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ISBN : 2253180122
Éditeur : Le Livre de Poche (17/01/2018)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Rosemary est la petite sœur du futur président John Fitzgerald Kennedy. Différente des autres membres de la fratrie, elle accuse un léger retard mental associé à des troubles de l’humeur. Pour le patriarche, Joe Kennedy, obsédé par la réussite, sa famille doit incarner le rêve américain. Ce n’est pas le cas de Rosemary.

Un peu rebelle, elle affectionne les fêtes, pratique la voile et le tennis. En 1939, elle obtient un diplôme d’éducatrice auxiliaire,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  12 mai 2016
Rosemary est le troisième enfant de Joseph et Rose Kennedy (ils en ont eu huit). Comme ses grands frères, Joe et John, elle est née dans la maison familiale de Boston. C'est un bébé ravissant chez qui on décèle très vite un léger retard mental que ses parents tentent de combler pendant de nombreuses années.
Rosemary est confiée à des précepteurs, passe d'établissements scolaires en institutions spécialisés, mais, au fil du temps, est sujette à des crises de rage aggravées par ce changement constant d'environnement. La jeune fille qui est belle, aime sortir et a même été présentée au couple royal anglais, inquiète maintenant ses parents qui craignent un éventuel scandale.
Joseph Kennedy décide alors, sans consulter Rose, de faire pratiquer sur sa fille une opération très risquée. Le geste chirurgical, une lobotomie, est un échec total qui laisse Rosemary lourdement handicapée. Placée dans une institution, elle disparaît de la vie familiale et ce n'est qu'après la mort de Joseph que sa mère, ses frères et ses sœurs peuvent lui rendre visite.
Ce livre, écrit par une historienne qui a consulté de nombreuses archives des Kennedy, notamment celles récemment ouvertes, comme les lettres de Rosemary, est remarquable. Il montre une image peu répandue d'une famille brillante que le handicap a changée. Les Kennedy ont soutenu financièrement de nombreuses associations de handicapés et John, devenu président, a fait voter des lois importantes en leur faveur.
Même s'ils ont fait des erreurs, obsédés qu'ils étaient par la réussite de leurs enfants, Joseph et Rose, à leur manière, aimaient leur fille et voulaient son bien. Rosemary est morte en 2005, à l'âge de 86 ans, entourée de personnes qui prenaient soin d'elle depuis longtemps.
Ce récit de son histoire et de celle de sa mythique famille se lit d'une traite car il est passionnant.
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tynn
  05 octobre 2016
Je suis entrée dans ce livre sur la pointe des pieds, me refusant à prendre plaisir à ce qui pouvait être encore une nouvelle histoire "people" sur la dynastie politique américaine la plus observée du XXème siècle.
La fille aînée de Joseph et Rose Kennedy a subi le triste sort d'un lamentable accident d'accouchement et en restera handicapée. Cette déficience intellectuelle et de développement sera un frein dans l'objectif de rayonnement des parents, dans la carrière politique du père et dans son ambition effrénée sur la destinée des huit autres enfants.
Cachée, ballottée d'institutions en couvents, de camps de vacances en foyers, souci constant d'une mère très catholique, Rosemary dérange. Son père prendra seule la décision de la faire lobotomiser, vers ses 20 ans, inquiet d'une sexualité naissante, du "qu'en dira-t-on " et dépassé par la gestion d'une jeune adulte ingérable.
Malheureusement, l'intervention, encore très controversée et peu fiable, dépasse ses attentes. Rosemary en sortira "complètement désactivée".
Triste destinée, décortiquée chronologiquement, avec un souci de crédibilité en s'appuyant sur une documentation solide, qui jette une ombre sur le glamour d'une famille, très en avance sur la maîtrise de son image.
Il faut se défendre de juger mais il est permis de s'offusquer. Dans l'enfance, le souci constant de l'éducation d'une enfant handicapée atténue une sentence trop rapide sur les décisions des parents, néanmoins aimants. On y découvre aussi une fratrie impliquée et disponible, dans une aisance financière qui bien sûr facilite beaucoup le quotidien. Jusqu'au silence assourdissant qui suivra et à la soeur oubliée et cachée.
Autres temps, autres moeurs. Ce qui peut apparaître comme hautement critiquable à notre époque, met l'accent sur le changement d'attitude de nos sociétés concernant le handicap.
Un livre édifiant, qui nous entraîne dans l'intime et qui laisse la question ouverte de la motivation d'un père: réel souci de guérison ou arrivisme.
