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EAN : 9782955299128
351 pages
(13/04/2016)
3.8/5   205 notes
Résumé :
À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès. La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaître à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée…
Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse…
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Critiques, Analyses et Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
3,8

sur 205 notes
Il y a des lectures qu'on n'envisage pas.
Il y a des sujets qui  rebutent.
Il y a nos peurs.
Je ne suis pas fan, mais alors pas du tout, du fantastique et du paranormal, j'avoue même que ça me fout les chocottes...
Ma culture cinématographique dans ce domaine est très limitée ( L'exorciste, Amityville ou Shining doivent être les seuls films que j'ai jamais regardés dans le genre).
Et puis il y a les hasards de la vie.
Un auteur dont on entend parler par des... mordus.
Un auteur croisé au hasard d'un salon dans ma chère Bourgogne.
Quelques mots échangés.
On se laisse tenter.
Le livre rejoint l'étagère des lectures en attente.
Et un jour.....
Arnaud Codeville m'a envoûté avec son roman.
Plus de 500 pages dévorées en quelques heures.
Et pourtant, il y avait tous les ingrédients pour m'effrayer.
Une maison dite, hantée à laquelle on met le feu.
Un flic en proie à des visions cauchemardesques.
Des morts violentes.
Lorsque Joël Masson, le flic en perdition après un drame familial, reprend ses fonctions avec une enquête sur une tentative de cambriolage, il ne sait pas qu'il va se retrouver dans un engrenage machiavélique.
Pour tout vous dire, j'ai retrouvé un peu des trois films cités plus haut dans le livre de Codeville.
Ce n'est pas une mince affaire de tenir le lecteur en haleine de la première à la dernière page sans se perdre en chemin, avec ce genre si particulier. Arnaud l'a fait avec talent.
Bon, j'avoue que je ne sais pas si ma prochaine nuit sera paisible ou....blanche.
Parce que j'ai vécu des horreurs tout au long de cette lecture.
Si je dis "vécu", convenez-en, c'est que l'auteur a su m'impliquer dans son récit,  me faire vivre au plus près les étranges événements de son histoire.
J'ai tremblé avec ses personnages,  souffert, hurlé de terreur avec eux.
Arnaud Codeville, cette lecture n'était pas pour moi et pourtant j'y ai pris un plaisir immense.
Je ne vais donc pas cacher cet ouvrage sous quelques lattes de bois, ni l'enterrer en un jardin secret, encore moins y mettre le feu, non, il va rejoindre la vitrine des livres dédicacés, il y sera en bonne compagnie.
Et puisque vous le suggérez en dernière page, je ne peux que conseiller 1974 à  tous les amateurs du genre et même à tous ceux qui ont envie de se faire peur...
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Ça y est, c'est le jour J, Arnaud Codeville revient et signe son deuxième roman avec 1974. Et attention, vous êtes prévenus, ça va déménager !!!

Voilà une parution que j'attendais avec beaucoup de curiosité et beaucoup d'impatience. Pour les personnes qui me suivent, vous savez donc que ce genre littéraire (fantastique/horreur) est assez difficile pour moi. Un style qui me plaît certes, mais avec lequel je suis malheureusement souvent déçue. C'est dans ces conditions que j'ai découvert le premier roman d'Arnaud Codeville. Après une énième déception, j'avais pu échanger avec l'auteur et je m'étais laissé tenter pour découvrir « La tour de sélénite », son premier roman. Un premier roman qui m'a totalement convaincu (chronique ici ) et pour lequel j'ai eu un gros coup de coeur (je vous invite d'ailleurs vraiment à le découvrir si ce n'est pas déjà fait). J'ai donc entamé ma lecture de 1974 avec une certaine excitation mais toujours avec cette petite pointe d'appréhension. Une appréhension, qui n'a pas duré très longtemps…A peine avais-je commencé ma lecture, que je me suis laissé totalement happer par cette histoire, plongeant sans aucune retenue dans l'univers diabolique que nous délivre Arnaud Codeville. Et quand je dis diabolique, croyez-moi, je n'exagère pas !

16 rue Jean Jaurès, dans un petit village du Nord de la France. Les pompiers mettent le feu à une maison, il paraît qu'elle est hantée ! de loin, un homme observe tout cela, un sourire de satisfaction sur le bord des lèvres. Que s'y est-il passé ?

Et vu que moi-même je suis diabolique ( ah ah😉 ), je ne vous dirais rien de plus de ce qui figure sur la 4eme de couverture. L'histoire, à vous de la découvrir, mais préparez-vous à avoir les poils qui se dressent, le coeur palpitant, les yeux écarquillés et surtout, n'oubliez pas de jeter des petits regards furtifs derrière vous…on ne sait jamais ;-) !

Car si vous avez frémi à la lecture de « La tour de sélénite », préparez-vous à déjanter, car avec 1974, Arnaud Codeville hausse le ton et gravit les échelons supérieurs en nous faisant plonger cette fois-ci dans la terreur et l'horreur la plus totale. Un premier chapitre mystérieux, écrit telle une vieille légende, qui tout de suite a attiré mon attention et éveillé ma curiosité. Voilà, ça y est me voici prise au piège, prise entre les griffes de l'auteur et le cauchemar n'a fait que commencer…C'est simple, je n'ai pas lu ce livre, mais je l'ai totalement dévoré incapable de me sortir de cette tension terrifiante et omniprésente qui m'a habité de la première à la dernière page. Encore une fois, l'auteur fait preuve d'une maîtrise du suspense remarquable avec toujours ce style fluide et efficace qui m'avait déjà particulièrement plu. Mais comme je l'ai déjà dit, avec 1974, Arnaud Codeville va encore plus loin. Que ce soit en matière de personnages ou de descriptions, l'auteur a accordé beaucoup d'importance aux détails sans pour autant avoir apporté de longueurs à son récit. Non, au contraire j'ai vraiment apprécié retrouver ici les scènes d'horreur, poussées plus loin, travaillées avec méticulosité dans chaque mot choisi de façon à nous plonger encore plus dans la terreur et dans la peur. Une scène en particulier de « La tour de sélénite » est restée (et le restera pour longtemps) gravée dans ma mémoire. Là encore, avec 1974, il y a un passage que je n'oublierais pas de sitôt écrite avec une subtilité déconcertante et qui m'a collé les frissons partout sur le corps comme peu de livres l'ont fait !! Hé Arnaud Codeville, il ne faudrait pas prendre cela pour habitude de me filer les larmes aux yeux😉

Deuxième roman lu de l'auteur et deuxième coup de coeur. Un livre qui a fait parfaitement fait le job (même au-delà de mes espérances), captivant et impossible à lâcher. Une tension extrême, tel un sentiment d'urgence, qui m'a comprimé de plus en plus fort au rythme des événements, plongeant toujours plus loin dans l'horreur. Tellement captivant et pour la petite anecdote, moi lectrice, amoureuse du papier, incapable d'aller au bout d'un livre ( même de mes auteurs fétiches) en format numérique et criant à qui veut l'entendre, moi le numérique JAMAIS….j'ai découvert ce livre sur ma tablette et j'ai même pris beaucoup de plaisir à lire de cette manière !!! C'est dire qu'une fois après avoir ouvert la première page de 1974, je me suis laissée totalement absorber par cette intrigue machiavélique écrite par un auteur allant au bout de ses idées, pour notre plus grand plaisir !

Pour les amateurs du genre, un livre et un auteur que je vous conseille de découvrir. Si vous n'avez pas peur des cauchemars ou des nuits blanches, partez à la rencontre de Joël et franchissez le seuil du 16 rue Jean Jaurès…mais attention aux conséquences, vous êtes prévenus, forts risques d'addiction et de frissons à la clé😉
Lien : https://polarsetcompagnie.wo..
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Le polar se mange aussi à la sauce fantastique et sous la plume d'Arnaud Codeville, c'est un menu quatre étoiles.

