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EAN : 9782803671779
104 pages
Éditeur : Le Lombard (05/01/2018)
3.42/5   65 notes
Résumé :
Et si demain, des enfants blonds aux yeux bleus naissaient dans des familles d'origine arabe, asiatique, africaine ? Comment est-ce que la population, l'armée, les politiques, le gouvernement, les communautés religieuses réagiraient ? Comment est-ce que nous, nous réagirions ?
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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BazaR
  16 janvier 2018
Voilà à quoi sert Masse Critique ; à gagner l'opportunité de lire quelque chose qui ne nous serait pas venu à l'esprit d'essayer autrement, et dont on n'aurait peut-être été jamais informé de l'existence. Je remercie donc Babelio et Le Lombard pour cette sortie des sentiers battus.
Alors, Les Danois, ce n'est pas une nouvelle histoire contant les péripéties de Vikings en mal d'aventure. Mais alors pas du tout ! En même temps, vous vous en doutiez si vous avez jeté un oeil sur la couverture.
Il se trouve que les populations danoises originaires de l'immigration africaine se mettent à avoir des enfants blonds aux yeux bleus. Un ça va, trois bonjour les dégâts, tous c'est le chaos assuré. Le récit mélange les intérêts politico-économiques, les complications sociales et une enquête journalistique avec la vie de personnages dès le début embringués dans ce galimatias et qui essaient de la jouer profil bas. Malgré la recherche scientifique qui cherche une solution, c'est une atmosphère fantastique qui règne sur cette histoire.
Le côté attachant des personnages, le dépassement rapide des stéréotypes rendent le récit agréable à lire. La haine de l'autre n'est même pas évoqué ; la distance entre les communautés vivement franchie. Trop vivement pour que ce soit réel ? Peut-être. La réalité des relations entre communauté n'est de toute façon pas le thème ici. La collaboration possible entre êtres fondamentalement proches est plus la substance du message.
Une belle et bonne surprise.
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saphoo
  21 avril 2018
Je n'ai pas du tout accroché à cette BD, rien d'attachant hormis l'amitié qui se noue entre les deux jeunes mères.
Un virus se répand sur le Danemark, les enfants ne sont plus l'image de leur s parents mais des enfants "lambda" avec des origines diverses et variées.
L'idée peut interpeller, mais on n'est à l'abri de rien avec les manipulations génétiques, les vaccins qu'on injecte à tort à travers sans vraiment en peser les conséquences, il faut écouler les stocks hein pas perdre d'argent, dans un monde qui tourne par la finance, la santé de l'humain passe bien après. C'est un peu cela qui en ressort mais aussi, de cesser de classer les gens dans des cases selon leur couleur de peau , de cheveux etc... un enfant reste un enfant né de l'amour qu'il ressemble à ses parents ou pas, quelle importance. Derrière cette histoire finalement se cache sûrement bien plus.

