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ISBN : 2264063726
Éditeur : 10-18 (16/04/2015)

Note moyenne : 2.95/5 (sur 63 notes)
Résumé :

"Géant de la littérature recherche jeune homme pour pousser sa chaise à roues. Logé, nourri, chambre individuelle à Hampstead, environnement culturel passionnant. Salaire modeste. Idéal année sabbatique."

Du fin fond de son Écosse natale, le jeune et naïf Struan est tenté, ébloui, effrayé. Mais il se lance. Et va tomber dans une véritable maison de fous. Suite à une attaque, Philip Prys, l'autoproclamé "géant de la littérature" enrage à l'int... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Albertine22
  25 avril 2015
Pour cette nouvelle étape : arrêt à Cuik, petite ville écossaise située dans les Lowlands (les Basses Terres), beaucoup moins connues que les Highlands, synonymes pour beaucoup de châteaux, de lochs, de kilt et de tartan.
Struan, jeune autochtone de dix-sept ans, brillant lycéen,s'est attiré la sympathie d'un de ses professeurs Ron Fox, Londonien "exilé " pour une année en territoire hostile. Son élève l'a protégé de ses camarades de classe qui n'auraient fait qu'une bouchée de cet enseignant, qui réduit leur identité écossaise à une série de clichés. Ron Fox lui fait part d'une annonce parue dans la London Review of Books : "Géant de la littérature recherche jeune homme pour pousser sa chaise à roues. Logé nourri, chambre individuelle à Hampstead, environnement culturel passionnant. Salaire modeste. Idéal année sabbatique. Envoyer candidature Boîte Prys 4224XXC". Ce serait l'occasion pour Struan de découvrir Londres et qui sait, ce monsieur Prys est peut-être le Philipp Prys, auteur de la pièce Mineurs de fond qui lui a valu un A+ au Higher.
Notre "Candide" débarque donc au début de l'été 1989 dans un Londres qui se liquéfie sous la canicule. Il a la tête farcie d'idées toutes faites sur la ville et ce n'est pas sans une certaine appréhension que "Struan approcha un doigt écossais tout propre de la sonnette ternie " de la maison de Yewtree Row. Très rapidement, il se rend compte que sa tâche ne va pas être aisée. L'entourage de Philipp Prys, devenu invalide suite à une attaque cérébrale, lui apparaît des plus étranges. Il fait la connaissance de Shirin, la très jeune épouse de l'écrivain. Elle est ravissante, aussi petite et raffinée que les miniatures qu'elle peint en utilisant la salle de bain comme atelier. A côté d'elle, l'omniprésente Myfanwy, ex-épouse, a le physique adipeux d'une sumotori féminine. Elle rôde, tel un vautour, guettant les derniers instants de l'écrivain pour récupérer cette maison, qu'elle considère toujours comme la sienne. Ses deux enfants Juliet, petite boulotte très attachante, et Jack, jeune branché "cocaïné" vont aussi compliquer le job de Struan qui va devoir composer entre les soins à apporter au malade et les interventions souvent intempestives des membres de la famille.
La métamorphose de Struan, qui perd peu à peu son aspect provincial, sa gaucherie adolescente et ses préjugés d'écossais bon teint (à savoir une pâleur maladive liée à une météo peu clémente ;-)) est un des intérêts de ce roman. C'est loin d'être le seul. le lecteur s'intéresse aussi à Philipp, à cet homme enfermé dans un corps inerte, découvrant avec effroi cet état de "légume" conscient. Myfanwy, femme que la vie a épaissie et aigrie, Shirin, beaucoup moins angélique que son apparence le laisse supposer, Juliet et Jack, les deux rejetons de l'écrivain , sont l'occasion pour Kate Clanchy de brosser des portraits d'une savoureuse cruauté.
Un conseil,ne ratez pas cette "crème anglaise" à accompagner bien sûr d'un shortbead !
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moussk12
  27 septembre 2016
Struan, jeune écossais issu d'un milieu social modeste et promu à de brillantes études, s'octroie une année sabbatique et répond présent à une annonce pour s'occuper d'un écrivain londonien illustre, cloué dans son fauteuil roulant suite à un AVC.
Il se confrontera à la "famille" composée de l'ex-épouse, des deux enfants Jake et Juliet, et de la seconde épouse, très belle et très jeune.
Testament, héritage, possession matérielle, jalousie, vol, anorexie, drogue, mal-être, mensonge, folie. Struan découvrira au sein de cette famille, tous les aspects de la nature humaine, telle qu'il ne la concevait pas et y jouera un rôle important pour chacun d'eux.
Il y laissera son insouciance, sa naïveté et y gagnera le respect et l'amour.
Une fois passé les 80 premières pages, où je me suis accrochée pour, moi aussi, répondre présente à ce livre, ce roman très gentil vous emporte jusqu'au bout, pour un moment agréable.
Commenter  J’apprécie          140
mjaubrycoin
