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EAN : 9782757877050
256 pages
Éditeur : Points (16/01/2020)

Note moyenne : 4.45/5 (sur 123 notes)
Résumé :
Le premier livre du journaliste Hugo Clément. Un manifeste et un guide pratique destiné à tous, aux végétariens qui veulent convaincre, mais aussi aux carnivores qui se posent des questions.

« J’adore la viande. Encore plus le poisson. J’aime l’odeur des saucisses grillées au barbecue, un soir d’été, dans le jardin. Je raffole du poisson que mon père chasse au fusil harpon, du poisson cru sous toutes ses formes, en sushi, en tartare, en ceviche. J’en ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
anlixelle
  04 juillet 2019
C'est une critique que je repousse depuis des mois, et ça ne me ressemble pas. C'est que ce tout petit (mais consistant) livre traite d'un sujet d'actualité brûlant. Je le sais.
D'ailleurs, si vous voulez mettre la pagaille dans une soirée (où l'on mange) ou un repas familial, introduisez une ou deux personnes (au choix) végétarienne(s), végétalienne(s) ou vegan, et attendez un peu. Mais souvent, même sans leur présence, le simple fait de lancer le sujet donne au quart d'heure qui suit une teneur explosive (si si je l'ai observé à de maintes reprises).
Le végétarisme progresse dans la société de façon spectaculaire. Tous les indicateurs nous le disent. On assiste, qu'on le veuille ou pas à une démocratisation très intense de l'intérêt pour le sujet. Fini le temps où l'on en parlait comme d'une mode éphémère adoptée par quelques militants un peu fadas.
Certains ont pris la plume pour nous raconter combien ils appréciaient la viande, la charcuterie et j'en passe. J'écris à l'imparfait, car leur évolution alimentaire ira dans une direction qu'ils pensaient impossible avant.
Hugo Clément, jeune homme volontaire, fait partie de ces personnes, et en tant que journaliste curieux et baroudeur, son témoignage s'éloigne vite du quant-à-soi et de la prise de conscience pour nous donner un tas d'informations étonnantes, captivantes, catastrophiques. Jamais je n'aurais imaginé ça !
Avec son esprit d'analyse et de synthèse tout à fait éclairants, de l'humour là où on en a bien besoin, il nous raconte qu'il n'a pas besoin de viande et de poisson pour être en bonne santé, que « l'élevage et la pêche industriels sont un fléau pour la planète », et « une honte pour l'espère humaine qui se considère à tort comme supérieure ». Malin, le jeune journaliste n'a pas comme volonté de culpabiliser ceux qui mangent des animaux « en raison d'une pratique issue de plusieurs siècles de tradition et autrefois de nécessité ». Il sait que ce serait inefficace.
« Se voir pointer du doigt incite à la défense, pas à la remise en question », nous dit-il.
Hugo Clément, star d'Internet et reporteur connu pour ses investigations aux quatre coins du monde, nous livre donc un documentaire passionnant sur la condition animale qui constitue une sorte d'état d'âme interrogative sur notre rôle environnemental où il explique ce qui s'est passé dans sa tête et ce qu'il a découvert dans ce travail de recherche de synthèse impressionnant. Certes, d'autres s'emploient déjà à nous le montrer dans des reportages télévisés très intéressants, mais "Comment j'ai arrêté de manger les animaux" va bien plus loin.
Dans ce petit ouvrage sincère, l'auteur n'élude pas ses doutes, les difficultés rencontrées et son nouveau rapport au monde qui est en train de germer. Tout y est argumenté, dans une recherche plus que fouillée, un travail d'enquête très dur mais absolument passionnant.
Où l'on découvre que « l'industrie de l'élevage ne nourrit pas la planète. Au contraire, elle l'affame ».
Ni manifeste, ni livre d'action, Comment j'ai arrêté de manger les animaux m'a donc permis d'envisager mes actes du quotidien dans leur globalité en leur donnant le temps et l'attention qu'ils requièrent pour que cela change la donne.
Déjà peu poussée sur la viande pour raisons de santé, ce livre que j'ai mis beaucoup de temps à lire parce qu'il est fourni documentairement (et émotionnellement) parlant m'a profondément marquée. Il a été pour moi un coup de poing, une grande gifle tant son contenu m'a percutée.
Face à l'urgence environnementale et aux défis climatiques, la réponse tient en deux mouvements complémentaires :
En premier, comprendre grâce aux explications. En second, agir.
On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas, à moins de préférer faire confiance aux lobbys, aux médias ou aux puissants qui nous gouvernent (ou les trois à la fois). Les données, d'il y a quelques décennies, quelques siècles ont changé.
C'est indéniable.
Je ne dirai donc que deux mots : Merci Hugo !!!
Je viens de vivre (en travaillant dans un espace non climatisé) le record de température français à 46°C à 17h. Je tente de ne pas développer d'éco-anxiété, mais j'avoue avoir bien des difficultés à m'en défaire.
" Tant qu'il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille " Tolstoï (et il fera de plus en plus chaud !).

Lien : http://justelire.fr/comment-..
