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EAN : 9782266316361
480 pages
Pocket (07/10/2021)
  Existe en édition audio
3.59/5   634 notes
Résumé :
WILDE.
SON NOM EST UNE ÉNIGME, TOUT COMME SON PASSÉ.

Il a grandi dans les bois. Seul.
Aujourd’hui, c’est un enquêteur aux méthodes très spéciales.

VOUS IGNOREZ TOUT DE LUI.

Il est pourtant le seul à pouvoir retrouver votre fille et cet autre lycéen disparu.
Le seul à pouvoir les délivrer d’un chantage cruel. D’un piège aux ramifications inimaginables.

Mais ne le perdez pas de vue.
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Critiques, Analyses et Avis (206) Voir plus Ajouter une critique
3,59

sur 634 notes

Tandarica
  04 janvier 2021
À l'inconnu qui m'a fait gagner ce livre, aux éditions Belfond et à babelio, un grand merci ! C'est le genre de littérature que je fréquente très peu, mais c'est un bilan de lecture positif, voire très positif. Un auteur inconnu pour moi, que je découvre avec plaisir.
J'ai passé un bon week-end de lecture avec ce livre de 429 pages, agréable à manier. Papier pas trop épais pour ne pas alourdir, une belle (confortable pour mes yeux abîmés par tant de lectures) police des caractères, couverture aux beaux reflets brillants avec cette couleur jaune stabilo que j'aime tant et qui s'assortit parfaitement avec mon surligneur, maintes fois utilisé ici aussi. Par exemple, page 277, pour « le paradoxe d'Hitler », je retiens cette formule simple : « Il y a trop de variables. On croit empêcher un massacre… et on finit par provoquer un plus grand encore. », ou bien page 140 : « Tout ce qui concerne les candidats devrait être totalement transparent pour les électeurs américains » car « Pour discréditer quelqu'un, on se servait d'une erreur passée, aussi obscure ou lointaine fût-elle. Comme si seule la perfection méritait d'être prise en compte. » (p. 144). Une dernière citation clé pour l'intrigue (politique) : « Mais, d'après la théorie du fer à cheval, la ligne est justement en forme de fer à cheval : elle s'incurve vers l'intérieur si bien que les deux extrêmes sont plus proches l'un de l'autre qu'ils ne le sont du centre. » (p. 152)
J'ai beaucoup aimé le personnage de Hester Crimstein, veuve de soixante-dix ans, une avocate impitoyable, présentatrice du show télévisé « Le crime selon Crimstein », oeuvrant encore au barreau, dont j'ai appris qu'elle est un personnage récurent de Harlan Coben, et bien sûr Wilde, qui fait figure de personnage principal, dans ce thriller.
La question qui sous-tend le récit est : qu'est-ce qu'un soldat et bon citoyen est-il prêt à faire pour sauver des millions de vies (cf. p. 401), ou bien celle d'un seul homme « injustement condamné » ? Qu'est-ce qui est légalement et moralement admissible pour la manifestation de la vérité ? Sont ainsi mises en avant les failles d'un système (américain), mais, la conception de l'auteur est « [qu]'on n'agit pas en dehors d'un système ».
Le différentes formes d'amour sont très présentes dans ce livre que je referme avec une certaine envie de savoir s'il y aura une suite des aventures De Wilde.
Je termine par cette jolie mise en abîme : Wilde lit un roman, à la page 175. « Il préférait les vrais livres aux tablettes et autres liseuses, non parce qu'il n'aimait pas la technologie ou appréciait la sensation tactile de tourner les pages, mais simplement parce qu'il y avait assez d'objets connectés chez lui et que l'objet imprimé, lu et ensuite offert lui convenait mieux. »

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Jeanfrancoislemoine
  25 octobre 2020
Avant de commencer , qu'il me soit permis de remercier très chaleureusement les Éditions Belfond et toute l'équipe de Babelio pour l'envoi de ce roman d'Harlan Cohen . Un trés beau cadeau et c'est avec plaisir que je vais m'acquitter d'une bien agréable mission , en faire un commentaire sous forme d'une lettre adressée à...ma délicieuse fille .
Ma chérie,
Tu n'as pu manquer le dernier Harlan Coben sorti ces jours derniers . Quand je dis que tu n'as pas pu le manquer , c'est que sa couverture a tout pour attirer le regard : du gris , du jaune , un jaune bien " voyant " , qui éclate comme un soleil sur un fond de forèt sombre et menaçant d'où sort sûrement cet " inconnu " dont parle le titre .Tu connais l'importance que j'accorde aux couvertures pour comprendre l'intérêt qui s'est immédiatement emparé de moi et ...j'ai lu la " quatrième " ....Incroyable . On nous y prend à témoin pour ... nous rendre dépendants..... Des adresses au lecteur sur fond noir et ... toujours cette forêt menaçante. Je te laisse juge mais , connaissant plutôt bien tes goûts, je t'imagine parfaitement intriguée et , bien que loin de toi , je sens ta curiosité " titillée" et la moue " de désir " qui illumine ton visage me dit que non , tu ne pourras pas résister longtemps ...Dans ton prochain courrier , tu n'oublieras pas de me dire que j'avais raison.
Bon , moi non plus je n'ai pas résisté longtemps et je me suis vite immergé dans un récit entamé tambour battant . On le sait , Harlan Coben possède l'art de donner du rythme à ses écrits, alternance récit, dialogues , parfois même dialogues sans grand intérêt, exactement comme ceux qui nous sortent de la bouche et qui sont le sel de la vie quotidienne...Sans grande envergure mais si proches des gens , pas de doute , cette écriture englue son auditoire . L'intrigue ? Oui , ne sois donc pas si pressée, ça vient .Comme ta fille , toujours envie d'avoir fini avant d'avoir commencé...En même temps , ma petite- fille c'est encore une ado , elle , elle a des excuses , elle , mais toi ...Bon , ça m'arrange ça, parce que le début, ça concerne surtout deux ados , une jeune fille , Naomi , en fâcheuse posture et un copain , Matthews . Et quand on dit que ce sont des ados , c'est signe que les complications et ennuis ne sont pas loin . Bingo ! Bon , je ne t'en dis pas plus , tu vas encore me dire que je , comment déjà, " spolie " ? Je sais pas si c'est comme ça et tu pardonneras ton vieux pére de ne plus être " à la page " , et puis , si je t'en dis trop , tu vas t'inquiéter pour ta fille ( entre nous , il y a de quoi , j'dis ça, j'dis rien , je veux pas créer le moindre trouble ).Je te rassure la grand - mère du Matthews , elle " déménage " , non , elle perd pas la boule , elle "assure ", si tu préfères. Avocate , 70 ans je crois , elle a " de beaux restes " et dégaine vite...parfois trop , mais bon .. . Sauf qu'en fourant son nez dans les " affaires " des autres , elle va découvrir des choses pas " jolies , jolies " ...Lesquelles ? Ben ça alors , Tu es encore pressée, hein? ..Bon alors je t'aide ....Il va bientôt y avoir les élections américaines...et bien un candidat .... Stop ! . J'allais tout révéler. Mais oui , de l'adolescence à la politique . Sacré cheminement ...Bien que , finalement , vu la façon dont ils se parlent , on se demande si les politiques n'ont pas oublié de grandir ...Non , je rigole .Ah j'oubliais . La mamie de Matthews , elle est amoureuse .Ben quoi , 70 ans et alors ? Et lui , le copain ? Ben lui aussi . Pas de problème....Ben pas forcément car y'a encore un os . Mais non , ce n'est pas un " Harlequin " ...Tu vois , Coben, il fait du Coben . Pourquoi faire simple quand on peut compliquer ? Ça me rappelle cette histoire de l'avocat qui disait à son client " racontez- moi simplement votre histoire , je me charge de l'embrouiller." Et " l'inconnu de la forêt ? " Je n'en parle pas , la quatrième de couverture ne parle que de lui . Tu vas me dire que ce n'est pas clair . Évidemment et heureusement , Tu ne vas tout de même pas acheter un livre où tout est dit sur la quatrième, non ? Je n'aime pas" divulgacher" , ça y est , j'ai trouvé comment on dit !!!! Ça arrive si souvent. La seule chose que je puisse dire , c'est que c'est un bon roman , bien ficelé, bien construit mais sans " grande envolée " , un roman qui ravira les inconditionnels de Coben, et ils sont nombreux .Je sais que tu vas hésiter en remarquant mes " 3 étoiles et demie ". Pas assez ? J'ai aimé , je t'assure , mais ce n'est pas non plus le " livre de l'année " et si tu hésites , ne t'inquiète pas , je te le prêterai . Et puis , Tu sais , nous avons tous des attentes et des perceptions différentes. Je crois que tu peux te laisser tenter mais , comme tu me le dis souvent " je suis grande , papa " et c'est bien vrai .Alors , laisse parler tes envies, moi , ce que je t'ai livré, ce ne sont que des modestes réflexions, comme à chaque fois que nous échangeons...
Je t'embrasse , ma fille chérie ...Au week- end prochain . L'ado sera là ? Si oui , on risque encore de ne pas pouvoir " en placer une " quoique si elle se lève toujours à 11h le matin , on aura du temps !!! et ...puis..bof , ça fait rien , on s'écrira.
Ton papa et ta maman qui t'aiment.
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Antyryia
  30 mars 2020

L'inconnu de la forêt est un roman d'anticipation qui se déroule dans un futur proche puisque son intrigue commence le 23 avril 2020.
La bonne nouvelle c'est que l'Etat du New Jersey est totalement passé au travers de la pandémie, qui n'est d'ailleurs jamais mentionnée.
Les enfants continuent à aller à l'école, les gens se promènent librement, se font des papouilles, se rendent sur les plateaux de télévision, mangent au restaurant.
Comme quoi il peut être dangereux d'imaginer une histoire en se projetant quelques mois plus tard...
Il n'en faut parfois pas autant pour que le monde change et pour que l'histoire devienne de ce fait totalement improbable.
Mais je n'en veux aucunement à Harlan Coben qui n'est par ailleurs pas le seul écrivain à avoir été piégé par la réalité, qui ressemble d'ailleurs bien plus à un roman de science-fiction que son nouveau polar.
L'inconnu de la forêt se déroule simplement à l'approche des élections présidentielles américaines ( qui auront lieu le 03 novembre 2020 ... si tout va bien ) et met en scène un des candidats au pouvoir.
Il s'appelle Rusty Eggers et il ne fait pas l'unanimité.
"Son objectif, c'est l'anarchie."
"Au contraire, il veut détruire ce pays. Il veut qu'il n'en reste qu'un tas de décombres."
Le genre de président pour qui l'économie du pays passerait avant les vies humaines en jeu par exemple.
Une hypothèse assez peu concevable, il faut bien en convenir.
Au-delà de la sphère politique, ce livre est l'occasion pour le lecteur de retrouver Hester Crimstein, avocate pénaliste de profession, qui apparaît régulièrement comme personnage secondaire dans les autres romans de l'Américain. Cette fois, elle joue l'un des rôles de tête d'affiche ce qui permet d'en savoir bien davantage sur elle. Veuve, âgée de plus de soixante-dix ans, sens mordant de la répartie, elle est aussi la mère de trois fils. L'un d'eux, David, est mort tragiquement dans un accident de voiture.
Enfant, David avait un ami prétendument imaginaire, qui en réalité existait bel et bien et vivait dans la forêt voisine mais aussi dans les maisons inoccupées .
Il sera surnommé Wilde, allusion subtile à sa nature sauvage, quand il sera retrouvé âgé de six à huit ans.
A-t-il été élevé par des louves ? A-t-il été abandonné, enlevé ?
"Personne n'était capable de dire combien de temps l'enfant avait vécu seul ni même comment il avait survécu."
Je vous préviens tout de suite, vous n'aurez aucune réponse à ces questions dans l'immédiat. Savoir qui il était avant ne préoccupe pas beaucoup notre nouveau héros même s'il va quand même faire analyser son ADN pour, le cas échéant, en savoir davantage sur ses origines. Ce qui n'est donc qu'une brève introduction à une série de romans qui devraient donc mettre en scène Wilde, découvrant peu à peu ce qui lui est arrivé enfant, les seuls indices ici présents étant sous forme de rêves ou de flashs.
