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Brent Eric Anderson (Illustrateur)Nicole Duclos (Traducteur)
EAN : 9782845382213
Éditeur : Panini France (30/11/-1)
4.2/5   10 notes
Résumé :
L'aventure qui a inspiré X-Men 2, le film de l'année réalisé par Bryan Singer, avec Halle Berry, Hugh Jackman, Ian McKellen et Patrick Stewart.
Un récit passionnant qui voit les X-Men confrontés à leur pire ennemi, le racisme, et à la croisade anti-mutants menée par le machiavélique révérend Stryker.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Presence
  23 mai 2015
Il s'agit d'une histoire complète initialement parue en 1982, de 62 pages, avec un scénario de Chris Claremont, des dessins de Brent Anderson et mise en couleurs de Steve Oliff.
2 jeunes noirs sont poursuivis au milieu d'un parc public et abattu froidement par une équipe qui vient d'exécuter leurs parents, menée par une femme appelée Anne. Leur crime : avoir été des mutants. Un homme de Dieu, le révérend William Stryker, mène une croisade médiatique anti-mutants en prenant comme thèse que ce sont des abominations qui n'ont pas leur place dans la création divine. Face à lui, Charles Xavier défend la position de la cohabitation entre les mutants et les homos sapiens et Magneto a mis un peu d'eau dans son vin en prêchant moins pour la domination du monde par les mutants et plus pour la cohabitation pacifique. Mais Stryker est également à la tête d'une organisation paramilitaire qui enlève Xavier, Cyclops et Storm pour préparer le grand soir.
Ce récit des x-Men est chargé d'histoire. Tout d'abord il s'agit d'un projet avorté entre Chris Claremont et Neal Adams que ce dernier abandonna pour manifester son désaccord sur la nature des contrats d'emploi des dessinateurs et scénaristes. Il avait cependant déjà dessiné 6 pages dont les crayonnés sont inclus dans la présente édition.
Ensuite ce récit a servi de trame au film X-Men 2 ce qui a renouvelé l'intérêt qui lui a été porté. Mais avant tout, ce récit a conquis le coeur de générations de lecteurs par ses qualités. En 1982, cela fait déjà 7 ans que Claremont imagine les aventures des X-Men. Marvel Comics et lui souhaitent profiter d'un nouveau format ("graphic novel", l'équivalent de nos albums de bande dessinée en couverture souple) pour publier une histoire exceptionnelle des X-Men.
Claremont propose un projet qui met en avant la principale thématique de la série depuis sa création en 1963 par Stan Lee et Jack Kirby : la tolérance, l'acceptation de l'autre. du coup, il brise le moule de ce qui se faisait à l'époque en racontant une histoire sans supercriminel (Magneto se joint aux X-Men) et complète, sans suite à suivre. Il met en scène les X-Men de l'époque : Charles Xavier, Cyclops, Kitty Pride, Storm, Colossus (et sa petite soeur), Wolverine et Nightcrawler. Et Claremont se lâche dans la dialectique relative à l'altérité. Près de 30 ans plus tard, il est surprenant de voir comment il a écrit une ode à la diversité et un pamphlet contre le fanatisme religieux (ici catholique). En outre, il ose mettre en scène des personnages ayant des convictions religieuses (Kitty Pride, Kurt Wagner) sans les ridiculiser, ni les caricaturer (une vraie preuve de tolérance et d'ouverture).
À l'époque, c'était révolutionnaire, aujourd'hui cette histoire se lit agréablement avec des thématiques qui restent toujours d'actualité (il est possible qu'un auteur plus récent ait dissocié Stryker de la milice pour donner encore plus d'impact à son discours, sans l'incriminer dans les exactions criminelles). Par le biais de superhéros, Chris Claremont évoque sa conception de la société, la nécessité d'accepter la différence du voisin.
La lecture du tome souffre un peu du format comics traditionnel, plus petit que celui initial (les textes des bulles deviennent massifs et en tout petit caractère). Les illustrations souffrent aussi de cette réduction d'échelle. À l'époque, Brent Anderson est encore un dessinateur débutant qui hésite entre ses aînés Neal Adams et John Buscema, et un style plus européen dans les poses des personnages. Il n'a pas encore acquis l'équilibre dont il fait preuve dans la série Astro City (Life in the Big City). La mise en page est assez élaborée avec des découpages de séquences qui guident l'oeil du lecteur de case en case avec une fluidité remarquable. Plusieurs séquences présentent déjà un agencement très cinématographique dans la structuration des prises de vue (plan large, champ & contrechamp, plan fixe, etc.). Il fera encore plus fort visuellement dans Somerset Holmes. Il dispose déjà d'un savoir faire remarquable pour mettre en évidence l'humanité des individus qu'il représente.
