AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Citations sur The Girls (92)

iris29
iris29   09 octobre 2017
Mais je ne dis rien , j'essayais d'imaginer ce qu'on pouvait éprouver quand quelqu'un vous connaissait si bien que vous deveniez presque la même personne.
Commenter  J’apprécie          350
iris29
iris29   10 octobre 2017
J'allais me retrouver entraînée vers la suite, je le savais. Quelle que soit la façon dont il pilotait la nuit.
Commenter  J’apprécie          270
iris29
iris29   10 octobre 2017
(...) les jours s'effritaient, tels des débris qui se détachent d'une falaise. La vie était un recul permanent devant le vide.
Commenter  J’apprécie          250
iris29
iris29   07 octobre 2017
(...), et les années vous entraînaient dans un couloir jusqu'à la pièce où attendait votre personnalité inévitable, embryonnaire, prête à être dévoilée. Quelle tristesse de découvrir que parfois vous n'atteigniez jamais cet endroit. que parfois vous passiez votre vie entière à déraper à la surface , tandis que les années s'écoulaient, misérables.
Commenter  J’apprécie          240
iris29
iris29   08 octobre 2017
C' était là notre erreur , je pense . Une de nos nombreuses erreurs. Croire que les garçons suivaient une logique que nous pourrions comprendre un jour. Croire que leurs actions avaient un sens au-delà de la pulsion inconsidérée. Nous étions des théoriciennes du complot, nous voyons des présages et des intentions dans chaque détail, en espérant ardemment être assez importants pour faire l'objet de préparations et de spéculations. Mais ce n'était que des gamins. Idiots, jeunes et directs : ils ne dissimulaient rien.
Commenter  J’apprécie          230
iris29
iris29   07 octobre 2017
Les mères cherchaient leurs enfants du regard, mues par un sentiment qu'elles ne pouvaient pas nommer. Les femmes prenaient la main de leurs amoureux. Les rayons de soleil transperçaient , comme toujours, les arbres - les saules endormis, le vent chaud qui soufflait sur les couvertures de pique-nique - , mais l'ambiance ordinaire était perturbée par le chemin que traçaient les filles dans le monde normal. Aussi racées et inconscientes que les requins qui fendent les flots.
Commenter  J’apprécie          212
iris29
iris29   08 octobre 2017
" Connard", murmura t'elle, mais elle n'était pas vraiment en colère. Cela faisait partie du rôle d'une fille, vous deviez accepter les réactions que vous provoquiez. Si vous mettiez en colère, vous étiez une folle, et si vous ne réagissiez pas , vous étiez une salope. La seule chose que vous pouviez faire , c'était sourire dans le coin où ils vous avaient acculée.
Commenter  J’apprécie          190
michfred
michfred   13 septembre 2016
Des filles qui crachaient par terre tels des chiens enragés et baissèrent les bras quand les policiers tentèrent de les menotter. Il y avait une sorte de dignité folle dans leur résistance : aucune ne s'était enfuie. Même à la fin, les filles avaient été plus fortes que Russel.
Commenter  J’apprécie          180
iris29
iris29   12 octobre 2017
La semaine prochaine, nous irions à l'aquarium voir les méduses ouvrir grand la bouche et s'esquiver dans leurs réservoirs illuminés, suspendues dans l'eau tels des mouchoirs fragiles.
Commenter  J’apprécie          132
hcdahlem
hcdahlem   05 octobre 2016
Ma mère disait que je ressemblais à ma grand-mère, mais cela me paraissait louche, un mensonge qui prenait ses désirs pour la réalité, destiné à donner un faux espoir. Je connaissais l’histoire de ma grand-mère, je la répétais machinalement comme une prière. Harriet, la fille du cultivateur de dattes, arrachée à l’anonymat confit d’Indio et conduite à Los Angeles. Sa mâchoire fuyante et ses yeux humides. Des petites dents, droites et légèrement pointues, comme un chat étrange et beau. Gâtée par le système des studios, se nourrissant de lait battu avec des œufs, ou de foie grillé et de cinq carottes, repas que j’avais vu ma grand-mère manger chaque soir de mon enfance. La famille terrée dans le vaste ranch de Petaluma après qu’elle avait pris sa retraite, cultivant des roses de concours à partir de boutures Luther Burbank et élevant des chevaux.
À la mort de ma grand-mère, nous étions comme un pays indépendant dans ces collines, vivant de son argent, même si je me rendais en ville à vélo. La distance était surtout psychologique. Adulte, je n’en reviendrais pas de notre isolement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120




    Acheter ce livre sur

    AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle