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Jean-Nöel Jeanneney (Éditeur scientifique)
EAN : 9782262033408
350 pages
Perrin (14/10/2010)
3.4/5   10 notes
Résumé :


En 1929 paraît Le Mémorial de Foch, un recueil d'entretiens du journaliste Raymond Recouly avec le maréchal, ancien généralissime des armées alliées, qui vient tout juste de mourir. Le livre contient de vives critiques, et même des propos blessants, à l'égard de Clemenceau, surtout lors de la conclusion de la paix avec l'Allemagne envers laquelle l'ancien président du Conseil ne se serait pas montré assez ferme.

Outré, le Tigre, qui a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
CDemassieux
  15 janvier 2021
Clemenceau est nommé pour la seconde fois de sa carrière politique à la présidence du Conseil en novembre 1917, à une heure où le pays est en pleine incertitude quant à l'issue de la guerre. Ainsi appelé à la rescousse par le Président de la République d'alors, Raymond Poincaré, il cumulera cette charge avec celle de ministre de la Guerre. Il deviendra alors le Père la Victoire.
Dans le présent texte, rédigé une dizaine d'années après la fin du conflit, Clemenceau raconte son expérience avec ce ton incisif qui lui était si familier et que redoutaient ses adversaires. Ses analyses, que certains jugeront parfois excessives, n'en sont pas moins vraies au moment où il écrit : « Quelle différence des états d'âme de l'un et de l'autre côté du Rhin ! En Allemagne, tous les excès d'autorité pour machiner l'homme en vue de la plus violente offensive. Chez nous, toutes les dissociations de l'indolence, et le repos sur de grands mots. »
Documents à l'appui, Clemenceau montre l'ampleur de la tâche qui lui incomba et les difficultés rencontrées, notamment auprès des Américains qui tardaient à envoyer leurs unités sur le front pour soulager Français et Anglais épuisés par bientôt quatre années de guerre : « En d'autres termes, je voulais trop, prétendaient-ils, à quoi je répondais qu'ils ne voulaient pas assez. »
Puis vient l'armistice : « Un beau mot, un grand mot à écrire quand on a vécu quatre ans dans les tortures, dans l'angoisse du pire, et qu'une voix se fait entendre pour clamer : c'est fini ! » En 1919, la Conférence de la Paix à Versailles succédera à l'armistice, suivie du Traité honni par les Allemands – désigné par leurs soins comme un « diktat » – ; Traité auquel Clemenceau prendra une part majeure, lui qui exigeait réparation pour l'agression allemande. On lui imputera d'ailleurs son intransigeance, tout comme son refus d'une paix blanche (sans vainqueur) avant l'Armistice.
Mais n'avait-il pas raison de vouloir contenir l'Allemagne : « Je dus comprendre que la révolution allemande était d'une simple disposition de draperies et que, l'agresseur de 1914 demeurant ferme dans ses extravagances de fureurs, nous ne cesserions de subir, dans de nouveaux décors, sans arrêt, le même assaut du même ennemi » ?
En effet, dans ces pages, en plus de régler ses comptes avec un Foch ingrat et Poincaré, le désormais vieux Tigre se défie de l'Allemagne et de son bellicisme. L'avenir lui donnera raison, lui qui, dans les dernières années de sa vie, déplorait les accommodements trop nombreux avec ce pays : « le Traité de Versailles ne se défendra peut-être pas trop mal dans l'histoire, surtout si l'on ne s'abstient pas de faire le compte des concessions ultérieures dont les virtuosités du laisser-faire ont permis aux vaincus de tirer avantage, grâce à l'appui de nos anciens alliés. »
Le pacifisme d'Aristide Briand (« chef d'orchestre du défaitisme français ») en prend lui aussi pour son grade. Il ne manque pas non plus de pointer les défections des alliés d'hier – États-Unis et Angleterre – qui ont allègrement mutilé le Traité de Versailles, tant sur le plan des réparations économiques que de la sécurité militaire pour la France. Clemenceau reproche d'ailleurs vertement à l'Amérique de se perdre dans des comptes d'apothicaire : « L'Amérique ne songe même pas à s'excuser de se lancer dans une exploitation financière de l'Europe en manière de colonie économique. »
L'Allemagne encore et son sentiment de supériorité civilisationnelle qui fera, vingt plus tard, des dégâts encore plus considérables. Clemenceau parle « d'implacables doctrinaires de la tuerie civilisée ». Il ne croyait pas si bien dire. Mais : « Sauf les Allemands, les peuples étaient fatigués de se haïr, escomptant même le bénéfice d'un renouveau d'amitiés épuisées. » Cet épuisement, ce refus d'une autre guerre ont conduit aux « mutilations du Traité de Versailles » que dénonce Clemenceau, comme ils ont conduit au pacifisme forcené d'un Jean Giono, par exemple – ce qui lui sera grandement et stupidement reproché à la Libération. de l'autre côté du Rhin, l'Allemagne, contre sa parole et le Traité, réarmait à marche forcée.