Donc Wilde, l'inconnu de la forêt en personne, tient la vedette de ce nouvel épisode Cobenien. Lui qui a cinq ans était déjà plus dégourdi que vous et moi réunis.
Surnommé Tarzan, de nombreux qualificatifs peuvent le décrire. C'est un marginal, un solitaire, quelqu'un de peu sociable et de peu bavard qui continue à vivre dans la forêt.
"Wilde se déplaçait sans bruit, telle une panthère. Personne ne connaissait cette forêt comme lui."
Il est écolo ( il vit dans une écocapsule, une caravane en forme d'oeuf autonome en énergie ), maniaque du rangement, surdoué.
Incapable en revanche de rester dans le lit d'une femme toute une nuit comme par peur de l'enfermement et le la promiscuité.
Il n'aime pas les armes à feu mais il sait se battre et désarmer les vilains en un tour de bras. Et puis il est gentil, altruiste, charismatique.
Bref, même si son histoire est différente, au final il a tout à voir avec un Myron Bolitar bis.
Les deux sont d'anciens athlètes ( athlétisme pour l'un, basket pour le second ), les deux ont été détectives, et les deux ont une sorte de tendance innée à être confrontés à d'étranges disparitions qu'ils se doivent de résoudre.
C'est la jeune Naomi Prine, seize ans, qui disparaît ici. Cette jeune fille est dans la même classe que Matthew, le filleul De Wilde, et c'est ainsi que l'inconnu de la forêt va partir à sa recherche.
D'autant que l'adolescente peut simplement avoir fugué mais pourrait aussi vouloir attenter à ses jours au vue de la catastrophe qu'est sa vie d'humiliations. Adoptée, elle vit avec son père alors que sa mère est partie.
"Le père avait obtenu la garde exclusive , ce qui était intéressant en soi. La mère, en fait, avait renoncé à tous ses droits parentaux."
Mais surtout, la jeune Naomi est victime au lycée d'un harcèlement constant de la part des garçons les plus populaires du lycée qui s'acharnent sur elle.
"Elle est le souffre-douleur idéal."
"Elle est seule. Elle n'a personne."
"Vous savez ce que c'est ? Avoir les tripes qui se nouent chaque jour parce que vous avez peur d'aller en cours ?"
Qu'est-il arrivé à Naomi ?
Et quel peut être le lien entre sa disparition et le possible accès à la présidence d'un candidat effroyable aux nombreux secrets ?
Bon, je ne vais pas y aller pas quatre chemins, j'ai été déçu par ma lecture.
Je suis un lecteur fidèle d'Harlan Coben dont j'ai lu quasiment tous les romans, me laissant toujours emporter par son sens du suspense, ses énigmes de départ qui défient la logique, sa façon d'entraîner le lecteur avec lui chapitre après chapitre en révélant juste ce qu'il faut pour épaissir encore le mystère ou apporter un début de réponse, m'entraînant dans ses filets la grande majorité du temps.
Et cette fois ça a beaucoup moins bien fonctionné.
Bon, le livre se lit bien quand même. le style est toujours aussi fluide notamment en raison de très nombreux dialogues, je ne me suis jamais posé la question de m'arrêter en pleine lecture et grand bien m'en a pris puisque la fin m'a tout de même réservé quelques surprises inattendues.
Mais j'ai connu l'auteur en bien plus grande forme.
C'est comme s'il avait utilisé la recette habituelle mais en oubliant au passage de saupoudrer son livre de l'humour et du suspense habituels.
L'inconnu de la forêt est beaucoup plus linéaire, comporte beaucoup moins de retournements de situations que ce à quoi m'avait habitué l'auteur.
Il n'a pas réussi à m'accrocher à son histoire comme il parvient à le faire habituellement.
Déjà parce que tous les hommes politiques ont des squelettes dans le placard, et que peu m'importait ce que cachait peut-être le sénateur du New Jersey.
Ensuite parce que le sujet du harcèlement est uniquement survolé et que passer aussi vite sur un tel fléau un an après la lecture de Raisons obscures d'Amélie Antoine le rend ici bien trop dérisoire. Si bien que le sort de la petite Naomi ( oui je sais, c'est affreux de dire ça ), je m'en contrefichais un peu parce que je n'ai pas ressenti sa souffrance.
