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ISBN : 2266019236
Éditeur : Pocket (01/01/1987)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Paru en 1983 (Het verdriet van België). Louis Seynaeve, élève dans un pensionnat de religieuses, puis dans un collège de jésuites, est un enfant précoce qui cache ses blessures intimes sous une carapace d'indifférence. Avec une lucidité inquiétante, il regarde les adultes se débattre autour de lui: en ces temps troublés (1939-1947), la ville de Walle, à deux pas de la frontière française, est le théâtre d'un écartèlement. Les Flamands sont pris en tenaille entre leu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
5Arabella
  02 août 2016
Deux dimensions essentielles s'entrecroisent dans ce récit. Une dimension subjective, liées à l'univers intérieur du personnage principal du jeune héros, Louis Seynaeve, enfant puis adolescent, sensible et imaginatif, réinventant le monde selon ses envies et angoisses. En même temps une dimension historique, nous sommes entre1939 et 1947, donc la guerre mais aussi toute la dimension, quasi inconnue pour moi, des revendications de l'identité flamande, qui semble toujours très actuelle.
Nous suivons Louis et sa famille, d'abord à l'internat tenu par des religieuses où il est pensionnaires, inventant tout un univers pour lui-même et ses camarades, dans lequel des religieuses sont retenues contre leur gré dans des chambres secrètes, où des objets de la vie quotidienne deviennent des talismans. Et évidemment les premiers émois. Et les questions, les relations compliquées avec les parents, et toute la famille (très nombreuse). Et évidemment tous les bouleversements apportés par la guerre, même si les événements sont comme amortis par le regard de Louis, qui compte tenu de son âge n'est pas en mesure de tout comprendre ni savoir mettre sur les choses les mots d'adultes, et à qui surtout son imagination baroque fait transformer les choses pour en faire par moments un récit presque de conte, même si c'est un conte cruel, où la souffrance et les morts ne manquent pas. Ce procédé de faire raconter cette histoire par un enfant et adolescent, très imaginatif qui plus est, fait que l'auteur n'a pas à prononcer des jugements de valeur, des condamnations, à faire la morale en quelque sorte, même si on peut parfaitement lire entre les lignes et nous faire notre propre jugement.
Nous avons droit à une extraordinaire galerie de personnages, mi-monstrueux mi-attendrissants, décrits pas les petits gestes et les propos quotidiens, en même temps transformés par l'imagination de Louis en une sorte de bestiaire de livre enluminé.
C'est un véritable tour de force, que les 800 pages du roman tiennent leur promesse et que le procédé de l'auteur, du regard de Louis, innocent et baroque, ne finisse pas par lasser, et de tourner à vide, de devenir répétitif. Mais j'ai eu envie de suivre jusqu'au bout cette histoire, et je trouve la fin vraiment réussie, une dernière trouvaille qui donne en même temps une sorte de perspective à tout ce qui précède…
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garanemsa
  06 juin 2015
Louis Seynaeve est un garçon comme les autres : il rêve beaucoup, se fantasme en héros, souffre de l'oppression de ses parents et des autorités scolaires et religieuse. Pensant son enfance c'est la Deuxième Guerre Mondiale et l'invasion de sa Flandre par les nazis. Ce livre montre les souffrances flamands, ceux qui ont souffert de privation et qui sont passer à travers le conflit sans trop de difficulté. Certains Flamands hésitent entre défendre l'idéale de la Belgique fédérale, ou se tourner vers leurs conquérants. Les Allemands sont du groupe linguistique et ont beaucoup plus en commun avec eux que les Alliés, et même à la limite les Wallons. le jeune Louis découvre la sexualité, l'hypocrisie des adultes,l'embrigadement et son désir d'écrire.
Ce roman épais et assez autobiographique, l'auteur y dépeint l'oppression de l'Église et de la société bien pensante dans la Belgique de sa jeunesse, de 1938 à 1947. Il faut un peu connaître le pays pour s'y retrouver dans les références culturelles. le style varie d'un moment à un autre, de la réalité à l'imaginaire. Parfois on pourrait penser comme nous les wallons que les expressions et la manière d'écrire sont des belgicismes flamands comme nous les wallons des belgicismes wallons Louis le narrateur découvre ses talents littéraires . de plus, les aventures de l'adolescent sous l'occupation et la libération sont plus intéressantes que celle du jeune garçon limité aux quatre murs de son Institut catholique.
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Maphil
  07 juin 2012
Chronique provinciale forte et complexe, à la fois roman initiatique et fresque historique. de 1939 à 1947, huit ans de la vie d'un jeune Flamand, Louis Seynaeve, de sa famille et sa ville natale, Walle (Courtrai). Dans ce roman, le réalisme le plus cru côtoie l'étrange, la drôlerie n'exclut pas l'émotion, l'anecdote foisonnante ne cache pas le sens. Beaucoup de dialogues, certains "en belge" car il est évident que la mentalité d'un peuple et ses contradictions s'expriment naturellement dans le langage qu'il pratique.
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fraxinus
  18 novembre 2014
J 'avais lu beaucoup de bonnes critiques sur ce livre ce qui m' a incité à le lire, et puis j'aime beaucoup la Belgique.
Malheureusement j' ai été très déçu , je n ai jamais vraiment accroché même si je me suis" forcé" à lire les 3/4 de l' ouvrage. J 'ai fini par par abandonner victime d' un style lourd et d'un "esprit" que je n'ai pas réussi à appréhender...
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simonis
  07 janvier 2015
Avec un style tout à fait particulier, parfois déconcertant, Hugo Claus nous raconte l'histoire de ces flamands qui ont trop souvent retourné leurs vestes ... Un roman très intéressant du point de vue historique, mais qui souffre de longueurs sur les 100 dernières pages. Ils contient aussi de nombreuses références à la politique belge de l'époque et ses personnalités (ex : Spaak, d'Aspremont Lynden, le VNV, Degrelle, ...), et la version originale contient beaucoup de subtilités linguistiques (surtout vis-à-vis des différences entre le "beau-flamand" et la "tussentaal" ou les dialectes), qui n'ont pues être retranscrites à la traduction.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   30 avril 2016
(Le lapin a reçu de Dieu, à la création, un sourire qu'il perdit ensuite par négligence. Depuis lors, il cherche en vain ce sourire évaporé, en reniflant et en plissant le nez.)
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Bruno_CmBruno_Cm   07 mai 2016
Le lapin a un jour reçu un présent de Dieu : le sourire. Comme il faisait la fine bouche, Dieu lui ôta le sourire. Depuis lors le lapin essaie toute la journée de retrouver le sourire en mordillant dans l'air.
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Bruno_CmBruno_Cm   05 mai 2016
"Et le bouc émissaire était un Agneau", disait le Caillou.
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Bruno_CmBruno_Cm   04 mai 2016
La fille se curait le nez, comme on le fait lorsqu'on s'oublie sous l'effet d'un grand chagrin.
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