AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Marie-Anne de Béru (Traducteur)
ISBN : 2081216485
Éditeur : Flammarion (28/08/2013)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Le 28 juin 1914, dans Sarajevo écrasée de soleil, un certain Gavrilo Princip se réfugie à l'ombre d'un auvent pour guetter le cortège officiel de l'archiduc François-Ferdinand... Cinq semaines plus tard, le monde plonge dans une guerre qui entraînera la chute de trois empires, emportera des millions d'hommes et détruira une civilisation. Pourquoi l'Europe, apparemment prospère et rationnelle, était-elle devenue si vulnérable à l'impact d'un unique attentat perpétré ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
marieclaude64
23 mai 2014

le livre porte en sous titre : comment l'Europe a marché vers la guerre. Ch. Clark annonce ainsi l'angle sous lequel il étudie celle que l'on a appelé La grande guerre. Ce n'est pas le conflit en lui même qui l'intéresse : ici point de batailles et de stratégies. Mais, l'auteur va tenter d'expliquer comment la guerre a pu être déclenchée.
Ch. Clark laisse de côté les causes traditionnelles du conflit : les rivalités militaires et économiques, les conflits coloniaux ou la revanche de la défaite française en 1870. La grande nouveauté est de mettre au premier plan l'importance des dirigeants, les empereurs comme Guillaume II, le tsar Nicolas II et François Joseph ou les hommes politiques français comme Poincaré, Clémenceau ou le tout puissant ministre anglais Sir Edward Grey. Ces décideurs peuvent être les ministres des Affaires étrangères mais aussi les ambassadeurs qui ont un rôle très important à l'époque. Ces hommes doivent faire face à des groupes de pression : presse, opinion publique. Or, les cloisonnements sont si rigides que Ch .Clark pose la question : qui peut vraiment prendre une décision, à qui appartient le pouvoir ? Question cruciale en cet été 1914.
Les alliances se révèlent fragiles, floues dans un monde qui change très vite, qui est très instable en particulier dans les Balkans. « Une atmosphère de méfiance y compris entre les partenaires d'une même alliance »
Les puissances occidentales ont commis une erreur d'appréciation sur l'Autriche – Hongrie. Une puissance faible, condamnée, un déclin inévitable. Il vaut donc mieux soutenir la Serbie plus moderne.
Ch. Clark nuance la position belliciste de l'Allemagne. L'Allemagne est belliciste mais il faut tenir compte du contexte politique et culturel. Les allemands ne sont pas les seuls. La montée des nationalismes dans les Balkans est un élément fondamental.
Ce sont quelques unes des idées originales de ce volumineux ouvrage. Des idées intéressantes qui remettent en cause la vision traditionnelle de la Grande Guerre. »Les protagonistes de 1914 étaient des somnambules qui regardaient sans voir, hantés par leur songe mais aveugles à la réalité des horreurs qu'ils étaient sur le point de faire naître dans le monde « . Un livre important.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
atticus
09 juin 2016
L'auteur historien australien nous retrace d'un point de vue essentiellement diplomatique comment les premières années du 20 ème siècle on conduit à la première guerre mondiale. Il nous détaille par le menu les stratégies d'alliance de la France, GB, Allemagne, Russie, Autriche-Hongrie, Serbie et plus sporadiquement de l'empire ottoman et de l'Italie, les diverses crises ayant influencé celles-ci (guerres balkaniques, compétition coloniale), le processus décisionnel de chaque pays, le contexte ayant abouti à l'attentat de Sarajevo enfin l'enchainement des évènements de juin à août 14 (sans que la chronologie des derniers jours soit très claire). L'ouvrage ne s'intéresse pas aux aspects idéologiques et économiques. Même si l'auteur fait tout pour éviter le débat sur les responsabilités on ne peut l'éviter soi même. L'impression qui en résulte est donc :
La Serbie pratique un irrédentisme dangereux et soutient au moins passivement l'agitation hors de ses frontières y compris Princip et sa bande ; semble être prête à transiger après l'ultimatum autrichien.
L'Autriche-Hongrie pas au mieux de sa forme gère la situation de manière débonnaire jusqu'à l'ultimatum précité où elle fait preuve de rigueur intransigeante.
La Russie, apparait aux yeux de l'Europe comme une puissance émergente (on verra ce qu'il en adviendra) où les politiques germanophobes vont s'imposer tout comme en GB.
L'Allemagne ne semble pas particulièrement belliqueuse (d'où les critiques contre le livre).
