AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782413019657
40 pages
Delcourt (15/04/2020)
4.07/5   101 notes
Résumé :
Pour Jeannot, la vie était simple et heureuse jusqu'à ce drame qui a tout changé. Depuis il s'est mis à entendre ce que disent les arbres et les plantes. Cela paraît un peu fou mais il peut vraiment les entendre ! On pourrait croire à un don du ciel inestimable, mais Jeannot y voit plutôt une malédiction car les arbres sont bêtes comme leurs racines...
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
4,07

sur 101 notes
5
10 avis
4
15 avis
3
3 avis
2
0 avis
1
0 avis

Un jardinier qui parle aux plantes et aux arbres qu'il soigne, c'est plutôt "habituel" me direz-vous. Tous, ou presque tous, les jardiniers s'adressent à leurs plantations. Je les enjoins, souvent pour ma part, de pousser et de proliférer :"Allez, mes tomates, rougissez, piquez un fard. Petits radis, abusez de la peinture fuschia pour barbouiller votre museau. Et toi, belle ipomée, enroule-toi et fais jaillir tes corolles comme autant de clins d'oeil quotidiens."

Mais si le jardinier en question reçoit une réponse, voire si les végétaux s'adressent à lui...c'est beaucoup plus extraordinaire...et c'est comme un don !

Jeannot, ce jardinier aux cheveux de neige le possède... comme un legs, mais un legs empreint de chagrin et de larmes... Et Jeannot est toujours en colère et il dirige sa hargne vers ceux qu'il aime - comme toujours ! - vers les seuls qui lui parlent : les arbres et les plantes dont il ne supporte, en fait, pas les chuchotements et les gazouillis...

Alors, il taille, il coupe, il abat...il meurtrit autant qu'il l'est lui-même... Il veut le silence pour s'enfermer un peu plus dans sa solitude, pour se replier davantage… parce que… sa vie a basculé et qu'il vit désormais en la seule compagnie de ses souvenirs, de ses regrets, de ses remords...

Un jour, son besoin de tout régenter - l'ordre, toujours l'ordre ! - le fait croiser Josette et son chien Dagobert.

Et parfois, les chagrins se partagent et les yeux s'ouvrent à consoler l'autre...

C'est la critique d'une amie babéliote, inaji, sur un opuscule de cette série qui m'a donné l'envie de trouver cette BD, moi qui suis plus que novice dans le genre - il fallait un déclic pour que je franchisse le pas et ose pénétrer ce royaume d'images et de bulles ! La douceur distillée qui se dégageait de son avis de lecture m'était devenue indispensable et je la devinais bénéfique...

Et je dois dire que je n'ai pas été déçue : les dessins sont beaux, colorés, dans un chatoiement de tons qui retient la rétine, les personnages attachants et leurs malheurs sont de ceux que l'on rencontre tous et que l'on sait plus ou moins partager et c'est ce non-partage qui entraîne la colère et c'est cette colère qui fait que Jeannot use davantage du sécateur que de la caresse... Cet album laisse pétiller l'émotion, malgré tout. Tout est subtilement raconté et les fleurs sont des personnages loin d'être secondaires, leur palette de sentiment est aussi évocatrice que celle des humains. J'ai souffert avec Jeannot et avec Josette mais aussi beaucoup également avec les deux arbres du jardin de Jeannot...Mais chutt, je ne peux pas tout raconter !

Un scénario tout en retenue, on devine mais tout se dévoile petit à petit comme une confidence qui nous est accordée...

Un très beau moment pour expliquer aux plus jeunes - et à tous, finalement- que la mort est souvent soeur de colère et que se replier fait fructifier cette colère qui se retourne contre ce ou ceux qu'on aime le plus...

Une première incursion dans "le monde imagé" - Merci encore, inaji ! - que je vais poursuivre, il fallait l'impulsion, l'audace du premier album saisi...Et voilà, je suis contaminée !!

Commenter  J’apprécie          428

💬 Laisse-moi te présenter Jeannot, ce p'tit vieux assis sur un banc ...

Figure-toi qu'il a un super-pouvoir : il communique avec la nature.

« Waouh ! » je t'entends t'exclamer !

Pour toi certainement mais ... pas pour lui.

Parce que ce don ravive chez lui un terrible passé, une perte immense ...

De son métier de jardinier, il a certes gardé la passion ... mais une passion assombrie, ternie par les drames de la vie. Alors gare aux murmures incessants de la nature, Jeannot le bougon impulsif à le sécateur lest !

Et puis, un jour ....

Te dire simplement que ce Jeannot, derrière sa colère, cache une infinie tendresse. de celles qui bouleversent.

Dans ces bulles, tu trouveras une jolie poésie. Poésie des mots et du dessin, en parfaite harmonie.

Un p'tit bijou tout en émotions qui plaira aux plus jeunes comme aux grands.

À partager, pour aborder, en douceur, le thème difficile du deuil.

Très belle découverte qui a su toucher mon p'tit coeur !

Et l'envie maintenant de découvrir les autres ouvrages de cette série Les contes des coeurs perdus.

Et toi ? Les connais-tu ?