  03 avril 2017
Ce livre de Kate Clanchy fait partie de ceux dont on se promettait un plaisir de lecture et qui ne laissent finalement qu'une grande déception.
L'auteur nous invite à découvrir le Londres de 1989 , année de la chute du célèbre mur de Berlin (et de sa propre arrivée dans la capitale après qu'elle ait quitté son Ecosse natale) à travers le regard de son héros le jeune Struan, surdoué issu d'un milieu défavorisé qui vient s'occuper de l'écrivain Phillip Prys, victime d'une attaque cérébrale qui l'a cloué dans un fauteuil roulant en le privant de toute autonomie. Struan devra louvoyer entre les deux épouses de son patient (l'ancienne et la nouvelle), ses enfants, son éditeur qui tous se désolent de la situation financière délicate dans laquelle ils se trouvent plongés à la suite de l'incapacité de l'écrivain à poursuivre son oeuvre . Lui seul saura faire preuve d'humanité et de respect envers celui dont il doit s'occuper témoignant d'une maturité rare.
Je n'ai absolument pas retrouvé dans ce texte l'humour anglais dont je raffole avec son célèbre "undestatement" et les états d'âme des membres de cette famille peu sympathique ne m'ont pas passionnée. La satire de la société britannique me parait bien légère , contrairement à ce qu'affirme la quatrième de couverture.
On retrouve certes un petit goût nostalgique dans l'évocation de cette année particulière qui n'est pourtant pas si lointaine mais à travers quelques anecdotes distillées au fin du récit, on se rend compte combien les mentalités ont changé .
Bref ce n'est pas un ouvrage qui restera dans ma mémoire bien longtemps.
+ Lire la suite
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NathalC
  17 octobre 2015
"Géant de la littérature reherche jeune homme pour pousser sa chaise à roues. Logé, nourri....".
En découvrant cette 4ème de couverture, j'ai hésité.
J'avais peur de tomber sur le même genre d'histoire que "Intouchables" ou "Avant toi" de Jojo Moyes.
Alors, avant tout, ce livre n'a rien à voir avec ces 2 histoires.
J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette histoire.
Le style d'écriture est vraiment particulier. Je l'ai trouvé brouillon, mélangé. J'ai beaucoup de mal à définir mon sentiment sur ce roman. On ne sait qui est gentil, qui est méchant, qui est "tordu", vers quelle direction nous nous dirigeons...
La 4ème page de couverture nous promet de l'humour et de l'esprit, je cherche encore... Ou alors je ne suis pas réceptive à cet humour anglais...
Je ne me suis pas "éclatée" à lire ce bouquin, l'impression d'avoir perdu mon temps...
Commenter  J’apprécie          80
NicolasFJ
  09 août 2015
Je l'ai dévoré !
D'allure classique, le roman est pourtant insaisissable, propulsé par un style à la fois grinçant et fabuleux, des personnages au charme rétro (à la Wes Anderson) et un grand nombre de thèmes entrelacés.
Satire d'une classe aisée et anglaise, qui se croit maître du monde, mais qui s'étiole et s'entre-dévore, le livre sait rester subtil et s'intéresse avec sensibilité aux faiblesses et aux espoirs de chaque personnage, provoquant un mélange jubilatoire et confus de pitié et d'antipathie.
Un roman social différent, inévitablement anglais, parfois plein de finesse, parfois très cru, et finalement très juste.
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critiques presse (1)
LesEchos   29 juillet 2014
Premier roman de Kate Clanchy, une poétesse écossaise, « Crème anglaise » traite avec finesse et humour d’argent, d’amour, d’exil, de peur, d’identité, de littérature mais aussi de tyrannie domestique, d’em­bonpoint, de dissimulation ou encore des limites de la gentillesse… Cette fiction [...] tombe à pic.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
claraetlesmotsclaraetlesmots   11 avril 2014
Géant de la littérature recherche jeune homme pour pousser sa chaise à roues. Logé, nourri, chambre individuelle à Hampstead.
Commenter  J’apprécie          20
NowNow   09 juin 2015
Tous poursuivirent leur chemin, chacun empli de ses propres espoirs. Car nous étions en 1989, l'année où le monde changea, où les murs tombèrent, et où les vieux tyrans moururent.
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NathalCNathalC   17 octobre 2015
Je suis très utile, ça oui. Je suis un putain de génie du torchage de cul.
Commenter  J’apprécie          30
tojaditojadi   19 juin 2015
Ah, l'enseignement, Juliet . Tu t'échines toute la journée, et quand tu rentres le soir, tu sais que tu n'as rien fait de plus que de poser un sparadrap sur une plaie béante, que tu n'as allumé qu'une lueur, une lueur infime dans une existence de ténèbres.
Commenter  J’apprécie          00
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