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ISBN : 2371000248
Éditeur : NOUVEL ATTILA (15/09/2016)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 21 notes)
Résumé :
C'est l'histoire d'un homme qui se réveille chaque matin dans un lit d'hôpital différent, sous un nom différent, victime d'une overdose d'une drogue différente. John Vincent est un faussaire de génie qui, pour échapper aux autorités judiciaires et sanitaires endosse des identités à l'infini. À mi-chemin de Trainspotting et de Memento, Manuel du contorsionniste est un très beau texte sur le corps, l'éducation et le vertige de l'identité, qui rappelle Irvine Welsh ou ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Amnezik666
  08 décembre 2016
C'est un scandale !!! Pourquoi a-t-il fallu 14 longues années pour que ce bouquin soit enfin disponible en français ? Et en plus c'est un éditeur modeste (Le Nouvel Attila) qui s'y colle. Un grand merci à eux et chapeau bas pour le travail accompli (je pense notamment au traducteur, Théophile Sersiron). Mesdames, messieurs, le Contorsionniste a tout pour devenir un livre culte ; vous en doutez ? Lisez-le et on en reparlera.
Un roman totalement inclassable, à la fois thriller psychologique et roman noir, mais aussi bien plus que ça. Alternant humour et situations extrêmement tendues, l'auteur joue aussi bien avec nos émotions qu'avec nos nerfs. Un OLNI est ce qui définirait le mieux ce bouquin impossible à caser dans un genre prédéfini, et pour cause, il obéit à ses propres règles (un sacré tour de force pour un premier roman).
Ce n'est par hasard que j'ai employé le terme caméléon dans ma présentation du bouquin. Difficile en effet de ne pas penser à la série le Caméléon dans laquelle le héros, Jarod, endosse une nouvelle identité/personnalité à chaque épisode. John Vincent est une sorte de Jarod puissance 10, il peaufine chaque changement d'identité jusque dans les moindres détails, à grand renfort de (faux) justificatifs.
Mais qui est exactement John Vincent et pourquoi ces multiples changements d'identité ? Ah que voilà une question que vous n'aurez de cesse de vous poser au fil des pages. Il faut dire que John (ah oui j'ai oublié de vous signaler que le bouquin était écrit à la première personne) aime tourner autour du pot quand il nous raconte son histoire. Mais n'allez surtout pas croire qu'il s'autorise ces nombreux flash-backs sans avoir une bonne raison de le faire. N'oubliez pas que notre gars ne laisse jamais rien au hasard. Les réponses viendront en temps et en heure, de fil en aiguille.
Si je peux vous donner un conseil, laissez-vous simplement guider par l'auteur et le récit de John, inutile de vous triturer les neurones pour essayer d'anticiper les explications du narrateur, dégustez simplement le parcours (chaotique) de John Vincent, à votre rythme.
Le rythme du récit en quant à lui plutôt lent, presque hypnotique (je dirai presque envoûtant) mais à aucun moment ennuyant, loin s'en faut l'auteur sait focaliser toute notre attention et notre vigilance sur son intrigue (totalement addictif comme bouquin). Aussi la brusque accélération dans les derniers chapitres nous prend quelque par surprise. Et que dire de l'ultime revirement ? Grandiose, tout simplement magistral.
Craig Clevenger profite de son récit et de son héros atypique pour se livrer à un réquisitoire à charge contre le processus d'évaluation psychiatrique et d'internement. Même les systèmes éducatifs et judiciaires en prennent pour leur grade au passage. Si vous avez encore des illusions sur la grandeur du Rêve Américain ce roman devrait achever de les balayer d'une pichenette.
J'ai salué le travail de traduction de Théophile Sersiron car je suppose qu'il n'a pas dû être simple de jongler avec un texte pareil. Chaque personnalité qu'endosse John à sa façon de se comporter et de parler. Changement de style lorsque John (Daniel Fletcher) fait face au psy qui tente de percer ses secrets (un face à face verbal, non verbal et psychologique), ou quand il nous raconte son histoire ou s'adresse au lecteur pour lui confier les secrets de son « talent ».
Une belle découverte (pour ne pas dire une révélation) de cette fin d'année 2016. Dommage que la sortie de ce roman ait été aussi peu médiatisée, j'espère que la blogosphère lui offrira toute la publicité qu'il mérite.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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roma1005
  23 janvier 2017
John Vincent est un faussaire. Depuis tout petit il recopie et imite des dessins à la perfection. Plus grand il va se servir de ce don afin de s'inventer de nouvelles identités et fuir lorsque ses trafics en tout genre tournent mal. Mais John à une faiblesse, ses migraines, ses "crevedieu" comme il les appelle et se gave de médocs jusqu'à frôler l'overdose. Comme à chaque fois, il doit être évalué par un psy pour savoir si il peut sortir ou si il représente un danger pour lui ou la société. Et c'est là que le génie de John apparaît car il connaît tous les rouages de ses consultations mais cette fois cela ne va pas être aussi simple...
Vous aimez Trainspotting et Fight Club ? Si oui alors foncez 👍
C'est clairement le même style, l'auteur nous emmène dans les pensées d'un personnage principal assez déroutant 🤔.
Je pense que c'est le genre de livre ou on adhère ou pas 😉.
En ce qui me concerne, ça l'a fait !!!
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loudarsan
  08 décembre 2016
Joueur génial qui décrypte ses propres tours de prestidigitation, le John Vincent de Craig Clevenger ressemble fort à un Keyser Söze qui rectifierait en voix off et en live les affabulations de son récit, ou à un héros de comics échappé d'un Fight Club façon film d'arnaque. Alternance de scènes d'interrogatoire et de flashback couronnée d'un twist final génial, le contorsionniste est un coup de poker, un immense bluff qui bouscule les codes narratifs, un récit haletant, rythmé et assez jouissif que l'on peut déjà ranger parmi ses classiques. (...)
Lire la critique entière ici :
Lien : http://addict-culture.com/le..
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nadinelouis001
  01 mai 2017
j'ai passé un bon moment à le lire, très vite. Sujet original, un type plein de ressources, notamment en drogues de toutes sortes, une imagination incroyable se jouant des administrations américaines. le héro est carrément gonflé. On se demande jusqu'où il va aller comme ça, comment il va se sortir de ses sacs de noeuds et on est admiratif de ce faussaire à l'esprit vif.
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MrWill
  03 février 2017
C'est un livre inclassable (pourquoi classer les livres d'ailleurs?). le personnage principal vous emmène à travers ses multiples identités dans sa recherche de lui même !!!
De la schizophrénie de haut vol et maîtrisée si je puis dire!!!!
Réellement captivant😊
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   08 août 2016
C’est comme ça que Raspoutine m’a trouvé. Le chat de Molly, six kilos de fourrure mouchetée, elle l’avait adopté après sa collision avec le Bridgestone avant droit d’un pickup en excès de vitesse. Raspoutine était aveugle et quasiment édenté suite à l’accident, son incisive restante sortant de sa bouche à angle droit. Il ne mangeait que des trucs mous. Il miaulait en vous regardant de ses deux globes transparents remplis de blanc d’œil, les rabats délogés de ses rétines se balançant à l’intérieur. J’avais l’habitude d’éteindre la lumière et de le prendre dans mes bras tandis qu’il ronronnait. De braquer une lampe torche sur son visage et de regarder à travers les billes mortes de ses yeux et de voir son cerveau. Molly devenait folle quand je faisais ça.
J’ai essayé de me relever, de soulever le poids de mes côtes de mes poumons, mais je n’y arrivais pas. Je n’arrivais pas à plier les doigts ou à bouger les lèvres. Je n’arrivais pas à empêcher ma langue de glisser en arrière et d’obstruer mon cou. Je voulais dormir mais me forçais à reeespirer, un sifflement mécanique qui perçait mon brouillard. J’étais étendu sur le dos, une lance orange de coucher de soleil me poignardait en pleine face à travers une fente du rideau où le chatterton s’était décollé.
Raspoutine poussa un miaulement d’attention et me lécha le visage jusqu’à ce que le papier de verre de sa langue me brûle hors de ma torpeur. Un ronronnement bruyant, le bruit d’une guêpe au ralenti dans mon oreille. Il s’installa sur mon sternum, lourd comme un sac de sable. Les parois de mes poumons se touchèrent, restèrent collées.
Bruits : Porte. Sac à main s’écrasant sur la moquette. Le poids de Raspoutine disparaît et une délicieuse, délicieuse bouffée d’air salvatrice. La voix de Molly, Bébé, oh mon dieu, Bébé.
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Charybde2Charybde2   08 août 2016
La combinaison à surveiller de près est jeune et blasé, ou jeune et aigri. On peut les voir dans les fêtes, ces diplômés ou ces internes qui vous parlent de syndromes, de maladies, de déviances et de troubles, et qui aiment tellement, tellement, parler. Ils s’expriment en demi phrases avec un sourire plissé et entendu, vous regardent hésiter et reprennent de plus belle.
Au cours d’un entretien, si vous faites une remarque du style vous voyez ce que je veux dire ? ils répondront, Non, pourquoi ne pas m’expliquer ? Et ils ne cherchent qu’une anecdote à raconter, au diable la confidentialité. Ils jurent qu’ils peuvent voir les habits neufs de l’empereur. Rien n’effraye plus un jeune psy que de déclarer un patient juste un peu triste en ce moment, recommande exercice et grand air. Vous lui dites que vous avez tapé dans un distributeur automatique qui a avalé vos centimes et il vous épinglera comme schizophrène doté de troubles bipolaires graves et d’un complexe œdipien. Alors vous leur dites que vous ne dormez pas bien. Vous leur dites que vous pensez toujours à une ancienne copine. Ne leur dites pas que tout va bien ou que vous entendez des voix. Dites leur, mon patron est un con, j’arrive pas à dormir, je sais pas quoi faire de ma vie. Restez dans le banal et croisez les doigts.
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Charybde2Charybde2   08 août 2016
Daniel Fletcher a une intraveineuse de sérum phy, et la gorge douloureuse après qu’on lui y a enfoncé un tube en caoutchouc enduit de lubrifiant pour un lavage d’estomac. Daniel Fletcher refuse un aspirine pour sa trachée enflée parce qu’une ancienne overdose d’aspirine lui avait ulcéré l’estomac. Mais Daniel Fletcher n’a pas pris trop d’aspirine. Ça c’était Paul Macintyre. Donc cette IMV n’est pas dans le dossier médical de Daniel, ni aucune autre IMV, tentative de suicide ou antécédent de maladie mentale.
Daniel Fletcher vient de Corvallis en Oregon. Je viens souvent d’Oregon, ou d’Arizona, ou parfois de coins perdus du Texas ou de Washington, du Massachusetts aussi une fois, mais principalement d’Oregon.
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Video de Craig Clevenger (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Craig Clevenger
Benoît Virot présente "Le contorsionniste" de Craig Clevenger .Benoît Virot vous présente "Le contorsionniste" de Craig Clevenger. Parution le 15 septembre 2016 aux éditions le Nouvel Attila. Traduit de l'américain par Théophile Sersiron. Rentrée littéraire 2016. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/clevenger-craig-manuel-contorsionniste-9782371000247.html Notes de Musique : Overdose by Jahzzar. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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