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ISBN : 2709662396
Éditeur : J.-C. Lattès (06/06/2018)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 4 notes)
Résumé :
"Oui, Le Président a disparu relève de la fiction – c'est un thriller – mais James Patterson et moi avons imaginé trois journées parmi les plus terrifiantes de l'histoire de la présidence. Et qui pourraient véritablement avoir lieu", Bill Clinton.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
BlackKat
  16 juin 2018
Non, je ne suis pas naïve, associer le maître de la plus grande machinerie livresque commerciale US et un ancien président américain ne peut que créer du buzz.
Je ne nie pas que le bonhomme, James Patterson, a du talent, j'adore ses romans mais je suis consciente que son succès tient aussi à des collaborations avec des auteurs de talent, tel David Ellis, par exemple.
Et non, je ne voue aucune admiration pour Bill Clinton, que ce soit le politicien, et encore moins l'homme.
Alors pourquoi cette lecture?
Par curiosité pour le résultat d'une alliance entre l'expertise d'un ancien président des États-Unis et l'imagination d'un auteur tel que James Patterson.
Alors!?! Deçue!?!
Absolument pas! 
C'est un roman de politique fiction et un techno-thriller de très bonne facture! 
Le bémol principal et que l'on retrouve dans bon nombre de productions US, que ce soit au niveau des romans, des séries TV ou des films, est l'éloge de l'impérialisme américain qui est ici très présent.
Ok, ils sont les plus forts, les plus beaux, les plus intelligents... (sic!) blablabla...
Mais ne jouons pas les vierges effarouchées, cet éloge est très commun et il faut juste être lucide: le patriotisme plaît et faire vendre! Vive l'ego flatté!
Il est donc nécessaire de n'aborder ce roman que pour ce qu'il peut être: un moment de lecture distrayant.
 
Et pour de la distraction, nous sommes servis: un rythme très speed, des rebondissements, de l'action, du suspense, sans oublier au passage quelques discours pour magnifier la grande humanité d'un président (ironie de ma part, je précise!).
Ce roman m'a beaucoup fait penser à la série 24h, pour le style et le rythme. L'intrigue se passe sur 3 jours mais donne l'impression d'en concentrer 6, pas le temps de se poser!
Il me fait aussi énormément penser à une autre série excellente: Designated survivor (mince, que le même acteur joue dans ces deux séries est-il un hasard?) pour les manigances politiciennes de cour, les secrets et les trahisons, la pression qui repose sur un seul homme, ce qui doit être révélé au public ou pas, les risques de destitution d'un chef d'État... et pour les discours angéliques sur le rôle prépondérant des USA dans le monde et la grandeur de la présidence.
Malgré ce côté très pro-américain, le roman remplit son rôle de thriller. Et si je vous semble très ironique par moment, je me suis régalée mais je ne veux pas que vous pensiez que ce n'est qu'un objet de curiosité car le président a disparu traite d'un problème très sérieux que la personnalité des auteurs ne peut en aucun cas influencer: le cyber terrorisme. 
Le monde est ultra connecté, de votre téléphone à l'armement du pays, tout est maintenant contrôlé et dirigé par le net et les ordinateurs.
C'est un immense progrès, garant de rapidité et d'efficacité, mais c'est aussi notre grande faiblesse. Supprimer ce matériel et nous sommes perdus.
Ce roman établit le scénario catastrophe qu'une attaque par le biais d'un virus pourrait marquer l'anéantissement de toute une nation. Et c'est là tout l'intérêt de l'intrigue: éveiller l'angoisse et la peur car dans le monde réel, les hackers ont déjà officié, jamais à cette échelle mais qui vous dit que la fiction ne rejoindra pas incessamment la réalité? 
Voilà, si vous voulez passer un parfait moment flippant avec du cyber terrorisme, lisez le président a disparu.
Si vous ne pouvez passer outre un peu d'angélisme pro-américain, allemand et israélien, laissez-le chez votre libraire!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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Bigmammy
  13 juin 2018
Deux vieux briscards – ils sont nés comme moi en 1946 – unissent leurs expériences (celle de Patterson est riche d'innombrables succès de librairie et forte d'une véritable industrie de l'écriture) pour pondre un roman de politique-fiction qui, certes, ne fera pas date dans l'histoire de la littérature, mais se lit facilement.
Le personnage central en est un Président des Etats-Unis idéal. Ancien héros de guerre – il a été prisonnier en Irak mais n'a pas cédé aux interrogatoires (ce qui n'est pas le cas de Bill Clinton mais fait sans doute référence à JFK) – ancien procureur puis gouverneur et, comme Clinton père d'une fille adorée qui fait ses études à la Sorbonne (seule référence à la France ...) – mais il vient de perdre sa femme rencontrée sur les bancs de l'université … Il est courageux, a une équipe soudée avec lui : on replonge dans l'atmosphère de « The West Wing », avec le rôle éminent du Chief of Staff, l'omniprésence des Services secrets, les tensions internationales.
Alors que le Président est menacé lui-même d'une procédure d'impeachement – Clinton en a eu l'expérience – une très grave cyberattaque menace de renvoyer les Etats-Unis à l'âge des ténèbres en détruisant la totalité du réseau internet : paralysie des forces armées, effacement de toutes les données financières, destruction du réseau électrique et de tous les moyens de communication, des systèmes de distribution d'eau, déconection de tous les téléphones portables …
C'est une course contre la montre pour neutraliser le virus tueur, mettre la main sur les hackers et, en plus, découvrir la taupe qui a informé au plus haut niveau les criminels ayant ourdi cette attaque. Une mécanique narrative bien huilée, qui fait appel aux techniques classiques du thriller technologique – je repense au Cinquième Cavalier de Dominique Lapierre et Larry Collins qui mettait en scène dès 1980 une bombe nucléaire au coeur de Manhattan. Rien de nouveau sous le soleil, donc.
L'intéressant réside en deux points : la description de la vulnérabilité de nos sociétés post-industrielles à une attaque massive contre l'infrastructure informatique d'une part et l'originalité de soulever un coin du voile sur les sentiments d'un Président (le POTUS) en exercice, seul au milieu de la tempête, qui ne peut compter que sur lui-même.
Pour le reste, un discours final particulièrement angélique qui ne convainc personne, surtout au regard des dérives du Président américain actuellement aux manettes …
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Sharon
  20 juin 2018
Je risque de me faire taper sur les doigts. Je n'ai pourtant aucun problème à dire que ce livre est parfait pour les vacances qui approchent ! Il a l'efficacité des précédentes oeuvres de James Patterson : les chapitres sont courts, l'intrigue se déroule sans temps mort, avec des coups de théâtre réguliers, des retournements de situation qui font que le lecteur a toujours envie de tourner les pages et de poursuivre sa lecture.
Cependant... même si Bill Clinton est co-auteur, ce thriller n'a rien de révolutionnaire. L'intrigue met en scène la puissance des USA, mais aussi sa fragilité, les haines qu'elle a attisées - et encore, le président qui est le personnage principal/narrateur est fort sympathique, humaniste, prenant soin des autres avant de lui-même. Si l'on met à la place un président moins "parfait", je n'ose imaginer l'intrigue que l'on aurait obtenu. D'ailleurs, même les adversaires, en dépit de leurs objectifs, restent proprets et manquent un peu d'épaisseur, à une exception près.
Bien sûr, l'on découvre (un peu) les coulisses d'une présidence, la procédure d'impeachement, les différents rouages du pouvoir, les différents cercles, si j'ose dire. Cependant, je pense qu'ils auraient pu être mieux exploité, de façon un peu moins didactique.
Le président a disparu est un livre divertissant, qui se lit facilement, sans révolutionner le genre du thriller politique.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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prvst
  14 juin 2018
Quand le 42ème président des Etats-Unis collabore avec un écrivain à succès, spécialiste du thriller, cela donne le président a disparu. La communication est belle. On s'attend à du costaud, du croustillant, du vécu ou à défaut quelques révélations. Et là, pas de bol. L'entreprise Patterson atteint son paroxysme, on tient l'archétype du techno-thriller - un scénario efficace digne d'une série télé où ne figure aucun temps mort mais avec un manque de fond et un lot d'incongruités.
Posons rapidement le contexte car tout va très vite. Même la lecture de ce thriller. le président Duncan - a war hero and not a draft-dodger- qui dégouline d'humanité (l'image de Bill ?) s'est entretenu avec le leader des "Sons of Jihad". Suliman Cindoruk, tueur d'Américains donc recherché par toutes les polices du monde. Les conservateurs du Congrès montent une procédure d'impeachment à son encontre alors qu'il est lié par les exigences de sécurité nationale, et fait face à la plus grande cyberattaque imminente qui se promet de mettre notre monde à genou, de le ramener à l'âge de pierre, au "Dark Ages".
Voilà, avec une pincée de House of Cards, une once de Designated Survivor, pour ce qui est des arcanes tordues de la Maison Blanche et du pouvoir, un soupçon de Mr Robot pour la partie nerd, et un poil de Jack Ryan de Clancy, la Patterson compagnie livre un thriller rapide gavé de chapitres courts aisément lisibles par le premier lecteur venu – curieux de la co-signature prestigieuse sans doute.
Oui Patterson maîtrise les effets et le rythme en esquissant ces journées de folies, mais il enchaine de trop nombreux clichés sans vraiment se soucier d'une quelconque vraisemblance pour ce qui est des événements. Certes, il pose quelques pages techniques sur le web et les techniques mises en place par les hackers, mais là où je rêvais de découvrir les rouages de la Maison Blanche, je reste sur ma faim. Il y a les méchants, les très méchants, les traites et les hommes du Secret Service. Tous sont de facture trop classique à mon gout. Seule la tueuse passionnée par JS Bach sort un peu du lot.
Dommage car ce qui promettait d'être un thriller basé sur drame mondial vu depuis les plus hautes allées du pouvoir se révèle en fin de compte, un thriller de vacances pas franchement mauvais, même plutôt sympa à lire, mais pas à la hauteur du battage médiatique et de la promesse.
J'ignore quel a été l'influence de William Jefferson Clinton dans la rédaction de cet ouvrage ... si ce n'est d'avoir vécu une procédure d'impeachment. J’ai néanmoins noté le coup de patte du dernier discours, fédérateur et si américain, avec des effluves d’état de l’Union. Mais je subodore que Patterson et ses équipes auraient très bien pu pondre cela sans lui. M'est avis que la politique éditoriale de Knopf Doubleday Publishing n'est pas innocente à ce coup de comm'. On ne devient pas l'écrivain à succès le plus fortuné du monde pour rien.

Lien : https://nigrafoliablog.wordp..
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critiques presse (1)
LeMonde   06 juin 2018
L’ancien président américain et l’auteur à succès James Patterson publient ensemble un thriller mondial, qui débarque en France le 6 juin. Celui-ci ne restera peut-être pas dans les annales.

Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
SharonSharon   15 juin 2018
"Pleure tes morts après la bataille, disait le sergent Melton. Mais quand tu es au combat, combats !"
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rkhettaouirkhettaoui   13 juin 2018
Je ne pactise pas ! Et j’emploierai la force si nécessaire ! Mais l’intervention armée, c’est pour moi le dernier recours. C’est sûrement difficile à comprendre pour un fils à papa qui a passé ses années d’étude à siffler des bières avec ses copains de fraternité et à prêter serment devant des sociétés secrètes ridicules. Pendant ce temps, moi, j’affrontais l’ennemi sur le champ de bataille. Je réfléchirai longuement avant d’envoyer nos fils et nos filles au combat, monsieur Kearns, parce que j’ai été l’un de ces fils, et que je mesure le danger.
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BlackKatBlackKat   13 juin 2018
Les médias savent ce qui est vendeur: le conflit et la division. Simple et efficace. Trop souvent, la colère et le ressentiment l'emportent sur la réflexion. Nos émotions trompent notre vigilance. Un discours enflammé et moralisateur, même sans fondements, aura plus d'impact qu'une allocution réfléchie et argumentée.
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SharonSharon   15 juin 2018
Je ressemble à un chat de gouttière qui vient de fouiller les poubelles.
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rkhettaouirkhettaoui   13 juin 2018
La barbarie de la course au pouvoir est vieille comme le monde, mais certains de mes adversaires me haïssent vraiment. M’écarter de la présidence ne leur suffit pas. Ils ne seront satisfaits que lorsque j’aurai été emprisonné, écartelé et rayé des livres d’Histoire. Bon sang, s’ils le pouvaient, ces types seraient capables de brûler ma maison en Caroline du Nord et de cracher sur la tombe de ma femme.
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