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ISBN : 2803671778
Éditeur : Le Lombard (05/01/2018)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Et si demain, des enfants blonds aux yeux bleus naissaient dans des familles d'origine arabe, asiatique, africaine ? Comment est-ce que la population, l'armée, les politiques, le gouvernement, les communautés religieuses réagiraient ? Comment est-ce que nous, nous réagirions ?
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
BazaR
  16 janvier 2018
Voilà à quoi sert Masse Critique ; à gagner l'opportunité de lire quelque chose qui ne nous serait pas venu à l'esprit d'essayer autrement, et dont on n'aurait peut-être été jamais informé de l'existence. Je remercie donc Babelio et Le Lombard pour cette sortie des sentiers battus.
Alors, Les Danois, ce n'est pas une nouvelle histoire contant les péripéties de Vikings en mal d'aventure. Mais alors pas du tout ! En même temps, vous vous en doutiez si vous avez jeté un oeil sur la couverture.
Il se trouve que les populations danoises originaires de l'immigration africaine se mettent à avoir des enfants blonds aux yeux bleus. Un ça va, trois bonjour les dégâts, tous c'est le chaos assuré. Le récit mélange les intérêts politico-économiques, les complications sociales et une enquête journalistique avec la vie de personnages dès le début embringués dans ce galimatias et qui essaient de la jouer profil bas. Malgré la recherche scientifique qui cherche une solution, c'est une atmosphère fantastique qui règne sur cette histoire.
Le côté attachant des personnages, le dépassement rapide des stéréotypes rendent le récit agréable à lire. La haine de l'autre n'est même pas évoqué ; la distance entre les communautés vivement franchie. Trop vivement pour que ce soit réel ? Peut-être. La réalité des relations entre communauté n'est de toute façon pas le thème ici. La collaboration possible entre êtres fondamentalement proches est plus la substance du message.
Une belle et bonne surprise.
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Cetaitpourlire
  06 janvier 2018
Copenhague, de nos jours. Sorraya Safieddine, jordanienne, accouche d'un bébé blond aux yeux bleus. le test ADN effectué prouve pourtant que le père est bien son mari, jordanien lui aussi. Ce bébé blond aux yeux bleus sera le premier d'une longue série d'enfants d'immigrés atteints du virus « blond aux yeux bleus », à travers tout l'Europe, malgré leur absence d'origines européennes.
Un généticien, Martin, pense avoir trouvé la clé permettant d'endiguer ce rétrovirus. Malgré le climat de tension entre la population et les forces de l'ordre et les émeutes, il ne souhaite pas aider au développement de son vaccin, préférant laisser la nature propager la maladie.
LE HASARD, UN PERSONNAGE OMNIPRÉSENT
L'histoire de Les Danois, Clarke l'a imaginée suite à deux conversations. L'une avec Zidrou, au cours de laquelle ils évoquaient Les Promeneurs sous la lune, un album dans lequel le somnambulisme est contagieux. L'autre avec Stéphane Colman, échangeant au sujet des yeux bleus, issus d'une mutation génétique accidentelle. « Deux conversations à une semaine d'intervalle, le hasard! J'ai donc pu les relier! », m' indique Clarke.
Car le hasard est une personnage omniprésent de cette bande dessinée. Et pour Clarke, ce hasard n'est pas tragique. Au contraire, il fait plutôt bien les choses. A l'instar du personnage principal de Martin, qui le représente , « C'est le personnage qui m'a été le plus facile à me représenter puisqu'il est inspiré de ma propre personne », Clarke a en effet foi en un juste retour des choses, « en une harmonie de la nature », dit-il poétiquement. « Attention », me précise-t-il cependant à deux reprises, « Martin aborde les événements avec une attitude cool, mais ce n'est pas un je m'en foutiste. Je suis pour une absence de contrôle, çar plus il y a de contrôle, plus il y a de conflits« .
L'absurdité, voire la drôlerie, d'un tel virus
Clarke ne souhaite pas faire passer un message avec sa BD, il précise qu'elle constitue la perception du monde à travers sa lorgnette, sans avoir une quelconque portée politique. Son idée de contagion du virus blond aux yeux bleus, c'est sa manière absurde à lui d'inverser la mixité qui, poussée à son paroxysme, donnerait exclusivement des individus plutôt bronzés aux cheveux crépus. Les blonds aux yeux bleus, c'est tout l'inverse!
Clarke se renseigne donc sur la possibilité de la propagation d'un tel virus. Grâce à l'aide d'un épigénéticien rencontré à Blois en séance de dédicaces (« Encore un hasard! », s'exclame-t-il), il parvient à rencontrer virtuellement deux généticiens lui confirmant la probabilité, certes infime mais réelle, de son idée « farfelue », « absurde », comme il la nomme lui-même.
Il a donc eu l'idée d'inverser les rôles et la forme de menace : de voir ce que cela donnerait non pas si les immigrés devenaient “contagieux”, mais si leurs hôtes l'étaient. D'ailleurs, il rappelle que le problème racial n'en est pas un puisque notre espèce, Homo sapiens, s'est mélangée avec plusieurs autres espèces humaines éteintes, rendant insensé le concept de race. « Les migrations ont toujours existé, ce n'est pas grave, ce n'est pas effrayant », m'explique-t-il avec entrain.
D'où l'absurdité ultime, voire la drôlerie de son sujet. Même s'il m'indique d'un ton un peu plus grave, presque sur celui de la confidence, qu'il ne savait pas si l'on pouvait rire de tout, et que la question de savoir si les attentats devaient figurer dans la BD a été longuement discutée avec son éditeur, pour finalement décider de les laisser : « Les répercussions sont partout, il fallait laisser les attentats car c'est la réalité ».
De réalité, il est aussi question dans le dessin pour cette première BD contemporaine de Clarke : « C'était un exercice difficile pour moi, j'avais des gouttes de sueur qui perlaient sur mon front, mais j'y suis allé ». Il s'est donc exercé, et s'est inspiré de ses deux voyages à Copenhague pour dessiner la BD : « J'ai fait des photos, j'ai été boire un café dans le café qu'on voit dans la BD. Les gens, là-bas, avec leurs bonnets, les personnages leur ressemblent physiquement ! Ou Stevens Klint, l'endroit de la fin, il existe vraiment! »
LA SUITE LOGIQUE DES CHOSES
Quant à la fin justement (que je ne vous dévoilerai pas), de mon point de vue, la fin, ce n'est pas cette partie-là mais la toute dernière planche que j'ai trouvée presque « enchanteresse », là où deux autres personnes l'avaient pensée idéaliste. Même si je n'avais pas pu l'anticiper (et que j'ai dévoré la BD pour y arriver justement!), cette fin constitue à mon sens l'aboutissement logique : du hasard, du laisser-faire, du juste retour des choses par la nature.
Mon conseil : lisez cette BD, puis relisez-la en connaissant la fin. Vous appréhenderez peut-être l'histoire avec un regard neuf!
Lien : http://cetaitpourlire.be/ind..
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Ophelien
  14 janvier 2018
Copenhague, 2017. Une enfant blond et blanc tête le sein de sa mère voilée : Sorraya Safieddine, qui est tout sauf blonde et blanche de peau. Et son mari non plus. Alors comment est-ce possible ? L'enfant est bien née de leur union mais une question subsiste : comment deux immigrés peuvent avoir un enfant blond et aussi blanc que la neige ?
Et surtout : pourquoi cela se produit-il dans tous le pays et bientôt toute l'Europe ? Des dizaines de couples se déchirent, pensant à l'adultère, et pourtant les tests ADN sont formels : l'adultère n'est pas la source de cette énigme.
C'est l'équilibre de tous qui est remis en question, des communautés s'échauffent, le pays s'embrase, alors quelle solution ? Un vaccin ? Repartir dans son pays d'origine ?
Des attentats viennent secouer l'Europe et c'est au milieu de ce chaos qu'on suit le trio fort de Martin, Sorraya et Kirsten. Tous les trois sont liés d'une étrange façon, et il est pour moi impossible d'en dire plus sur eux pour ne pas dévoiler toute l'intrigue.
J'ai trouvé cette BD intéressante car elle nous amène à nous poser des questions sur l'identité de chacun, sur notre regard par rapport aux autres, sur l'entraide. Des dessins simples, sans prétention, et une histoire réfléchie avec une morale finale aboutie. Il m'a juste manqué quelque chose (un je ne sais quoi de plus) pour m'attacher encore plus aux personnages, et c'est ce qui m'a manqué pendant ma lecture, même si j'ai beaucoup aimé Martin.
Et si tout cela nous arrivait demain, comment est-ce que la population réagirait ?
Merci à Babelio et aux éditions du Lombard !
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dadotiste
  17 janvier 2018
Un bande dessinée qui pose la question terrifiante de la disparition des ethnies de manière génétique. Qu'adviendrait-il de la culture et de la religion si tout le monde se ressemblait ? Tout le monde serait traité de la même manière mais... À quel prix ?
Ici, des bébés blonds aux yeux bleus naissent dans des familles arabes ou asiatiques. Il ne s'agit pas d'adultère mais bien d'une sorte d'épidémie. Que s'est-il passé et surtout, pourquoi ? Quelles vont être les conséquences de cette épidémie et que faire pour que la population ne panique pas ?
Une bande dessinée très intéressante qui m'a fait beaucoup réfléchir. J'ai été un peu déçue par la fin mais je recommande grandement.
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critiques presse (4)
LaLibreBelgique   18 janvier 2018
Clarke livre un thriller philosophique intéressant, mais pas tout à fait abouti.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
BoDoi   17 janvier 2018
Alors passez outre ce drôle de titre et cette couverture singeant maladroitement la collection de polars scandinaves d’Actes Sud, et plongez dans cette histoire intelligente et palpitante, menée avec finesse et efficacité.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Auracan   17 janvier 2018
Choix de vie, de culture ou de société... autant d'éléments qui ne peuvent au minimum laisser indifférents et auxquels Les Danois nous rappelle utilement de rester attentifs. Intéressant et interpellant !
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   09 janvier 2018
Une variation originale sur la question de l'eugénisme, traitée sous la forme d'un petit conte sans réelle prétention.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
BazaRBazaR   15 janvier 2018
- Et voilà qui est fait... On va s'en jeter un ? Ou alors vous ne buvez pas d'alcool ?
- C'est exact, nous ne buvons pas d'alcool. Et nous volons des téléphones portables. Je pense qu'on a fait le tour des stéréotypes...
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Video de Clarke (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Clarke
Interview de Clarke à l'occasion de la sortie de son album Nocturnes aux éditions du Lombard et de sa venue à BD + Café à Lille.
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