Les scènes d'interaction entre les personnages et de dialogues utilisent un langage corporel approprié et varié. L'influence de Neal Adams est palpable dans les scènes d'action. Malgré tout, certaines pages souffrent de l'absence totale de décors, et certaines silhouettes semblent plus esquissées que pleinement dessinées.
S'il s'agit pour vous d'une première lecture, il est possible que ce tome ne mérite que 4 étoiles car la structure du récit laisse paraître son âge. Si vous voulez enfin savoir pourquoi cette histoire est restée dans les annales des X-Men, vous aurez le plaisir d'une lecture agréable avec un discours bien structuré et développé sur la tolérance et les valeurs d'une société (vivre en commun).
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Commenter  J’apprécie          30
Roadreader
  09 avril 2021
Quand on y réflechit on pourrait se mettre à redouter le jour où l'humanité cessera de prôner la haine et la peur de l'autre car certains auteurs seront alors bien en peine de nous fournir des histoires poignantes. Heureusement ce jour n'est pas près d'arriver, la haine sous toutes ses formes à encore de beaux jours devant elles, ce qui permet à certains récits de conserver toute leur fraîcheur.
Ce récit des X-men est né de la volonté de la part de la maison des idées de publier des récits plus mâture. Ces graphic novels comme on va finir par les appeler auront la double mission de séduire de nouveaux lecteurs avec des récits en marge de la continuité habituelle et qui se suffisent à eux-mêmes mais aussi d'ancrer les héros marvels dans des thématiques plus adultes, en les abordant de manière plus frontale que dans la production mensuelle. L'équipe de héros mutants qui s'est juré de protéger un monde qui les craint se prête particulièrement à ce type de récit.
Chris Claremont peut enfin se pencher sur les délicats sujets de la haine raciale, la discrimination et sur la notion d'être humain. Lui qui laisse surtout son talent se déployer lors de sagas spatiales épiques et de récits d'aventures intenses a tout à prouver dans ce récit qui s'attaque au thème universel de la haine raciale. Évidemment c'est un comics, court qui plus est, moins de cent pages, il faut donc admettre qu'un révérend a pu créer une milice paramilitaire, dispose d'un laboratoire et d'une équipe dévouée à ses ordres, mais une fois ses suspensions d'incrédulitée assimilés le récit se lit d'une traite. La narration est restée très fluide, la traque que subit la jeune Kitty Pride permet de rester focaliser sur des émotions intenses qui mobilisent l'attention du lecteur. L'ensemble du récit est irradié d'une espèce de tension qui culmine jusqu'au final au Madison Square Garden où, une fois n'est pas coutume, les héros ne sont pas les X-men.
Les dessins sont signés Brent Anderson. L'auteur débutait sa carrière dans les comics. Si son trait peut paraître quelque peu statique, sa mise en scène a le mérite d'être aussi lisible et fluide des années après la première édition en 1982.
Presque quarante ans après sa parution le propos du récit est toujours aussi actuel. L'humanité n'a jamais passé autant de temps à cracher sa haine sur quiconque a le malheur de penser différemment ou d'avoir un teint de peau différent. La foule haineuse lors du climax rappelle celle qui a investi les locaux du capitole en janvier dernier tandis que les policiers représentent les ultimes garde-fous moraux. Enfin je pense qu'il est inutile de préciser à quelle figure politique le révérend Stryker fait penser, cet orateur engoncé dans son fanatisme arrogant est la figure même de l'hypocrisie triomphante.
Il est à la fois rassurant et effrayant de constater la modernité de ce récit qui date d'une époque où internet n'était encore qu'un doux rêve. Rassurant car tout lecteur aime à voir ses classiques vieillir et s'affiner comme le bon vin. Effrayant lorsque l'on constate que le propos est toujours autant d'actualité, à tel point que l'on en vient à désespérer de voir un jour un progrès.
Lien : https://culturevsnews.com/
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Erik_
  30 novembre 2020
Comme à peu près tout le monde, j'ai pu admirer les X-Men au cinéma jusqu'au récent Wolverine. Dans ma jeunesse, ce n'était pas des héros que je connaissais. Ce groupe de mutants a été crée en 1963 par Stan Lee et Jack Kirby. L'idée originale d'une équipe de jeunes super-héros dans lesquels les lecteurs pouvaient se reconnaître n'a pas fonctionné.
