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ISBN : 2841115488
Éditeur : Editions Nil (04/10/2012)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 26 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition Source : Nil Editions - 10/2012)


QUI, MIEUX QU'UN ANGLAIS, POUR RACONTER AUX FRANÇAIS LEUR VÉRITABLE HISTOIRE ?

Anglais et Français. Une histoire d'amour contrariée entre deux nations au passé glorieux, deux mondes que tout semble séparer alors qu'ils ne le sont, en réalité, que par un bras de mer de quelques dizaines de kilomètres. Et une rivalité millénaire dont Stephen Clarke démonte un à un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Aline1102
  28 octobre 2013
Dans cet ouvrage très complet et parfaitement documenté, Stephen Clarke met à mal un millénaire de préjugés français à l'encontre de ses compatriotes britanniques et de croyances françaises à propos de la France elle-même. Quelques exemples:
- les Français sont très fiers de Guillaume le Conquérant, ce noble français qui, en 1066, s'est emparé de la couronne d'Angleterre...
... mais Guillaume était Normand ce qui, au XIe siècle, n'était pas tout à fait la même chose que Français. D'ailleurs, le Conquérant détestait les Français qui avaient tendance à se moquer de sa bâtardise.
- les Anglais ont brûlé Jeanne d'Arc pour se venger de cette héroïne française qui allait leur faire perdre la Guerre de Cent Ans...
... oui, mais les Français les ont laissés faire, trop heureux de voir de voir les Anglais se charger du sale boulot à leur place! Car cette pauvre Jeanne devenait quelque peu gênante pour les Français.
- les Anglais ont empoisonné Napoléon Bonaparte alors que l'ancien Empereur se trouvait sous leur garde à Sainte-Hélène...
...archi-faux! L'autopsie du cadavre de Napoléon a révélé qu'il était mort d'un cancer de l'estomac.

Comique mais pus profond qu'il n'y paraît, 1000 years of annoying the French amène parfois des réflexions intéressantes chez le lecteur.
Même si l'on a parfois du mal à croire Stephen Clarke sur parole, comme lorsqu'il affirme que le Champagne est une création britannique que Dom Pérignon s'est contenté de reprendre à son compte, la plupart de ses théories semblent parfaitement plausibles.
Et si l'on finit par plaindre les Français de leur millénaire de déboires et d'humiliations infligés par les Anglais, on ne peut s'empêcher de penser que leur entêtement à considérer les Anglais comme des ennemis héréditaires leur a plus d'une fois porté préjudice. Car, au fil des pages, on fait connaissance avec non pas une, mais avec deux grandes nations; la France n'ayant rien à envier à la Grande-Bretagne. Il vient même un moment où l'on se demande ce que des deux grands pays auraient pu réaliser s'ils s'étaient alliés au lieu de se haïr. Au vu de leur puissance à une certaine époque, l'Europe entière serait peut-être franco-anglaise à l'heure actuelle...
Mais voilà, les inimitiés et la méfiance ont été plus fortes que la diplomatie et, aujourd'hui encore d'après Clarke, les deux pays continuent à se détester cordialement.
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Aline1102
  04 février 2012
Stephen Clarke nous plonge dans l'histoire avec un millénaire de relation franco-anglaises parfois douloureuses pour les Français.
Cet ouvrage n'a pas seulement une vocation humoristique, malgré sa couverture très colorée et certains passages qui font sourire. En fait, il fait réfléchir le lecteur qui suit, page après page, les relations entre la France et la Grande-Bretagne. Que se serait-il passé si ces deux pays, au lieu de se haïr, s'étaient alliés? L'histoire aurait-elle été différente?
Sûrement, car ce sont deux grandes nations que Clarke nous fait découvrir au fil de son récit. A une certaine époque, si l'Angleterre était beaucoup plus démocratique et "libre" que la France; la France, elle, avait la culture et se retrouvait au centre du monde des lettres et de l'art. Si ces deux pays avaient enterré la hache de guerre, ils auraient certainement pu accomplir de grandes choses ensemble...
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Lirio
  23 décembre 2012
Quand un humoriste britannique revisite la relation houleuse qui lie la France et l'Angleterre depuis un millénaire, le résultat est plutôt décapant ! Même s'il fait preuve d'une certaine mauvaise foi (d'ailleurs parfaitement assumée !), l'auteur remet en perspective certains points d'histoire que les français préféreraient oublier. Au hasard : le triste rôle joué par la France dans la mort de Jeanne d'Arc, la perte du Canada, la paternité usurpée du champagne, la vente calamiteuse de la Louisiane, le formidable déculottée prise par Napoléon à Waterloo, et bien d'autres...Dans un style savoureux, Stephen Clarke passe ainsi en revue la longue histoire d'amour-haine qui unit nos deux pays, et avec tant de talent et d'humour qu'on ne peut vraiment pas lui en vouloir !
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pbazile
  23 octobre 2014
Un livre que j'ai lu en anglais, ce que je conseille si vous êtes un minimum anglophone car il contient beaucoup d'humour anglais qui n'a pas forcément été toujours facile à traduire.
C'est un livre intéressant pour les français, car il traite évidemment de pages d'histoire que nous avons plus ou moins volontairement oublié. Bon il traite aussi de certaines pages que nous croyons connaître et qu'il nous raconte un peu différemment (la révolution française, Voltaire...).
Un livre vraiment très documenté et très bien écrit.
En tant que français, il faut une (bonne) petite dose de masochisme pour lire ce livre. J'ai parfois pensé aux dessins animés de bip-bip et le coyote, où le coyote perd toujours à la fin, violemment. Bon ben ici la France joue le rôle du coyote...
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weda
  05 juin 2012
Pour ceux qui apprécient l'auteur au travers de ses autres écrits ne seront pas déçu. L'art de la comparaison inattendue est maîtrisé et le style savoureux. Il nous raconte ces relations de haine qui font partie intégrante de l'histoire de nos deux peuples. Au fond si l'on se déteste autant c'est par jalousie réciproque.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
acidragacidrag   07 septembre 2015
Bon, c'est effectivement bien documenté et agréable à lire. Mais j'ai lu une quantité de livres écrits par des anglophones sur la France (y compris certains inédits en France) pour être agacé par une telle démonstration. Car c'en est une : la France ennemie héréditaire de l'Angleterre. J'ai du mal. Oui du mal. Doté d'une licence d'anglais, amoureux des iles britanniques et de mon pays, élevé par la musique des Beatles, rédacteur d'un magazine rock français rédigé en anglais et maintenant chanteur dans un duo franco-britannique, je ne me suis jamais senti un martien au pays de Shakespeare et de Conan Doyle (qui avait, tiens, des origines françaises !). Pour moi, il y a complémentarité et non opposition. C'est souvent ce que disent les livres évoqués ci-dessus. Le danger d'un tel ouvrage c'est d'exacerber le sentiment anti-anglais en France ou les positions anti-françaises de certains tabloïds British.
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okkaokka   20 juin 2018
p.222.-3.
Le directeur de cette singulière start-up offrait 5 000 parts à 100 pounds chacune, avec des dividendes garantis de 100 pounds par an et par part. La seule mise de départ demandée était un acompte de 2 pounds pour acquérir une part. Un matin, à 9 heures, il ouvrit les portes de son bureau et découvrit la foule qui se pressait devant lui. À 15 heures, il avait recueilli 1 000 acomptes et à 15h01 précise il disparaissait pour ne plus jamais faire entendre parler de lui, après avoir empoché 2 000 pounds (moins une journée de location de bureau et un peu de travail d'imprimerie) en six heures, à une époque où un commerçant doué pouvait espérer 200 pounds par an.

Et ce scénario se répéta cent fois à Londres. Des actions étaient proposées le matin, un public fou de titres et de valeurs rencontrait ses courtiers préférés dans des cafés et achetait, le directeur de la société vendait immédiatement pour rafler la mise et la société fermait du jour au lendemain.
C'était de la folie pure et l'on se demande comment les gens pouvaient être si crédules pour continuer à se présenter ainsi comme des moutons devant le loup (même si la réponse est, évidemment, fort simple : comme le montre l'effondrement, en 2008, du fonds d' « investissements » Madoff, nous les humains avons une propension quasi illimitée à la crédulité dès lors que quelqu'un nous promet un retour sur investissement faramineux).
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okkaokka   20 juin 2018
p.83.
Lorsque Barbe Noire leur suggéra de gagner le large à bord des galères pour prendre à revers la lente flotte anglaise et la couler, les deux Français refusèrent.
Il s'agit là d'une caractéristique française. Encore aujourd'hui, si une entreprise est en difficulté, on y parachutera un diplômé des grandes écoles, quelqu'un qui aura étudié les théories commerciales et les maths pendant dix ans sans avoir jamais mis les pieds dans une usine. Pour les Français, ce qui compte n'est pas l'expérience mais la gestion – ou, plus exactement, la gestion à la française, qui consiste pour l'essentiel à ignorer l'avis de toute personne expérimenté dont le CV ne porte la marque d'aucune « grande école ».
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okkaokka   20 juin 2018
p.20.
Avant 1066, la question qui occupe les esprits des habitants de l'actuelle Grande-Bretgane n'est pas : « Aurai-je droit à une retraite décente ? » ou « Pourrais-je rembourser mon crédit immobilier ? », mais plutôt : « Quand donc va débarquer la horde de bandits armés de haches, venus pour violer nos femmes et voler notre bétail (ou inversement pour certaines tribus vikings) ? »
À condition de ne pas mourir de faim ou de ne pas être victime de pillages, à condition d'avoir le temps d'engranger les récoltes et de les consommer, la vie était belle. Pour avoir une chance raisonnable de goûter à ces plaisirs, ce dont les gens avaient le plus besoin, c'était d'un roi fort – quelqu'un qui les saignât à blanc tout en les gardant en vie pour payer leurs impôts. Un peu comme le font les gouvernements de nos jours, en somme.
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okkaokka   20 juin 2018
p.405.
Nous avons gagné la guerre, maintenant ça va saigner

Les armes se turent à 11 heures du matin, le 11 novembre 1918, ce que dut paraître terriblement cruel aux hommes tués plus tôt dans la matinée. En tout état de cause, la fin de la guerre arrivait trop tard pour environ 8,5 millions de morts et 21 millions de blessés.
La paix fit pratiquement autant de dégâts que le combat lui-même. Le seul dirigeant allié qui s'en sortit avec les honneurs était américain : le président Woodrow Wilson. Il était manifestement effaré par pareille boucherie et stupéfait que des civilisations européennes prétendument avancées eussent été capables de plonger le monde dans une telle barbarie
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Vidéo de Stephen Clarke
Stephen Clarke - Edouard VII, un roi anglais made in France
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