Clemenceau énonce aussi des fautes politiques qui coûteront cher au peuple français : « Depuis dix ans, ses dirigeants l'ont si bien chloroformé, lui ont si souvent répété que personne ne voulait plus de guerre et que, par conséquent, il n'y en aurait plus, qu'il a fini par le croire. » Car Clemenceau ne transige pas avec la France, celle qu'il déclare – à tort selon moi – forcément héritière de 1789.
Enfin, dans ce livre, Clemenceau aura, selon lui, « essayé de remettre la vérité en selle. Il ne m'appartient plus de dire où son coursier la conduira. » Puis, un jour de novembre 1929, il s'éteindra, un peu moins de dix ans avec ce qu'il avait en quelque sorte prédit.
Et quelles que soient les opinions de chacun, ce document est de la main d'un géant de l'Histoire…
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EricB
  26 décembre 2014
Voici le testament politique d'un grand patriote, qui mourut peu après l'avoir écrit. En fait, il ne souhaitait pas l'écrire : le "Mémorial de Foch", entretiens du maréchal avec Raymond Recouly, le contraignait en quelque sorte à répliquer, car il estimait ne pouvoir laisser passer certaines assertions du grand soldat, qu'il jugeait injustes à son égard. Cet ouvrage est accablant, non seulement pour les Allemands, qui préparaient la revanche, mais aussi pour les Américains, qu'il accuse d'avoir établi une paix séparée avec les Allemands, les Anglais (dans une moindre mesure) et les Français pacifistes (comme Aristide Briand), ces derniers cherchant et obtenant un compromis à n'importe quel prix avec l'Allemagne (le Traité de Locarno). Clemenceau explique comment le Traité de Versailles a été méthodiquement vidé de sa substance. "L'Allemagne réarme, la France désarme" : en 1930, il avait compris que, sauf miracle, une nouvelle guerre était inévitable...
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La31
  25 mars 2017
Clémenceau, n'en déplaise à certains, a bien été le père la Victoire. En effet le traité de Versailles n'a rien réglé car l'éclatement des empires centraux portait en lui le germe des conflits futurs comme les éclatements récents de pays (Yougoslavie, URSS) en ont d'ailleurs eux mêmes générés plus près de nous. le pacifisme, sincère mais sans doute trop naïf de ceux de ses pairs qui l'ont renvoyé à son bord de mer sans ménagement en 1920, n'a pas pris la mesure de la montée des puissances de l'axe.
Il est trop facile de faire porter sur Clémenceau, qui n' a plus de rôle politique après son échec à l'élection présidentielle en 1920, l'impuissance des nations à contenir la montée des extrèmes fascites puis nazis.
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tomgus
  07 février 2016
Ce livre est un plaidoyer pro domo qui récuse les très graves reproches qui avaient été faits à la manière dont Clémenceau avait négocié le traité de Versailles. Les flèches qu'il adresse à Foch et à Poincaré ne sont pas à la hauteur des événements et le personnage " Clemenceau ", malgré la propagande qui en fit "l'artisan de la Victoire, "apparait plutôt insignifiant et mesquin dans ce livre ennuyeux.
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pdbloti17730
  28 décembre 2016
Triste constat d'un massacre qui n'aura servi à rien.
Tant se sang et de larmes pour rien.
Trop de souffrances reçues de l'autre, infligées à l'autre pour rien
Tant subir pour ne rien comprendre
Un grand texte dérisoire
Naufrage d'une élite, toujours continué
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
EricBEricB   26 décembre 2014
Que la France et l'Europe soient demeurées sous le coup des préventions causées par la désinvolture avec laquelle les pouvoirs publics des Etats-Unis ont refusé de discuter un état de solidarité qui eût arrêté l'Allemagne dans la course aux armements, nous avons le droit de le regretter pour l'Amérique autant que pour nous-mêmes. Il lui était possible de porter un coup d'arrêt aux prolongements de cette affreuse tragédie. Non seulement elle n'a pas même été tentée de suivre l'exemple (unanime) de nos alliés britanniques, mais encore, sans débats, elle a dédaigneusement écarté la question. La pente n'était que trop glissante. On le vit bien lorsqu'à cette malheureuse défaillance succéda l'entreprise de nous faire payer le complément de dommages à nous causés par le retard de ses préparations.
Il nous sera permis d'en exprimer notre cruelle surprise. Surtout quand on s'obstine, dans des vues inquiétantes, à nous faire prendre, pour plus de soixante ans, des engagements financiers auxquels chacun sait que nous ne pourrons pas faire droit. Et cela ne suffit même pas à calmer les appétits américains. On ne nous permet d'établir aucun lien entre les paiements à venir de l'Allemagne et les prétendues créances du gouvernement américain, qui ne se contente pas d'être payé par nous dans la mesure des sommes à recevoir de l'Allemagne au titre des réparations. Que les rétributions allemandes prennent fin, pour quelque raison que ce soit, l'Amérique veut que son compte de profits s'ajoute, comme pour nous achever, au compte des dommages causés par l'ennemi.
Ne sera-t-il pas permis de demander à quel désastre total accepte de nous précipiter une avidité, sans autre issue que l'anéantissement de la France ? Plus de soixante années ! Songez ce que ce temps peut produire de développements de prospérité pour d'autres pays, en même temps que de catastrophes suprêmes pour le nôtre, coupable d'avoir pris les armes contre l'envahisseur !
A quelles comparaisons veut-on donc nous conduire entre l'agression allemande et "l'amitié" du "secours" américain ?
Il y a, sans doute, la France endormie qui se réveillera quelque jour. Mais, comme je ne sais pas l'heure de ce miracle, et que je suis pressé par les ans, je me contenterais d'un homme de bon sens qui aurait le courage, quand il pense non, de dire non. C'est peut-être, chez nous et ailleurs, le plus difficile à obtenir. J'ai confiance, malgré de mauvais signes. J'ai confiance parce qu'il nous reste nous, et que, venue l'heure favorable, ce pourrait être assez.
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jmlire92jmlire92   21 avril 2017
Ambitions et défaillances, c'est de l'humanité de tous les temps.
   Mes relations avec le général Foch sont antérieures à la guerre qui nous réunit, si différents, dans une action commune au service de la patrie. Les journaux ont raconté comment je le nommai commandant de l'École de guerre, m'en référant à ses capacités présumées, sans faire état de ses relations avec la congrégation de Jésus. Le hasard veut que les choses se soient à peu près passées comme on les raconte. Ce n'est pas l'ordinaire. Je confirme donc l'échange des deux propos :
   - J'ai un frère Jésuite.
   - Je m'en f...
   J'aurais pu faire choix d'une expression plus réservée. Mais mon interlocuteur était un soldat, et je tenais à être compris. À défaut d'autres mérites, ma parole avait l'avantage d'être claire. Cela pouvait suffire. Le général Picquart, ministre de la Guerre, m'avait recommandé très chaudement le général Foch pour la mise en œuvre d'un cours de stratégie qui était à créer. Je ne demandai rien de plus...

   L'heure actuelle n'est pas aux suggestions du silence. Ce ne sont de toutes parts que parleurs parlant d'inutiles paroles dont le bruit charme peut-être des foules au tympan crevé. Peut-être est-ce pour cela que j'ai cédé moi-même à l'entraînement universel, avec l'excuse d'empêcher que l'absence de réponse ne parût une confirmation. Non que cela m'importe autant qu'on pourrait croire. Quand on a mis dans l'action tout l'intérêt de la vie, on ne s'arrête guère aux superfluités.
   Lorsque j'ai vu ce dévergondage d' "histoires de troupiers" où, dans l'intimité de la caserne, le soldat cherche inconsciemment une revanche de conflits hiérarchiques qui ne se sont pas toujours clos à son avantage, j'aurais peut-être été capable de renoncer à mon devoir si le souffle des grands jours n'avait magiquement ranimé la vieille flamme, toujours brûlante, des émotions d'autrefois.
   Quoi ! Monsieur le Maréchal, vous êtes si réfractaires aux frissons des plus belles heures qu'il vous a fallu dix ans de méditations refroidies pour vous dresser contre moi sans autre cause qu'une rétrospective de grognements militaires ! Encore avez-vous envoyé sur le terrain un autre à vôtre place - ce qui ne se fait pas. Redoutiez-vous donc à ce point la riposte ? Ou bien avez-vous pensé que si je mourais avant vous, comme il était probable, je serais resté, post mortem, sous le poids de vos accusations ? Monsieur le Maréchal, cela n'aurait pas été d'un soldat.
   Voyons, Foch ! Foch ! Mon bon Foch ! Vous avez donc tout oublié ? Moi, je vous vois tout flambant de cette voix autoritaire qui n'était pas le moindre de vos accomplissements. On n'était pas toujours du même avis. Mais un trait d'offensive s'achevait plaisamment, et, l'heure du thé venue, vous me poussiez du coude, avec ces mots dépourvus de toute stratégie :
   - Allons ! Venez à l' abreuvoir.
   Oui ! On riait quelquefois. On ne rit pas souvent aujourd'hui. Qui m'aurait dit que, pour nous, c'était une manière de bon temps ? On vivait au pire de la tourmente. On n'avait pas toujours le loisir de grogner. Ou, s'il y avait des grognements quelquefois, ils s'éteignaient à la grille de "l'abreuvoir". On rageait, mais on espérait, on voulait tout ensemble. L'ennemi était là qui nous faisait amis. Foch, il y est encore. Et c'est pourquoi je vous en veux d'avoir placé vôtre pétard à retardement aux portes de l'Histoire pour me mettre des écorchures dans le dos - ce qui est une injure au temps passé.
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EricBEricB   26 décembre 2014
Lorsqu'on me dit qu'une politique de concessions, plus ou moins heureusement mesurée, va nous ramener de bienveillantes dispositions chez nos anciens ennemis, je ne puis que m'en féliciter, car je ne désire rien tant qu'une stabilité d'équilibre européen. Encore faut-il que je découvre quelque signe d'une réponse favorable aux dispositions bienveillantes dont on me demande de témoigner. Quelle est donc ma surprise lorsque je découvre que l'Allemagne ne cesse d'armer et la France de désarmer ! En jeu, de l'autre côté de la barrière, toutes les procédures de l'armement le plus savant. Chez nous, les frontières ouvertes, des armements déficitaires, des effectifs bien au-dessous des chiffres reconnus nécessaires, tandis que, d'autre part, une vie fiévreuse de réfection générale développe et réorganise, par l'ajustement d'un matériel nouveau, toutes les parties de l'armement, aussi bien que du matériel de transport. Pas de travaux plus généralement consentis. Pas de plaintes. Pas de résistance. De la bonne volonté. De l'enthousiasme partout, dès que le mot de guerre est jeté aux passions de la foule, et aucun signe de rapprochement franco-allemand.
"L'Allemagne arme et la France désarme", voilà le trait décisif du passage d'histoire où les deux états d'esprit s'opposent si brutalement qu'on peut défier tout homme sain d'esprit d'en obscurcir l'évidence. Nos gens en sont venus à se plaire aux provocations. (...) Nous voyons ainsi, dans l'implacable lumière des faits, l'Allemand en bataille, et le Français insouciant, battant des mains aux orateurs qui lui annoncent les violations du Traité de paix.
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EricBEricB   26 décembre 2014
Qu'est-ce donc qui nous a mis au point de nous abandonner nous-mêmes en des heures critiques et de renoncer en silence aux réparations, qu'avec l'assentiment de l'ennemi, la victoire nous avait assurées ? Un prodigieux élan nous avait soutenus dans la bataille. Comment, du jour au lendemain, l'enthousiasme patriotique qui nous porta si haut s'est-il si subitement évanoui en fumée ? Accident de pathologie sociale qui se manifeste à des heures de crises chez les peuples désaxés.
Je n'ai pas à rappeler comment, avec l'aide de l'envahisseur, une faction d'antipatriotes prétendit s'installer au cœur de nos réactions militaires, pour anéantir, en pleine invasion, jusqu'à l'idée même de patrie. La personnalité nationale était menacée d'on ne sait quel accès morbide au moment où le canon ennemi s'acharnait sur elle.
Cela je ne pouvais l'accepter. Mon éducation fut d'une implacable idéologie, couronnée d'un patriotisme que rien ne pouvait entamer. (...)
La patrie, c'était et ce ne pouvait être que le foyer de tous, pour de communs développements d'énergies. Renoncer à la patrie, cela n'avait pas de sens. On aurait aussi bien attendu de l'enfant qu'il voulût se détacher de l'aile maternelle. Le foyer, la patrie, ce n'était pas une théorie. C'était un phénomène naturel réalisé des premiers âges de l'espèce humaine. L'animal avait le nid pour foyer provisoire, et l'homme, permanent, la patrie.
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TagrawlaTagrawla   11 février 2017
(Clemenceau s'adresse ici aux Américains, tentés par l'isolationnisme, ndt).
Les peuples, tout limités qu'ils sont par des frontières naturelles ou artificielles, n'ont qu'une planète à leur disposition, une planète dont tous les éléments sont solidaires et, loin que l'homme fasse exception à cette règle, il se découvre, jusque dans ses activités profondes, le témoin supérieur de l'universelle solidarité. Derrière vos barricades d'océans, de glaces et de soleil, vous pouvez peut-être, pour un temps, vous isoler de vos concitoyens planétaires, bien que je vous trouve aux Philippines où la géographie ne vous a pas appelés. Mais il y aura des peuples civilisés sur tous les continents, quoi qu'il vous arrive, et si vous ne vous occupez d'eux que pour échanger des marchandises, est-il certain qu'ils ne s'occuperont pas de vous dans d'autres vues ?
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Vidéo de Georges Clemenceau
Retrouvez l'intégrale de l'émission avec Nathalie Saint Cricq ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/nathalie-saint-cricq-je-vous-aiderai-a-vivre-vous-m-aiderez-a-mourir-52777.html
Vous la connaissez bien sûr ! Son visage apparait régulièrement sur les écrans de télévision quand il s'agit de politique. Nathalie Saint Cricq est une figure médiatique incontournable dont l'analyse est à la fois crainte par les hommes et femmes politiques et plébiscitée par les téléspectateurs.
Nathalie Saint Cricq est aujourd'hui en librairie pour ce qui est son premier livre. Et contre toute attente, elle fait le choix de ne pas nous parler de notre époque contemporaine, et de notre politique nationale qui comporte pourtant autant de rebondissements que le meilleur des best-seller.
Non, elle nous emmène dans les années 1920 et si elle nous parle d'une figure de notre histoire nationale, c'est moins pour évoquer son parcours politique que pour écouter battre son coeur.
Voici Georges Clémenceau. En 1922, il a 82 ans. le père La Victoire est mis à mal à l'assemblée par ceux qui l'encensaient auparavant mais le vieux renard a encore des cartes en main. Oui mais voilà que fait irruption dans sa vie Madeleine Baldensperger. Elle a 40 ans de moins que lui.
Au-delà des convenances, du qu'en dira t-on, ils vont éprouver l'un pour l'autre des sentiments d'une grande sincérité qui leur permettront, à l'un comme à l'autre, de surmonter des épreuves personnelles.
Se basant sur une correspondance assidue de huit années et imaginant le journal intime du Tigre, Nathalie Saint Cricq nous plonge avec jubilation dans cette époque complexe de l'après-guerre, nous proposant un essai qui se lit comme un roman.
Une plume enlevée, réjouissante et ironique qui fait revivre la grande figure de Georges Clemenceau, son terrible caractère, ses mots d'esprit dévastateurs, et, avant tout, son coeur ardent pour la belle Marguerite.
« Je vous aiderai à vivre, vous m'aiderez à mourir » de Nathalie Saint Cricq est publié aux éditions de l'Observatoire.
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