La France est décrite comme attendant avec impatience l'occasion d'entrer en guerre pour récupérer l'Alsace Lorraine (Poincaré est décrit comme un « casque à pointe « si j'ose dire.Il intéressant de noter que l'assassinat de Jaures n'est pas cité et que les ouvrages d'historiens français auxquels s'est référé l'auteur se comptent sur les doigts d'une main…
Bref et l'auteur l'indique aussi, avec notre vision du 21 ème siècle ce conflit aurait du être maitrisé ou localisé au lieu de déclencher ce que l'on sait.
S'il faut apporter quelques critiques je reprocherais l'absence de concision, la préciosité du style (soulignée dans les sites amazon UK et COM, l'absence de bibliographie (mais 100 pages de notes qui renvoient aux sources), et de chronologie.
5 * évidemment
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Gwenwed
02 novembre 2013
Ce livre de l'historien britannique Christopher Clark apport un éclairage neuf sur un événement peu connue ou peu compris qui a pourtant déclenché la première des confrontations mondiales et à entraîner l'Europe à son "suicide". Comment l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo par un activiste serbe a pu conduire l'Europe dans sa première hécatombe ? Cet ouvrage a le mérite de s'appuyer sur des sources nouvelles de divers pays toute en rappelant que certaines sources cruciales ont été perdues ou détruites. Et on se rend compte très rapidement des imbroglios diplomatiques, des intérêts cachés de certains pays et des haines inter-nations datant du XIXe siècle (indépendance, guerres perdues, empires coloniaux) ont été le mélange détonant aboutissant à la Première Guerre mondiale. Ce livre a le mérite de nous donner les clés pour comprendre l'implosion européenne et en même temps de nous faire suivre pas à pas, heure par heure, le cheminement inéluctable des événements. Un livre passionnant mais pour public féru d'histoire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
auphal
12 novembre 2013
Quel livre étonnant et, une fois n'est pas coutume, il est bien agréable de faire tomber les idées reçues. Nous sommes loin, à la lecture de ce livre, des préjugés qui entoure l'origine de la Grande Guerre. Loin d'épuiser le sujet, ce livre montre comment de nombreux pays ont joué un rôle important dans le déclenchement de ce conflit justement qualifié de mondial. L'auteur décortique (et ce, sans jamais être rébarbatif ou confus- une gageure!) les relations ambiguës qu'entretiennent les nations d'Europe centrale et surtout les empires en fin de règne.
Je ne peux que conseiller la lecture de cet ouvrage pour se donner une idée plus complexe (ce qui est très différent de "compliquée" qui est un défaut) des enjeux de la première mondialisation et de son délire économique; d'ailleurs, cela ne vous rappelle rien...
Comme quoi L Histoire éclaire souvent notre présent; elle bégaie...
Commenter  J’apprécie          60
zembla
17 octobre 2013
Avant d'avoir lu ce livre si on m'avait posé la question de savoir qui était responsable de la déclaration de la première guerre mondiale j'aurai répondu sans la moindre hésitation : l'Allemagne. C'était elle le pays belliqueux et les autres n'étaient que les pays innocents victimes de son esprit belliciste. C'est pour combattre cette vision simpliste (voire simplette) que Christopher Clark a écrit ce livre. Pour cela il remonte au racine du mal en faisant une radiographie de cette Europe d'avant guerre, celle où le jeu des alliances pouvait faire basculer tout un continent dans une guerre mondiale. Il démonte un a un tous les rouages des relations entre les différents pays et de la diplomatie internationale pour nous en expliquer toute la complexité. Il le fait d'une manière très claire et ses explications nous permettent de démêler l'écheveau des jeux d'alliances fluctuants entre les différents pays européens.
Un livre d'une grande richesse qui nous permet d'avoir une vue d'ensemble des nombreuses raisons qui ont plongé le continent européens dans un conflit meurtrier. Un livre a recommandé chaudement pour ceux qui sont intéressé par L Histoire et par ce conflit. Un livre très bien documenté écrit de manière claire et précise dans un vocabulaire assez simple. Il est important de préciser que ce n'est pas un livre d'Histoire romancé comme l'excellent "Dans le jardin de la bête" d'Erik Larson" et il peut donc semblé rébarbatif pour ceux qui ne sont pas habitué a lire des essais. Ma note 9/10.
Ce livre a été lu dans le cadre de la masse critique de babélio. Un grand merci a Babélio et aux éditions Flammarion pour cette bonne lecture.