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Cetaitpourlire
  06 janvier 2018
Copenhague, de nos jours. Sorraya Safieddine, jordanienne, accouche d'un bébé blond aux yeux bleus. le test ADN effectué prouve pourtant que le père est bien son mari, jordanien lui aussi. Ce bébé blond aux yeux bleus sera le premier d'une longue série d'enfants d'immigrés atteints du virus « blond aux yeux bleus », à travers tout l'Europe, malgré leur absence d'origines européennes.
Un généticien, Martin, pense avoir trouvé la clé permettant d'endiguer ce rétrovirus. Malgré le climat de tension entre la population et les forces de l'ordre et les émeutes, il ne souhaite pas aider au développement de son vaccin, préférant laisser la nature propager la maladie.
LE HASARD, UN PERSONNAGE OMNIPRÉSENT
L'histoire de Les Danois, Clarke l'a imaginée suite à deux conversations. L'une avec Zidrou, au cours de laquelle ils évoquaient Les Promeneurs sous la lune, un album dans lequel le somnambulisme est contagieux. L'autre avec Stéphane Colman, échangeant au sujet des yeux bleus, issus d'une mutation génétique accidentelle. « Deux conversations à une semaine d'intervalle, le hasard! J'ai donc pu les relier! », m' indique Clarke.
Car le hasard est une personnage omniprésent de cette bande dessinée. Et pour Clarke, ce hasard n'est pas tragique. Au contraire, il fait plutôt bien les choses. A l'instar du personnage principal de Martin, qui le représente , « C'est le personnage qui m'a été le plus facile à me représenter puisqu'il est inspiré de ma propre personne », Clarke a en effet foi en un juste retour des choses, « en une harmonie de la nature », dit-il poétiquement. « Attention », me précise-t-il cependant à deux reprises, « Martin aborde les événements avec une attitude cool, mais ce n'est pas un je m'en foutiste. Je suis pour une absence de contrôle, çar plus il y a de contrôle, plus il y a de conflits« .
L'absurdité, voire la drôlerie, d'un tel virus
Clarke ne souhaite pas faire passer un message avec sa BD, il précise qu'elle constitue la perception du monde à travers sa lorgnette, sans avoir une quelconque portée politique. Son idée de contagion du virus blond aux yeux bleus, c'est sa manière absurde à lui d'inverser la mixité qui, poussée à son paroxysme, donnerait exclusivement des individus plutôt bronzés aux cheveux crépus. Les blonds aux yeux bleus, c'est tout l'inverse!
Clarke se renseigne donc sur la possibilité de la propagation d'un tel virus. Grâce à l'aide d'un épigénéticien rencontré à Blois en séance de dédicaces (« Encore un hasard! », s'exclame-t-il), il parvient à rencontrer virtuellement deux généticiens lui confirmant la probabilité, certes infime mais réelle, de son idée « farfelue », « absurde », comme il la nomme lui-même.
Il a donc eu l'idée d'inverser les rôles et la forme de menace : de voir ce que cela donnerait non pas si les immigrés devenaient “contagieux”, mais si leurs hôtes l'étaient. D'ailleurs, il rappelle que le problème racial n'en est pas un puisque notre espèce, Homo sapiens, s'est mélangée avec plusieurs autres espèces humaines éteintes, rendant insensé le concept de race. « Les migrations ont toujours existé, ce n'est pas grave, ce n'est pas effrayant », m'explique-t-il avec entrain.
D'où l'absurdité ultime, voire la drôlerie de son sujet. Même s'il m'indique d'un ton un peu plus grave, presque sur celui de la confidence, qu'il ne savait pas si l'on pouvait rire de tout, et que la question de savoir si les attentats devaient figurer dans la BD a été longuement discutée avec son éditeur, pour finalement décider de les laisser : « Les répercussions sont partout, il fallait laisser les attentats car c'est la réalité ».
De réalité, il est aussi question dans le dessin pour cette première BD contemporaine de Clarke : « C'était un exercice difficile pour moi, j'avais des gouttes de sueur qui perlaient sur mon front, mais j'y suis allé ». Il s'est donc exercé, et s'est inspiré de ses deux voyages à Copenhague pour dessiner la BD : « J'ai fait des photos, j'ai été boire un café dans le café qu'on voit dans la BD. Les gens, là-bas, avec leurs bonnets, les personnages leur ressemblent physiquement ! Ou Stevens Klint, l'endroit de la fin, il existe vraiment! »
LA SUITE LOGIQUE DES CHOSES
Quant à la fin justement (que je ne vous dévoilerai pas), de mon point de vue, la fin, ce n'est pas cette partie-là mais la toute dernière planche que j'ai trouvée presque « enchanteresse », là où deux autres personnes l'avaient pensée idéaliste. Même si je n'avais pas pu l'anticiper (et que j'ai dévoré la BD pour y arriver justement!), cette fin constitue à mon sens l'aboutissement logique : du hasard, du laisser-faire, du juste retour des choses par la nature.
Mon conseil : lisez cette BD, puis relisez-la en connaissant la fin. Vous appréhenderez peut-être l'histoire avec un regard neuf!
Lien : http://cetaitpourlire.be/ind..
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LettresItBe
  25 mars 2018
En parallèle au succès rencontré avec la série de BD Mélusine, Frédéric Seron dit « Clarke » mais aussi « Valda » aime à se lancer dans des one-shots ambitieux et au scénario bien dans l'ère du temps. Ce fut le cas avec Réalités obliques ou encore les versions A et B de Dilemma. Les Danois est donc le nouveau projet graphique de Clarke que Lettres it be a découvert pour vous.

# La bande-annonce

Et si demain, des enfants blonds aux yeux bleus naissaient dans des familles d'origine arabe, asiatique, africaine ? Comment est-ce que la population, l'armée, les politiques, le gouvernement, les communautés religieuses réagiraient ? Comment est-ce que nous, nous réagirions ?

# L'avis de Lettres it be

Contagion, métaphore de la situation actuelle des migrants en Europe, abordage de la thématique du racisme dans nos sociétés … Clarke n'y va pas avec le dos de la cuillère de ce nouvel ouvrage Les Danois publié chez Le Lombard. D'une apparente simplicité, le récit soulève plusieurs questionnements très intéressants et que l'on s'attend à voir être abordés avec brio par un dessinateur jamais avare d'intelligence et de réflexion dans ses planches.

Servie par un dessin de bonne facture et un choix malin des couleurs, cette histoire se déroule petit à petit, planche par planche, dans un cadre contemporain qui flirte bon l'anticipation même si tout démarre dès novembre 2017. Au fur et à mesure du déroulement de l'intrigue et de l'arrivée de ces enfants blonds aux yeux bleus dans des familles loin de prétendre au même morphotype, vont se mêler de nombreux clins d'oeil à notre réel : attentats, puissance et agissements des laboratoires pharmaceutiques, situation de la femme, accueil des étrangers du côté de chez nous, réactions politiques, emballement médiatique … Comme dit, l'apparente simplicité s'évapore et laisse place à un méli-mélo qui complexifie bien vite l'affaire. Alors de la réflexion, ceux qui en voulaient seront servis. Mais très vite, les différentes intentions supposées du dessinateur prennent le pas sur l'histoire et difficile de savoir maintenant sur quel pied danser … Récit d'anticipation ? BD de moeurs ? Fiction pure ?

Partant pourtant d'un postulat de départ bien senti et ambitieux car socialement périlleux, Clarke se prend trop vite les pieds dans le tapis en jonglant entre un ton voulu bon enfant et rarement complexe et un scénario qui l'est bien plus. le résultat est tel qu'il se mesure à la déception accumulée au fil des planches, une déception qui va de pair avec un scénario qui se dégonfle, qui retombe comme un soufflé, mêlé a bien trop de bonnes initiatives narratives prises individuellement. L'idée était très bonne, mais Clarke a peut-être vu un peu trop grand en espérant livrer une BD finalement aisée à aborder et sans grande prétention. Mais malheureusement, difficile de passer à côté des raccourcis scénaristiques utilisés dans cette histoire qui n'ont pour autre but que de faire passer la pilule des trop nombreuses thématiques abordées. Une belle tentative, ambitieuse et courageuse, tout de même à souligner.

Retrouvez la suite de la chronique sur Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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LadyDoubleH
  11 novembre 2018
Copenhague, novembre 2017 : deux enfants blonds naissent dans la même maternité. Un drame pour Sorraya - elle et son mari sont d'origine Jordanienne -, une surprise pour Kirsten, Danoise de souche, car le papa est Mauritanien. Infidélité, maladie ? Bruxelles, mai 2018 : un rapport démographique de l'Unesco dénombre désormais 830 familles issues de l'immigration dans lesquelles sont nés des enfants blonds aux yeux bleus. Cela s'est propagé aux pays alentour. Les bébés sont tous en parfaite santé, les tests de paternité nient de possibles adultères, mais un vent de panique se met pourtant à souffler, comme un virus mortel, les populations européennes s'inquiètent, les communautaristes de tous bords entrent en ébullition.
Sur une idée fantastique, Clarke a créé une histoire très bien fichue, enquête journalistique, récit humaniste, fresque sociale et politique plausible et tout à fait intéressante. Un propos très actuel et agréablement positif. Un scénario travaillé, des personnages sympas, des dessins qui mettent parfaitement l'histoire en valeur, j'ai beaucoup aimé ce one shot du dessinateur belge Frédéric Séron (aka Clarke).
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critiques presse (6)
BDZoom   12 février 2018
Une fable optimiste où des hommes et des femmes vont être confrontés à l’inimaginable et aux bouleversements des acquis et des croyances.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Actualitte   24 janvier 2018
Avec un dessin réaliste, Clarke va monter une intrigue moins sombre que dans son précédent album, certes. Cette humanité soudainement malade d’une épidémie si étrange mérite-t-elle d’être soignée ?
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaLibreBelgique   18 janvier 2018
Clarke livre un thriller philosophique intéressant, mais pas tout à fait abouti.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
BoDoi   17 janvier 2018
Alors passez outre ce drôle de titre et cette couverture singeant maladroitement la collection de polars scandinaves d’Actes Sud, et plongez dans cette histoire intelligente et palpitante, menée avec finesse et efficacité.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Auracan   17 janvier 2018
Choix de vie, de culture ou de société... autant d'éléments qui ne peuvent au minimum laisser indifférents et auxquels Les Danois nous rappelle utilement de rester attentifs. Intéressant et interpellant !
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   09 janvier 2018
Une variation originale sur la question de l'eugénisme, traitée sous la forme d'un petit conte sans réelle prétention.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   15 janvier 2018
- Et voilà qui est fait... On va s'en jeter un ? Ou alors vous ne buvez pas d'alcool ?
- C'est exact, nous ne buvons pas d'alcool. Et nous volons des téléphones portables. Je pense qu'on a fait le tour des stéréotypes...
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LadyDoubleHLadyDoubleH   11 novembre 2018
Parle pas si fort… je me sens dans le même état qu’un meuble Ikéa démonté trop souvent !
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mandrake17mandrake17   10 mars 2018
- Les hommes croient toujours pouvoir tout contrôler...
- ...et en voir un qui décide de laisser le vent souffler où il veut est plutôt encourageant...
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mandrake17mandrake17   10 mars 2018
- Je n'ai pas de temps à perdre avec tes conneries... Apprends à reconnaître un canular quand tu en as un sous le nez et ne revient pas avant.
-Mais c'est officiel, bon dieu!!
- Officiel, hein? Ça veut dire quoi? Tu as un mot de ta maman?
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mandrake17mandrake17   10 mars 2018
- Pourquoi faut-il toujours que les filles changent de coiffure quand elles changent de mec?
- Goujat!
- Non, sans rire, pour...
- Parce qu'au contraire de vous, nous avons du goût! Et nous aimons que tout soit assorti!
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