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cathe
  02 mars 2019
Hugo Clément, jeune journaliste plutôt écolo, a décidé depuis trois ans d'arrêter complètement de manger de la viande, puis du poisson. Pourquoi ? Pour trois raisons : ce n'est pas nécessaire pour être en bonne santé, c'est mieux pour la planète, et le traitement que l'on fait subir aux animaux d'élevage est ignoble.
Une fois cette prise de conscience acquise, il s'est documenté pour répondre aux nombreuses questions que ne manquait pas de lui poser son entourage. Il a donc consulté des spécialistes du comportement animal pour mettre à bas tous les préjugés sur l'insensibilité et la bêtise des animaux. Oui les volailles, les moutons, les porcs, les vaches, et même les poissons, éprouvent des émotions, ont des capacités cognitives mal connues, et ont tous une forme d'intelligence. Et on en tue plusieurs milliards chaque année sur terre après les avoir élevés dans des conditions innommables.
Puis il s'est renseigné sur les conditions d'abattage, et là le constat est accablant, de nombreux témoignages et de nombreuses vidéos ont montré la violence dans les abattoirs. Autre argument imparable : à ceux qui sont plutôt « écolo » et mangent peu de viande mais de « bonne qualité », il assène que même si les animaux sont élevés dans de meilleures conditions, les abattoirs sont les mêmes et plus de la moitié des animaux seraient découpés sans avoir été assommés (pour gagner du temps)
Autre argument, le plus important peut-être, et qui est bien connu : la majeure partie des céréales et la majeure partie de l'eau sont utilisés pour nourrir les animaux d'élevage… qui ne vont nourrir qu'une partie infime de l'humanité. Si on réduisait de moitié la consommation de viande, on pourrait nourrir une grande partie de l'humanité avec les céréales cultivées…
Et enfin il explique, s'il était encore besoin de le faire, que l'on peut très bien vivre sans manger de viande et de poisson, on peut tout à fait trouver des protéines ailleurs et ce n'est que meilleur pour sa santé !
Voilà donc un livre agréable à lire, accessible à tous et qui est un bon plaidoyer pour la cause végétarienne. Je ne sais pas s'il convaincra les sceptiques. Pour ma part je suis végétarienne depuis une quinzaine d'années, au départ pour des raisons de santé, puis d'environnement, et ce livre me permet de retrouver des arguments et des chiffres pour expliquer ma démarche à mon entourage (entourage plutôt bienveillant en général…)
Merci à Babelio, Masse critique et le Seuil pour ce livre.
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Snail11
  24 août 2020
Hugo Clément nous présente dans ce livre les arguments et les informations qui l'ont amené à devenir végétarien, sans chercher à nous culpabiliser. de par son exemple et son exposé riche et documenté de la situation actuelle, il nous invite à franchir le pas.
Continuer à consommer des animaux, êtres sensibles, est-ce nécessaire et viable pour notre planète et sa biosphère ? Manger de la viande et du poisson n'est pas une nécessité pour être en bonne santé. de plus, la pêche et l'élevage industriels ont un impact environnemental considérable et génèrent d'innombrables souffrances animales.
Livre intéressant, en écho avec Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer, qui ébranle les certitudes des omnivores que nous sommes et nous encourage à passer à l'action.
« Le pouvoir est dans notre assiette. »
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frandj
  09 décembre 2019
Hugo Clément, jeune journaliste de télévision - et végétarien - ouvre un dossier complet sur les anomalies liées à la consommation de la viande. Il se pose d'abord une question simple: quel propriétaire de chien ou de chat accepterait de faire tuer son animal favori, alors qu'il est en bonne santé ? personne ! Alors pourquoi n'avons-nous aucun scrupule face à l'abattage massif des veaux, vaches, cochons, couvées… ? Peut-être croyons-nous que ces animaux n'ont pas de sensibilité ? ou refusons-nous (volontairement) de nous intéresser à la question. L'auteur de ce petit livre établit, références à la clé, que toutes ces bêtes - y compris les poissons ! - souffrent du sort tragique qui leur est imposé par l'homme. Tous (le porc, notamment) ont une forme d'intelligence et en tout cas de sensibilité, qui peut et doit être comparée aux caractéristiques humaines.
Le problème concerne environ 300 millions de vaches, 500 millions de moutons, 1,4 milliards de porcs et… 55 milliards de volaille, chaque année dans le monde ! Témoignages et chiffres à l'appui, Hugo Clément critique en détails l'élevage industriel, qui impose aux animaux de (courtes) vies souvent atroces. La législation française dispose que les bêtes soient étourdies juste avant d'être tuées dans les abattoirs; cette obligation n'est pas souvent correctement respectée par les ouvriers concernés, dont les conditions de travail sont très éprouvantes. A ce sujet, j'ai appris avec effroi que l'abattage rituel (la viande cacher ou halal) est dispensé de ces contraintes légales ! La lecture des chapitres consacrés à l'élevage intensif et aux abattoirs est très pénible - mais c'est la réalité...