Commenter  J’apprécie          274

Cette jolie BD pleine d'émotions aborde des sujets difficiles, sensibles et réalistes. En lisant la quatrième de couverture, je ne m'attendais pas à une telle ambiance. J'imaginais davantage un récit doux, avec de la magie et des moments drôles. Cela dit, je n'ai pas été déçue ! C'était différent de mes attentes, mais je me suis régalée et j'ai été émue. Dès le début de l'histoire, on va mettre en avant le pouvoir magique de Jeannot : le lien végétal. le vieil homme a la capacité de comprendre les plantes, les arbres et la nature en général. Un pouvoir séduisant sur le papier, mais loin d'être pratique ou de tout repos ! Par exemple, le vieillard est sans cesse embêté par un duo d'arbres enlaçant leurs branches. Les deux tourtereaux ne font que se murmurer des mots doux, ce qui renvoie directement Jeannot à sa solitude. Son attitude est alors aigrie et agressive. Ce don est également problématique, puisque les légumes ne cessent de hurler leur douleur lorsqu'ils sont cuisinés ! Pas facile de voir sa soupe crier ou ses patates sautées pleurnicher dans la casserole… (Non. Jeannot ne peut donc pas être vegan…) Tout ce qui tourne autour du pouvoir de Jeannot m'a plu, notamment lors des passages avec les deux arbres.

L'humour est présent, que ce soit avec les échanges cocasses liés au pouvoir magique, à travers la narration ou via des jeux de mots. Toutefois, ce n'est pas ce que je retiendrais : ce qui est surtout mis en valeur, c'est le vécu douloureux de Jeannot. Pourquoi est-il tellement en colère ? Quel secret cache-t-il ? Pourquoi s'en prendre à la nature ? Pourquoi, malgré sa rencontre avec Josette, il reste à ce point renfermé sur lui-même ? Mon attachement pour ce vieux râleur a été rapide. de ce fait, j'ai rapidement eu envie de le voir à nouveau heureux. La révélation sur le mal-être qui le ronge a été intense. Et la page avec la fleur qui se fane peu à peu est marquante. Son traumatisme est compréhensible…De façon générale, les illustrations sont magnifiques et émouvantes. Parfois, le texte est absent, mais tellement de choses se passe à travers les dessins que cela n'a pas d'importance.

Des illustrations expressives, un soupçon d'humour, une grande dose de sentiments, des thématiques fortes (deuil, solitude, résilience, amour, …), rendent cet album magnifique. On en demanderait plus ! Apparemment, c'est possible : d'après les avis vus sur internet, cette BD fait écho à une autre intitulée « Chaussette ». Il faudrait que je mette la main dessus…


Lien : https://lespagesquitournent...
Commenter  J’apprécie          160

Une belle histoire émouvante, en parallèle de la BD Chaussette où il est question de deuil, d'amour, de reconstruction. L'auteur est le même, pas l'illustrateur mais les images sont très belles aussi.

Un peu de fantastique avec des fleurs et des arbres qui parlent à Jeannot, un peu d'écologie et de l'humour pour aborder des sujets graves. Encore un petit bijou en BD jeunesse !

Commenter  J’apprécie          160

Jeannot est jardinier et il arrive à communiquer avec les végétaux. Un jour, il croise Josette et son chien Dagobert. Loïc Clément et Carole Maurel imaginent cette rencontre dans Jeannot, un très joli album tendre et bienveillant. C'est une histoire parallèle à l'album chaussette de Loïc clément et ceci crée un jeu de clin d'oeil littéraire amusant. Mais c'est album est touchant par sa façon d'aborder les thèmes de l'absence, de la solitude et l'amour au quatrième âge et l'écologie, le tout mâtiné d'un brin de fantastique mais également d'humour.

Commenter  J’apprécie          140


critiques presse (2)
Ricochet
08 octobre 2020
Une très belle bande dessinée pleine d’espoir, à lire dans la série des « Contes des coeurs perdus ».
Lire la critique sur le site : Ricochet
BDGest
03 juillet 2020
Avec tendresse et poésie, Jeannot propose aux jeunes lecteurs de découvrir comment un autre cœur desséché a pu refleurir. À lire.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation

C'est précisément cette douleur indicible qui m'avait fait ce que j'étais.

Un excentrique, un survivant un peu maboul ayant trouvé refuge dans des obsessions qui l'ont peu à peu consummé.

Commenter  J’apprécie          321

Lorsqu'un enfant perd ses parent, on parle d'orphelin.

Lorsqu'un homme perd sa femme, on parle de veuf.

Mais lorsqu'un père se voit privé de son enfant, il n'existe pas de mot.

Aucun qualificatif ne peut rendre la mesure de ce qu'un tel drame représente.

Le langage est trop pauvre.

Qualifier cette douleur est vain. (p.33)

Commenter  J’apprécie          20

Même après plusieurs années, je n'ai rien dit à personne pour mon pouvoir, parce que si les gens savaient, ils diraient que c'est dans ma tête.

- Juste un petit rafraîchissement des pointes s'il vous plaît.

- J'suis pas ton coiffeur !

Commenter  J’apprécie          30

Il devenait urgent de vivre.

Que les étoiles s'illuminent, qu'elles nous égayent...

Célébrer la lune et le soleil...

Contempler l'océan...

Observer la forêt...

Car tout ce qui est bon peut advenir désormais.

Commenter  J’apprécie          30

Oui, je sais, ça paraît foldingue un jardinier qui comprend le murmure végétal, mais je raconte pas de galéjades. On pourrait penser à un don du ciel… mais moi, je crois surtout que c’est une malédiction, car si vous pouviez entendre parler les plantes, comme moi… vous constateriez que la plupart sont bêtes comme leurs racines.

Commenter  J’apprécie          10

Lire un extrait
Videos de Loïc Clément (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Loïc Clément
Super Pixel Boy 1
autres livres classés : JardiniersVoir plus
Notre sélection Bande dessinée Voir plus





Quiz Voir plus

Le Temps des Mitaines

Comment s'appelle le héros de l'histoire ?

Willo
Arthur
Alexis

10 questions
28 lecteurs ont répondu
Thème : Le Temps des Mitaines de Loïc ClémentCréer un quiz sur ce livre