Lien : http://desgoutsetdeslivres.o..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Les critiques presse (1)
Lexpress27 septembre 2013
Tout ce que l'on ne savait pas sur les origines de la Grande Guerre. À sa science d'historien de Cambridge, Christopher Clark allie le talent d'un metteur en scène.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (4) Ajouter une citation
juliadanajuliadana23 septembre 2015
Mes notes de lecture sur l'introduction

Sur la route de Sarajevo

Fantômes serbes
Très long chapitre sur ce pays au coeur du conflit. Sous domination ottomane la Serbie, de par son nationalisme, se libère et entre dans une royauté à partir de 1804. Georges le Noir (en serbe Kara Djordje) devient roi,. Héros de la guerre de libération, il était berger. A partir de là, deux dynasties vont s'affronter tout au long du XIX e siècle jusqu'à l'assassinat terrifiant du couple royal en 1903.
Parallèlement, des gestes et de longs poèmes chantés glorifient le passé glorieux de la Serbie, même si les batailles racontées tiennent plus de la fable que de la vérité. Mais c'est ce qui perdurera dans les mémoires serbes puisque ces gestes sont connues de tous dans le pays. La volonté d'indépendance de ce pays est la clé de tous les renversements successifs. L'Empire austro-hongrois a dominé le pays mais non sans
peine. C'est l'allégeance du couple royal à l'empire qui l'a mené a sa perte.
Les problèmes économiques et affaires vont encore compliquer la situation.
A la suite de l'assassinat des époux royaux, un descendant de Kara Djordje, Kara Djordjevic est appelé à prendre la tête du pays et se déclare monarque constitutionnel. Il ne deviendra jamais roi pour avoir battu son valet à mort. Le coup d'état de 1903 résout certains problèmes mais en crée d'autres qui pèseront lourd en 1914 et en premier lieu le réseau des régicide qui reste très influent à la cour. Malgré le scandale de la mort suspecte d'un opposant à ce réseau en 1907, la question des relations entre l'armée et les autorités civiles n'aura pas été résolue ce qui conditionnera la façon dont la Serbie traitera les événements de 1914.
Un homme, Nikola Pasic, devient l'homme d'état le plus important en Serbie après 1903 et acteur clé de la crise précédant le déclenchement d la guerre.
- Remarquable carrière politique de plus de 40 ans.
- 1880 : réorganise le Parti Radical, grande force politique dans le pays jusqu'au déclenchement de la guerre.
- parti radical = idées constitutionnelles libérales et appel à l'expansion territoriale et unification des Serbes de la péninsule balkanique.
- base de ce parti : petits propriétaires terriens. Parti des paysans
- ce parti se méfie de l'armée et accepte mal le fardeau fiscal qu'elle représente.
- préfère les milices de paysans, meilleure forme plus naturelle de toute organisation armée.
Exil de Pasic (1883) alors qu'il est condamné à mort par contumace et rapprochement des milieux panslaves. Sa ligne politique pour toujours proche des Russes.
Voir histoire de la signature des aveux de complicité alors que les Austro hongrois ont demandé de ne pas l'exécuter en 1899.
Pasic = père de la nation. Adoré par les paysans (voir son parler et son aspect rustres).
Doit gérer les régicides soutenus par l'armée parce que incarnation de la volonté nationale serbe. Donne d'un côté (gros budget pour l'armée, reconnaissance de légitimité du coup d'état, pas de jugement des conjurés)mais limite leur présence dans vie publique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
isabelle77isabelle7714 août 2014
Ce qui frappe le lecteur du XXIeme siècle qui s'interesse à la crise de l'été 1914, c'est sa modernité brutale.
Derrière l'attentat de Sarajevo se trouve une organisation ouvertement terroriste. ... La fin de la guerre froide a mis bas le système bipolaire garantissant la stabilité du monde, aujourd'hui remplacé par un panel de forces plus complexes et plus imprévisibles, parmi lesquels des empires en déclin et des pouvoirs émergents - une situation qui appelle la comparaison avec l'Europe de 1914.
... des éléments du passé dont nous avons une vision plus claire depuis que notre point de vue a changé. (préface)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
awalooawaloo07 mars 2014
Le déclenchement de la guerre de 1914 n’est pas un roman d’Agatha Christie à la fin duquel nous découvrons le coupable, debout dans le jardin d’hiver, un pistolet encore fumant à la main. Il n’y a pas d’arme du crime dans cette histoire, ou plutôt il y en a une pour chaque personnage principal. (551)
Commenter  J’apprécie          50
zemblazembla23 octobre 2013
Les protagonistes de 1914 étaient des somnambules qui regardaient sans voir, hantés par leurs songes mais aveugles a la réalité des horreurs qu'ils étaient sur le point de faire naitre dans le monde.
Commenter  J’apprécie          40
autres livres classés : première guerre mondialeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
901 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre