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ISBN : 2253122971
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/2008)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 17 notes)
Résumé :
"Un étudiant sauvagement assassiné ", titre en une "Le Télégramme." Reynaldo Mamet, un Mauricien de vingt-neuf ans, a été victime "d'un tabassage d'une rare violence." Crime de rôdeurs, estime la police, ignorant qu'un jeune professeur de littérature qui entretenait avec Mamet une relation secrète, a assisté, impuissante, au meurtre. Mariée et installée dans la bonne société brestoise, Delphine garde le silence. Jusqu'au jour où elle reçoit des messages d'un inconnu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
andman
  31 janvier 2015
Bienvenue au coeur de la cité du Ponant, chère à l'écrivain breton Jean-François Coatmeur, et plus précisément dans le quartier historique de Recouvrance en bordure duquel coule la Penfeld avec l'arsenal, la base navale et le château près de son embouchure.
En ce début d'année 2003 où le monde s'interroge sur le bien fondé d'une intervention militaire en Irak, deux faits divers sordides ont lieu à trois semaines d'intervalle en plein centre de Brest : un jeune Mauricien est tabassé à mort dans sa chambre d'étudiant et un S.D.F. est égorgé en pleine rue.
Professeur de littérature bon chic bon genre, Delphine Blanchot se fait un sang d'encre. A l'insu de son mari Dominique, cette jolie trentenaire avait rendez-vous avec chacun des deux hommes le soir même où ils sont passés de vie à trépas.
Victime depuis le premier meurtre d'un mystérieux maître-chanteur, Delphine se résout de guerre lasse à se confier à son époux qui malgré ses horaires de travail démentiels en tant que biologiste-chercheur aime à courir le guilledou.
Le tragique de la situation arrivera-t-il à ressouder le couple Blanchot qui, depuis la disparition accidentelle de leur petite Célia douze ans auparavant, se laisse aller à vau-l'eau ?
En fin observateur de la vie brestoise, Jean-François Coatmeur prend plaisir à balader le lecteur d'un endroit à l'autre de la ville.
Tel un crachin qui vire au brouillard, l'intrigue s'épaissit en fil des chapitres et la descente aux enfers de la pauvre Delphine est vertigineuse. Malgré la passivité parfois déconcertante de l'héroïne, “La fille de Baal” ne manque pas de rebondissements avec en fond sonore les cancans d'un goéland ou le long mugissement d'un cargo.
Un titre énigmatique, des protagonistes déboussolés, une énorme déflagration pour clôturer un épilogue un poil décevant : voilà un thriller que l'on pourrait refermer sur un tonitruant : “Mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest !”
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nameless
  15 juin 2015
Le roman s'ouvre sur un prologue, dont on se doute qu'il contient peu ou prou une clé de l'énigme, daté de 1991, racontant les circonstances de la disparition accidentelle de la fille aînée du couple Blanchot, Delphine et Dominique, respectivement professeur d'université et chercheur.

Douze ans plus tard, on retrouve les Blanchot, parents de Morgan, jeune ado tourmenté. Tout en offrant encore l'apparence d'un couple uni aux yeux de tous, celui-ci s'est lentement délité. Delphine et Dominique font chambre à part, ils partagent leur confortable maison dans un quartier huppé de Brest en colocataires et s'adonnent à leurs activités professionnelles avec beaucoup de zèle, et à leurs activités adultères avec entrain. Delphine a succombé au charme exotique de Reynaldo, l'un de ses étudiants.

Un soir où Reynaldo a donné rendez-vous à Delphine, celle-ci arrive chez lui pour assister à ses derniers instants, tabassé à mort par deux hommes masqués, dont l'un ne manquera pas de violer Delphine tandis que le second immortalise l'agression en la photographiant. Rescapée, Delphine opte pour le silence afin de préserver le secret de sa liaison ainsi que la sérénité familiale. Elle aurait pu reprendre sa routinière vie bourgeoise et laisser le temps panser ses plaies physiques et psychologiques sans un mystérieux Ariel qui fait irruption dans son existence en la torturant avec ses messages menaçants, exigeant d'elle de l'argent, semant quelques cadavres autour d'elle comme autant de petits cailloux blancs.

Voilà le lecteur plongé dans une intrigue ficelée aux petits oignons comme Jean-François Coatmeur sait les inventer. Qui parmi les proches de Delphine peut lui en vouloir en lui pourrissant la vie ? Pourquoi un de ses proches se vengerait-il d'elle aussi cruellement ? Julien Grasset, un séducteur arrogant qu'elle a éconduit ? Jeremy, son amour de jeunesse qu'elle a abandonné au profit de Dominique, et qui continue à l'aimer ? Manon, sa meilleure amie, qui nourrit pour elle de tendres sentiments ? Dominique lui-même, qui ne s'est pas remis de la mort de sa fille ainée ? Et pourquoi pas Morgan, son fils, perturbé et introverti ? Ou même Mlle Branderion, prof d'espagnol collègue de Delphine, vieille fille névrosée qui a dans le passé harcelé un confrère ? Tous choisis dans la sphère familiale, amicale ou professionnelle, aucun des suspects ne possède les caractéristiques d'un tueur en série.

Jean-François Coatmeur est habile et talentueux car il donne à chaque suspect d'excellents motifs d'en vouloir à Delphine, le lecteur patauge dans les hypothèses, s'égare sur chaque piste esquissée et ce n'est que dans la dernière ligne droite du roman que lentement la vérité émergera.

Un excellent thriller, réalisé avec maestria, malgré une Delphine candide, au caractère un peu mou du genou, qui tout en voulant garder son secret finit par le raconter à tous ses amis. Mais bon, nobody's perfect !
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taiji
  08 août 2013
Ami insomniaque, voici le livre qui te fera aimer tes nuits blanches.Ami parano, voici le livre qui saura te convaincre que ton prochain est virtuellement ton ennemi.Ami du genre humain, passe ton chemin, Jean-François Coatmeur ne fait pas dans la dentelle, mais dans la torture à petit feu.Dialogues au cordeau,situation finalement des plus réalistes, quand on sait s'intéresser (intelligemment) aux faits divers.
Il y a tout à trac la bonne bourgeoisie de Brest(non!non!il ne s'agit pas de ces polars, prétexte à évoquer,sur une intrigue"téléphonée",une quelconque contrée de notre bon païsse françouais!),mais il y a des cocus ou amants frustrés, consentants, pervers,tacitement trompés,des cadavres dans les placards,et puis surtout des macchabées sur les parkinges et les squares de cette bonne ville de Brest,sans oublier quelques bons flics un peu dépassés...
Vraiment non! à moi, revenu du thriller français, j'ai découvert par hasard cet auteur, et j'en suis revenu enchanté.A suivre!
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camor
  13 mai 2016
J avais beaucoup lu et apprécié Jean François COATMEUR. L'ambiance de la Bretagne dans des polars me comblait. Mais là, j'ai été déçu. Je me suis trop vite douté de la solution de l'énigme et j'ai trouvé quelques maladresses dans l'écriture.
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Moccha
  26 juin 2018
très bon policier, bien que l'on se doute du dénouement.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   10 juin 2015
Cela fait des années que nous avons chacun notre chambre. Comme des vieux. Ce système, adopté hypocritement au début, parce que permettant de respecter nos rythmes de travail individuels, s'est avec le temps mué en une authentique séparation de corps. Nous ne couchons plus ensemble, tout en continuant à prétendre retirer de cette cohabitation, dont le sexe est absent, des compensations d'estime mutuelle, voire de tendresse. Nous nous jouons la comédie.

Page 74 - Le Livre de poche
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namelessnameless   11 juin 2015
Ca y est, ils l'ont enfin, leur guerre ! Cette nuit, les bombardiers américains ont massivement pilonné Bagdad. Premières ruines, premières victimes, images complaisamment resservies à la télévision de pauvres cadavres noircis, démembrés. Voici venue l'heure des modernes barbares. Le cul bien au chaud, là-bas, sur l'autre rive de l'Atlantique, une poignée de mafieux couronnés à têtes de chacal se congratulent en comptabilisant déjà le pactole noir qui va sourdre du sang des enfants assassinés.

Page 141 - Le livre de poche
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namelessnameless   10 juin 2015
La municipalité avait décidé de construire une piste de skate-board en plein centre-ville, dans le jardin Kennedy, et Manon, qui habitait à proximité, rue Colbert, était résolument contre "cette manifestation écoeurante de jeunisme démagogique".

Page 27 - Le Livre de poche
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namelessnameless   12 juin 2015
Elle venait d'avoir quarante ans, un âge charnière où il arrive qu'une femme belle et active comme elle l'était, prenant conscience du travail de sape des années et posant un regard lucide sur l'avenir, doute de ses raisons de vivre. L'heure de vérité. Qui n'a éprouvé, un jour ou l'autre, le tentation de l'à-quoi-bon ?

Page 318 - Le livre de poche
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domdu84domdu84   12 novembre 2011
Prologue
23 décembre 1991
Delphine dansait. Elle aurait dansé toute la nuit, tant elle se trouvait bien dans son corps et son esprit, intégrée à Pambiance décontractée qui régnait parmi les invités, en parfaite symbiose avec la mélodie que diffusait le tourne-disque, Nights in Plfleite Satin, un succès des amiées soixante du groupe The Moody Blues.
Elle adorait cette musique, dont la nostalgie attendrissante lui semblait avoir été inventée à son seul usage et qu’elle absorbait par toutes les fibres de son être, indifférente aux crachotements du vieux‘ 33 tours fatigué. C’était la troisième fois déjà qu’ elle demandait au jeune garçon de la maison, promu dise-jockey, de le placer sur la platine.
La danse, pourtant, ne figurait pas au programme de la soirée. En conviant plusieurs de leurs amis, cette avant-veille de Noël, à se réunir à T. dans leur belle villa bretonne, pour sabler le champagne autour du sapin, M. et Mme Le Tallec avaient su créer une atmosphère chaleureuse, qui avait rapidement fait fondre timidités et réserves. Et quand leur fils Kevin avait
allumé son électrophone, des couples s’étaient spontanément formés.
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Videos de Jean-François Coatmeur (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-François Coatmeur

Dialogues, 5 questions à Jean-François Coatmeur
www.librairiedialogues.fr 5 questions posées à Jean-François Coatmeur, à l'occasion de la parution du livre L'ouest barbare (éditions Albin Michel).
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