Et en évoquant l'empathie, seule Esther Crimstein tire son épingle du jeu et gagne à être découverte en tant que femme avec ses blessures, bien loin de l'avocate froide et autoritaire que pouvaient laisser suggérer les romans précédents dans lesquels elle faisait une brève apparition.
A noter également que si Harlan Coben faisait brièvement partie du roman de Stephen King L'outsider en animant une conférence à laquelle assistait le principal suspect d'un meurtre au moment où le crime était commis, ici l'auteur de Ne le dis à personne semble rendre la pareille au maître de l'épouvante avec un clin d'oeil à son premier roman.
"Oui, comme dans Carrie. Où ce garçon qui a invité Carrie à sortir avec lui, il était gentil, non ? Il a essayé de la défendre mais les autres l'ont aspergée avec du sang de cochon."
Et pour conclure tout simplement, si L'inconnu de la forêt se laisse lire volontiers, il faut bien admettre qu'Harlan Coben a écrit des thrillers beaucoup plus palpitants et j'espère qu'il ne manquera pas de rectifier le tir lors du prochain volet des aventures De Wilde qui semblent d'ores et déjà prévues.
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tutesvuquandtaslu
  15 février 2021
Un nouveau livre et de nouveaux personnages.
Coben aime nous présenter des hommes et des femmes qui ont subi pour mieux se relever.
Ces personnages manquent peut-être de réalisme pour certains mais j'éprouve une grande satisfaction "quand un plan se déroule sans accroc" ou presque.
Hester et ses clins d'oeil à Myron raviront les fans d'Harlan dont moi.
Wilde est l'énigme de ce livre. Pas de passé, sans famille, un sauvageon revenu à la civilisation qui a su utiliser son passé inconnu dans la nature et son apprentissage d'adultes pour s'adapter et devenir un homme indépendant, fort, intelligent et débrouillard (et apparemment, assez appréciable visuellement).  Un collectionneur de conquêtes féminines, sans attache. Il nous est présenté comme le héros de cette nouvelle enquête.
Je lui ai pourtant préféré Hesther. 70 ans, avocate, veuve, mais pourtant tellement jeune dans sa tête. Elle gère tout. Son travail d'avocate, son émission de télé, sa famille, le deuil de son mari et de l'un de ses fils, et la pression qu'elle supporte de devoir tout réussir et prouver qu'elle n'a rien perdu de son savoir-faire au fil des années.
L'histoire, des disparitions de jeunes adolescents, un candidat à l'élection présidentielle américaine, la pression médiatique.
Un très bon Coben qui ne laisse pas le temps de souffler.
Je me suis régalée !


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sylviedoc
  01 novembre 2020
Pour cette Masse Critique privilégiée un peu particulière, Babelio (que je remercie bien sûr, ainsi que l'éditeur Belfond) nous demande de rédiger une critique sous forme de lettre à qui nous le souhaitons pour lui raconter notre ressenti sur cette lecture. J'ai choisi, une fois n'est pas coutume, d'écrire à ma mère, aussi grande lectrice que moi.
Maman,
Tu seras sans doute très surprise de recevoir cette lettre, alors que nous ne nous écrivons ces temps-ci que par textos, excepté mes traditionnelles cartes postales de vacances (elles risquent de se faire rares prochainement!). Mais tu es la première personne à qui j'ai pensé après ma dernière lecture, « L'inconnu de la forêt », de Harlan Coben, c'est d'ailleurs pour ça que je t'ai envoyé ce sms hier soir, te demandant s'il faisait toujours partie des auteurs que tu apprécies. Comme c'est le cas, je vais t'en dire un peu plus, pour t'aguicher ! de toute façon, te connaissant, je suis sûre qu'en faisant tes courses tu es passée au rayon librairie, et que sa couverture noire et jaune fluo t'a attiré l'oeil.
Moi j'ai eu la chance de le recevoir par l'intermédiaire de Babelio, ce site dont je t'ai déjà si souvent parlé. Ah...si seulement tu te connectais à internet, en plus tu as l'abonnement! Mais revenons à notre Coben. D'ailleurs je m'aperçois que j'ai encore « Sans défense » et « Disparu à jamais » qui t'appartiennent...
Dans ce nouveau roman, il y plein d'ingrédients qui devraient te séduire : une enquête autour de la disparition de deux adolescents, un mystérieux enquêteur au physique de Tarzan moderne, une avocate septuagénaire et très médiatique avec un franc-parler qui décoiffe, et un politicien pervers et manipulateur qui ne reculera devant rien pour arriver au sommet. Tu trouveras même un brin de romance pour épicer un peu tout ça. Comme je suis sûre que tu es déjà accrochée, j'en dévoile encore un peu, mais pas trop, hein !
Les personnages : Une ado de 15 ans, Naomi, qui est le souffre-douleur de sa classe, et dont la disparition semble ne pas étonner grand monde, excepté Matthew, son seul « ami » si on peut qualifier d'ami quelqu'un qui n'ose pas prendre sa défense pour ne pas devenir impopulaire à son tour. Mais il va quand même faire la démarche d'en parler à sa grand-mère, Hester Crimstein, la fameuse avocate déjà croisée dans plusieurs des romans de Coben. Hester va à son tour rameuter Wilde. Wilde, c'est un peu le personnage pivot de l'histoire. Au début du roman, une introduction nous raconte l'histoire d'un enfant sauvage, découvert dans une forêt à l'âge d'environ 6 ans, ignorant tout de lui-même y compris son prénom mais par contre très débrouillard et sachant lire. Tu as deviné, ce petit Mowgli est devenu le Wilde adulte de l'histoire. Après une période dans l'armée, il est retourné vivre en forêt, dans une « écocapsule » hyper-connectée qu'il déplace régulièrement pour ne pas être dérangé. Il est donc resté un peu sauvage, mais il ne dédaigne pas les aventures avec de jolies femmes, notamment la mère de Matthew, Laila, qui a perdu son mari (fils d'Hester) dans un accident des années plus tôt. On croise aussi Crash, le gosse de riches, vedette de la classe de Naomi et de Matthew, peut-être impliqué dans le disparition de l'adolescente. Ça va, tu me suis ? Là tu as tous les protagonistes principaux de la première partie, qui fait 125 pages.
Ensuite, ça se corse, l'ébauche d'un scandale politique se profile, et un autre ado, le fameux Crash, va disparaître à son tour, en lien avec de potentielles révélations que pourraient faire ses parents sur un candidat très controversé à la présidence des États-Unis. Mais non, je te vois venir, ce n'est pas Trump, même s'ils ont pas mal de côtés très désagréables en commun, notamment l'absence de scrupules et une faculté de manipulation très développée. Ce charmant bonhomme, c'est Rusty Eggers, un ancien ami de Dash et Delia Maynard, les parents de Crash (on se demande où il trouve ces noms!). Wilde, aidé de Hester et de quelques relations va prendre les choses en main pour retrouver les deux jeunes disparus...Je te laisse sur ta faim !
Je t'ai promis un peu de romance, donc je te dévoile juste encore qu'une belle histoire s'ébauche entre Hester et Oren, un flic bientôt à la retraite qui participe de façon assez marginale à l'enquête.
Mais là, ça suffit, je ne te dis plus rien !
Sache juste que ce roman , même si c'est loin d'être le meilleur de Coben, a quand même pas mal d'atouts pour te plaire, notamment ce nouvel enquêteur un peu mystérieux, sur lequel on aimerait bien en savoir plus. D'ailleurs tout laisse supposer qu'on le reverra dans d'autres opus. Hester Crimstein par contre se dévoile beaucoup, on découvre certains aspects insoupçonnés de sa vie, et son caractère bien trempé nous la rend plutôt sympathique, en tout cas moi je l'aime bien. A l'inverse j'ai trouvé le jeune Matthew un peu fade et pas très courageux, mais bon c'est courant à cet âge-là ! Quand à l'intrigue, Harlan Coben n'a pas pour habitude de faire simple, mais on ne se perd pas, même s'il y a quelques péripéties et personnages dont on aurait pu se passer. Et bien sûr la fin, notamment la très courte troisième partie est riche en rebondissements. Je n'avais pas tout deviné, c'est dire !
J'espère t'avoir appâtée avec ce petit aperçu, mais ne cède pas à la tentation de l'acheter, je te prêterai mon exemplaire, ou qui sait, peut-être que tu auras la surprise de le trouver dans ta boîte aux lettres un de ces jours...
Prends bien soin de toi en ces temps difficiles, j'espère qu'on pourra quand même se revoir d'ici quelques semaines. Bonnes lectures en attendant, et le bonjour à Elvis, ton futur compagnon à quatre pattes.
Affectueusement, ta grande
Sylvie
P.S. J'en profite pour te remercier de m'avoir inoculé ce virus bien plus sympathique que la Covid : le goût de lire, en coopération avec ta propre mère, ma grand-mère.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   25 janvier 2021
Dans ce roman au rythme soutenu, un solitaire au passé mystérieux doit mettre toutes ses ressources à profit pour retrouver une ado portée disparue.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (104) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   21 octobre 2020
Il fut un temps où l'on aurait fouillé les tiroirs, regardé sous l'oreiller ou le matelas à la recherche d'un journal intime, mais les ados d'aujourd'hui gardaient leurs secrets dans leurs appareils high-tech. Le mieux, c'était le téléphone. C'est là que les gens stockent leur vie, et pas que les jeunes. Les adultes aussi. L'être humain a confié ce qu'il a de plus intime à ces gadgets, en échange de... on ne sait trop quoi. Une certaine commodité sans doute. Des liens artificiels peut-être, qui valent mieux que pas de liens du tout.

p.114
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AntyryiaAntyryia   25 mars 2020
Un enfant vient au monde avec un programme qui lui est propre. C'est ce que l'on apprend en tant que parent… votre rejeton, il est comme il est et vous, son parent, surestimez grandement votre rôle dans son développement. Un ami très cher lui avait dit un jour qu'un parent, c'était comme un mécanicien auto : on peut réparer la voiture, l'entretenir, la faire rouler, mais on ne peut pas la changer. Quand une voiture de sport arrive dans votre garage pour une réparation, elle n'en ressort pas en SUV.
Pareil pour les enfants.
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TandaricaTandarica   04 janvier 2021
[…] si c'est dur pour nous, les adultes, de croire que notre vie passera en un battement de cils, il est impossible de convaincre une ado de seize ans victime de harcèlement que le monde ne se limite pas à ce fichu lycée.
(p. 181)
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dane_dadadane_dada   13 juillet 2020
Matthew se trouvait dans l’immense manoir de Crash Maynard tout en haut de la colline.
Sa façade à l’ancienne, vaguement gothique, était flanquée de colonnes de marbre. Elle lui rappelait le club de golf huppé où sa grand-mère l’avait emmené à l’occasion de la remise d’un prix à l’un de ses clients. Hester n’aimait pas cet endroit, se souvint-il. Pendant qu’elle sirotait son vin - sans modération, selon toute apparence -, ses yeux s’étaient rétrécis. Elle avait regardé autour d’elle, fronçant les sourcils et marmonnant quelque chose à propos de cuillères en argent, de privilèges et de consanguinité. Quand Matthew lui avait demandé ce qu’elle avait, elle l’avait toisé de haut en bas et avait déclaré suffisamment fort pour être entendue :
« Tu es à moitié juif, à moitié noir… tu n’a doublement pas le droit d’être admis dans ce club. »
Puis elle avait fait une pause et, le doigt en l’air, avait ajouté :
« Ou alors, ça ferait deux en un. »
Lorsqu’une dame âgée avec un halo figé de cheveux blanc immaculé émit un claquement de langue réprobateur à son adresse, Hester lui avait suggéré d’aller se faire foutre.
Elle était comme ça mamita. Toujours prête à monter au créneau
C’était à la fois embarrassant et rassurant. Embarrassant pour des raisons évidentes. Rassurant, parce qu’il pouvait compter sur elle, en toutes circonstances. Jamais Matthew n’avait douté d’elle. Peu lui importait qu’elle soit menue ou qu’elle ait soixante-dix ans. A ses yeux, sa grand-mère était dotée de pouvoirs surnaturels.
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TandaricaTandarica   03 janvier 2021
La mémoire a des exigences qu'on ne peut pas toujours satisfaire. La mémoire est fallacieuse parce qu'elle persiste à vouloir boucher les trous.
(p. 71)
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