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myriampele
  26 juin 2016
J'ai lu cette biographie comme on lit un roman...Et malheureusement ce n'en était pas un! Pauvre Rosemary Kennedy, née dans une famille de battants, élevés pour aller toujours plus haut, dans l'exaltation de l'exploit, du dépassement de soi-même!! Rosemary a souffert lors de sa naissance . Elle est plus lente et moins performante que ses 8 frères et soeurs. Alors on essaie, par tous les moyens, même les plus atroces, de la hisser au niveau du reste de la famille. C'est dramatique. La description de la lobotomie pratiquée sur cette pauvre jeune femme est tout simplement insoutenable.
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Montana
  23 juillet 2016
"Poignant" et "bouleversant" sont les termes qui me viennent après la lecture de ce livre.
"Incompréhension" aussi, car comment comprendre qu'on puisse faire subir une lobotomie à son propre enfant parce qu'il est plus lent, différent des autres, et qu'il ne correspond pas à ses exigences?
Même si l'on doit se garder de juger, que l'on doit prendre en compte l'époque et les mentalités dans lesquelles évoluait cette richissime famille aux ambitions politiques démesurées, sans oublier l'état d'avancement des connaissances et techniques scientifiques de l'époque, on réalise vite -à la lecture du tragique livre de Kate Clifford Larson-, que la décision de pratiquer la lobotomie de Rosemary a été prise sur un coup de tête de Joseph Kennedy pour "classer l'affaire et qu'ainsi, il n'y aurait plus de problème" (page 192).
Les traitements et soins apportés à Rosemary ont toujours été décalé par rapport à son état. En effet, refusant d'admettre son retard manifeste, Rose (sa mère) continue de l'inscrire dans des établissements scolaires d'un niveau qu'elle ne peut suivre (sa mère tient à ce qu'elle soit traitée comme les autres enfants) ; puis handicapée, à la suite de sa lobotomie, on la place dans des structures pour personnes retardées alors que son état nécessite des aides bien plus lourdes.
La chape de silence qui entoure l'état de Rosemary pèse lourdement sur toute la famille, qui n'ose pas poser de questions. Joe Jr écrira d'ailleurs à son père : "Le pouvoir du silence est grand" (page 217). Ted , le plus jeune, craindra pendant une bonne partie de son enfance, de "disparaitre" comme sa soeur s'il ne faisait pas tout ce que ses parents exigeaient de lui, tant un mystère planait autour de ce qui était arrivé à sa soeur Rosemary.
Rosemary, que l'on admire sur les photos de famille jusqu'en 1940 , n'est -en réalité- pas un personnage périphérique et secondaire dans les destins ambitionnés des garçons Kennedy.
L'auteur démontrera à quel point elle a été au coeur même des décisions les plus importantes prises par ses frères et soeurs. Comment elle a influencé les lois votées aux USA, lois qui changèrent le destins de nombreuses personnes et familles touchées elles aussi par des maladies mentales. Et enfin comment ces lois contribuèrent à changer le regard des autres sur ces mêmes personnes.
Une biographie qui se lit comme un roman dont la fin tragique émeut fortement par son injustice.
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Realita18
  03 décembre 2018
L'auteur nous narre le destin touchant d'une jeune fille pleine de vie à qui on vole sa jeunesse, sa vie de femme, qui n'a aucune emprise sur sa propre vie car d'autres personnes se sont arroger le droit de la contrôler.
Elle vit au sein d'une famille intransigeante, qui ne laisse rien passer, où la réussite doit toujours être au coeur de leur esprit. Elle s'est toujours sentie un peu à l'écart de sa famille à cause de cette idée de réussite omniprésente, à devoir rattraper un retard qu'elle ne peut rattraper pour pouvoir être à la "hauteur" de sa fratrie.
J'ai trouvé la mère très cruelle quand elle explique que Dieu lui a enlevé deux enfants ayant toutes les capacités et dons pour accomplir de bonnes choses autour d'eux et lui a laissé Rosemary qui ne peut rien accomplir. Comment une mère peut-elle dire qu'elle aime son enfant et dire cela ? Dans ces diverses interview, elle montre qu'elle a tout fait pour aider sa fille mais finalement on s'aperçoit qu'elle a tout fait pour s'aider elle-même, pour sauver les apparences, elle qui contrôlait tout jusqu'au poids de ses enfants.
Le père n'est pas épargné, c'est lui qui est à l'initiative de la lobotomie tout en sachant les conséquences qu'il pouvait y avoir. C'est lui qui ne voulait pas avoir honte de sa fille et qui a continué à maintenir une distance entre elle et ses frères et soeurs leur assénant qu'elle allait bien.
Ce récit met en lumière les problèmes auxquels font face de nombreuses familles ayant en leur sein des personnes à handicap. Il montre comment le retard chez les enfants étaient gérés, les différentes méthodes pédagogiques qui étaient mises en place pour les aider. On voit le manque d'études à cette époque concernant les enfants attardés, à quel point les parents n'étaient pas aidés, comment cela pouvait coûter cher d'entretenir ces enfants. On voit aussi comment ces enfants étaient vus par la société.
Et l'impact que l'histoire de Rosemary a finalement eu sur les Etats-Unis et sur l'aide apportée aux familles et aux personnes en situation d'handicap.

Lien : http://labullederealita.word..
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critiques presse (1)
Telerama   13 juillet 2016
La biographie de Kate Clifford Larson restitue sobrement, sans emphase ni pathos, la poignante existence de cette « enfant que l'on cachait »
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   02 septembre 2016
Il était hors de question pour Rose de divorcer et de devenir une femme indépendante, mais rester chez elle, confinée et malheureuse, n’était pas non plus envisageable. Rose devait convaincre son mari qu’elle pouvait être un atout pour lui, comme elle l’avait été pour son père. Son rôle d’épouse était défini par une vision catholique très stricte qui considérait la femme comme l’aide de son mari. Elle ferait passer les besoins et les désirs de Joseph avant les siens, elle les favoriserait afin de s’introduire dans son monde. Elle élèverait ses enfants dans le même état d’esprit : ses filles apprendraient à se sacrifier pour leur père, leurs frères et leur mari
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rkhettaouirkhettaoui   02 septembre 2016
L’appréhension du patient augmente légèrement quand on perce les trous, décrivaient les chirurgiens, probablement à cause de la pression exercée sur le crâne et à cause du bruit, aussi pénible, voire plus, que celui de la roulette d’un dentiste
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rkhettaouirkhettaoui   02 septembre 2016
L’école est ouvertement dédiée « aux choses pratiques » ou pour reprendre l’expression allemande citée par Rose elle-même « Kinder, Kirche und Kuche » – les enfants, l’Église, la cuisine – et à la nécessité de préparer les pensionnaires à leurs futurs devoirs religieux et domestiques. Il va de soi pour les religieuses qu’une fois mariées, leurs anciennes élèves auront à leur disposition de nombreux domestiques : il faut donc qu’elles apprennent à gérer ce personnel et à tenir une grande demeure. Pour autant, c’est la religion qui demeure, comme dans les autres écoles du Sacré-Cœur, le « fondement et le couronnement de l’éducation
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SebastienCreoSebastienCreo   04 janvier 2018
Il se peut que Rosemary ait souffert de ces réajustements au sein de la famille: elle était l'aînée et elle le savait. Mais elle n'avait que peu d'amis et passait ses journées en compagnie des plus jeunes. Elle était traitée plutôt en baby-sitter que comme une jeune femme prête à mener une vie d'adulte.
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rkhettaouirkhettaoui   02 septembre 2016
La grande beauté de Rosemary, ses traits ravissants, son sourire parfait, sa silhouette généreuse, continuaient d’attirer les regards masculins. Elle avait dit fièrement à son père au début de l’été que même « le vendeur de chez Saks » lui avait dit qu’elle était « la plus jolie des Kennedy ». Dans une famille où les hommes pouvaient multiplier les aventures mais où la sexualité des femmes était notoirement refoulée, la beauté physique de Rosemary constituait une menace.
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Videos de Kate Clifford Larson (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kate Clifford Larson
Rosemary, l'enfant que l'on cachait de Kate Clifford Larson aux éditions Livre de Poche
Rosemary est la petite s?ur du futur président John Fitzgerald Kennedy. Différente des autres membres de la fratrie, elle accuse un léger retard mental associé à des troubles de l?humeur. Pour le père, Joe Kennedy, obsédé par la réussite, sa famille doit incarner le rêve américain. Ce n?est pas le cas de Rosemary. Un peu rebelle, elle affectionne les fêtes, pratique la voile et le tennis. En 1939, elle obtient un diplôme d?éducatrice auxiliaire, mais son comportement effraie son père. Frénétique dans sa recherche de méthodes pour la soigner, il va trop loin et fait lobotomiser sa fille à la fin de l?année 1941. L?opération tourne mal. La jeune femme en sort lourdement handicapée, à la fois physiquement et mentalement. Elle est alors internée, cachée, effacée. Pendant longtemps, ses frères et s?urs ignorent même ce qu?est devenue Rosemary.
https://www.lagriffenoire.com/104430-poche-rosemary--l-enfant-que-l-on-cachait.html
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