A ce réquisitoire, Hugo Clément ajoute des considérations annexes très importantes: l'impact écologique de l'élevage (eau, gaz à effet de serre, etc) et les effets néfastes de l'alimentation carnée sur la santé humaine, notamment.
Actuellement, le nombre de végétariens (et même des végétaliens et végans) augmente un peu dans les pays développés; de plus, une grande partie de cette population diminue sa consommation de viande. Toutefois, la tendance générale est très loin d'être renversée. Selon l'auteur, il faudrait changer radicalement de mentalité, rejeter les préjugés ancrés dans notre culture et renoncer définitivement à la nourriture carnée, pour mettre en cohérence notre connaissance du "dossier viande" et notre type d'alimentation. C'est ce pas décisif que seule une petite minorité a déjà franchi à l'époque actuelle. Il me semble probable que, dans un siècle ou deux, l'abattage massif d'animaux sera jugé criminel, comme l'esclavage des êtres humains est devenu absolument condamnable, sur les plans légal et moral.
Quoique court, ce livre exige de l'attention car l'auteur détaille précisément toutes les questions abordées. Cependant, il n'est pas pesant et ce n'est pas un brûlot trop virulent. Hugo Clément ne cache pas ses propres difficultés et plaide la cause du végétarisme sans fanatisme. Personnellement j'ai apprécié cet ouvrage.
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wooter
  11 novembre 2020
J'ai trouvé dans ce bouquin un écho à celui d'Allen Carr et de sa méthode simple qui m'avait aidé à arreter de fumer les délicieuses gitanes sans filtre il y a quelques années.
A l'époque je m'encrassais les poumons en engraissant les industriels du tabacs et aujourd'hui j'ai dans l'idée qu'encrasser un peu moins la planète en laissant vivre nos copains les animaux pourrait passer par cette petite modification de mon régime alimentaire. Alors j'ai chopé ce bouquin sans a prioris.
La lecture est facile et prenante et si ça ressemble à un gros article de science et vie, on y retrouve un peu le même ton journalistique qui ne se veut pas culpabilisant et c'est plutôt cool !
les chiffres (ils font froid dans le dos) sont ici les données clés, arrivent après une première partie nous rappelant que tous les animaux que nous mettons dans nos assiettes sont capables de raison, éprouvent de la sensibilité et baignent tous dans la cognition, donc que ce sont nos semblables puisque nous sommes issus de la famille des grands singes et que donc c'est pas cool de les manger.
Une deuxième partie plus rustique nous éclaire froidement sur les conditions d'élevage et d'abattage de ceux avec qui nous partageons notre boule bleue.
Et la dernière partie sombre avant éclaircie nous informe entre autre '' qu'environ 70% de la surface agricole mondiale est utilisée pour l'industrie de la viande et des produits laitiers.''
J'enlève juste une petite étoile car la densité de tous ces chiffres et statistiques alourdit parfois la lecture et que cette abondance fait parfois perdre de l'importance aux éléments clés astucieusements résumés en fin de chapitre
Une phrase m'a particulièrement poussée à me mettre le pied à l'étrier :
Est-ce qu'une vache à plus besoin de sa vie, que moi d'un barbecue ?
Si je conjugue ça avec le fait qu'on déforeste l'Amazonie pour y faire pousser du soja, cultivé pour nourrir les bovins, je me dis qu'il est temps de repenser un poil mon mode de consommation, et je remercie l'auteur de m'avoir rappelé tout ça sans être moralisateur.
Une lecture intéressante que je recommande à tous les curieux qui se questionnent, ou pas, sur l'utilité de manger de la viande ou du poisson.
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
AngieLoAngieLo   22 avril 2021
Si la majorité des habitants de cette planète devenaient végétariens, nous aurions réglé une partie du problème climatique et mis fin à la souffrance de milliards d’animaux. Le pouvoir est dans notre assiette.
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AngieLoAngieLo   22 avril 2021
Pendant que vous lisez ces lignes, à quelques dizaines ou quelques centaines de kilomètres de chez vous, des millions d'animaux sont privés de tout ce que la nature peut leur offrir.
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AngieLoAngieLo   22 avril 2021
On peut être quelqu'un de bien et manger un steak tous les jours. On peut aussi être un salaud végétarien.
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Snail11Snail11   21 août 2020
Nous allons sur la mer avec des bateaux ultra-perfectionnés afin de capturer des millions d’individus en déstabilisant les écosystèmes. Puis nous les broyons et transformons en farine pour nourrir d’autres poissons et des poulets, enfermés dans des fermes aquatiques et des hangars. Aberrant, n’est-ce pas ?
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Snail11Snail11   22 août 2020
En 2016, les Nations Unies ont reconnu que l’usage excessif d’antibiotiques, à la fois pour soigner les hommes et les animaux, était la principale cause de résistance aux antimicrobiens. Or, cette résistance est considérée comme l’une des trois plus grosses menaces par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
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Videos de Hugo Clément (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hugo Clément
Extrait du livre audio "Journal de guerre écologique" d'Hugo Clément lu par Cédric Lemaire. Parution numérique le 31 mars 2021.
https://www.audiolib.fr/livre-audio/journal-de-guerre-ecologique
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