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ISBN : 2749935881
Éditeur : Michel Lafon (15/03/2018)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 425 notes)
Résumé :
2044. La Terre n'est pas belle à voir. Comme la majeure partie de l'humanité, Wade Watts passe son temps dans l'Oasis, un monde virtuel où chacun peut faire et être tout ce qui lui chante. Pour oublier la misère dans laquelle il vit. Il rêve secrètement d'être celui qui décrochera le ticket gagnant de la grande loterie...
James Halliday, le créateur de l'Oasis, est mort quelques années auparavant sans laisser de successeur. Pour décider du sort de sa fortune,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (129) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
  05 juillet 2015
Nom de Zeus, nous voilà revenu au temps d’antan… Ya comme un relent de mon enfance dans ce bouquin, Le old school me pique les doigts, que de souvenirs, je me souviens de cette époque pas si lointaine ou mon tonton que j’ai toujours appelé « Jacques » de son prénom, que mes chers grands parent lui avaient apôtré(s) le jour de sa naissance et qu’un prête avait dû valider un dimanche la soutane au vent balançant ses cloches carillonnantes… et bien ce tonton m’avait ramené mon premier PC de son taf, aux disquettes souples, POPCORN ET PRINCE OF PERSIA faisaient office d’entrée en matière dans le monde des jeux vidéos…
je n’avais que 6 ans…
A cette époque ma mère traversait un divorce, nous vivions elle et moi chez ma grand mère, laissant ma sœur grandir dans les pas chancelants de mon père et après un bref désert conjugal de quelques années me voilà embarqué dans un nouveau désastre familial qui unira pour le meilleur mais surtout pour le pire ma mère et beau papa pas du tout fait l’un pour l’autre, aveuglés par une naïveté touchante de stupidité, l’argent illusionne à flot, ma mère se venalise, me voilà en CE1, premier Noël en famille, premier AMSTRAD 464 PLUS à cassettes…
Je passe des heures un bouquin de programmation sur le bureau à taper des lignes de code pour dessiner une barre ou un rond, ou à jouer à quelques jeux, et je découvrais aussi chez des potes la NINTENDO avec DOUBLE DRAGON, TORTUES NINJA, MARIO BROS… puis j’ai réussi à avoir une GAME BOY avec TETRIS et MARIO… Bien sur je ne décrochais plus…
Et le Graal de cette époque, la MEGADRIVE 32 BITS, imaginez le potentiel de la bête, ma première véritable console de salon, une révolution qui allait me faire basculer dans la Geekerie de niveau 6/10 préservant une vie sociale structurée tout au long de ma carrière de joueur obsédé par les énigmes et passionné par les cinématiques…
Ma première référence, mon premier gros kif, mon jeu par excellence terminé de nombreuses fois : FLASBACK, un scénario béton, une jouabilité d’enculé, des cinématiques immersives, une claque à l’époque… s’en suivra quelques jeux plus ou moins intéressants qui me couteront quelques heures de mon enfance et de mon adolescence…
Premier boulot, on change de registre, on passe dans la cour des références, Aout 98, me voilà au centre commercial une PLAYSATION sous le bras, le sourire collé aux lèvres : GRAN TURISMO, RESIDENT EVIL, METAL GEAR, SILENT HILL, FINAL FANTASY… Bordel toutes ces heures à déchiffrer les énigmes, à passer les niveaux, à chercher la faille pour niquer les boss de fin… les après-midi entre potes à geeker, à se marrer, à se chichonner la tronche comme des morts deux feuilles, la rire aux éclats et la gorge sèche par trop de fumette…
Petit dérapage avec la DREAMCAST, le bide de la décennie… puis la PLAY 2 avec les premiers jeux en réseaux, attention là il fallait être démerdard avec les rallonges pour les routeurs et les branchements alambiqués pour accéder aux plateformes de jeu en ligne… Et les parties de jeux en réseaux local sur PC : COUNTER STRIKE , AGE OF EMPIRE, WARCRAFT...
