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EAN : 9782226025418
290 pages
Albin Michel (31/10/1985)
3.9/5   127 notes
Résumé :
Au Canada, comme aux États-Unis, la Grande Dépression de 1929 jette sur les routes des milliers de chômeurs. Pour prévenir les émeutes populaires dans les grandes villes, l'État livre en pâture le Royaume du Nord aux plus pauvres. Ces colons faméliques arrivent alors en Abitibi. Bercés de discours trompeurs, ils ignorent qu'il leur faudra conquérir cette terre qu'ils croyaient offerte, défricher d'impénétrables forêts, se battre contre la neige et le froid, et surto... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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sur 127 notes
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lecassin
  15 janvier 2012
C'est la crise. Ecoutant les conseils des politiciens et des prêtres, des familles entières fuient la misère des villes pour aller coloniser ce fabuleux Royaume du Nord où la terre leur est promise.
Dans ce troisième volume de la série "Le Royaume du Nord", Cyrille Labrèche, Martin Garneau, Koliare l'Ukrainien et aussi Billon l'ancien maçon, ont des bras solides et l'espoir au coeur. Leurs femmes, inquiètes mais courageuses, les ont suivis pour bâtir un monde meilleur où les enfants n'auront plus faim.
Ils ne savent pas que cette terre qu'ils croyaient offerte, il leur faudra la conquérir. Ils devront se battre contre la forêt, la neige, la glace, et surtout contre eux-mêmes. Leur victoire est celle de l'humanité, leur histoire est aussi la nôtre.
Auteur généreux et profondément humain, Bernard Clavel, lui, le Jurassien n'a pas son pareil pour nous conter le grand nord canadien…
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dido600
  08 octobre 2014
Bernard Clavel nous conte l'aventure des pionniers du nord du Canada
La crise économique de 1929 menace de s'étendre Beaucoup de familles poussées par la misère espèrent trouver dans la province du Nord de meilleures conditions de vie. Parmi elles, Cyrille Labrèche, Martin Garneau, Koliare l'Ukrainien et aussi Billon l'ancien maçon sont partis dans cette aventure, emmenant des femmes plutôt angoissées et soucieuses mais fort courageuses, pour fuir des villes Montréal en particulier engloutis s par la rigueur de la crise. Mais ils seront vite désillusionnés, leur nouvelle vie, ils devront la conquérir à la force de leurs bras, lutter contre cette immense forêt de L'ABITTIBI, la neige et la glace, parfois contre eux-mêmes.
Le récit est simple avec intensément de citations se dévore goulument un bon roman a' ne pas rater
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Fourvin
  04 mars 2014
Après un détour par la mine dans "L'or de la terre", Clavel revient à la forêt et à la colonisation de la terre dans le troisième volet du Royaume du Nord. "Miséréré" s'attache aux victimes de la crise de 1929 qui acceptent de quitter Québec ou Montréal pour coloniser le Grand Nord.
Un tout petit peu moins virtuose d'un point de vue littéraire que les deux volumes précédents, le texte de Clavel pétrit néanmoins son sujet avec autant de puissance, de faconde, de générosité, d'invention, et avec une touche de simplicité et de chaleur supplémentaire. "L'or de la terre" se terminait sur une série de tragédies ; ici le personnage central de Cyrille subit les difficultés, se bat à l'occasion contre les infortunes mais le style et les péripéties révèlent une tendresse plus bonhomme à l'égard des personnages.
Clavel instille toujours dans son texte des chapitres de respiration qui s'éloignent temporairement du fil de l'histoire. Ils avaient un caractère méditatif, voire même chamanique, au risque de dérouter l'attention du lecteur. ils prennent ici une teinte documentaire bienvenue, peut-être parce que plus centrés sur la société des hommes. Mais pour le coup, ils ajoutent à la cohérence du récit, qu'on ne lâche guère et qu'on voit finir avec une déception compensée par la perspective des 3 tomes encore à venir.
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Gruizzli
  18 octobre 2021
Cette fois-ci, le roman se déroulera vraiment autour de St-George d'Harricana, autour duquel se greffent progressivement des nouveaux lieux, investis de colons qui viennent chercher ici le pain que la crise de 1929 leur a retiré. L'État cède des parcelles et envoie les pauvres cultiver. Et ceux-ci foncent en remplissant les trains de leurs misères. Certains arrivent, s'installent. Et construisent pour demeurer.
Ce livre se concentre donc autour de la construction des nouveaux villages, des communautés qui vont se former aux alentours de ce qui se transforme progressivement en ville, mais c'est également un livre sur les rapports humains qui se développent progressivement dans la société qui se recrée dans le nord. Et surtout l'histoire d'un personnage, Cyrille Labrèche, brave travailleur au grand coeur mais qui est aussi un peu trop têtu. Bien que n'étant pas le héros à proprement parler, il sera le fil conducteur de toute l'histoire.
