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EAN : 9782757877050
256 pages
Éditeur : Points (16/01/2020)

Note moyenne : 4.41/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Le premier livre du journaliste Hugo Clément. Un manifeste et un guide pratique destiné à tous, aux végétariens qui veulent convaincre, mais aussi aux carnivores qui se posent des questions.

« J’adore la viande. Encore plus le poisson. J’aime l’odeur des saucisses grillées au barbecue, un soir d’été, dans le jardin. Je raffole du poisson que mon père chasse au fusil harpon, du poisson cru sous toutes ses formes, en sushi, en tartare, en ceviche. J’en ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
anlixelle
  04 juillet 2019
C'est une critique que je repousse depuis des mois, et ça ne me ressemble pas. C'est que ce tout petit (mais consistant) livre traite d'un sujet d'actualité brûlant. Je le sais.
D'ailleurs, si vous voulez mettre la pagaille dans une soirée (où l'on mange) ou un repas familial, introduisez une ou deux personnes (au choix) végétarienne(s), végétalienne(s) ou vegan, et attendez un peu. Mais souvent, même sans leur présence, le simple fait de lancer le sujet donne au quart d'heure qui suit une teneur explosive (si si je l'ai observé à de maintes reprises).
Le végétarisme progresse dans la société de façon spectaculaire. Tous les indicateurs nous le disent. On assiste, qu'on le veuille ou pas à une démocratisation très intense de l'intérêt pour le sujet. Fini le temps où l'on en parlait comme d'une mode éphémère adoptée par quelques militants un peu fadas.
Certains ont pris la plume pour nous raconter combien ils appréciaient la viande, la charcuterie et j'en passe. J'écris à l'imparfait, car leur évolution alimentaire ira dans une direction qu'ils pensaient impossible avant.
Hugo Clément, jeune homme volontaire, fait partie de ces personnes, et en tant que journaliste curieux et baroudeur, son témoignage s'éloigne vite du quant-à-soi et de la prise de conscience pour nous donner un tas d'informations étonnantes, captivantes, catastrophiques. Jamais je n'aurais imaginé ça !
Avec son esprit d'analyse et de synthèse tout à fait éclairants, de l'humour là où on en a bien besoin, il nous raconte qu'il n'a pas besoin de viande et de poisson pour être en bonne santé, que « l'élevage et la pêche industriels sont un fléau pour la planète », et « une honte pour l'espère humaine qui se considère à tort comme supérieure ». Malin, le jeune journaliste n'a pas comme volonté de culpabiliser ceux qui mangent des animaux « en raison d'une pratique issue de plusieurs siècles de tradition et autrefois de nécessité ». Il sait que ce serait inefficace.
« Se voir pointer du doigt incite à la défense, pas à la remise en question », nous dit-il.
Hugo Clément, star d'Internet et reporteur connu pour ses investigations aux quatre coins du monde, nous livre donc un documentaire passionnant sur la condition animale qui constitue une sorte d'état d'âme interrogative sur notre rôle environnemental où il explique ce qui s'est passé dans sa tête et ce qu'il a découvert dans ce travail de recherche de synthèse impressionnant. Certes, d'autres s'emploient déjà à nous le montrer dans des reportages télévisés très intéressants, mais "Comment j'ai arrêté de manger les animaux" va bien plus loin.
Dans ce petit ouvrage sincère, l'auteur n'élude pas ses doutes, les difficultés rencontrées et son nouveau rapport au monde qui est en train de germer. Tout y est argumenté, dans une recherche plus que fouillée, un travail d'enquête très dur mais absolument passionnant.
Où l'on découvre que « l'industrie de l'élevage ne nourrit pas la planète. Au contraire, elle l'affame ».
Ni manifeste, ni livre d'action, Comment j'ai arrêté de manger les animaux m'a donc permis d'envisager mes actes du quotidien dans leur globalité en leur donnant le temps et l'attention qu'ils requièrent pour que cela change la donne.
Déjà peu poussée sur la viande pour raisons de santé, ce livre que j'ai mis beaucoup de temps à lire parce qu'il est fourni documentairement (et émotionnellement) parlant m'a profondément marquée. Il a été pour moi un coup de poing, une grande gifle tant son contenu m'a percutée.
Face à l'urgence environnementale et aux défis climatiques, la réponse tient en deux mouvements complémentaires :
En premier, comprendre grâce aux explications. En second, agir.
On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas, à moins de préférer faire confiance aux lobbys, aux médias ou aux puissants qui nous gouvernent (ou les trois à la fois). Les données, d'il y a quelques décennies, quelques siècles ont changé.
C'est indéniable.
Je ne dirai donc que deux mots : Merci Hugo !!!
Je viens de vivre (en travaillant dans un espace non climatisé) le record de température français à 46°C à 17h. Je tente de ne pas développer d'éco-anxiété, mais j'avoue avoir bien des difficultés à m'en défaire.
" Tant qu'il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille " Tolstoï (et il fera de plus en plus chaud !).

Lien : http://justelire.fr/comment-..
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Commenter  J’apprécie          407
cathe
  02 mars 2019
Hugo Clément, jeune journaliste plutôt écolo, a décidé depuis trois ans d'arrêter complètement de manger de la viande, puis du poisson. Pourquoi ? Pour trois raisons : ce n'est pas nécessaire pour être en bonne santé, c'est mieux pour la planète, et le traitement que l'on fait subir aux animaux d'élevage est ignoble.
Une fois cette prise de conscience acquise, il s'est documenté pour répondre aux nombreuses questions que ne manquait pas de lui poser son entourage. Il a donc consulté des spécialistes du comportement animal pour mettre à bas tous les préjugés sur l'insensibilité et la bêtise des animaux. Oui les volailles, les moutons, les porcs, les vaches, et même les poissons, éprouvent des émotions, ont des capacités cognitives mal connues, et ont tous une forme d'intelligence. Et on en tue plusieurs milliards chaque année sur terre après les avoir élevés dans des conditions innommables.
Puis il s'est renseigné sur les conditions d'abattage, et là le constat est accablant, de nombreux témoignages et de nombreuses vidéos ont montré la violence dans les abattoirs. Autre argument imparable : à ceux qui sont plutôt « écolo » et mangent peu de viande mais de « bonne qualité », il assène que même si les animaux sont élevés dans de meilleures conditions, les abattoirs sont les mêmes et plus de la moitié des animaux seraient découpés sans avoir été assommés (pour gagner du temps)
Autre argument, le plus important peut-être, et qui est bien connu : la majeure partie des céréales et la majeure partie de l'eau sont utilisés pour nourrir les animaux d'élevage… qui ne vont nourrir qu'une partie infime de l'humanité. Si on réduisait de moitié la consommation de viande, on pourrait nourrir une grande partie de l'humanité avec les céréales cultivées…
Et enfin il explique, s'il était encore besoin de le faire, que l'on peut très bien vivre sans manger de viande et de poisson, on peut tout à fait trouver des protéines ailleurs et ce n'est que meilleur pour sa santé !
Voilà donc un livre agréable à lire, accessible à tous et qui est un bon plaidoyer pour la cause végétarienne. Je ne sais pas s'il convaincra les sceptiques. Pour ma part je suis végétarienne depuis une quinzaine d'années, au départ pour des raisons de santé, puis d'environnement, et ce livre me permet de retrouver des arguments et des chiffres pour expliquer ma démarche à mon entourage (entourage plutôt bienveillant en général…)
Merci à Babelio, Masse critique et le Seuil pour ce livre.
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frandj
  09 décembre 2019
Hugo Clément, jeune journaliste de télévision - et végétarien - ouvre un dossier complet sur les anomalies liées à la consommation de la viande. Il se pose d'abord une question simple: quel propriétaire de chien ou de chat accepterait de faire tuer son animal favori, alors qu'il est en bonne santé ? personne ! Alors pourquoi n'avons-nous aucun scrupule à l'abattage massif des veaux, vaches, cochons, couvées… ? Peut-être croyons-nous que ces animaux n'ont pas de sensibilité ? ou bien refusons-nous (volontairement) de nous intéresser à la question. L'auteur de ce petit livre établit, références à la clé, que toutes ces bêtes - y compris les poissons ! - souffrent du sort tragique qui leur est imposé par l'homme. Tous (le porc, notamment) ont une forme d'intelligence et en tout cas de sensibilité, qui peut et doit être comparée aux caractéristiques humaines.
Le problème concerne environ 300 millions de vaches, 500 millions de moutons, 1,4 milliards de porcs et… 55 milliards de volaille, chaque année dans le monde ! Témoignages et chiffres à l'appui, Hugo Clément critique en détails l'élevage industriel, qui impose aux animaux de (courtes) vies souvent atroces. La législation française dispose que les bêtes soient étourdies juste avant d'être tuées dans les abattoirs; cette obligation n'est pas souvent correctement respectée par les ouvriers concernés, dont les conditions de travail sont très éprouvantes. A ce sujet, j'ai appris avec effroi que l'abattage rituel (viande cacher ou halal) est dispensé de ces contraintes légales ! La lecture des chapitres consacrés à l'élevage intensif et aux abattoirs est très pénible - mais c'est la réalité...

A ce réquisitoire, Hugo Clément ajoute des considérations annexes très importantes: l'impact écologique de l'élevage (eau, gaz à effet de serre, etc) et les effets néfastes de l'alimentation carnée sur la santé humaine, notamment.