Premiers potes virtuels, Premières amitiés, si si ça existe, quelques nuits blanches, quelques compètes entre clans, quelques rencontres dans le réel, ça déchire, le pied total, puis La XBOX avec HALO, GEARS OF WAR, CALL OF DUTY, FORZA, l’apogée du jeu en ligne sur console de salon, des enjeux qui deviennent problématiques, toute cela m’échappe :
« je me déco les gars désolé »
Et la vie reprend son cours de maturité, et depuis la console dort dans mon salon, et de temps à autre je l’allume pour ventiler la poussière qui s’accumule sur un passé dément…

Sans oublier toute la culture cinéphile avec les séries et les films qui auront animés mon enfance, la liste est tellement longue : MACGYVER, K2000, L’AGENCE TOUS RISQUE, SUPERMIND, MANIMAL, SUPERCOPTER, TONNERRE MECANIQUE, BIOMAN, et tous les mangas de DOROTHÉE…
LES DENTS DE LA MER, STAR WARS, TERMINATOR, INDIANA JONES, RETOUR VERS LE FUTUR, LE SEIGNEURS DES ANNEAUX….
Un bouquin bourré de références de fou furieux qui vous rappelle que vous êtes nées à cette époque, et finalement les années passent mais les souvenirs restent….

A plus les geek….
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Crossroads
  07 juin 2015
Mes frères z'et mes soeurs, je rêve d'un monde où les geeks et les profanes évolueraient de conserve. Chapitre 12, verset 3.9 de chez Cassegrain.
Et je vous le dis, ce monde, véritable havre de paix et d'harmonie, existe.
Et l'on accourra tous, en véritable symbiose, s'abreuver à l'OASIS.
La Terre se meurt. L'OASIS apparaît comme un substitut viable au déclin de l'humanité.
Certains pointeront d'un doigt rageur la virtualité d'un tel concept. Pas faux. Mais à choisir entre un morne quotidien ancré dans la réalité et un univers onirique aux promesses infinies, la question ne se pose que l'espace d'un cliquement de souris.
L'OASIS est devenu ma source, mon salut.
Qu'entends-je ? James Halliday, son mythique fondateur, aurait cassé sa pipe...enfin sa clé USB ?
Qu'accoustiquais-je ? La bagatelle de 250 milliards promise pour la découverte de trois malheureuses clés cachées au sein de sa fantastique création?
Wade, 17 ans et un statut de geek amateur assumé, s'imaginerait bien trôner au sommet de cette corne d'abondance.
Ses millions de coreligionnaires itou. Et que dire des Multinationales vampiriques qui verront là le moyen d'assouvir un peu plus leur soif de pouvoir et de contrôle absolu.
L'avènement de la plus fantastique chasse au trésor qui soit n'allait-elle pas finalement être synonyme de chaos ?
Player One n'est pas un bon bouquin, il est juste exceptionnel !
Il est le multiball, l'extra ball et le spécial tout à la fois.
Cherchez pas les coulantes et les tilts, ils sont inexistants.
Ce programme n'a qu'une vocation, vous filer la grosse patate, ce qu'il réussit admirablement. Et c'est un non-geek qui vous le clame haut et fort. Bien sûr, comme tout le monde, j'avais eu ma période Pong sur mon fidèle Commodore 64 et avais craqué moult billets de 30 sur Space Invaders. Plutôt branché flipper et baby-foot, je désertai rapidement les troquets mal famés pour me consacrer exclusivement à mes études. Nan, j'déconne. Mais il est vrai que je craignais d'être rapidement largué durant cette lecture que j'appréhendais comme purement réservée aux initiés. Mais quel con faisais-je.
Tout y est.
Aventure, combats épiques, bien vs mal, amour, amitié, de l'émotion comme s'il en pleuvait. Paradoxal en ce monde virtuel me direz-vous et pourtant. Ce tout jeune auteur de Cline, geek jusqu'au bout des ongles comme il se définit, réussit le tour de force de vous faire confondre monde réel et virtuel à tel point qu'au décès tragique de certains protagonistes, une fois les deux-trois larmiches de circonstance discrètement serpillées, je me suis sincèrement demandé s'ils l'étaient vraiment.
Cline est un fantastique conteur qui ne se la joue pas en balançant un flot d'infos continuel réservé à une élite.
Non, tout y est simple, évident et parfaitement accessible.
Les références aux décennies passées pullulent. Elles parlent à tout le monde et officient joyeusement comme un délicieux paquet de madeleines...de Proust.
On se prendrait même pour un gamer incollable en refermant l'ultime feuillet, c'est dire vu le niveau sur la ligne de départ.
Non, vraiment, Player One est une réussite absolue, tant sur le style que sur le fond.
C'est avec regret qu'on le quitte en escomptant un Shoot Again qui se fait cruellement désirer...
Merci à Babelio et aux éditions Pocket pour cette partie gratuite de très haute facture !


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Luniver
  04 juin 2015
Vous pensez que la situation actuelle du monde est préoccupante ? Rassurez-vous, dans trente ans, ça sera bien pire ! Dans cette anticipation d'Ernest Cline, la société est à la dérive : le chômage explose, les habitants se réfugient dans des bidonvilles à la périphérie des villes, une sorte d'esclavage est rétabli pour permettre les remboursements de dettes (au grand bonheur des esclaves en question, heureux d'avoir un peu de nourriture et un toit solide au-dessus de la tête). Pour fuir la morosité du quotidien, tous se rendent quotidiennement dans l'OASIS, un monde virtuel où tout devient possible.
À sa mort, le fondateur d'OASIS laisse un bien curieux testament : il léguera toute sa fortune au joueur capable de résoudre une série d'énigmes sur des thèmes qui lui tiennent à coeur. En tant que geek des premières heures, les années 80 sont mises à l'honneur : musique, premiers jeux vidéos, jeux de rôle, fantasy et science-fiction, films cultes, etc. Mais si les premiers joueurs à relever le défi sont des amateurs passionnés, la somme mise en jeu attire des entreprises qui disposent de moyens colossaux pour trouver les solutions, sans aucune considération pour le fair-play.
Ce livre est devenu rapidement culte dans la culture geek et on peut facilement comprendre pourquoi. Pour peu qu'on soit soi-même attiré par ces thèmes, le livre regorge de noms connus, de répliques cultes, bref une foule de références qui rappellent d'excellents souvenirs (ou qui mettent l'eau à la bouche). Difficile de lire un chapitre sans avoir envie de fermer le livre pour revisionner un vieux film ou chercher une simulation permettant de tester un jeu qui a disparu depuis longtemps des consoles. Une petit biblio/filmo/ludographie à la fin du livre aurait d'ailleurs été la bienvenue.
L'histoire n'est cependant pas qu'une série de clins d'oeil à destination de fans déjà conquis, la critique de ces mondes virtuels reste bien présente, notamment les dangers de l'isolement social ou le désinvestissement des individus dans le monde réel pour fuir dans un monde plus agréable. L'auteur dénonce également l'espionnage massif que permet Internet et défend l'anonymat qui y règne (plus ou moins) actuellement (mais pour combien de temps?).
Un seul choix m'a intrigué, celui du public cible. le livre fait clairement partie de la littérature pour adolescents et jeunes adultes : héros adolescents, manichéisme des personnages, intrigue amoureuse assez convenue, etc. alors que les lecteurs les plus concernés par les thèmes abordés, donc ceux qui ont vécu la naissance des jeux vidéos, ont la quarantaine aujourd'hui. Maintenant, si cette culture devient populaire à tout âge, je ne vais certainement pas m'en plaindre !
Ce roman est destiné à un public particulier, et si vous n'en faites pas partie, il ne vous laissera pas un souvenir impérissable. Dans le cas contraire, vous êtes chanceux, car l'histoire ne vous rappellera que des bons souvenirs, ou vous permettra de compléter votre liste de références incontournables.
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Wiitoo
  25 mai 2013
Génial, j'ai trouvé ce livre absolument génial !! Captivé, le souffle coupé tout au long de ces 400 pages d'aventures dans un univers virtuel, on y tourne les pages à toute vitesse.
Mais attention, ce livre n'est pas un livre tout public ! Il est bourré de clins d'oeil et de références à tous les jeux vidéo qui existent depuis ces 30 dernières années.
Pour l'apprécier pleinement il faut sans doute s'approcher du public cible de la ménagère de 50 ans correspondant à cet auteur particulièrement geek.
Si vous aussi vous vous sentez l'âme d'un geek, si vous avez fait vos premières armes, dans votre jeunesse, au jeu PONG, le fameux jeu de tennis avec une barre de chaque côté de l'écran sur la première console Atari. Si vous avez ensuite arpenté les jeux vidéo sur Commodore, Texas instrument, Apple 1, puis les premières véritables consoles vidéo. Joués des heures à Donkey-kong, Pac-Man, Space Invaders, si vous avez vu et revu dans les années 80 les premiers films sur le sujet (wargames, starfigther, etc..), si au fil des ans et de l'évolution des jeux vous avez fini par passer des jours à l'intérieur d'un MMO (Massive multiplayers online) alors cette histoire va vous plaire et vous en comprendrez tous les détails.
On ne peu surement pas parler d'un livre de Science Fiction dans le cas présent mais plutôt d'un livre d'anticipation.
Notre héros, Parzival (IRL, Wade Owen Watts, initales WOW, bonjour le clin d'oeil :-)) ainsi que la plus grande partie du monde passe son temps à l'intérieur de l'OASIS qui n'est autre qu'une simulation virtuelle d'un jeu massivement multi-joueurs un peu plus évoluée que celles qui existent actuellement.
La partie la plus "anticipative" du livre est bien celle du monde réel qui est décrit. Les interfaces de jeu sont d'ailleurs très évoluées par rapport à celles dont nous disposons actuellement. En revanche, pour ce qui est de l'OASIS, contrairement à ce qu'on pourrait penser si on n'a pas connaissance des jeux online de ce type, une grande partie de ce qui est décrit existe déjà aujourd'hui.
Les gens se rencontrent, forment des groupes qui se retrouvent chaque jour pour partager des aventures virtuelles (je parle pas de sexe hein!!! :-)). Un système économique parfaitement équilibré existe, les joueurs peuvent injecter de l'argent réel dans le jeu pour devenir plus riche en faisant l'acquisition dans notre monde d'objet pouvant être revendus dans le jeu. Il y a des pauvres et des riches, les plus riches peuvent disposer de meilleures armures, montures et divers avantages.
De nos jours, et comme dans tout, il y a des excès, des gens dit "nolife" qui vivent à l'intérieur du jeu plus de 15 heures par jour depuis, pour certains, des années. Des gens plus équilibrés dans leur vie professionnelle qui travaillent mais pour autant qui sont capable de prendre une semaine complète de vacances à la date de la sortie de la nouvelle extension pour y passer plus de 15 heures par jours afin de progresser rapidement et finalement une petite majorité de gens qui jouent quelques heures par jour.
Aujourd'hui plus de 10 millions de personnes sur notre planète disposent d'un abonnement payant à World of Warcraft et font évoluer leurs avatars moyennant un nombre d'heures de jeu plus ou moins important. Certains personnages ayant cumulés au fil des 7 années d'existence du jeu, plus de 1000 jours "played" (on compte en jours de 24 h complet). Ce qui correspond à passer pratiquement 3 ans, jours et nuit de sa vie dans un jeu vidéo. (oui, oui ca fait peur, mais ca existe et ils sont nombreux)
En dehors de l'histoire très contemporaine de ce livre et vraiment bien écrite et très stimulante pour tout geek digne de nom :-) on peu également considérer ce livre comme une véritable vision d'un futur sans doute pas si lointain qui, à ne pas en douter, apparaitra un jour ou l'autre.
Ne sous-estimons pas la capacité de développement d'une entreprise comme Blizzard, qui à l'heure actuelle réalise plusieurs milliards de chiffres d'affaire par année exclusivement avec les abonnements du jeu « world of warcraft ».
Ici, dans « dans player one » cette entreprise s'appelle GSS et pratiquement toute la population mondiale passe son temps à l'intérieur de cette simulation de vie gratuite et très complète. Les enfants y vont directement à l'école en se téléportant sur une planète plutôt que ce rendre tous les matins dans l'école de son quartier. On y fait ses courses (livrée chez soit dans la vrai vie), on y paie ses factures, on se rend à la bibliothèque pour lire, etc…etc..).
C'est au moment de la mort du créateur de l'Oasis qui a laissé une énigme à résoudre que le livre commence. le joueur qui arrivera à trouver les 3 clés et résoudre les énigmes héritera de la totalité de la gigantesque fortune du créateur de l'Oasis mais également de la propriété de l'entreprise GSS.
Que le jeu commence, player one, are you ready ? ☺

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fichetoux
  11 septembre 2013
…Please Insert Coin…

Et bien voilà, la pièce est tombée !
Bon, je m'en doutais un peu, mais en terminant de cette lecture, ai enfin pris conscience que j'avais des gènes « geeks » (peut-être pas exprimés à 100% mais néanmoins bien présents) !
C'est comme ça, c'est la vie, le jeu continue, je ne vais pas tilter pour la cause…same player shoot again.
