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ISBN : 2266082221
Éditeur : Pocket (28/05/1998)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 178 notes)
Résumé :
Dole, 1937.
Julien Dubois a quitté l'école et la maison de ses parents. Il a quatorze ans. Apprenti pâtissier, il découvre le travail des humbles, l'humiliation et l'injustice. Mais aussi la douceur et la beauté des femmes. Et bientôt, la guerre qui monte...
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  28 février 2014
J'ai lu "La Maison des autres" adolescente et c'est sans doute principalement pour cette raison que je me suis sentie très investie dans le récit de l'apprentissage de Julien, futur boulanger-pâtissier, que l'auteur situe quelques années avant qu'éclate la Seconde Guerre mondiale.
L'apprentissage professionnel de Julien se double de son apprentissage personnel, un chemin initiatique qui lui permet d'éprouver émois amoureux balbutiants et puissance de l'amitié, le tout dans le contexte laborieux de l'artisanat de bouche.
L'écriture de Bernard Clavel m'avait vraiment charmée ; elle est très accessible, notamment au jeune lectorat. Par la suite, je n'ai pas eu l'occasion de lire la suite de "La Grande patience" mais ça ne reste que partie remise.
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Roggy
  09 décembre 2014
Le décor de fond de ce joli conte initiatique se situe à la fin des années 30, et est planté sur le spectre de la première guerre . La difficile intégration d'un jeune apprenti dans le monde du travail n'est qu'un prétexte pour faire ressurgir des bouleversements bien plus profonds de cette période particulièrement compliquée de l'histoire. Pour peu qu'on en ait de l'empathie, on s'attache à ce personnage, on partage ses premières découvertes, ses déceptions et on vit par procuration les bouleversements qui le pousseront à grandir bien plus vite que les années qu'il cumule...
Je ne sais ce que réservent les autres tomes de cette saga, mais là il y a déjà de quoi nourrir les lecteurs les plus affamés.
Commenter  J’apprécie          120
Ludivine
  02 octobre 2010
En Octobre 1937, Julien Dubois, 14 ans, commence son apprentissage en pâtisserie dans la maison des autres celle de Petiot, à Dole. Il va alors commencer non seulement l'apprentissage d'un métier mais aussi celui de la vie, avec les premiers émois amoureux, l'amitié. On découvre avec lui la dureté du travail, durant cette période difficile de l'avant guerre, Julien et les autres employés sont exploités par un patron agressif, en faisant des journées interminables ou il y a toujours une course à faire, toujours du travail au laboratoire. Mais il découvre aussi la solidarité entre les ouvriers avec le second, avec Maurice qui lui apprend à resquiller des croissants ou à sortir en cachette le soir pour aller (ou non) faire de la boxe, et surtout avec le chef qui sera toujours là pour le soutenir.
C'est aussi le début des syndicats, et grâce à son oncle, Julien comprend qu'il est exploité mais que se soit avant ou après son adhésion au syndicat, sa vie à la pâtisserie devient pire qu'avant.
Quand on quitte Julien à la fin du roman et de son apprentissage, il est devenu un homme, un bon pâtissier, mais la vie elle ne sera plus pareil, la guerre est déclarée.

C'est un roman qui se lit très vite, la lecture est agréable et très vivante.
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argali
  02 mars 2017
Ce roman, choisi par mon club de lecture, ne m'aurait certainement pas attirée. Depuis « Victoire au Mans », roman jeunesse lu en secondaire, je n'avais plus lu aucun titre de cet auteur, grand classique de la littérature française du 20e siècle.
Le récit commence le jour des 14 ans de Julien. Nous sommes en 1937 et il est temps pour lui de commencer à travailler. Il est engagé comme apprenti par les Petiots dans leur boulangerie-pâtisserie. Après une première phase enthousiaste, dans un milieu professionnel qui lui plaît, il va peu à peu prendre conscience que le paternalisme des Petiot cache des pratiques perfides. Notamment de la part de sa patronne qui n'hésite pas à jouer de ses charmes et de son manque d'enfant pour mieux émouvoir puis exploiter son personnel. Logeant sur place dans un dortoir infesté de punaises, Julien fait l'apprentissage de l'amitié et de la solidarité et découvre quelque moyen d'adoucir son quotidien en résistant à la pression ambiante.
Ce conte initiatique met en scène un adolescent qui a tout à découvrir de la vie, tant sur le plan professionnel qu'affectif. L'auteur met l'accent sur les bouleversements qu'éprouve chacun à l'adolescence, le tout décuplé par les tensions politiques et sociales de la fin des années trente.
L'écriture de Bernard Clavel, quoiqu'un peu surannée, est d'une belle qualité littéraire avec son passé simple, son vocabulaire ciselé et ses métaphores si parlantes. Agréable à lire, son récit nous offre un témoignage intéressant de la vie de nos aïeux et de leurs conditions de travail.
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Ma_vie_en_livres
  24 mars 2018
La maison des autres, ce n'est que le début d'une grande fresque régionale, dans une époque d'avant-guerre, au temps où les jeunes entraient en apprentissage comme ils seraient entrés en religion. Bernard Clavel est inimitable (et c'est tant mieux !) pour décrire la vie d'une région, les sentiments des personnages, leurs difficultés, leurs moments de joie... et leur travail, toujours leur travail... tout les rend attachants et respectables. du beau roman qui donne envie d'ouvrir déjà le prochain tome.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
RoggyRoggy   09 décembre 2014
- Mais nom de Dieu, quand est-ce que les ouvriers comprendront qu'il faut tordre le cou au paternalisme! Quand est-ce qu'ils comprendront que le plus dangereux pour eux c'est le patron bon enfant, le patron qui paye l'apéro de temps en temps et qui blague avec vous. Et ils s'y laissent prendre, et ils marchent comme des benêts. Ils ne comprendront donc jamais qu'ils est impossible d'être copain avec un patron sans finir par être sa victime!
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ladesiderienneladesiderienne   12 mai 2013
Le second intervint.
- Vous êtes trop bon, mon pauvre chef. Votre autorité part en brioche ! (Il imita la voix du chef.) Je vais vous le dire, moi, il n'y a qu'un secret dans le métier : le pied au cul. Le pied au cul, tout est là. Quand on a compris ça, le reste vient tout seul.
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26052605   21 avril 2013
— Voilà notre chef, dit M.Petiot.
— Bonjour, Monsieur, fit Julien en relevant sa toque.
Le patron et le chef se mirent à rire.
— On dit: chef, et on n'enlève pas sa toque. Une toque, c'est comme un calot de troufion, ça ne se quitte pas pour saluer. Y a que chez les clients qu'il faut l'enlever.
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andreepierretteandreepierrette   25 avril 2014
les côtes devenaient plus dures à monter, les étages plus hauts, la corbeille pesait chaque fois davantage. Julien avait le sommet du crâne endolori. Il avait aussi l'estomac vide..

Il faisait grand-nuit lorsque Julien s'éveilla. Il n'y avait aucun bruit. Il essaya d'ouvrir les yeux mais sentit un poids sur ses paupières. Il se gratta la poitrine, puis le dos, puis le ventre et acheva de se réveiller.

- Les punaises !

Pendant que les croissants achevaient de cuire, Julien sortit les poubelles sur le trottoir et enleva les volets de bois du magasin. Il faisait encore nuit, la rue était presque déserte.
+ Lire la suite
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andreepierretteandreepierrette   25 avril 2014
les côtes devenaient plus dures à monter, les étages plus hauts, la corbeille pesait chaque fois davantage. Julien avait le sommet du crâne endolori. Il avait aussi l'estomac vide..

Il faisait grand-nuit lorsque Julien s'éveilla. Il n'y avait aucun bruit. Il essaya d'ouvrir les yeux mais sentit un poids sur ses paupières. Il se gratta la poitrine, puis le dos, puis le ventre et acheva de se réveiller.

- Les punaises !

Pendant que les croissants achevaient de cuire, Julien sortit les poubelles sur le trottoir et enleva les volets de bois du magasin. Il faisait encore nuit, la rue était presque déserte.
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