Actuellement, le nombre de végétariens (et même des végétaliens et végans) augmente un peu dans les pays développés; de plus, une grande partie de cette population diminue sa consommation de viande. Toutefois, la tendance générale est très loin d'être renversée. Selon l'auteur, il faudrait changer radicalement de mentalité, rejeter les préjugés ancrés dans notre culture et renoncer définitivement à la nourriture carnée, pour mettre en cohérence notre connaissance du "dossier viande" et notre type d'alimentation. C'est ce pas décisif que seule une petite minorité a déjà franchi à l'époque actuelle. Il me semble probable que, dans un siècle ou deux, l'abattage massif d'animaux sera jugé criminel, comme l'esclavage des êtres humains est devenu absolument condamnable, sur les plans légal et moral.
Quoique court, ce livre exige de l'attention car l'auteur détaille précisément toutes les questions abordées. Cependant, il n'est pas pesant et ce n'est pas un brûlot trop virulent. Hugo Clément ne cache pas ses propres difficultés et plaide la cause du végétarisme sans fanatisme. Personnellement j'ai apprécié cet ouvrage.
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Marinebltr
  01 mars 2019
"Il y a deux types de personnes: celles qui connaissent les animaux et qui se demandent pourquoi on fait des recherches pour prouver tout cela, alors que c'est évident, et celles qui tombent des nues quand on démontre la complexité des chères, des vaches ou des cochons."
Cette citation résume parfaitement le livre d'Hugo Clément. Très bien documenté, l'auteur nous présente les animaux sous un nouveau jour. En effet, il décrypte à partir de ses rencontres, ses expériences, ses lectures le comportement des animaux et tend à nous sortir du déni dans lequel nous sommes concernant les sentiments et l'intelligence des animaux. Car oui, de nombreux travaux, bien que peu mis en avant, nous l'ont déjà montré, les animaux d'abattage mais également les poissons ressentent des émotions. Après la lecture de cet ouvrage, on ne peut plus se cacher derrière de fausses idées.
Très bon ouvrage ! Je n'ai mis que 3,5 plus pour la forme que le fond que j'ai moins appréciée.
Je connaissais que très peu Hugo Clément à travers quelques vidéos et post mais j'apprécie son investissement plus que rafraîchissant.
Je recommande ce livre à tous les végétariens en transition ou non ou même à toute personne qui serait intéressée par la question animale.
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Lilite
  12 mars 2019
Intéressée par la cause animale depuis maintenant quelques années, je suis devenue pesco végétarienne (je ne mange pas de viande mais je continue de manger du poisson). Je n'avais alors jamais lu de livre sur l'impact d'un monde carnivore. Bien sûr j'avais lu des articles, vu des reportages… Sans quoi je n'aurais jamais dit stop à la viande. Seulement ici on a un vrai travail de fond, aucun domaine n'est négligé. le résultat est alors explosif !
Hugo Clément a fait un travail incroyable avec ce livre. Très instructif, s'appuyant sur des tas d'études scientifiques, il est cependant à la portée de tous. J'ai beaucoup apprécié son ton bienveillant. A aucun moment il est agressif vis à vis des consommateurs de viande. Ce livre n'a pas pour but de les incriminer mais plutôt de leur montrer tous les avantages à passer à une alimentation végétale. Aussi bien pour les animaux, sa santé ou la planète.
Je me suis beaucoup reconnue dans son parcours. Avant de devenir végétarien il a continué à consommer du poisson puis à réalisé que ça n'avait pas de sens. Cela fait bientôt deux ans que je ne mange plus de viande et je suis maintenant en pleine transition pour les poissons et autres produits de la mer. J'espère avoir tout arrêté d'ici cet été. Comme le dit Hugo Clément, il faut réfléchir à son alimentation pour ne pas être en carence de protéine, d'acides aminés, fer… C'est le travail que je fais actuellement. Ce livre brise totalement cette vieille croyance selon laquelle l'homme a besoin de viande pour vivre.
J'ai adoré les « arguments » des carnivores que l'on retrouve dans ce livre. Combien de fois moi aussi je les ai entendu. « L'homme mange de la viande depuis toujours », « Je n'achète que de la viande produite dans le respect du bien-être animal »… Hugo Clément m'a fourni une argumentation sans fin pour les prochains qui me sortiront leur laïus.
En conclusion cette lecture est un sacré booster. Je n'ai jamais été une folle de viande, par contre je ne disais pas non à la charcuterie. Cependant l'arrêt a été assez facile. Pour le poisson c'est différent, j'adore ça. Et pareil pour les crustacés. D'où ma consommation encore occasionnelle, mais c'est décidé, j'arrête !
Lien : https://justlilite.wordpress..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
VivianeWardVivianeWard   21 avril 2019
Ces observations et les travaux scientifiques montrent que les animaux que nous mangeons sont des êtres sensibles et – souvent – solidaires.
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Vidéo de Hugo Clément
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