« Player One », littérature jeunesse pouvant toucher une certaine tranche de quadragénaires adulescents ou littérature de « kidults » pour jeunes ados…bref, variation sur la poule et l'oeuf…en parlant d'oeufs, nous y reviendrons…stay tuned.
Donc, d'un côté, dans un avenir relativement proche où la méchante humanité dont nous faisons partie n'a pas trié les déchets, n'a pas lu Aymeric Caron, a continué prendre la voiture pour aller chercher des clopes à 300 m de son domicile 1x par jour 365 jours par an (pourquoi ne pas prendre une farde entière ? beh pour sortir un peu et faire de l'exercice voyons !) , où les fractures sociales sont de plus en plus grandes…Bref, le futur pourri de tout bon roman d'anticipation qui se respecte.
De l'autre côté, une immense vie parallèle en réalité virtuelle pour fuir le quotidien si médiocre, une OASIS dans ce désert…vive le CyberEspace. Bref l'exutoire idéal etc.
En gros, assez basique et classique, extrapolation noire de notre présent, sensation de déjà-vu, déjà –lu…bug dans le programme informatique, problème de synchronisation entre les deux hémisphères
SAUF QUE…
Là où le roman se démarque à mon sens, c'est par le référentiel culturel (populaire peut-être mais néanmoins culturel, n'en déplaise aux « prout ma chère ! ») aux années 80/90 mais surtout 80 dans le domaine de l'informatique et des jeux vidéo en particuliers (Non, Atari n'est pas un feuilleton avec un lion assez louche…mais qui s'en souvient ?), dans le domaine cinématographique et audiovisuel associé, dans l'émergence de cette culture dite « geek » « nolife » « otaku » parfois avant-gardiste.
Et les oeufs dans tout cela ?
Et bien justement…ce roman parle d'une grande chasse aux oeufs de Pâques, non pas le « cocogne » en chocolat caché un petit matin printanier par de gentils parents tout émoustillés et l'oeil mouillant à l'idée de voir les réactions émerveillées de leur progéniture gazouillante avant que celle-ci ne tombe dans les affres de la drogues, de la délinquance ou de la recherche d'un emploi stable…
Ici, L'Easter Egg (EE) suprême est une somme d'argent astronomique que le cyber joueur pourra remporter si il arrive le premier à le découvrir.
Il va sans dire que ce genre de lot devient la convoitise du joueur lamba, du joueur alpha et bien entendu d'une méchante multinationale qui ne rêve que de pouvoir et de monopole…que le meilleur gagne...tout en sachant qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs.
Ah oui, quand même en 2 mots expliquer ce qu'est l'Easter Egg (EE): pour faire simple et court, en informatique et dans les jeux vidéo, c'est un bonus caché par les concepteurs accessible via la combinaison de certaines touches, mouvements ou autres actions permettant de débloquer quelques surprises( niveau supplémentaire, cinématiques, private jokes,..un peu comme les hidden Mickey cachés dans les parcs d'attractions ou certains dessins animés ;-).) Merci Wikipédia)
Bref, transposition originale et assez bien réussie du thème quête et livre à 2 niveaux de lecture, un peu comme « Les mondes de Ralph » de Disney pour rester dans les EE
Au final, si vous avez la quarantaine (ou plus ou moins) et êtes un peu/beaucoup/passionnément/à la folie « Geek », je pense que vous aimerez ce livre sinon cela risque de vous paraître un peu nébuleux...
Fred-Fichetoux-Beg mode Play The Game activé
PS, Merci Wiitoo pour la découverte ;-)
Re PS...et c'est quand qu'elle sort la PS 4...?


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critiques presse (3)
HistoiresSansFin   08 avril 2013
Le style de l'histoire, parfois un peu simple, est néanmoins extrêmement sympathique à lire, et les rebondissements sont nombreux, ainsi que tous imprévus. [...] Un excellent livre et un véritable coup de cœur pour cette Triforce littéraire !
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
LaPresse   11 février 2013
Le plus étonnant dans l'entreprise d'Ernest Cline est d'avoir choisi la forme classique du roman pour raconter une histoire construite comme un immense jeu vidéo, chaque chapitre ressemblant à des niveaux, de plus en plus difficiles - ce qui fait du livre un page-turner, comme on dit en bon français.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   21 janvier 2013
Avec Player One , Ernest Cline propose un roman futuriste taillé sur mesure pour les geeks de 2012. Au risque de perdre les lecteurs moins connectés en cours de route.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   31 mai 2015
Comme la plupart des jeux vidéos, Adventure avait été conçu et programmé par une seule personne, mais à l'époque Atari refusait de reconnaître le travail de ses programmeurs, c'est pourquoi le nom du concepteur ne figurait nulle part sur l'emballage. [...] Le type qui a conçu Adventure, un dénommé Warren Robinett, a donc décidé de dissimuler son nom au cœur même du jeu. Il a caché une clef dans un des labyrinthes. Celui qui trouvait cette clef, petit point gris de la taille d'un pixel, pouvait s'en servir pour ouvrir une chambre secrète où Robinett avait dissimulé son nom. [...] Voilà [...] le premier œuf de Pâques dissimulé dans un jeu vidéo. Robinett l'avait intégré au code du jeu sans rien dire à personne. Atari a donc fabriqué et distribué Adventure dans le monde entier, sans connaître l'existence de cette chambre secrète. Ils ne l'ont découverte que plusieurs mois plus tard, au même moment que des tas d'enfants dans le monde, dont votre serviteur. J'ai vécu l'une des expériences du jeu les plus cool de ma vie avec la découverte de l’œuf de Pâques de Robinett.
+ Lire la suite
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WiitooWiitoo   22 mai 2013
Citation Blind test pour vieux Geek :-) qui trouve le nom du film ?
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Lorsque je suis enfin arrivé aux dernières scènes du film, j'étais tellement épuisé que j'en avais des tics nerveux. Cela faisait plus de vingt-quatre heures que j'étais debout, sans interruption. Il me restait encore une chose à accomplir: il fallait que j'ordonne au superordinateur WOPR de "jouer contre lui-même" au morpion.
Chaque partie se terminait par un match nul, et c'est ainsi que, chose improbable, l'intelligence artificielle de la machine avait appris qu'une guerre thermonucléaire mondiale n'était autre qu'un jeu où "le seul coup gagnant consistait à ne pas jouer" ce qui avait permis d'éviter le lancement de tous les missiles longue portée des États-Unis sur l'Union soviétique
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BVIALLETBVIALLET   15 mars 2013
J'ai créé l'OASIS parce que je me suis toujours senti étranger au monde réel. Je ne savais pas comment entrer en relation avec les gens qui y habitaient. J'ai eu peur toute ma vie durant, jusqu'au moment où j'ai su que la fin était proche. C'est alors que j'ai compris ceci : aussi terrifiante et pénible que soit la réalité, c'est aussi le seul endroit où l'on puisse trouver le véritable bonheur, car la réalité est réelle. Tu comprends ?
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TelKinesTelKines   23 octobre 2018
Je savais qui était Halliday. Comme tout le monde. C’était lui qui avait conçu l’OASIS, l’énorme plateforme multijoueur en réseau à l’origine du système de réalité virtuelle mondial dont la plus grande partie de l’humanité se servait désormais au quotidien.
Je n’ai pas tout de suite compris pourquoi les médias accordaient tant d’importance à la mort du milliardaire. Après tout, les Terriens avaient bien d’autres soucis : la crise énergétique qui n’en finissait pas, le désastre du changement climatique, la famine, partout la pauvreté et la maladie, et puis une bonne demi-douzaine de guerres en cours. Comme on dit, « chiens et chats ne font pas bon ménage… », et c’était l’hystérie générale. D’habitude, les infos n’interrompaient pas les sitcoms et autres séries interactives à moins que quelque chose de vraiment grave soit arrivé, comme une nouvelle épidémie virale mortelle, ou la disparition d’une grande ville sous un champignon atomique. Des trucs énormes dans ce goût-là. Halliday était certes célèbre, mais sa mort ne méritait pas plus qu’un court reportage au journal du soir pour que la plèbe puisse secouer la tête avec envie au moment où les journalistes annonceraient le montant obscène qu’allaient toucher les héritiers du riche défunt.
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Shan_ZeShan_Ze   04 janvier 2015
Je me suis alors senti plus seul que jamais. Alors que le monde s'écroule autour de vous, si la seule personne à qui vous pouvez encore parler n'est autre que votre logiciel de gestion système, c'est le signe que vous avez raté votre vie sur toute la ligne.
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