AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782915492897
64 pages
Éditeur : Editions Cornélius (25/03/2010)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 33 notes)
Résumé :

Andy est un garçon solitaire, sans famille ni copains, un tantinet misanthrope. Accablé par la médiocrité mêlée d'arrogance de ses contemporains et hanté par un terrible désir de vengeance, il se rêve une destinée exceptionnelle. Las d'une adolescence qui s'éternise, indifférent au monde qui l'entoure, il passe le plus clair de son temps avec Louie, son meilleur - et unique - ami. Tous deux coule... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
colimasson
  16 avril 2013
Sur le thème des super zéros comiques, Daniel Clowes n'a malheureusement pas réussi à renouveler le propos. On le connaissait au commandement de pauvres types nauséeux, dégoûtés de l'existence et de leurs semblables, mais on ne les avait encore jamais vus s'emparer d'un gadget –même fadasse et ridicule, ce qui convient bien au style ironique de Daniel Clowes- pour imiter leurs modèles type Batman, Superman ou Iron Man.
Daniel Clowes perd un peu de l'originalité de son style et pourra presque sembler commun à ceux qui ne le connaissent pas encore. On préfère ses vrais types nazes qui n'essaient pas de devenir des héros autrement qu'en affrontant le tragique déjà pesant de leur quotidien. L'humour semble ainsi moins forcé et automatique et n'en est que meilleur ; tandis que dans cet album, il faut bien reconnaître, on se sent parfois obligé de secouer des zygomatiques mécaniquement. Mais c'est peut-être là un des pouvoirs d'autorité de ce Rayon de la mort…
Commenter  J’apprécie          80
trust_me
  17 octobre 2011
Andy est un lycéen américain semblable à beaucoup d'autres. Si ce n'est qu'il est orphelin et qu'il vit avec son grand-père. Si ce n'est également qu'il se découvre un jour des super pouvoirs en fumant sa première cigarette. A chaque bouffée inhalée, ses forces décuplent. Cette découverte ne va pas le bouleverser plus que ça de prime abord. Son copain Louie l'imagine déjà patrouiller dans les rues, faisant la chasse à tous les malfrats du coin, mais Andy à du mal à le suivre. Et puis dans cette petite ville du New Jersey, il y a peu de torts à redresser. Certes, Andy va s'attaquer à quelques petites frappes pas vraiment à la hauteur, mais il va surtout commencer à utiliser ses pouvoirs pour des raisons plus personnelles. C'est alors que les choses vont basculer du mauvais coté…
Daniel Clowes est dans son jardin avec cette histoire au départ banale qui devient rapidement effrayante. L'évolution psychologique d'Andy est la clé de voute du récit. le portrait dressé d'une middle class américaine qui s'ennuie à mourir sonne juste. L'élément fantastique permet de montrer qu'il faut peut de choses pour transformer un ado lambda en justicier. Mais toute la problématique du récit tient dans cette notion de justice. Andy rend la justice selon ses propres critères. L'ouverture et la fin de l'histoire nous montre un Andy devenu adulte. Il se considère comme un sage : « Je n'ai jamais fait de mal à quiconque ne le méritait pas. Ma justice est clémente avant tout.» C'est d'ailleurs au bas de la deuxième page de l'album que tout est dit : « Je m'efforce toujours de faire ce qui est juste. […] Mais Bon Dieu que peut faire un homme seul face à quatre milliards de connards ? ».
Le rayon de la mort raconte donc essentiellement la construction d'une personnalité complexe qui va tomber dans les pires déviances. Et force est de reconnaître que ça fait froid dans le dos…
Graphiquement, Daniel Clowes est un adepte de la ligne claire à l'européenne. Son découpage alterne le très classique en gaufrier avec deux ou trois pages complètement déstructurées à la construction vraiment originale. le récit est découpé en historiettes d'une ou deux pages, jamais plus. Il se dégage de l'ensemble un coté vintage particulièrement séduisant.
C'est bien beau tout ça, mais est-on en face du chef d'oeuvre annoncé par tous les critiques dignes de ce nom ? En fait tout l'art de Daniel Clowes tient dans cette propension à délivrer son message sans avoir l'air d'y toucher. Tout en finesse. Mais doit-on pour autant considérer cet auteur comme un génie du 9ème art, comme le sont d'ailleurs beaucoup d'auteurs nord-américains portés au pinacle par la presse bobo/intello (Télérama et Technikart en tête) ? Franchement, je ne crois pas. Attention, ne me voyez pas là en pourfendeur de la pensée unique ou je ne sais quelle autre étiquette à la c… C'est juste que cet album est certes bon, fort bien réalisé et surtout excellemment édité (félicitations aux éditions Cornélius pour la qualité de la maquette et du produit fini), mais il souffre de quelques passages sans véritable intérêt. Disons que l'histoire aurait pu être quelque peu écourtée sans que cela nuise à l'ensemble. Je me suis d'ailleurs surpris à voir poindre l'ennui au cours de la lecture. Mais force est de reconnaître que l'impression d'ensemble reste très positive et que je ne regrette aucunement d'avoir découvert ce titre. C'est juste que pour, ma part, je ne crierais pas au chef d'oeuvre...
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
silverfab
  21 octobre 2015
Après Ghost World et David Boring, Daniel Clowes poursuit son portrait désabusé et cynique d'une certaine frange de la jeunesse américaine. Derrière une splendide couverture cartonnée à l'inspiration furieusement « pulp », le frère spirituel de Chris Ware nous décrit le quotidien d'Andy, jeune homme solitaire, paumé entre la fin d'une adolescence ingrate et le début d'un âge adulte guère engageant. le jour où Louie, son seul ami, lui offre sa première cigarette, Andy sent se réveiller en lui une force et des pouvoirs exceptionnels. Il découvre que son père, scientifique de renom, lui a administré une hormone expérimentale prévue pour être activée par la nicotine et qu'il lui a légué… un rayon de la mort capable de désintégrer ses adversaires. Problème : comment exploiter de tels pouvoirs, quand on vit dans une banlieue pavillonnaire sans histoire et qu'aucun super-vilain digne de ce nom ne sévit dans le voisinage ? Clowes paye sa dette aux comic books avec lesquels il a grandi et en adapte les codes à son univers mélancolique, servi par un un jeu subtile de mise en page et une mise en couleur toute en nuance. Un travail brillant et la preuve éclatante qu'on peut aussi créer une oeuvre dense en moins de 70 pages ! conseil d'écoutes musicales: http://bobd.over-blog.com/2015/10/comics-parade-le-rayon-de-la-mort-vs-ghost-world-famous-monsters.html
Lien : http://bobd.over-blog.com/20..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10


critiques presse (1)
Sceneario   08 juin 2016
Vous aimez les travaux de Clowes, vous serez donc touchés par l'intelligence de cet album, par la virtuosité et l'audace de sa mise en scène.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
colimassoncolimasson   16 avril 2013
- On est les mecs les plus cools de la Terre.
- Peut-être.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Daniel Clowes (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Clowes
Rencontre Internationale avec Daniel Clowes Animé par Romain Brethes et Christophe Ono-Dit-Biot journalistes au journal Le Point, traduction de Miceal Beausang. Auteur culte de "Ghost World", de "Wilson" et "d?Ice Haven", l?Américain Dan Clowes publie en 2016 "Patience" (Cornélius), un voyage dans le temps halluciné qui rend hommage au trait de l?auteur de comics Steve Ditko. Clowes compte parmi les invités de marque de cette 44e édition !
Programmation et infos sur www.bdangouleme.com ou sur les réseaux avec @actudufauve #partageonslaBD
autres livres classés : bande dessinéeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
3792 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre