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Isabelle Troin (Traducteur)
EAN : 9782352942382
595 pages
Éditeur : Bragelonne (30/11/-1)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 256 notes)
Résumé :
Elena et son armée de hors-la-loi ont vaincu les suppôts du mal qui occupaient l’île de Val’loa et déverrouillé les secrets mystiques du Journal Sanglant.
Mais durant la bataille, l’infâme Seigneur Noir a mis en place les portails du Weir auxquels il puise l’essentiel de son pouvoir. Pour les trouver et les détruire, les alliés d’Elena embarquent pour de dangereuses destinations à bord de vaisseaux aériens. Sur la route, les jumeaux Mogweed et Fardale espèren... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
Luna05
  09 août 2011
Neuf mois séparent ma lecture de "La guerre de la Sorc'ière" et "Le portail de la Sorc'ière" et, après maintes reports quand à sa conquête voici enfin venir mes retrouvailles certes tardive mais c'est non moins dépourvu d'enthousiasme et de passion que j'arbore la suite des "Bannis et Proscrits". Un titre coup de coeur depuis sa découverte.

Dans le précédent opus nous avions quitté le groupe d'Eléna sur l'île de Val'loa après leur victoire contre les sbires infestant ce lieu. le journal sanglant à présent entre ses mains, Eléna reprend espoir quand à la future défaite de l'ennemi d'Alaséa et c'est non sans émotion que nous refermions ce volume dans le même état d'esprit que l'héroïne et dans une ambiance doucement romantique.
Un mois s'est écoulé depuis et de nouvelles missions vont s'imposer d'elle même à la troupe de Val'loa. L'Innommable a acquis beaucoup de puissance et ses noirs desseins se poursuivent toujours avec autant de morts et de souffrances sur son passage. Les compagnons devront à nouveau se séparer momentanément pour arpenter divers lieux D'Alaséa afin d'affaiblir la source même de la magie noire du Tyran. Les groupes partiront à la recherche des 4 portails du Weir afin de les anéantir et ainsi tenter de porter un coup fatal au Coeur Noir. Trois navires elfiques feront route vers le désert de sable en direction des ruines de Tular, le château de Mryl et enfin les dangereuses terres du Gul'gotha. Des périples meurtriers ou certains reviendront changés et brisés à jamais et ou d'autres y perdront la vie....
le ton est donc donné dans le synopsis de la quatrième de couverture, ce tome sera bien plus dramatique et tragique que les trois précédents et la magie noire de L'Innommable étreindra en son sein tous les protagonistes les plongeant dans un abîme de désespoir.
Je dois dire que je suis assez perplexe et perdue quant à ma difficulté à exprimer mon ressentis sur "Le portail de la Sorc'ière". Ce volume m'ayant noyé et assaillie de sentiments si contradictoires et conflictuels.
J'ai trouvé ce volume légèrement inférieur aux précédents tomes de part peut être un certain manque de rythme de temps à autre. J'ai eu plus de mal à être transporté et à m'immerger dans l'histoire au début. La première partie se déroulant à Val'loa a été assez lente à se mettre en place mais a été néanmoins nécessaire afin de comprendre les diverses options s'offrant à eux et surtout les futures destinations où dénicher les portails du Weir. La narration a cependant été comme à son habitude à la hauteur, alternant entre les divers groupes et se terminant souvent à un moment clé voir un cliffhanger nous poussant à vite arpenter le récit dans un état d'insatiabilité certain.
James Clemens comme à son habitude a su faire preuve d'un talent de conteur exceptionnel qui n'est plus à prouver. Maniant sa plume à la fois de manière poétique, sanguinaire et sans concession, l'auteur nous offre grâce à ses descriptions si détaillés et imagés de nouvelles contrés d'Alaséa. Il nous abreuve avec délectation de paysages pouvant être à la fois grandioses, magiques et meurtriers parvenant à nous déconnecter du monde réel avec une facilité déconcertante. C'est dans un dépaysement total que nous arborons ces nouvelles aventures. Nous nous surprenons à ressentir la chaleur aride et brûlante des contrés du sud, le froid glacial et sec du nord étreignant sans ménagement les voyageurs, l'humidité et la pourriture gangrénant la forêt noire, le vent fouettant les voiles des navires elfiques et les nuages gorgés d'éclair et de tempêtes de la citadelle volante ainsi que les terres putrides, empoisonnés et mortelles du Gul'gotha. James Clemens nous démontre de nouveau qu'il est pourvu d'une imagination fertile et intarissable. Tel un charmeur de serpents l'auteur nous hypnotise, nous emprisonne et nous guide où il le souhaite sans espoir de replis et surtout sans aucuns moyens d'anticiper les actions à venir. Une fois la première page tournée le besoin de connaitre le dénouement prédomine sur nos autres sens et seul la fatigue a pu me déloger de ma lecture me laissant le lendemain dans un état de manque et d'impatience quant à pouvoir très vite sombrer de nouveau dans "Les Bannis et Proscrits".
Parmi tant de déchirements et d'incertitudes l'auteur se permettra de faire émerger des passages à caractère sentimental et romantique qui représenteront l'amour sous toutes ses formes. S'étant insinués petit à petit de manière très subtil depuis le tome 2, ici l'auteur leur donneront un rôle majeur. Nous rencontrerons donc un amour naissant, inachevé, inavoué, fusionnel, maternel et fraternel. Chacun étant à chaque fois abordé de façon juste, touchante mais également poignante. Ces moments de romantismes si rares réchaufferont notre lecture baignant souvent dans les tourments, la peur et la tristesse. Un tome dont les personnages seront souvent en souffrance et dont certains accepteront de se sacrifier afin de sauver leur compagnons et Alaséa.
Nous continuerons à suivre la très lente évolution concernant la relation liant Eléna à son fidèle protecteur et homme lige Er'ril.
Un lien toujours aussi touchant, tendre et parfois drôle en raison des non dits sciemment cultivés de part et d'autres ainsi que la gêne et la timidité les habitant tout deux. Un couple qui se révèlera être la seule flemme dans cet univers sombre à nous apporter un peu de sa chaleur. Par ce tome on pourra noter une grande évolution concernant la Sorcière Eléna. Cette dernière fera preuve de plus d'assurance et deviendra une meneuse n'hésitant plus à imposer ses décisions. Elle conservera toujours cette vulnérabilité et fragilité quant à la dualité la possédant, partagée entre son coeur de femme souhaitant protéger ses compagnons et son pouvoir de sorcière désirant tout ravager et détruire sur son passage.
Les groupes entourant Eléna seront également très approfondis par l'auteur pour notre plus grand plaisir. Les divers peuples jouiront donc d'un nouvel éclairage concernant leur passé. Les révélations pleuvront nous laissant dans un état d'exaltation mais également d'effroi quant à l'avenir de tous..... de nouvelles personnalités feront également leur apparitions et pas de moindres. Des personnages attachants et très charismatiques qui auront bien entendu un rôle à jouer dans cette nouvelle quête. Je n'en citerai qu'un car ce personnage m'a très fortement marqué de part sa fraicheur, son humanité et personnalité, une jeune femme qui aura laissé une marque indélébile à ce tome, Kesla.
Une lecture toujours aussi grisante de part l'ensorcelante plume du conteur James Clemens. On est à la fois repus en fin de lecture et hanté par cette oeuvre si sombrement magique. Un livre nous laissant dans un état d'avidité et d'impatience quant à la tournure que vont prendre les évènements. Je redoute et me languis d'attaquer le dernier tome de cette saga de Dark Fantasy en espérant que cette dernière ligne droite se clôturera en une apothéose magistral.
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kllouche
  14 mars 2014
En début de roman, tous les personnages (ou presque, faut pas déconner) sont réunis sur l'île de Val'loa après qu'elle eut été reconquise par les troupes alliées en fin de tome précédent. Les différentes espèces s'unissent autour d'Elena pour organiser la suite des opérations et la lutte pour détruire le Seigneur Noir. Mais les négociations se révèlent houleuses et particulièrement longues, ce qu'ils ne peuvent pas se permettre. Elena est alors contrainte de revêtir son rôle de leader et d'imposer sa volonté. Il est décidé de se répartir en plusieurs groupes pour tenter de détruire les trois portes du Weird, sources du pouvoir du Gul'gotha. Voici donc tous nos personnages de nouveau éparpillés aux quatre coins (plus le ciel) de l'Alaséa. Et c'est reparti pour l'aventure!
Des trois groupes de personnages que nous suivons dans ce quatrième tome, il n'y en a guère qu'un seul qui m'ait réellement intéressé. En effet, à chaque fois que nous quittions Er'ril et Elena ainsi que les el'phes, j'en étais premièrement assez déçue, et deuxièmement, je me dépêchais de lire les aventures des autres personnages pouvoir retrouver la Sor'cière et son homme lige.
C'est explicable par le fait que j'ai trouvé que certains personnages, Mogweed et Fardale, étaient bien trop sous exploités par rapport aux tomes précédents et auraient mérité un bien meilleur traitement compte tenu de ce qui leur arrive dans ce tome. le retour de Neel'han, la ni'phai, ne m'a pas non plus totalement convaincue puisque j'aimais bien ce qui lui est arrivé (même si ça m'attristait). Ça offrait une touche tragique à l'histoire et montrait que tout ne peut pas toujours bien finir. Ici, on a l'impression que les personnages ont toujours une voie de secours. Malgré la disparition d'autres personnages annoncée par des prophéties et par conséquent moins touchante, j'ai trouvé que l'histoire perdait un peu en crédibilité.
Un autre point qui m'a agacée, c'est l'apparition d'intrigues romantiques trop développées à mon goût. Quand cet aspect se contentait jusqu'à présent d'allusions (comme c'était le cas pour Elena et Er'ril), ça prend désormais trop d'ampleur, surtout que l'auteur y va avec gros sabots, fanfare et corne-muse pour annoncer la naissance d'un nouveau couple. Moyen.
La dame Mycelle et le sieur Kral me sont sortis par les trous du nez. Je ne sais pourquoi, mais dans ce tome ils m'ont semblé désagréables et antipathiques. Allez savoir pourquoi...
Sinon, qu'on ne se m'éprenne pas, j'ai A-DO-RE. Ça n'en a pas l'air comme ça, mais l'univers me captive toujours autant. On a le droit à de magnifiques scènes de batailles absolument spectaculaires. J'ai particulièrement adoré la scène de l'attaque de Fort-Tempête, la cité des El'phes. J'ai d'ailleurs adoré l'ensemble des événements qui se passent pendant cette partie - avant l'attaque y compris. J'ai été impressionnée par la façon dont l'auteur a développé les coutumes et traditions des el'phes, le caractère de la reine Tratal, ainsi que les descriptions de la ville céleste. Même si je n'aime pas trop voir Er'ril et Elena dans la situation dans laquelle ils se retrouvent, ce retournement de situation a le mérite de faire avancer le schmilblick, qui avouons-le, commençait un peu à lasser. le combat entre Er'ril et le prince Typhon m'a bien plu, car il permet d'exploiter à fond une coutume el'phique. Les événements qui ont suivi (le danger qui pèse sur la cité et le dévouement de la reine Tratal envers son peuple) ont permis de rajouter d'un même coup de l'action et de l'émotion et de l'héroïsme.
C'est génial.
Un truc qui m'a chiffonné mais qui est à la fois bien et pas bien, c'est l'aspect visuel du style de l'auteur. Jusqu'à présent, je trouvais que James Clemens écrivait pour vraiment écrire, coucher les mots sur du papier. Il utilise d'ailleurs son support en début de chaque tome en rappelant que tout ce récit des guerres d'Alaséa est en fait un vieux manuscrit d'histoire destiné à des étudiants. C'est pourquoi je m'interroge sur les raisons pour lesquelles dans ce tome toutes les actions et les descriptions m'ont paru beaucoup plus visuelles. J'avais l'impression de voir un film plutôt que lire un livre. Que ce soit dans les palais, sur des murailles, en plein désert, et surtout dans le ciel, j'avais sans cesse la sensation que l'auteur cherchait à rendre son récit transposable sur grand écran. Si un jour un film voit le jour, j'irai le voir sans hésitation. Mais j'appréciais vraiment jusqu'à présent cette série pour la prépondérance de son aspect littéraire, ancrée au sein même de l'intrigue. D'un autre côté, cette nouvelle façon d'écrire a permis à l'auteur de rendre son récit encore plus spectaculaire qu'auparavant, avec des images toujours plus belles et frappantes.
Pour ce qui est des a'pos'tro'phes qui ne désemplissent pas dans ce to'me (ah ah), j'ai désormais pris l'habitude d'en rire plutôt que de m'en formaliser. Je ne sais vraiment pas ce qui est passé dans la tête de l'auteur pour qu'il pense que ça pourrait faire bien !
Et aurai-je oublier de mentionner que le nombre de personnage s'est encore multiplié par ... deux? Ou pas loin en tout cas. On doit s'approcher des vingt personnages "principaux" dans ce tome, autant qu'ils puissent être essentiels à l'histoire vu qu'il est difficile de tous les développer correctement en si peu de pages (hum...). S'ajoutent des rois et des princes, une voleuse, de nouveaux guerriers et autres!
Je n'ai pas hâte de lire le cinquième et dernier tome. Non parce que je sais que ça ne va pas me plaire, au contraire. J'aime tellement cette série que je ne veux surtout pas la finir. J'avais enchaîné les trois premiers tomes puis réussi à faire une pause d'un an et demi avant de replonger dans cet univers pour le quatrième volet. Je n'aurai probablement pas la force d'esprit nécessaire pour attendre autant avant de lire la conclusion. Je ne veux pas que ça s'arrête moi !
Lien : http://mariae-bibliothecula...
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didikari
  01 octobre 2012
J'ai lu ce quatrième tome , d'une saga qui en compte cinq, longtemps après le troisième. J'avais un peu peur de ne pas m'y retrouver, de mettre éloigner des personnages et de l'histoire. Il n'en fut rien même si certains personnages apparus dans le précédent tome n'ont pas retrouvé immédiatement leur place dans mon esprit.
Je vais donc commencé cette chronique par l'inventaire des personnages, nombreux.
Elena, la sor'cière, jeune fille qui a opportunément pris quelques années dans le précédent tome ce qui la rendue, au moins physiquement femme. de nombreuses prophéties reposent sur ses fragiles épaules. On découvre qu'elle est la descendante de Sisa'kofa, la sor'cière de la Terre et de l'Esprit, mais aussi de Belarion, ancien roi El'phe. A la suite de la disparition du Chi, force mâle de la magie, le monde a été envahi par le Seigneur Noir. Elena est celle qui doit normalement le vaincre. Elle possède un large inventaire magique mais qui connaît quand même des limites. A savoir qu'elle doit recharger les batteries au soleil ou à la lune.
Er'ril de Standi était là lors de la création du Journal sanglant, artefact mystérieux indispensable dans la guerre contre l'innommable. En plus du fardeau de sa destinée il doit affronter le monstre que son frère Shorkan est devenu. Il est fort mais froid, homme lige d'Elena il nourrit pour elle de tendres sentiments qu'il ne se permet pas d'exprimer.
Joa'ch est le frère d'Elena. C'est un tisseur de rêve et plus encore... Dans les précédents tomes il est tombé sous la coupe du Mage noir Gershym . Il a réussi à se délivrer de l'emprise de ce dernier mais ignore encore l'étendue de ses pouvoirs.
Mogweed et Fardale sont deux frères jumeaux Si'lura. A la suite des manigances de Mogweed ils sont bloqués dans leur forme actuelle, à savoir le loup pour Fardale et l'humain pour Mogweed. Si Fardale apparaît comme courageux, intelligent et généreux , son frère est lâche, irresponsable et égoïste. Dans le précédent tome ils acceptent de suivre le roi Tyrus dans le nord pour être délivrés de la malédiction.
Mycelle, Si'lura, sourcière, guerrière, elle multiplie les talents. A l'article de la mort dans le précédent tome elle a été sauvé par la morsure du Paka'golo, un petit serpent aux propriétés étranges. Elle y a perdu son talent de sourcière mais regagné sa capacité de métamorphe. Elle vit avec la culpabilité de ce qu'elle a du accomplir pour lutter contre les manigences du seigneur noir.
Méric, prince el'phe. Il s'est éloigné des siens lors de sa quête du descendant du roi Bélarion. Lui qui a commencé orgueilleux, égocentrique, fini par être un allié fidèle , un ami loyal. Il a en sa possession le luth de Nee'lan.
Nee'lan est , était une ny'phai, elle a du quitter sa sylve primordiale pour lutter contre la pourriture qui menace cette dernière. C'est un personnage généreux et doux.
Tol'chuk, un métisse og're, est envoyé par son peuple dans une quête désespérée pour sauver le coeur de son peuple, une sanguine où repose l'âme des défunts, et ainsi laver l'honneur terni de sa lignée. Malgré une apparence des moins avenantes, Tol'chuk est un personnage fort, loyal, généreux.
Kral, le montagnard, descendant des rois du trône de cristal, a subi beaucoup de tourments dans les précédents tomes. Il hésite dans la voies à suivre, celle du bien ou celle du mal. Malgré cela ou à cause de cela il reste un personnage attachant, sur le fil du rasoir mais avec un sens de l'honneur à toute épreuve.
Sy'wen et Kast, la Meraï et le Dre'rendi. Liés l'un à l'autre par un pacte ancien, ils le sont aussi par l'amour et l'apparition du dragon Ragna'rk. Leur relation mets un peu de romance dans ce monde de brute. L'histoire des Meraï et des Dre'rendi est à découvrir dans le précédent tome.
Mama Freda, veille guérisseuse aveugle, mais pas non voyante, ses yeux sont ceux du Tam'rik qui la suit partout.
Dans ce tome qui compte sept livres tout commence à Val'loa par l'arrivée de nombreuses augures qui vont pousser les compagnons à se séparer pour enrayer l'influence du seigneur noir et détruire les portails du Weir. Cette quête rejoint la mission confiée par Cho, entité mystérieuse reposant dans le vide sidéral, à savoir retrouver son entité-frère Chi.
Mycelle, Mogweed, Fardale, Kral suivent le roi Tyrus dans sa reconquête du Chateau Mryl dans le mur Nord. Ils vont être rejoint par Méric, qui appeler par le luth de Neel'han vient pour élucider le mystère du Griffon, l'un des portails du Weir.
Au sud, Joa'ch accompagné de Sy'wen, Kast, Hunt, Sheeshon et Kesla, une voleuse membre de la secte des assassins d'Alcazar, va affronter les désert des sables et le Basilic de Tular. Un adversaire plus vicieux et dangereux pour Joa'ch se cache dans les dunes du désert.
Au Gulgo'tha, berceau de l'innommable on retrouve Elena, Er'ril, Tol'chuk, Mama Freda, et une horde de Na'ins. En plus de la manticore, troisième portails du Weir, Elena devra se confronter aux ruses matrimoniales de la reine Tratal, souveraine des El'phe.
Le principe de diviser les personnages allègent considérablement l'histoire. On les suit tour à tour dans leurs aventures. On s'attache à chacun d'eux.
On sent que ce tome est l'avant-dernier, les questions commencent à trouver leurs réponses, les prophéties à s'accomplir, le dénouement est proche. On en apprend plus sur l'innommable, les sinistreurs, l'Ebène, la sanguine...
Vivement le prochain tome, et pourtant une petite appréhension comme à chaque fois avec les sagas, à la dernière page du dernier tome on quitte définitivement un monde, des personnages auxquels on s'est attaché. Il n'est jamais facile de dire adieu.
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PerdreUnePlume
  25 juillet 2012
Après un troisième tome palpitant c'est avec un plaisir non dissimulé que je me suis plongée dans ce quatrième et avant dernier tome de la saga.
Nos héros ont chèrement gagné une bataille à la fin du tome précédent mais pas encore la guerre, loin s'en faut.
Encore un tome où l'a peu le temps de prendre son souffle, à l'exception peut-être des premiers chapitres où l'on discute beaucoup pour prendre des décisions. Cette mise en place est pourtant loin d'être ennuyeuse, elle permet de savourer un petit moment (et très court au final) de répit pour Elena et Er''ril, de comprendre les enjeux des destinations de chacun des groupes et d'introduire un nouveau personnage.
Désormais séparé en 3 groupes, chacun mène son combat à la fois lié à son histoire personnel et à un élément capital de la grande guerre qui commence.
Les chapitres comme d'accoutumée passent donc d'un groupe à un autre, maintenant le rythme et le suspens.
J'ai particulièrement apprécié la partie dans le désert des sables et Kesla à laquelle je me suis beaucoup attachée au fur et à mesure du tome.
Je suis un peu plus sceptique sur certains passages des derniers chapitres notamment, où Elena traverse des épisodes assez mystiques en lien avec son pouvoir et la source de la magie (Cho / Chi), c'est étrange et un peu longuet à mon goût... Mais bon on y survit, assez bien même et c'est assez succinct pour ne pas nuire à la qualité des autres passages ou plus généralement au tome.
En résumé un quatrième tome palpitant qui accélère encore les évènements qui vont mener à l'affrontement final et qui lève le voile sur pas mal d'éléments clés (au sujet de Chi, du seigneur noir...), qui introduit de nouveaux personnages et en voit aussi disparaître :'( où l'on ne s'ennuie pas une seconde et qui nous laisse impatient de découvrir le grand final qui s'annonce !
Lien : http://www.perdreuneplume.co..
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beugzbee
  14 décembre 2013
Bon, la difficulté, quand on arrive au tome 4, c'est de pas se répéter dans la critique.
Alors, ce tome est encore plus déchirant. J'y ai perdu mes personnages préférés, de préférence douloureusement.
Mais revenons sur la structure des livres. Dès le début, j'ai adoré le fait qu'on nous présente le livre comme un manuscrit interdit, accessibles uniquement avec une préparation mentale pour ne pas devenir fou. J'aime par la suite le prologue: le sacrifice de la personne qui l'écrit, le fait qu'on sache qu'il a vécu avec la sor'cière (je pense que c'est Er'ril d'ailleurs). Tout cela nous fait nous demander si Elena a vraiment réussi (on suppose que oui, sinon le monde serait détruit mais y'a des nuances dans la victoire), si elle survit à son combat. Cela rajoute un peu de mystère.
Et donne un peu peur pour le dernier tome.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
LefsoLefso   06 avril 2011
La magie antique qui les liait s'embrasa. Autour de Sy-wen, le monde disparut dans un tourbillon rugissant. Une nuée d'énergie l'enveloppa. De la chair écailleuse écarta ses jambes, soutint son poids et ralentit sa chute. La mer'ai serra les cuisses pour ne pas tomber. Un battement de cœur plus tard, elle ne dégringolait plus dans le vide : elle chevauchait un grand dragon noir qui filait à une vitesse ahurissante.
- Liée ! claironna Ragnar'k pour annoncer son retour.
Malgré la tension, Sy-wen ne put s'empêcher de sourire. Dans la voix du dragon, elle percevait la même excitation que dans celle de Kast quelques instants plus tôt.
- Ne ralentis pas. Nous devons ouvrir un chemin à travers les fleurs brûlantes, ordonna-t-elle avant d'envoyer des instructions mentales plus précises à sa monture.
Ragnar'k ne dit rien, mais elle perçut sa confusion.
- La nuit, expliqua-t-elle, le narcilierre ne peut attaquer qu'une fois. Nous devons inciter les fleurs à déchaîner leur fureur sur nous pour permettre au navire de passer sans dommage dans notre sillage.
Ragnar'k plongea vers le champ de lierre, utilisant l'élan de leur chute pour augmenter sa vitesse.
- C'est dangereux. Risqué pour ma Liée.
- Je sais, mon brave compagnon. Mais cette fois, nous ne nous laisserons pas prendre par surprise. Nous connaissons le danger. Nous devons être plus rapides, plus malins que notre adversaire. tu dois voler comme tu n'as encore jamais volé !
L'équivalent d'un gloussement draconique emplit l'esprit de Sy-wen.
- Ma Liée a le cœur aussi gros que celui d'un dragon !
Sy-wen donna une tape sur le cou de Ragnar'k.
- Ce n'est pas du courage, le détrompa-t-elle. Simplement, je connais mon dragon. J'ai confiance en son cœur et ses ailles.
Le rire de Ragnar'k résonna derrière eux comme le dragon piquait vers les fleurs en décrivant une large courbe.
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SoleneySoleney   05 septembre 2014
Un enfant plus téméraire que les autres se précipita vers elle, esquivant Er'ril qui tentait de l'intercepter. Il ne devait pas avoir plus de cinq hivers. Il se mit à courir près de la jeune femme pour ne pas se laisser distancer par ses grandes enjambées ; et tout en courant, il l'observa, le nez en l'air. Sous ses cheveux ébouriffés, d'un blond presque blanc, de grands yeux bleus détaillèrent Elena.
— Tu ne ressembles pas à un roi, commenta-t-il, les sourcils froncés. Papa dit que tu es un roi. Les rois sont censés être des garçons.
— Je ne suis pas un roi, le détrompa Elena avec une grimace amusée. Juste la petite-fille de votre ancien roi.
L'enfant l'étudia, les yeux plissés et la bouche tordue.
— Tu ne ressembles quand même pas à un roi, conclut-il.
Ce qui ne l'empêcha pas de lui tendre sa menotte.
Elena la prit. Comment aurait-elle pu refuser ?
L'enfant se pencha vers elle et jeta un coup d'œil à Er'ril.
— Papa dit que quand j'aurais six ans, il m'achètera une épée pour mon anniversaire. Comme ça, je pourrais te protéger à sa place.
— J'en serai honorée, petit chevalier, dit gravement Elena.
Satisfait, l'enfant hocha la tête. Quelques instants plus tard, il fit signe à Elena de se pencher et lui posa un baiser rapide sur la joue. Riche de ce trophée, il s'éloigna à toutes jambes, clamant à tue-tête :
— J'ai embrassé le roi ! J'ai embrassé le roi !
+ Lire la suite
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mathilde08mathilde08   22 janvier 2013
Blottie contre Er'ril, Elena regarda la nyphai cajoler l'enfant. Puis elle reporta son attention sur la minuscule tige verte qui pointait hors de la terre sombre. Cette pousse symbolisait tant de choses : la vie naissant de la mort, le début d'un nouveau cycle... Ses yeux s'emplirent de larmes.
- Qu'y a-t-il ? demanda Er'ril.
Elena ne put répondre. Son coeur était trop gonflé d'émotion. Elle balaya du regard ses compagnons blessés, mais qui avaient survécu et trouvé la force de se réjouir. Pour elle, pour eux tous, la pousse de koa'kona représentait quelque chose d'encore plus précieux que tout le reste.
L'espoir.
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EwilineEwiline   17 septembre 2011
- Je suis désolée de vous avoir menti, seigneur Joach.
- Je ne suis pas un seigneur, dit Joach d'une voix lasse.
Je voudrais bien que tu cesses de m'appeler ainsi.
- Dans ce cas, cessez de ma traiter de volause, répliqua Kesla en se détournant.
- Tu as raison, tu es un assassin. C'est beaucoup plus noble.
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EwilineEwiline   17 septembre 2011
Joach ouvrit la bouche pour protester mais ne trouva pas les mots. Il regarda Fess disparaître dans l'ombre, puis se détourna en secouant la tête.
- Ce n'est pas un guerrier.
Kesla acquiesça.
- Mais c'est un père.
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