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ISBN : 2253069337
Éditeur : Le Livre de Poche (01/02/2017)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 222 notes)
Résumé :
"Qu’est-ce que c’est les vivants? À première vue, tout n’est qu’évidence. Être avec les vivants. Être dans la vie. Mais qu’est-ce que cela signifie, profondément, être vivant? Quand je respire et marche, quand je mange, quand je rêve, suis- je pleinement vivant? Quand je sens la chaleur douce d’Elena, suis-je davantage vivant? Quel est le plus haut degré du vivant? "

Un cinéaste au mitan de sa vie perd son meilleur ami et réfléchit sur la part que la... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
Piatka
24 février 2016
Si vous décidez d'ouvrir ce livre, d'écarter les larges feuilles vertes sur fond bleu turquoise de la couverture qui accroche l'oeil, sachez que vous entrerez symboliquement dans l'arbre du pays Toraja, c'est à dire dans la sépulture destinée aux très jeunes enfants de ce pays. Oui, carrément !
Mais non, votre lecture ne sera pas triste, morne et larmoyante, bien au contraire. C'est un arbre symbole de vie et d'espoir d'un pays où la mort côtoie la vie naturellement, où elle est longuement célébrée, contrairement à chez nous.
« Une cavité est sculptée à même le tronc de l'arbre. On y dépose le petit mort emmailloté d'un linceul. On ferme la tombe ligneuse par un entrelacs de branchages et de tissus. Au fil des ans, lentement, la chair de l'arbre se referme, gardant le corps de l'enfant dans son grand corps à lui, sous son écorce ressoudée. Alors peu à peu commence le voyage qui le fait monter vers les cieux, au rythme patient de la croissance de l'arbre. »
Le ton est donné dès le début : le style est beau, direct, l'histoire énigmatique et simple à la fois. Un quinqua cinéaste, le narrateur, s'interroge à la mort de son meilleur ami et producteur sur la place qu'il occupait dans sa vie, sur sa nouvelle « présence » auprès de lui, sur la force des liens amicaux même au-delà de sa disparition physique.
« Le texte est devenu l'arbre du pays Toraja. »
La métaphore, même évidente, est belle. Philippe Claudel a déposé dans son arbre-hommage des lambeaux d'âmes défuntes, des souvenirs de vie et de magnifiques interrogations sur les rameaux qui poussent…après, car la vie continue et doit continuer, car « Vivre, en quelque sorte, c'est savoir survivre et recomposer. »
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marina53
24 juillet 2016
Le narrateur a parcouru, durant le printemps 2012, l'île de Sulawesi, en Indonésie. C'est ici qu'il a pu voir un arbre particulier et majestueux. Un arbre où reposent les très jeunes enfants venant à mourir au cours des premiers mois. Au fil des ans, l'arbre se referme, gardant ainsi le corps de l'enfant dans son grand corps à lui.
De retour chez lui, ce cinéaste apprend tragiquement le cancer de son producteur et meilleur ami, Eugène. Un cancer ordinaire, un débutant selon lui, pris à temps. Malheureusement, il n'aura rien d'ordinaire. Bien au contraire. Puisqu'Eugène meurt moins d'un an plus tard.
Ce sera l'occasion pour cet artiste, depuis qu'il a perdu une part de bonheur et d'équilibre, de méditer sur la mort. Sur la place qu'elle occupe dans nos vies. Sur le vide qu'elle laisse en perdant ceux qu'on aime. Sur la peine qu'elle nous afflige.
Philippe Claudel, dans ce récit quelque peu autobiographique, donne à voir, à réfléchir et à (re)penser. Autant de réflexions sur la vie, la mort, l'amour, l'amitié, dans ce qu'elle de plus intense et sincère, l'absence, la vieillesse, le temps qui passe, le bonheur, la maladie, le chagrin ou encore le cinéma et la littérature. Autant de sujets abordés avec finesse, émotion, lucidité et poésie.
L'histoire émouvante d'un homme, au mitan de sa vie, qui s'interroge sur sa propre place dans le monde. Un homme partagé entre le passé et l'avenir, représentés l'un et l'autre par les deux femmes de sa vie. L'une jeune, l'autre plus âgée.
Un bel hommage de la part de l'auteur à Jean-Marc Roberts.
Un hymne à la vie dans ce qu'elle a de plus précieux, lumineux et inattendu.
Un roman sur la mort, paradoxalement gorgé de vie.
