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Albine Novarino-Pothier (Préfacier, etc.)
EAN : 9782258053526
1142 pages
Éditeur : Omnibus (01/02/2000)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 55 notes)
Résumé :
" Sans doute aurai-je rêvé au monde du pain noir toute ma vie, dit Georges-Emmanuel Clancier.
Ou plutôt ce monde n'aura cessé de nourrir mes rêves : ceux du jour comme ceux de la nuit. Les souvenirs de sa lointaine, misérable et poétique enfance, ma grand-mère me les contait à l'âge où l'on écoute, peureux et ravi, " Cendrillon " ou " Peau d'âne ". A l'âge d'homme, les souvenirs des souvenirs sont revenus à ma mémoire, avec la force patiente, têtue, irrépress... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
allard95
  22 août 2019
Nous parlons ici du premier livre de cette quadrilogie. G.E.Lancier nous a quittés en 2018, plus que centenaire. Originaire du Limousin, il évoque ici la misère des campagnes, les métayers exploités, l'innocence des enfants de ces familles simples, honnêtes et généreuses, qui se résignent à leur malheureuse condition, et qui luttent, à armes inégales, contre l'adversité et les malheurs.
Les parents ne savent pas lire, on n'envoie pas les filles à l'école, et si l'on est malade, plutôt que d'appeler le médecin, on compte sur un rebouteux incapable et cynique, et sur des prières adressées à Saint Exupère….. Telle était donc la vie, dans les campagnes de France, dans les années 1870.
Le roman décrit cela au travers des yeux d'une enfant, toute jeune au début et adolescente à la fin. Avec une fraîcheur et une naïveté déconcertantes, elle va nous accompagner pour nous présenter la vie de cette famille: le pain quotidien ne se paye qu'avec le labeur du jour, le lendemain est incertain. On est à la merci des filous et des puissants, et le propriétaire peut briser le contrat de métayage sur un simple mouvement d'humeur. Les naissances se succèdent, et l'on doit envoyer les "grands" dès l'âge de huit ans faire office de serviteurs chez les riches, car on ne peut pas nourrir toutes les bouches à la maison.
La langue de G.E.Clancier est parfaite, extrêmement poétique, chargé d'un vocabulaire riche et daté, que l'on découvre et dont on scrute le sens avec un grand plaisir. Par exemple, les jours de fête, on fait des "dorées", sorte de galettes grillées, semble-t'il, odorantes et succulentes….
Ces romans champêtres parlent de la France, et ils parlent surtout de la condition humaine. le parallèle entre les souffrances des pauvres, leur indéfectible résignation, leur bonté et leurs qualités humaines naturelles n'appartient pas seulement au passé. La misère n'a plus tout à fait la même figure, (aujourd'hui, les enfants vont tous à l'école, on appelle le médecin si cela est nécessaire, …), mais elle persiste encore ici, ou là. le pain n'est plus forcément noir, mais il y a encore du noir.
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Mariekaelf
  24 février 2015
J'ai adoré ce roman dont l'action se passe au XIXème siècle. On y découvre la vie rude des paysans de France. Ici c'est le Limousin mais je suis convaincue que ça aurait pu se passer dans le Périgord, en Bretagne, en Lorraine..... Chacun peut être touché par la vie de cette jeune femme et de sa famille.
Il me semble qu'on ne sort pas indemne d'une telle lecture. J'en garde un merveilleux souvenir et une fois le livre refermé, il m'a fallu un peu de temps pour en reprendre un autre. Tous ces auteurs tels que G.E.Clancier, Claude Michelet, Jean Anglade, Christian signol, M.P. Armand nous replonge dans un passé pas si lointain où la vie ne souriait guère aux gens de la terre. Ce roman m'a énormément touchée et je souhaite vraiment le faire découvrir à ceux qui aiment les romans de terroir.
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Annabelle31
  12 mai 2016
La vie de la petite Catherine est tellement difficile, son histoire si triste, et ce roman tellement touchant qu'il fait partie de ceux qu'on ne peut pas oublier. Dans le Limousin du 19ème siècle, la vie d'une famille de métayers, les Charron. Une famille nombreuse qui mène une vie de misère à cause de sa condition et de sa pauvreté.
Un roman magnifique, inoubliable !
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claire50
  28 mars 2012
Lorsque j'ai refermé ce livre j'étais bouleversée pour et par Catherine à travers qui on lit ce roman sur la misère de la vie paysanne au 19 ème siècle.
A lire!
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Saturnia
  21 avril 2016
Y
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critiques presse (2)
LeFigaro   22 septembre 2011
L'incroyable est que ce roman n'a pas pris une seule ride : ni sur le fond ni sur la forme. […] C'est à cela que l'on reconnaît une grande œuvre : elle reste toujours d'actualité.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   03 août 2011
Georges-Emmanuel Clancier plonge avec une certaine mélancolie dans le XIXe siècle, avec en toile de fond la guerre contre les Prussiens et la misère quotidienne des paysans. Le Pain noir n'est pas un roman régionaliste, mais un hommage à un pays perdu, un témoignage social, une oeuvre poétique qui n'a pas pris une ride.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Annabelle31Annabelle31   12 mai 2016
Le père posa ses mains sur la table. Tous le regardaient. Machinalement il lissa ses moustaches sur son poignet puis, pour répondre à l'interrogation muette des yeux, il fouilla dans la poche de son pantalon, en sortit cinq pièces de bronze qu'il laissa tomber une à une sur la table. L'une des pièces se mit à rouler, Catherine l'arrêta et la remit au père avec respect.
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Annabelle31Annabelle31   12 mai 2016
Si elle pouvait devenir infirme comme lui, cette nuit même, ou bien redevenir petite, toute petite, comme Clotilde. Ils seraient bien obligés alors de la garder.
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Annabelle31Annabelle31   12 mai 2016
Ma pauvre femme, disait-elle à la métayère, avec un air de profonde commisération, ma pauvre femme, je vous plains de garder une telle toison. Si encore vous étiez une dame, vous auriez des servantes pour vous aider à vous peigner, mais avec tous vos travaux, ah ! oui, vraiment je vous plains.
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Annabelle31Annabelle31   12 mai 2016
Souvent, Catherine avait pu entendre les parents évoquer les calamités dont, à les en croire, la vie du paysan était sans cesse menacée.
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carolec24carolec24   13 janvier 2013
Un livre que j'ai beaucoup aimé, je l'ai lu plusieurs fois quand j’étais ado...
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Videos de Georges-Emmanuel Clancier (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Georges-Emmanuel Clancier
Le 29 avril 2013, pour l'émission “Sur les docks”, un portrait du poète français, Georges-Emmanuel Clancier était diffusé sur les ondes de France Culture. Une merveilleuse anthologie de poèmes, “Le Paysan céleste - Notre part d'or et d'ombre (Poèmes 1950-2000)” a paru dans la collection Poésie/Gallimard en 2008. Un documentaire de Stéphane Bonnefoi et Christine Robert. Georges-Emmanuel Clancier, né le 3 mai 1914 à Limoges, est un écrivain et poète français. Aujourd'hui âgé de 99 ans, l'auteur du “Pain noir” ne veut pas désespérer du monde, en dépit des atrocités d'un siècle que le dernier membre de la résistance poétique a traversé de part en part... Poète, romancier, essayiste, conteur, homme de théâtre et de radio… Georges-Emmanuel Clancier est un auteur insaisissable, à l’image de ce que furent ses amis Jean Tardieu et Raymond Queneau. Ces visages multiples finalement s'unissent pour n'en former qu’un : celui de l’homme-poète. Né quelques jours avant la déclaration de la première guerre mondiale, Georges-Emmanuel Clancier connaît une adolescence « proustienne » à Limoges. Atteint d’une maladie grave, il est alité durant de longs mois et entre, plein de fièvre, en poésie à l’âge de 15 ans. Il en sortira 80 ans plus tard avec la publication de “Vive fut l’aventure” (2008), recueil testamentaire. « Ce recueil sera le dernier. La poésie doit être la marque d’une certaine… jeunesse » assure, plein de malice, cet éternel amoureux qui partage depuis 75 ans son quotidien avec la psychanalyste Anne Clancier, sa femme âgée de 100 ans. Tours et détours avec celui qui n'aura eu de cesse de vouloir réconcilier le temps vertical du poème avec le temps horizontal du roman, de son appartement parisien où s'entasse un siècle de souvenirs, jusqu'à Limoges, sa ville natale qui l'honore jusqu'au 11 mai 2013. Merci à Jean-Philippe Navarre. Production : Stéphane Bonnefoi Réalisation : Christine Robert Prise de son : Yann Fressy
Thèmes : Information| Littérature Française| Poésie| Roman| Georges-Emmanuel Clancier| Stéphane Bonnefoi
Sources : France Culture et Wikipédia
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