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ISBN : 2868534910
Éditeur : Le Temps qu'il fait (16/05/2007)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Ce lexique (80 entrées) est écrit sur un ton tour à tour précis, attendri, grave, primesautier. Bien que délibérément subjectif, il est assez documenté, nourri d'expériences vécues et de franches rencontres pour permettre aux lecteurs d'attachement de mieux saisir les quelques beaux enjeux d'un métier assez peu célébré. Depuis hier, aujourd'hui, mais également pour demain, le livre - qui est, plus que jamais, en question - a tout à gagner à être mis entre de bonnes ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
fanfanouche24
  05 décembre 2018
Lu en 2009-----------------------
"Mon libraire est contagieux. Ne l'approchez pas, il pourrait vous donner
l'envie de lire"...
Pour ma 800e critique, je souhaitais parler d'un joli souvenir de lecture, qui soit simultanément, fortement symbolique de mon parcours et de mes enthousiasmes successifs vécus dans les différents métiers du livre !!
Voilà c'est choisi...avec un auteur-poète, ancien libraire, ayant représenté un temps dans la région Rhône -Alpes, la belle maison d'édition de Hubert Nyssen, Actes Sud......
Présenté comme un lexique, Patrick Cloux aborde tous les sujets quant au métier de libraire, l'histoire du métier, de l'édition... des livres...de la société,... ; en relisant cet ouvrage, j'ai été frappée par certaines prémonitions ou du moins anticipation sociétales... très frappée par la page "Démocratie"... qui n'était déjà pas très optimiste... en exprimant la nécessité de ces îlots d'indépendance et de résistance que sont les libraires !!
Petite pépite lue en 2009 [ 4 années avant mon inscription sur Babelio... ], qui m'a fait découvrir cet écrivain, à l'univers et aux mots poétiques, bienveillants, qui font un bien fou...Je viens de rédiger mon ressenti à la lecture d'un de ses derniers textes, "Au grand comptoir des Halles " ... j'enchaîne avec cette ancienne publication adorée... dont je n'avais pas rédigé de ressenti, n'étant pas encore engagée sur Babelio !!! Je rattrape ... ce manque... bien qu'en le re-parcourant, l'émotion et la nostalgie me prennent aux tripes, en constatant la disparition de telle ou telle librairie indépendante de Paris ou de province que j'ai fréquentée... et appréciée !.... heureusement , quelques autres sont nées...
"Le livre est un vecteur d'éternité courte. L'immédiateté le sauve. Vous sentez briller les yeux d'un libraire, vibrer sa voix, pleine de l'envie de commenter, de décrire. Il a été touché, c'est sûr, et il veut vous transmettre son émotion, vous charger de cette bonne nouvelle."
"Les livres ont le droit d'être vendus par quelqu'un qui les aime". (...) Voilà un sain précepte, et le libraire qui les aime est bien le mieux placé pour choisir, parmi tant de perdants magnifiques, les étonnantes découvertes à sauver d'entre les tas. (...) c'est assez d'un regard : un thème, une typographie, une image, une couverture réussie, quelques pages suffisent à le retenir. (p. 35)
Une très, très belle lecture et une plume fluide, agréable à lire... et cette magnifique idée conductrice que le métier de Libraire... est un métier de résistance et de conviction !!!
"Il y a une chaîne de conviction du livre. elle est invisible à qui ne sait pas lire. dès que plus investi,le lecteur la pressent à chaque niveau. Depuis la librairie d'où on lui parle jusqu'à la beauté intrinsèque de ce petit parallélépipède modeste, riche d'une photo appropriée, d'une vignette et d'un titre, unique comme son identité. Quant au texte, il peut éblouir, enthousiasmer, émouvoir. On n'en finirait pas.Sans conviction de part et d'autre, rien n'aurait été possible. On apprend en lisant. "(p.49-50)
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ivredelivres
  06 janvier 2013
Pour poursuivre le voyage en terre de librairie je vous propose un abécédaire au ton joyeux, qui bien entendu fait l'éloge de la librairie.
Peut-être connaissez-vous déjà l'auteur : Patrick Cloux, pour les amateur de marche je vous recommande son livre Marcher à l'estime.
Ici c'est avec bonhommie mais aussi avec sérieux qu'il parle de son métier et de ses difficultés mais aussi de son rôle de guide en lecture.

Balade de A à Z sur les étagères des librairies. On démarre à Amitié car proposé un livre c'est pour lui « un adoubement complice et fraternel ».
Il reconnait qu'il y a des villes, des lieux qui sont des déserts de librairies ( et depuis 2007 ça ne s'est pas arrangé)
Il a des exigences Patrick Cloux, pour lui une librairie doit être belle « pas forcément riche, mais belle » elle se doit d'être un « doux refuge » mais attention elle ne doit pas être trop pomponnée dit-il dans l'entrée Bouquiniste car elle doit permettre de « trouver ce qu'on ne cherche pas »

Il faut au libraire supporter la clientèle qui « piaffe sans relâche » ces clients qui veulent être vite servis « car ils sont mal garés » qui suivent les yeux fermés ce que les « bluffs médiatiques leur intiment d'aimer »
Il passe en revue les campagnes pour le livre, les lois, les aides et aussi les mesures qui déstabilisent ( une augmentation de TVA par exemple!)
Vous ferez un tour dans les grandes librairies pratiquement toutes disparues aujourd'hui.
L'obligation douloureuse de vendre le tout venant pour pouvoir vendre ce à quoi l'on croit, ce à quoi l'on tient.
Mais disons-le tous les libraires ne sont pas parfaits, il y en a de fort peu aimables, de franchement acariâtres, et même , si si , des libraires qui ne lisent pas ………….
Pour lui lecteur est un métier qui permet de « voir germer un jour, un texte porteur de joie là où on ne l'attendait pas ».
Quand vous saurez qu'il y a l'entrée engouement , inventaire, fidélité, je sais que vous ne pourrez pas résister
J'ai aimé la combativité de Patrick Cloux, sa truculence, sa bonne humeur. Mais il n'y a pas à se tromper c'est un libraire entré en résistance. Sa défense de la profession est passionnante et passionnée et un peu comme avec les épidémies, à le lire, il vous prend un prurit de lecture.
Le genre de livre qui vous donne une envie furieuse d'ouvrir une librairie ou du moins d'aller y faire un tour, bref une oeuvre de salut public et avoir mis Gérard Philipe en couverture est un appât supplémentaire.
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IreneAdler
  27 mars 2012
Abécédaire sur le métier de libraire, sur ce qui en fait la joie mais aussi parfois les difficultés.
Les clients, les relations client, les livres, l'amour ou le désamour qu'on leur port. Les aspects plus techniques aussi : le représentants, les relations éditeurs, les récepions, les retours.
Une célébration d'un métier assez peu connu (anecdote : "Libraire ? C'est la premirèe fois que je rencontre quelqu'un qui fait ce métier-la !") et qui subit actuellement de profondes et brutales mutations.
Mais un métier qui est tellement bien ! (Comment ça je suis partisane ?!)
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   06 décembre 2013
Parfois un libraire se surprend à rêver devant un lecteur qui se penche sur les étagères plutôt que de tourner autour d'une table de couvertures toujours plus attrayantes (achetez la couverture, tant qu'à faire). Il l'observe. Le voit sourire, tirer d'entre d'autres livres tout aussi solidaires, un livre clair, pas de photo de l'auteur dessus, pas de bandeau accrocheur, non, un livre tout simple, parfois pas tout à fait neuf, dont il n'essaierait pas de discuter le prix ni pour l'achat duquel il n' espèrera pas un gratuit, un cadeau, comme si lire devait être récompensé.
Ce lecteur a raison, c'est lui, le chercheur de trésors qu'une main anonyme (le libraire n'a pas de nom, il ne doit pas en avoir) a placé là pour lui ou pour un autre. C'est lui qui aura l'éternité. ( Isabelle Baldine Howald, écrivain et libraire, in Revue "Lignes", mai 2006 / p.118)
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fanfanouche24fanfanouche24   04 décembre 2018
Statut

inégal. subjectif. Pas de diplômes vraiment. Métier souvent à la croisée des chemins, mais que l'on quitte difficilement tant on fait corps avec lui. On y entre par la porte, l'entresol, un vasistas. Des dizaines de CV. Le téléphone. La cooptation. Jamais de plan de carrière. Une identité sociale se fait implicitement jour. Mais rien n'est jamais défini. Que valez-vous vraiment ? êtes-vous qualifié ? La réponse dépend de l'interlocuteur. D'où la place à géographie variable (...) (p. 159)
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fanfanouche24fanfanouche24   04 décembre 2018
Colportage

(...) le colporteur reste une image forte du métier. (...) Il continue ailleurs, et maintenant dans les tiers ou le Quart Monde, à donner à lire, loin des élites de la chose écrite.
Le colportage, comme le vrai photojournalisme, très adaptés à la pauvreté ou au manque du témoignage noté, sont d'essentiels contre-feux à l'oubli. Une certaine conscience de l'état du monde ne peut naître que dans la fréquentation des livres, qui sont des documentaires librement approfondis, capables de nous décider à vivre les yeux ouverts et , secondairement, de nous donner un réel courage.
Ainsi, depuis 50 ans la collection "Terre Humaine" développe des sauvegardes, assurant à l'écrit une somme de cultures ordinaires dont les témoins, de tradition orale, laissent néanmoins de la sorte une trace. Et combien je regrette la disparition de la collection "Voix" de chez Maspéro. Entre les récits d'un lapon, des chants traduits du Turc, des rêveries arabes calligraphiées, je n'ai cessé d'y apprendre à vivre poétiquement. (p. 42)
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fanfanouche24fanfanouche24   05 décembre 2018
Retours

La plaie du métier. Un sabordage programmé. Au bout de trois mois une nouveauté est vieille. C'est monstrueux pour un auteur : son livre lui a coûté quatre ans d'efforts. Les retours sont un des lieux de l'-inferno- du libraire. (p. 147)
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fanfanouche24fanfanouche24   05 décembre 2018
Colportage

Le colporteur des siècles anciens devait ressembler davantage à un réfugié tchétchène qu'au contractuel acteur culturel d'un Conseil régional, consensuel et bien noté. (...)
Le colporteur en ses circuits s'apparente à l'abeille. (...) Ce métier de ruelles obligeait à un certain flou. Le colporteur devenait en cas de durcissement, un clandestin. (p. 41)
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>Commerce, communications, transports>Commerce intérieur>Commerce intérieur des différents produits (24)
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