là pour veiller sur lui et prendre soin de sa personne.
Un tome plus mélancolique qui montre une fois de plus toute la bonté d'âme de notre héros.
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LunaZione
  10 mai 2013
Je ne crois pas que ce sixième tome me marquera longtemps. Je l'ai bien aimé, là n'est pas le problème, c'est juste que je ne me souvenais plus de ce qu'il parlait alors que je l'ai lu il y a quelques jours seulement : c'est un peu trop rapidement oublié pour moi !

Pourtant, j'ai bien aimé ce qu'il se passait dans ce tome, du moins ce que je me souviens. J'ai trouvé très touchante l'attention de Watanuki envers la jeune femme triste : il prend le temps d'aller la voir, même si il se rend compte que ça lui fait du mal. La dame en question s'en étonne d'ailleurs. Je suppose que certains trouveront ça un peu bête, mais moi, cette envie d'aider les autres m'a beaucoup plu, dommage qu'il en pâtisse ainsi.
La deuxième histoire du livre, avec la marche jusqu'à l'arbre, m'a un peu plus étonnée : j'ai trouvé qu'elle n'apportait pas grand chose au tome. Cela dit, j'espère que les tomes suivants vont me faire mentir !

Encore une fois, même si j'ai trouvé les illustrations très jolies et la narration agréable, je déplore le manque d'originalité de la structure de l'histoire : c'est toujours la même chose ! Ce n'est pas forcément dérangeant, vu que c'est très bien réalisé, mais du coup, la série manque un peu de pep's et de surprises... On sait forcément comment va se passer le tome que l'on s'apprête à lire et je trouve ça assez dommage.
Lien : http://lunazione.over-blog.c..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
florencemflorencem   16 juillet 2011
Notre monde n'est pas seulement habité par les humains. Et il ne se limite pas à sa perception. Parfois, il arrive que des humains croisent ce que les autres ne verront jamais. Et certains de ces humains se sentent le besoin de prévenir leurs semblables. De décrire comment sont ces créatures, pourquoi elles sont là... Mais peu de gens acceptent de croire au surnaturel... C'est pour cela qu'ils nous ont laissés quelques indices comme certaines vieilles légendes ou superstitions.
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florencemflorencem   16 juillet 2011
Tu as un don très rare. Mais il ne t'apporte pas que des bonnes choses. Tu es passé par des moments difficiles. Mais ça va bientôt changer... petit à petit... ça a même déjà commencé. Tu dois en prendre conscience et reconnaître ce qu'une certaine personne peut t'apporter.
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ninon16ninon16   18 février 2013
-Tu savais pas ? ça porte malheur de mettre pour la première fois des chaussures neuves la nuit...
-Oh... Mais c'est un vieux proverbe ça... C'est une superstition de grand-mère...
-Non, c'est pas un proverbe !
-Certains disent que passer sius une échelle porte malheur... Que croiser un chat noir est un mauvais signe... Ou encore que celui qui se coupe les ongles la nuit, ne pourra pas être au chevet de ses parents lors de leurs derniers instants.
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SpyMyinaSpyMyina   19 octobre 2012
Si tu ne regrettes pas les conséquences, alors, la décision que tu as prise était la bonne.
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PresencePresence   03 décembre 2014
Le hasard n'est pas de ce monde, tout n'est que fatalité.
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