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" Article 2048. Tout enfant présentant un caractère potentiellement déviant devra, dès l'âge de 3 ans, être retiré à ses parents pour être interné au Préventorium. Il y sera mis à l'isolement et recevra un traitement approprié. " C'est un fait difficile du monde dans lequel les petits vont évoluer, surtout quand on sait que ce sont parfois les parents qui les envoient là-bas ! Tout ça pour avoir une société standardisée mais, à outrance.

C'est ce qu'il va se passer pour plusieurs enfants comme Anaël, Miklos, Untu, Léana et Jão. Ces derniers ont tous grandit ensemble au Préventorium. Les traitements qu'ils vont y subir vont modifier leurs capacités psychiques. Jusqu'à quel point ? J'aurai vraiment adoré en apprendre plus sur la vie dans le centre, on est placé dedans comme si on connaissait déjà l'endroit.

Malheureusement, le plus jeune d'entre eux (mais pas le plus petit !) attrape le cancer, la bande d'amis vont tout faire pour le sauver et commencent à ne plus croire les adultes. Ils vont dès lors chercher un plan d'évasion et la façon dont il leur est possible de faire payer les mensonges et le mal qui en découlent. Pour l'évasion par contre, je pense qu'il aurait fallu la rendre un peu plausible, car là elle est impossible. Sinon depuis autant d'années d'autres l'auraient déjà fait.

C'est un roman qui se lit plus que vite ! Je n'avais pas envie de quitter ma lecture, j'ai beaucoup aimé. J'ai adoré le tempérament des enfants, ils sont tous différents et attachants. J'ai par ailleurs été étonné par la fin et par le secret d'un personnage. Ce mystère, je ne m'y attendais pas du tout, c'est vraiment bien trouvé. Par contre, ne vous attendez pas à quelque chose de trop SFFF, c'est tout de même assez terre à terre si je puis dire.

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Dans les années 2040, selon la loi, tout enfant présentant un caractère potentiellement déviant est arraché à ses parents pour être interné au préventorium. Il est coupé du monde, étudié et soumis à différents tests thérapeutiques. Dans un préventorium, probablement en région parisienne, une bande d'enfants partage le même dortoir : Léana, 15 ans, a un pouvoir de suggestion, Untu, 15 ans, est capable d'apaiser la douleur, Jao, 6 ans, est extrêmement fort, Nour, 14 ans, a une intelligence et une mémoire extrêmement développées, Miklos, 14 ans, a un trouble de du champ de la vision et il est capable de provoquer des maux de tête et des pertes de mémoire. le récit est raconté par Anaël, un des membres de la bande.

Après un incident, ces enfants commencent à douter des raisons officielles invoquées à leur internement. Ils découvrent bientôt qu'une compagnie pharmaceutique fondée par Akira Yasu, YasuPharma, rachetée par McNess & Visant quelques années plus tard, a mis au point une molécule, l'ataraxine, qui permettrait de supprimer les comportements violents chez les jeunes enfants. Les résultats sont réputés spectaculaires et le gouvernement a accepté d'autoriser le traitement seulement pour des enfants particulièrement problématiques, les enfants à haut risque, AHR ; ce protocole est suivi par la fille du fondateur du laboratoire, Chiyo Yasu : elle s'occupe justement de Léana, Untu, Jao, Nour, Miklos et Anaël.

Fabien Clavel a suivi des études de lettres classiques à Paris. Tout en collaborant à divers jeux de rôle et au magazine Casus Belli, il publie, en 2002, aux éditions Mnémos, une série de romans inspirée du jeu Nephilim, avant de se consacrer à ses propres univers. Parallèlement, en 2007, il se lance dans la littérature pour la jeunesse aux éditions Mango, à la fois en fantasy et en science-fiction. Sa série La Dernière Odyssée a été récompensée par deux prix. Après avoir vécu en Hongrie entre 2007 et 2011, où il a enseigné le français et le latin au lycée français de Budapest, il est revenu en France, où il donne des cours de français, de latin et de littérature au lycée Julie-Victoire Daubié à Argenteuil jusqu'en 2019.

Fabien Clavel est d'abord un auteur de fantasy, qu'elle soit urbaine (la tétralogie Nephilim), parodique (Les Légions dangereuses), mythologique (La Dernière Odyssée), arthurienne (L'Apprentie de Merlin) ou encore historique (Le Châtiment des Flèches). Mais il s'est également intéressé à d'autres genres des littératures de l'imaginaire, comme l'uchronie (La Cité de Satan), le space opera (L'Océan des Étoiles), le fantastique (Homo Vampiris), la science-fiction post-apocalyptique (Requiem pour Elfe Noir), ou plus récemment la bit lit (Le Miroir aux Vampires), le thriller (Décollage immédiat) et le steampunk (Feuillets de cuivre). Son travail porte également sur la réécriture et l'adaptation de mythes classiques. Ainsi, dans La Niréide, il imagine le retour de Troie d'un guerrier grec méconnu. L'Antilégende reprend l'histoire de Don Juan, revenu des enfers. Avec L'Apprentie de Merlin, il réinvente la geste arthurienne vue par les yeux de l'élève du célèbre enchanteur - source : Wikipédia.

Ainsi, en vingt ans, Fabien Clavel a publié 115 titres, tout d'abord chez Mnémos pour la littérature générale et Mango jeunesse pour la littérature de jeunesse. Depuis 2012, il publie aussi chez Rageot et chez Flammarion jeunesse. Il participe aussi aux dossiers pédagogiques de la collection Etonnants classiques chez Flammarion.

Il convient de noter que Les Gorgonautes a obtenu le prix Imaginales en 2009, Décollage immédiat, le prix des Incorruptibles en 2014 et l'Odyssée de Hugo, le prix Imaginales en 2017.

Fabien Clavel se lance dans un roman de science-fiction imaginant une bande d'enfants enfermée dans un laboratoire pharmaceutique pour des expériences scientifiques visant à éradiquer ses pulsions de violence. Cet essai pharmaceutique conduit chacun des héros à développer des facultés extraordinaires qui permettent à l'auteur d'offrir un attribut magique à chaque personnage. Il peut alors lancer ces enfants dans une évasion spectaculaire, menant un suspense efficace. de plus, Fabien Clavel joue sur différents registres de narration avec le récit d'un des héros, les dialogues entre les enfants de la bande du dortoir du préventorium et l'audition de ce même héros par la police. Il ajoute un twist final malicieux. Ce thriller est efficace même s'il utilise - sans aucune surprise - les codes habituels de la dystopie.

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Il semblerait que dans le monde littéraire comme ailleurs, je sois le vilain petit canard, celle qui pense toujours différemment des autres. Je vais ainsi tomber en amour profond pour des ouvrages que l'écrasante majorité dénigre – je pense ici à l'atypique Les chats des neiges ne sont plus blancs en hiver de Noémie Wiorek pour lequel j'avais eu un immense coup de foudre, mais qui semble perçu comme plat, pénible et lourd par tous les autres lecteurs … Et de l'autre côté, je vais totalement passer à côté d'ouvrages unanimement encensés, me demandant du début à la fin ce que peuvent bien leur trouver la masse, et bien sûr, la déception est d'autant plus grande qu'on me les vendait comme des chefs d'oeuvre inimitables et inoubliables. Alors bien sûr, tout le monde vous dira que « les gouts et les couleurs, ça ne se discute pas » … mais il y a quand même un petit quelque chose de fort déconcertant d'avoir si régulièrement des avis diamétralement opposés à ceux de tous les autres lecteurs. Une fois, on se dit, c'est normal. Deux fois, pourquoi pas. Mais quasiment systématiquement ? On se dit qu'il doit y avoir quelque chose qui cloche chez nous, qu'on est définitivement pas constitué comme les autres. Et surtout, en tant que chroniqueuse, j'en viens à me demander si cela vaut encore la peine : mes avis peuvent-ils réellement aider quelqu'un, puisque je suis celle qui n'aime jamais rien comme les autres ? Et puis, je me dis : mais que serait le monde sans un peu d'anormalité, sans un peu d'étrangeté ? Si je me tais, n'est-ce pas faire gagner la tyrannie de la standardisation ?