Ce qui continue de me plaire dans cette saga, c'est les croisements qui arrivent successivement entre les livres, les personnages revenant mais de façon différente, le temps ayant passé à chaque fois. Mais tout l'intérêt est aussi de suivre l'historique de cette terre qui bouge, progresse, évolue, se transforme. Tout en restant fondamentalement la même. C'est une terre sauvage et difficile, qui sait se montrer hostile.
Une histoire qui change encore une fois de ton avec les précédentes et annonce des grands changements dans la suite de la saga. le royaume du nord s'étoffe, et les nouveaux arrivants vont devoir, eux aussi, conquérir ce sol dur et froid.
Bernard Clavel n'a pas son pareil pour nous dépeindre des situations qui nous plongent dans une ambiance de façon si puissante. On vit avec ces braves colons du nord, on sent que ça sera dur et que la fin ne sera jamais aussi heureuse qu'elle l'est dans un conte, car la vie est cruelle, mais elle contient tout de même de belles choses. Je crois que c'est le résumé de ce livre, beau et cruel. Un troisième tome toujours aussi prenant et qui nous plonge immédiatement dans le quatrième.
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Guardians
  20 juillet 2018
Avec cette saga romanesque de Bernard Clavel de 6 romans :
Volume I : Harricana
Volume II : L'or de la terre
Volume III : Miserere
Volume IV : Amarok
Volume V : L'angélus du soir
Volume VI : Maudits sauvage
vous prenez un billet simple pour le Québec, celui des pionniers du Canada, ceux qui ont cherché, insisté, espéré, souffert pour s'implanter dans cette région peu hospitalière.
et oui, on est loin de notre époque,
imaginez une région inhabitée où tout n'est que nature, faune et flore,
puis survint la ruée vers l'or, la construction du transcanadien, les bourgades à sortir de terre : commerces, église, école...
les champs de terre arable à cultiver dans ces régions boisées certes giboyeuses
et cette nature indomptable : fleuves et rivières certes généreuses en poissons mais surtout indomptables, climat chaud et très froid selon les saisons et la faune ; loups, ours...
Bernard Clavel nous offre un magnifique voyage, palpitant, éreintant parfois, grâce à cette fresque pleine d'aventure et de passion en lien avec la véritable histoire
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critiques presse (2)
BDGest   22 novembre 2016
Une réussite. Tout en gardant l'essence de l'univers riche et complexe d'origine, les auteurs sont parvenus à imprimer leur patte et donner un véritable souffle épique à la saga.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDGest   22 novembre 2016
Une réussite. Tout en gardant l'essence de l'univers riche et complexe d'origine, les auteurs sont parvenus à imprimer leur patte et donner un véritable souffle épique à la saga.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
andreepierretteandreepierrette   11 juin 2014
Chez les colons partis pleins d'espérance à la conquête du Nord, chez les déshérités, les sans-travail qui refusaient de quitter les villes et vivaient de la charité publique, personne ne voulait accepter l'idée que le mal dont souffrait le monde avait été engendré par un excès de richesses. Et pourtant, l'essoufflement de l'économie était arrivé parce que les pays les plus industrialisés regorgeaient de tout. La maladie s'était avancée lentement, presque sans qu'il y parût. Ni les dirigeants, ni les industriels, ni les banquiers, ni les grands professeurs d'économie et de finances n'avaient voulu prendre le mal au sérieux.
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issablagaissablaga   26 janvier 2015
Les chômeurs en guenilles, traînant des chaussures où la boue de neige entrait, ramassaient parfois, devant les porches, un mégot de cigare qu’ils dépiauteraient pour le faire durer plusieurs jours. Ils regardaient les fenêtres illuminées en pensant à leurs propres enfants. Leurs poings se serraient dans leurs poches trouées. Trop de fatigue les habitait pour qu’un souffle de révolte pût encore les soulever vraiment. Si l’hiver n’avait pas exterminé les miasmes des maladies, du moins avait-il tué le ferment de la rébellion.
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dido600dido600   03 octobre 2014
Un mal sans médecin ni remède. On l’appelait la crise. Son nom était sur toutes les lèvres, en tête de tous les journaux ; refrain de toutes les radios, il communiquait la fièvre et donnait le frisson. Et pourtant, dans ce déclin, des enfants continuaient de naître, dont les mères amaigries se demandaient sous quel toit elles les abriteraient et de quel lait elles pourraient les nourrir.
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dido600dido600   03 octobre 2014
— Si tu sèmes ton blé, tu récolteras au moins de quoi pétrir ton pain. Si tu fais une terre, ton fils aura au moins ce bien qu’il agrandira. Si tu bâtis ta maison, les tiens auront un toit dont nul jamais ne viendra leur contester la propriété !
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dido600dido600   05 octobre 2014
— La terre, bon Dieu, c’est comme un cheval, si tu fais amitié avec, tu peux en obtenir tout ce que tu veux. Seulement, faut jamais la forcer.
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