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fanfanouche24
13 janvier 2016
Une suite de hasards m'a fait lire Philippe Claudel... dans des registres très différents.. Des "Ames grises" à ce texte particulier, en passant tout dernièrement par son avant-dernier texte, recueil facétieux , intitulé "De quelques amoureux des livres", publié par les éditions Finitude...
Ce texte me semble très distinct des autres écrits de Philippe Claudel. La mort prématurée du meilleur ami de l'écrivain provoque chez lui la nécessité de faire une pause, d'aborder une large réflexion sur l'appréhension de la mort au sein de nos quotidiens actifs ,agités ainsi que dans nos sociétés qui ont des réticences pour en parler...
Philippe Claudel part d'un voyage à travers le pays Toraja, en Indonésie, au
printemps 2012. Ainsi commence l'ouvrage:
"Sur l'île de Sulawesi vivent les Toraja. L'existence de ce peuple est obsessionnellement rythmée par la mort. Lorsque l'un deux vient à mourir, l'organisation de ses funérailles occupe des semaines, des mois, parfois des années. (...)Cela peut représenter des milliers de personnes dispersées sur l'ensemble de l'archipel indonésien, voire au-delà. Les faire voyager, les héberger, les nourrir incombe à ses proches. Il n'est pas rare que ceux-ci s'endettent durablement afin de pouvoir respecter la tradition" (p.9)
Cet écrit fait songer à une sorte de journal éclaté, bilan d'un homme au mitan de sa vie... frappé par la disparition prématurée de son producteur et meilleur ami. de très beaux passages sur l'Amitié et celle-ci , en particulier...
"La mort d'Eugène ne m'a pas seulement privé de mon meilleur et seul ami. Elle m'a aussi ôté toute possibilité de dire, d'exprimer ce qui en moi s'agite et tremble. Elle m'a également fait orphelin d'une parole que j'aimais entendre et qui me nourrissait, qui me donnait, à la façon dont opère un radar, la mesure du monde que, seul désormais, je ne parviens à prendre qu'imparfaitement. "(p. 141)

Des parenthèses sur son métier de cinéaste,sur les grandes différences entre l'écriture cinématographique et l'écriture d'un romancier...sur ses rencontres, les femmes aimées...La vie, les séparations passagères ou définitives, l'engagement amoureux, etc.

Loin d'être un texte mortifère, l'auteur rédige un récit multi-facettes, qui est avant tout une ode à la Vie, à l'amitié, à la création... mais aussi à l'amour.

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Bookycooky
27 février 2016
La mort, mort d'un inconnu,mort d'un ami,mort d'un proche,.....mort prématurée,mort voulue, mort attendue....suite à une maladie,un suicide,un accident,à la vieillesse....méditer,philosopher,lire des livres,fuir par tous les moyens.....rien ni fait,elle est là,nous attend un jour,et il n'y a.....aucun échappatoire....rien de nouveau sur ce que je radote ici....et c'est aussi le sujet de ce livre.
Ce livre ,à part que Philippe Claudel soit un auteur que j'affectionne beaucoup,m'a attirée par son titre, venant de rentrer d'un trés beau voyage en Indonésie et,ayant notamment passé quelques jours dans le pays Toraja,qui m'a comme Claudel,beaucoup impressionnée et touchée.Impressionnée et touchée surtout par leur approche à la mort et à leurs morts,l'intégrant dans le déroulé de leurs vies, trés loin de notre propre approche néfaste ,nous occidentaux.Mais de là ,s'ils sont plus à l'aise avec? Une autre question.Ni Claudel,ni nous ne le pourrions jamais savoir,même si on leur posaient la question....la réponse ne sera jamais le garant du ressenti.Du moins c'est mon avis.
Eugène,Jean Christophe,Gary....des amis morts, des disparitions à jamais.... comment s'y apprivoiser à cette fin inéluctable....Claudel,nous parle de sa propre vie et de ses tentatives de recherche d'apprivoisement("je dirais que je cherche à réfléchir sur la part que la mort occupe dans notre vie, comment nous l'intégrons à nos jours, à nos activités de vivants, à nos amours, à notre travail, et comme nous oeuvrons avec ou contre elle").
Imaginant un personnage de robot ,l'Écho 23 987, pour son prochain film, qu'il voudrait immortel et doté de tout ce qu'un mortel peut accumuler dans une vie,et plus, intelligence,mémoire....il se retrouve là aussi face à un mur.Comment parvenir à faire mourir ce qui n'est pas vivant.... Waouh! La contradiction ...on invente un robot d'apparence d'un vieux,doté d'un pouvoir surhumain, qui surpasserait tout humain existant sur terre,mais qu'il vit(?) éternellement ...non,non,non...Et la réaction truculente de Michel Piccoli à qui il propose le rôle:
« Je n'ai jamais joué Dieu. Un pape, oui, mais pas Dieu. J'attendais cela depuis une éternité". Comme quoi même si l'idée est terrible,on en rêve,Dieu et l'immortalité.....
Un texte un brin nombriliste,avec certains passages, dont détails sexuels,un brin too much ....des rites funéraires des Toraja ,au lit de Claudel ,on n'est plus tout à fait dans le même registre , ni niveau intellectuel,....je pense que c'est sa façon d'appréhender la mort ,du moins ,c'est ce que j'ai compris.Bien qu'il prétend d'avoir écrit ce texte pour son meilleur ami Eugène ("Eugène est là dans les pages,les lignes ou entre elles.Le récit est sa chambre plutôt que son tombeau....Eugène n'est plus en dessous.Il est ici.Le texte est devenu l'arbre du pays Toraya"),
il parle surtout de lui-même,de ses craintes,ses peurs, ses angoisses....face à son propre vieillissement,et celui de ses proches et bien sûr face à cette fin qui nous attend tous.
Un clin d'oeil aussi au trés beau film de Paolo Sorrentino," La Grande Bellezza", qui pourrait être une version cinématographique de ce livre.
"Mais, à mon âge, on ne vit plus au jour le jour", dit l'auteur,et se contredit ,terminant sur une note optimiste, qui confirme bien qu'on ne peut rien contrôler,au contraire mieux vivre au jour le jour,et adviendra ce qui adviendra....
Pour finir, je dirais pour celles ou ceux qui n'ont pas encore lu le livre,une phrase d'Eugéne au narrateur,chaque fois qu'il lui offrait un livre:
"Cela devrait vous plaire."
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joedi
09 octobre 2016
L'arbre du pays Toraja est une sépulture pour les très jeunes enfants décédés au cours des premiers mois de leur vie ; Toraja est un peuple de l'île de Sulawesi pour lequel la mort occupe une place prépondérante. Philippe Claudel a été interpellé par ce lien très fort qui lie ce peuple à la mort. Cette partie du roman est le prémisse aux interrogations que l'auteur se posent sur la part que la mort occupe dans notre existence. Il assiste son meilleur ami qui meurt d'un cancer ; parle de ses deux femmes magnifiques qu'il côtoie, son ex-épouse et celle qui partage sa vie présente. L'arbre du pays Toraja, une séquence de vie avec les questionnements de Philippe Claudel, cinéaste au mitan de son existence.
Challenge Petits plaisirs - 209 pages
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Les critiques presse (3)
LaPresse26 avril 2016
Philippe Claudel signe un roman vivant, très vivant même, au sujet de la mort.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeFigaro26 février 2016
Après la mort de son meilleur ami, un cinéaste est plongé dans le doute. Une grande histoire entre deux hommes.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama23 décembre 2015
Le roman de Claudel est lui-même un tombeau (...) : entre ses pages souvent très sombres, dans la chair même du livre, l'écrivain a déposé les dépouilles de ceux qu'il a aimés, qui ne sont plus.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (185) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche2428 décembre 2015
(...) on m'a fait voir un arbre particulier. Remarquable et majestueux, il se dresse dans la forêt à quelques centaines de mètres en contrebas des maisons. C'est une sépulture réservée aux très jeunes enfants venant à mourir au cours des premiers mois. Une cavité est sculptée à même le tronc de l'arbre. On y dépose le petit mort emmailloté d'un linceul. On ferme la tombe ligneuse par un entrelacs de branchages et de tissus. Au fil des ans, lentement, la chair de l'arbre se referme, gardant le corps de l'enfant dans son grand corps à lui, sous son écorce ressoudée. Alors peu à peu commence le voyage qui le fait monter vers les cieux, au rythme patient de la croissance de l'arbre. (p.11)
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fanfanouche24fanfanouche2401 janvier 2016
Le remords, le temps, la mort, le souvenir ne sont que les différents masques d'une expérience qui n'a pas de nom dans la langue, et qu'on pourrait au plus simple désigner par l'expression -usage de la vie- .Quand on y pense, toute notre existence tient dans l'expérimentation que nous en faisons. nous ne cessons de nous construire face à l'écoulement du temps, inventant des stratagèmes, des machines, des sentiments, des leurres pour essayer de nous jouer un peu de lui, de le trahir, de le redoubler, de l'étendre ou de l'accélérer, de le suspendre ou de le dissoudre comme un sucre au fond d'une tasse; (p. 32)
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VetoYvesVetoYves15 janvier 2017
Eugène ne quittait pas le vieil homme des yeux . Il paraissait fasciné et l'écrivain ne se rendait pas compte qu'il était ainsi observé . Je fis remarquer à mon ami que l'heure tournait [ ... ] .
"Laisse-moi encore un peu là,me répondit Eugène , sans même me regarder . Je ne sais pas si tu te rends bien compte de ce que repréente cette rencontre fortuite pour moi . Cet homme que tu vois là, qui n'a l'air de rien sinon d'un vieillard en parfaite santé, alors que moi je ne suis plus qu'une petite chose souffrante, a sans doute été l'écrivain qui a le plus compté pour moi . Je lui dois des moments parmi les plus précieux et les plus féconds de ma vie . En le lisant, il me semblait que j'entrais de plein-pied dans ce que la représentation de la vie et la vie elle-même peuvent avoir d'admirable, d'absurde, de grotesque, d'ennuyeux, d'unique et de risible . Il me semblait aussi que grâce à ses romans j'adhérais à un continent européen de la littérature et de la pensée, à un espace que seuls les livres produits par les plus grands esprits peuvent dessiner et dans lequel tout lecteur est reçu comme un invité de marque .
"Je sais que nous devons vraiment d'être ce que nous sommes à nos parents certes, à des maîtres d'école, des professeurs peut-être , mais je suis persuadé que nous devons beaucoup dans notre construction intime et affective aux artistes, qu'ils soient morts ou vivants d'ailleurs, et aux oeuvres qu'ils ont produites et qui demeurent, malgré leur effacement, malgré le temps qui supprime les sourires, les visages et les corps . C'est pour cela que j'ai voulu faire ce métier . Je savais que je n'étais pas un artiste . Mais je voulais vivre au plus près d'eux . Les aider du mieux que je pouvais afin qu'ils accouchent de leur oeuvre . Je ne serais peut-être pas ici avec toi si je n'avais pas rencontré un jour celle de cet homme . Ma vie aurait vraisemblablement été différente . Je ne dis pas qu'elle aurait été pire ou meilleure, mais elle aurait été différente . Toi et moi ne nous serions pas connus peut-être . Tu imagines ? Il m'a donné une part de sa force, de son obstination, de son intelligence aussi . Le lire, c'était écouter une voix que l'on voulait faire taire . C'était aller contre un certain sens de l'histoire qui imposait à des millions d'hommes un asservissement et une amputation de leurs libertés fondamentales . "
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canelcanel25 février 2016
Florence et moi avions presque été parents. Nous avions presque eu un enfant. Nous avions eu un enfant mort. Un enfant mort-né. [...]
Lorsqu'on me demande si j'ai des enfants, je réponds que non, et je dis la vérité. Et si on me demandait si j'ai eu des enfants, je dirais encore une fois que non, et là aussi je dirais la vérité. Mais si on pose la question à Florence, elle répondra que oui, elle a eu une fille, Agathe, mais qu'elle est morte, qu'elle aurait vingt-deux ans désormais. Qu'elle serait une jeune femme. Et Florence dira aussi la vérité, car, contrairement à moi, Florence a fait grandir Agathe en elle.
(p. 74-75)
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canelcanel27 février 2016
Par une sorte de choc en retour, la fiction travaille le monde. L'univers cinématographique, avec ses codes, ses lois, ses archétypes, influence celles ou ceux qui produisent des images à partir du réel. Il n'est qu'à voir comment les membres des organisations criminelles moyen-orientales, pseudo-religieuses, filment et post-produisent les décapitations d'otages pour se rendre compte que c'est bien à l'Occident hollywoodien, qu'ils désignent pourtant comme le réceptacle de valeurs qu'ils honnissent et combattent, qu'ils empruntent leur langage. Leur pouvoir, leur pouvoir d'effroi, ne tient d'ailleurs qu'à l'image car les meurtres qu'ils perpétuent n'auraient qu'un effet limité sur l'opinion si aucun site, aucun réseau n'en diffusait la captation.
(p. 179)
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