Ne serait-ce pas la première étape vers la création des Préventorium, ces centres dans lesquels on enferme les gamins au comportement déviant ? Comme environ 15% des enfants testés depuis l'instauration de la loi, Anaël, Miklos, Untu, Léana et le tout jeune Jão ont été jugés « incapables de répondre de manière adaptée à l'agressivité interne ou externe à laquelle ils étaient confrontés », et ont donc été placés dans un Préventorium, afin de subir un traitement qui effacerait ces comportements violents. Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année, ces enfants devenus adolescents passent de leur dortoir à leur salle de cours, du réfectoire à la petite cour, du couloir au laboratoire. Chaque jour la même routine, inlassablement. Jusqu'au jour où un incident vient briser cet enchainement discontinue de journées rigoureusement identiques. Jusqu'au jour où une question s'impose au petit groupe : les adultes leur disent-ils vraiment toute la vérité ? Et si tout ce qu'on leur avait raconté, pour ne pas dire rabâcher, depuis leur plus tendre enfance n'était que des mensonges ? Et si le Préventorium n'était pas là pour les protéger et les soigner comme on ne cesse de le leur répéter, mais plutôt pour les enfermer et protéger les autres d'eux ? Et si ce qu'ils prenaient jusqu'alors comme leurs « petites particularités » étaient en réalité de véritables et dangereux pouvoirs ? Lorsqu'ils découvrent que le petit Jão, le plus jeune du groupe, est terriblement malade, ils décident de tenter le tout pour le tout pour réaliser son plus grand rêve : retrouver ses parents …

A la lecture du résumé, ce qui m'a véritablement donné envie de découvrir ce roman, c'est toute cette affaire de Préventorium. « Tout enfant présentant un caractère potentiellement déviant devra, dès l'âge de trois ans, être retiré à ses parents pour être interné au Préventorium » … Au nom de la sécurité, de la prévention de la délinquance, la législation prévoit d'arracher des gosses de trois ans à peine à leur famille pour les parquer dans des centres pseudo-médicaux afin de « soigner » cette prédisposition à la violence et au crime. Plus encore, au nom de la sécurité, on n'hésite pas à inoculer à des gosses une molécule dont on ne connait pas les effets secondaires, on exploite ces enfants comme des rats de laboratoire sous prétexte que des tests psychologiques effectués à l'âge de deux ans révèlent qu'ils sont des meurtriers en devenir. Que ne fait-on pas au nom de la sécurité ! Imaginez : dans certains cas, ce sont les parents eux-mêmes qui, trouvant leur enfant « trop difficile », les abandonnent au Préventorium. Car c'est bien connu : un enfant qui rechigne à manger ses épinards ou à faire sa sieste sans pleurer tuera père et mère dans quelques années … La formulation même de la loi fait froid dans le dos : « potentiellement déviant ». Littéralement « qui risque de s'éloigner de la norme ». Il suffit donc d'avoir la suspicion que l'enfant ne rentrera pas dans le moule pour justifier son internement. Tyrannie de la standardisation poussée à son extrême : il faut protéger la société de ces individus atypiques, différents. Anormaux, donc dérangeants. Effrayants, même.

Le problème, c'est que cet aspect des choses … n'est que survolé. C'est vaguement évoqué pour justifier l'existence du centre dans lequel sont enfermés nos jeunes héros, pour donner un cadre à leur enfermement, mais rien de plus. C'est fort dommage, car à lire quelques chroniques par-ci par-là, c'est tellement peu expliqué que beaucoup semblent ne pas avoir tout compris : il faut vraiment se concentrer pour remettre les pièces du puzzle en place et ne pas faire de contresens malheureux. Plus généralement, je trouve que c'est un récit qui manque sérieusement de consistance, de profondeur : tout va beaucoup trop vite, tout manque d'approfondissement. Tout s'enchaine à un rythme qui se veut trépidant, mais qui donne plutôt le sentiment de lire un synopsis, tout au plus un premier jet : il se passe ci, puis ça, et encore ceci, et enfin cela. On passe directement de A à Z sans transition aucune. Pendant douze ans, les occupants du dortoir B ne se sont jamais posé la question de savoir s'il y avait un dortoir A, pendant douze ans, ils ont à peine chercher à savoir pourquoi ils ne pouvaient ni sortir ni recevoir de visites de leurs parents, pendant douze ans ils ont accepté les médicaments sans même savoir de quelle maladie ils souffraient … et hopla, du jour au lendemain, ils se posent tellement de questions qu'ils vont voler leurs dossiers médicaux et contacter l'extérieur. En l'espace de douze ans, ils n'ont jamais pu ne serait-ce qu'aller dans la cour sans en avoir l'autorisation car les gardes sont très vigilants et inflexibles, et voilà qu'ils réussissent une évasion du premier coup sans rencontrer de véritable résistance … Et ainsi de suite.

C'est d'autant plus dommage que même la révélation finale, supposée être incroyable, nous laisse quelque peu de marbre. Alors bien sûr, c'est pour le moins inattendu … mais peut-être trop inattendu, justement. C'est trop gros, ça tombe comme un cheveu sur la soupe tel un deus ex machina des plus lourdauds … et des plus inutiles, puisqu'à peine la « bombe » lâchée, on jette négligemment le mot fin. Tout ça pour ça, en somme. L'auteur s'est bien joué du lecteur, il l'a mené par le bout du nez du début à la fin, très bien … mais à part la satisfaction d'avoir berné le lecteur, qu'est-ce que cela apporte véritablement ? le plot twist est superbement bien mené, rien à redire, mais je n'en vois pas l'intérêt narratif. L'intérêt pour l'histoire. D'autant plus qu'il ne faut pas se mentir : celle-ci manque déjà quelque peu d'originalité (les gamins cobayes qui développent des super-pouvoirs, ça n'a plus rien de révolutionnaire de nos jours). Il aurait donc fallu que le dénouement, que la fin, change de l'ordinaire, apporte un petit quelque chose de nouveau au genre. Un peu d'audace, nom d'un petit bonhomme en mousse ! Ce n'est pas parce qu'on destine un livre au jeune public qu'il faut rester bien sagement dans les sentiers battus, qu'il faut rester dans ce qui déjà vu et revu : même le jeune lecteur aura le sentiment d'avoir « déjà lu » ça quelque part, et il n'aura pas tort. Et comme tout va très vite, il n'aura même pas la possibilité de s'attacher véritablement à un personnage : ils forment une sorte d'entité indéfinie, mais leur individualité est à peine effleurée. A part le narrateur qui attire un tantinet plus de sympathie, on n'arrive pas vraiment à se sentir concerné par leur sort, ils restent d'illustrés inconnus, des prénoms posés sur le papier, sans consistance.

En bref, vous l'aurez bien compris : j'attendais énormément de ce roman, d'autant plus que j'avais beaucoup apprécié Asynchrone du même auteur, mais j'ai été quelque peu déçue. Alors bien sûr, ça reste une lecture sympathique, sans aucune prise de tête, divertissante … Mais il m'a vraiment manqué quelque chose pour être véritablement convaincue par ce récit qui manque selon moi d'originalité et de profondeur : je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, et je n'avais aucune raison de m'en faire pour eux puisque tout leur tombait tout cuit dans le bec. Et surtout, je n'ai pas ressenti le moindre enjeu : ok, ils veulent sortir, c'est parfaitement normal. Et oui, bien sûr, ils voudraient retrouver les parents du petit Jão, c'est plutôt gentil de leur part. Mais après ? Et bien après, rien. Baissez le rideau. Secouez-le vaguement avec une ultime révélation pour faire genre qu'il y a quelque chose derrière. Et éteignez les lumières : le spectacle est fini. C'est vraiment dommage, car je trouve qu'il y avait de bonnes idées derrière, qu'il y avait du potentiel, mais rien n'a été exploité, juste effleuré, juste survolé. Alors peut-être qu'une suite est prévue, je ne sais pas, rien ne l'indique en tout cas … Mais je l'avoue, même si je suis curieuse de savoir les répercussions de cette évasion, à la fois pour nos jeunes héros et pour tout le système, je ne suis pas certaine d'avoir vraiment envie de lire cet hypothétique second opus : je me suis un tantinet ennuyée avec celui-ci. Mais si cela peut vous rassurer, je suis vraiment l'exception qui confirme la règle, car tous les autres avis que j'ai eu l'occasion de lire sont pour le moins dithyrambiques : puisque je n'ai pas aimé plus que cela, je pense que les autres lecteurs vont tous adorer, vous y compris ! Je reconnais ne pas comprendre ce qu'ils y trouvent de si extraordinaire, mais si tout le monde le dit, ils ont sûrement raison !

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Livre reçu dans le cadre de la masse critique.

Un bon livre d'aventures pour enfants, avec des personnages attachants et une histoire assez captivante. Cette sorte de dystopie est assez cohérente ce qui démontre le talent narratif de l'auteur.

Mon fils étant autiste, lire ce livre lui a plu car cela continue de l'encourager à faire de ses différences une force.

Une jolie réussite.

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Un roman jeunesse assez prenant, mystérieux et légèrement horrifique aussi.

Je pense plus recommandé à un public d'adolescent, car il s'agit d'un groupe d'ados enfermés dans un centre affreux où ils reçoivent un certain "traitement", soit disant pour leur bien... Mais ils vont y découvrir par surprise bien d'autres choses...et commencer à se poser de sérieuses questions.

Assez facile à lire, l'écriture est adapté à la jeunesse mais aux grands enfants aussi, j'ai eu plaisir à lire ce roman, j'aurais même aimé que l'histoire soit encore plus développée et ne s'arrête pas, ce qui est plutôt positif.

Pas d'ennui avec ce livre, les chapitres sont courts, c'est plutôt dynamique, un bon roman à découvrir, l'effet de surprise était là.

On pourrait même imaginer qu'il pourrait avoir une suite une suite à cette histoire...

Je remercie Babelio et sa masse critique pour la découverte de cet auteur, ainsi que les éditions Fleurus pour l'envoi de ce roman et le petit mot à mon intention.

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Je ne connaissais pas l'auteur mais la 4 éme de couverture m'a bien tentée sur NetGalley et je dois dire que ce fut une belle surprise tant par l'intrigue que par les personnages.

Nous sommes dans le futur, un futur pas vraiment joyeux dans lequel les enfants qui semblent présenter des troubles de caractère pouvant à terme entrainer de la délinquance ou de la violence sont envoyés dans des préventoriums pour y être traités.

Les produits qui sont donnés à ces enfants ne sont pas sans conséquences! Nos héros sont des adolescents (pas tous mais presque) qui ont subi les traitements et qui ont développé des pouvoirs psychiques étonnants. Ils s'accommodent de leurs situations jusqu'au jour où ils apprennent que le plus jeune d'entre eux est atteint d'un cancer foudroyant. Ils réalisent alors que ce sont surement les produits qu'on lui a donné (comme à eux) qui ont provoqué cette tumeur.

D'un commun accord ils vont décider de tenter de s'enfuir pour permettre au petit Joao de guérir et de retrouver ses parents.

C'est une histoire à la fois pleine d'espoir et terrifiante. Elle met en scène des enfants sacrifiés sur l'autel de la science et qui ont été abandonnés par leurs parents. Mais elle met en avant également l'amitié, le courage et l'espoir.

J'ai beaucoup aimé cette histoire et également la plume de l'auteur qui est très fluide et agréable.

Les personnages sont vraiment le point fort de ce roman , ils sont terriblement attachants et on s'inquiète beaucoup pour eux.

En résumé, c'est un roman vraiment intéressant, qui s'adresse à un public jeunesse mais pas seulement et que je ne peux que conseiller.

#LesenfantsduPréventorium #NetGalleyFrance


Lien : https://delcyfaro.blogspot.c..
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J'avais emprunté ce livre pour mon fils de 14 ans, il a beaucoup aimé, même s'il m'a dit avoir été déconcerté par la fin ( il attend une suite...).

Il m'arrive souvent de lire les livres que j'emprunte pour mon fils, celui-ci a éveillé ma curiosité..

J'ai trouvé l'intrigue assez intéressante et je me suis laissée entraîner par ce groupe d'adolescents qui reste très soudé malgré les épreuves, de plus ils sont bienveillants les uns envers les autres ( vive la jeunesse !).

J'avoue que je ne m'attendais pas à cette fin, c'est une belle surprise, comme quoi malgré des indices qui auraient dû m'interpeller l'auteur m'a bien ensorcelé !

Je recommande vivement, bien entendu !

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Les enfants du Préventorium, ce sont Anaël, Miklos, Untu, Léana et Jão. Enfermés dans un centre depuis leur plus jeune âge, ils ne connaissent rien du monde extérieur et reçoivent quotidiennement des traitements médicaux censés les protéger. Mais tous montrent un système hormonal et endocrinien perturbé qui leur confère des pouvoirs particuliers. Lorsqu'ils apprennent que Jão, le plus jeune d'entre eux, est mourant ils décident de s'enfuir pour retrouver ses parents. Mais les vérités qu'ils vont découvrir sont loin de ce qu'ils avaient imaginé...

J'ai beaucoup aimé ce roman de science-fiction qui met en garde contre les dérives de la science. C'est aussi une très belle histoire d'amitié et de solidarité entre ces 5 enfants.

Ils sont tous très attachants, chacun à leur manière. Ils sont aussi très courageux et n'hésitent pas à se mettre en danger pour le bien commun.

Le récit est rythmé, sans temps morts, les révélations s'enchainent et le twist final est vraiment inattendu.

Je remercie les éditions Fleurus et NetGalley pour cette lecture !

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Un nouveau roman jeunesse de Fabien Clavel ? Je ne pouvais que découvrir cette histoire ! Je ne trouve pas cette couverture attirante, mais après avoir lu le résumé, il fallait que je lise ce roman.

On fait la rencontre de cinq adolescents et d'un enfant qui sont enfermés dans le Préventorium depuis tout petit. Ils sont enfermés car ils ont des dons particuliers et ont des traitements pour les aider à se contrôler. Un incident se passe dans le Préventorium qui va perturber leur quotidien et vont commencer à se poser certaines questions… Et s'il y avait un monde libre derrière ces grands murs ?

On suit l'histoire à travers Anaël, c'est elle la plus terre à terre du groupe et d'ailleurs, c'est elle qui n'a pas de pouvoir. Elle va se rendre compte de beaucoup de choses. Dans leur recherche d'informations, sur leurs origines, ils vont découvrir que Jão est malade, ce petit garçon qui est arrivé y'a à peine trois ans est venu compléter le groupe d'adolescents. Tous, se sont pris d'amour pour Jão et veulent tous le protéger. Depuis trois ans, Jão demande après ses parents et c'est pour cela qu'ils veulent ramener Jão chez lui, pour le rendre heureux dans ses derniers jours. Un plan d'évasion se met en place et ils vont enfin découvrir le monde derrière les murs.

Après la découverte de l'univers, de l'origine de leurs pouvoirs et de pourquoi le Préventorium existe, on enchaine sur leur évasion. On ne s'ennuie pas une seule seconde avec ce roman, le rythme est soutenu et l'écriture est fluide. Les personnages sont très touchants, ils ont chacun un caractère mais se complète. Ils vont devoir prendre des décisions et ils vont découvrir ce nouveau monde qui ne connaissent pas.

Une certaine journaliste qu'on commence à bien connaitre à force de lire les romans de l'auteur va les aider. Et puis cette fin, très belle fin qui retourne le cerveau !!!! Après cette révélation, on se refait l'histoire depuis le début en se disant mais waw !! Cette fin est le point fort de ce roman je trouve, sans cette fin je n'aurai pas autant adoré ce roman.


Lien : https://livres-films-series...
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Le Préventorium est une institution scientifique et la solution trouvée pour répondre aux problèmes de délinquance. Mais les médicaments donnés aux enfants jugés violents ne sont pas sans conséquences.

L'histoire : Ils sont six enfants entre six et quinze ans. Ils ont grandi ensemble au sein du Préventorium, loin du monde extérieur. Pour leur santé ils doivent se prêter à un suivi médical régulier avec la docteure Yasu (elle est ce qui se rapproche le plus d'un parent – et vu ses rapports avec eux, ils ne reçoivent pas beaucoup de tendresse de la part des adultes.

Ils sont tous touchés par un déséquilibre hormonal qui leur confère à tous des dons. Mais un jour, il apprennent que Jao, le plus jeune et leur petit frère à tous, est mourant. Pour lui, ils feront tout pour sortir et retrouver ses parents.

Retour de lecture : En tant que bibliothécaire jeunesse je connais le nom de cet auteur mais je n'avais pas encore eu l'occasion de le lire. C'est chose faite avec “les enfants du Préventorium”. J'ai du mal à me faire un avis tranché. En tout cas sa proposition d'histoires est intéressante. Quand j'ai lu le résumé je m'attendais à un parti pris très fantasy, mais ce n'est pas du tout le cas.

J'ai trouvé très intéressant de découvrir que ce roman est né d'un projet, celui proposé par le feuilleton des incos (prix des incorruptibles.) Cela donne une autre dimension au roman.

Les personnages sont la force vive du roman. Chacun a sa personnalité et chacun apporte quelque chose au groupe et à l'intrigue. L'un d'eux sera même la grande surprise à la fin du roman que je ne vais pas vous dévoiler. Ils sont tous attachants car nous les savons blessés par la vie et ce que les adultes leur ont imposé. Ils sont le grand atout du roman.


Lien : https://journaldunebibliothe..
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