C'est alors que Chris Claremont décide de changer radicalement la composition du groupe en introduisant par exemple des héros plus âgés au passé souvent mystérieux. Il mêle paysage urbain, tragédie humaine et ennemis diaboliques. Il a réussi à trouver son public (un peu plus adulte) jusqu'à toucher Hollywood avec le film réalisé par Bryan Singer.
La présente histoire a d'ailleurs directement inspiré le réalisateur pour X-Men 2. Je dis bien "inspiré" car la lecture est radicalement différente des faits du second chapitre des aventures de ces mutants pas comme les autres. Oui, ce graphic novel garde sa spécificité. Notons qu'il fut également le premier à gagner un prix littéraire.
Les thèmes abordés sont résolument adultes (intolérance, violence, sectarisme...). Il y a tout un engagement de la part de l'auteur que le lecteur avisé pourra ressentir.
Je n'ai pas trop aimé le découpage ainsi que les couleurs qui sentent le délavé. Je pardonne néanmoins au vu de l'âge déjà vieillissant de cette oeuvre qui a marqué un tournant dans le monde des comics. Que les fans puissent découvrir !
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hellrick
  26 septembre 2019
Ce graphic novel prestigieux de 62 pages, sorti en 1982, est resté célèbre pour ses thématiques et métaphores qui en font, toujours aujourd'hui, un classique incontournable des X-Men, fréquemment cité dans les 10 meilleurs récits consacrés aux mutants.
L'intrigue débute par le meurtre brutal de deux enfants. Ce sont des mutants et ils sont devenus la cible d'un révérend fanatique, l'ancien militaire William Stryker. Pour lui les mutants ne sont pas des humains, ils doivent être exterminés sans pitié. Une position évidemment opposée à celle de Charles Xavier qui professe la paix entre les homo sapiens et les homo superior, une conviction qui semble même à présent partagée par Magneto. Mais Stryker n'entend pas le laisser prêcher la bonne parole : Xavier est enlevé, en compagnie de Storm et Cyclope.
Projet lancé par Chris Claremont (au travail sur les X Men depuis le milieu des années '70) qui souhaitait travailler avec Neal Adams à une histoire de grande envergure basée sur la tolérance et qui s'attaque frontalement à l'intégrisme religieux. L'intrigue, complète, se suffit à elle-même et s'éloigne des standards super héroïque de l'époque : pas de méchants, pas de combats, des dialogues travaillés et des personnages bien brossés, loin de la caricature (seul Stryker est fort chargé, les autres sont plus nuancés).
Servi par les dessins très travaillés et inspirés d'un Brent Eric Anderson en grande forme dont le style tranche résolument avec le tout-venant, quelque part entre le comic typiquement américain et la BD réaliste européenne, DIEU CREE, L'HOMME DETRUIT s'impose comme l'archétype des histoires de mutants.
Ayant servi d'inspiration au formidable film « X-Men 2 » une vingtaine d'années plus tard, DIEU CREE, L'HOMME DETRUIT constitue un des sommets des X-Men et de Chris Claremont dont la narration se montre sans défaut jusqu'à la conclusion à l'optimisme en demi-teinte. Depuis, au travers d'innombrables sagas, les mutants ont cherchés à retrouver cette qualité et cette épure qui contient, en une soixante de planches, l'essentiel de la réussite des séries X-Men. Indispensable.

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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Groucho
  30 avril 2015
Intrigue plaisante à lire, pour les amateurs du genre. Dessins plus sombres que dans les deux premiers volumes.
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critiques presse (1)
ActuaBD   03 février 2020
Doté d’un message humaniste touchant qui n’a pas été altéré par le passage du temps, et très bien mis en scène par le trait de Brent Anderson, X-Men : Dieu crée, l’Homme détruit est un album [...] à conseiller pour les nouveaux lecteurs, ou les amateurs de longue date qui souhaitent compléter leur connaissance des histoires emblématiques des X-Men.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Vingt100Vingt100   05 avril 2013
Moi je reste là. Ce ne sont pas les purificateurs qui sont dangereux. Mais l'homme lui-même. Ses croyances. Ses idées. Si nous ne leur portons pas un coup fatal... Ici et maintenant... Nous ne ferons que retarder un holocauste inévitable. Ce sera lui ou nous... Mais il faut en finir ce soir.
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GrouchoGroucho   30 avril 2015
Mais au juste, Charles... Doit-on vraiment appeler ces mutants des "humains" ? La dénomination est, si je m'abuse "Homo Supérior..." Ce qui les classe dans une espèce à part.
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Erik_Erik_   30 novembre 2020
La seule critique définitive est la création.
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LES NOUVEAUX MUTANTS Bande Annonce VF (2020)
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