Une maison qui brûle sous contrôle des pompiers avec autour, une foule réjouie venue en masse pour assister au spectacle, car cette demeure serait hantée… C'est par cette scène que commence ce gros roman qui nous happe et nous plonge avec lui dans un voyage temporel entre 1974 et 1995… Mais, les flammes suffisent-elles à faire disparaître le passé ?

Plus roman fantastique que polar, ce roman n'en est pas moins bien construit et maîtrisé par l'auteur. Une enquête, de la tension, de l'horreur, de l'angoisse, des morts, tout est ici réuni pour nous garder en haleine, nous faire frissonner, nous empêcher de dormir.

J'ai pu opérer avec ce roman d'Arnaud Codeville, un retour aux sources, vers l'un des genre avec lequel mon addiction littéraire est née, le genre fantastique dans lequel j'ai rarement l'occasion de me replonger. Et, j'y ai ici retrouvé le goût et l'envie de me faire peur à travers de diaboliques histoires.

Un grand bravo et mes remerciements à Arnaud Codeville. J'ai hâte de me plonger dans Parasite et Règne.
Lien : https://imaginoire.fr/2021/1..
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Qu'est-ce qui a bien pu pousser Jules Lallemand à faire brûler la maison que son frère lui a léguée ? Une lubie de vieillard à l'esprit dérangé ou au contraire une sage décision motivée par des raisons qui dépassent l'entendement ? le lieutenant Joël Masson s'interroge. Ce qu'il ne sait pas encore, c'est que cette sinistre bâtisse va complètement changer le cours de son existence et lui faire vivre des événements hallucinants. Cet homme anéanti par le décès accidentel de sa fille n'est plus que l'ombre de lui-même. Le jeune policier prometteur qu'il était est devenu une épave qui brûle la chandelle par les deux bouts. Son supérieur, excédé par ses frasques et sa démotivation, lui confie l'affaire de la dernière chance : soit il se ressaisit, soit il est congédié des forces de l'ordre ! Masson doit enquêter sur une plainte pour violation de domicile, une affaire banale de prime abord qui va se montrer beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. le policier se jette à corps perdu sur ce dossier dont les ramifications remontent à 1974 et qui va bouleverser toutes ses certitudes et le conduire aux portes des ténèbres. Des meurtres barbares, un inquiétant pensionnat, une mystérieuse dame au châle noir et des jumelles maléfiques vont croiser la route du lieutenant Masson qui devra livrer un combat décisif contre l'innommable. Pourra-t-il résister aux forces démoniaques qui cherchent à prendre possession de lui et à l'anéantir ?

Mêlant polar et épouvante, 1974 qui se situe dans le même registre que L'exorciste est un roman plutôt réussi dans son genre. Pas vraiment fan de romans horrifiques, je me suis pourtant laissée embarquer dès les premières pages. L'écriture est fluide et surtout très visuelle, les personnages sont bien croqués et l'auteur arrive à nous faire frémir sans multiplier les scènes gores ou grand-guignolesques.
Page-turner efficace où l'intrigue surnaturelle est habilement distillée, 1974 devrait trouver son lectorat chez les amateurs de suspense et de frissons !
Lien : https://leslecturesdisabello..
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Vous voulez être surpris, tout le temps surpris ? Et bousculés ? Lisez ça. Vous allez rencontrer des fantômes et traverser le temps, vous allez côtoyer des coupables qui ne le sont pas et finalement le sont, on va vous faire tourner en bourrique et vous allez adorer ça.



Je dis « vous » parce que je n'ai pas l'habitude de ce genre de romans. Il me semble néanmoins que cette année, ce prix a récompensé un vrai talent de narrateur. Celui qui a ce talent a une longue barbe et une chemise de bûcheron (j'ai regardé les photos). Il a aussi une mère étonnée par les qualités littéraires de son fils, comme quoi on ne connaît pas vraiment ses enfants. Son héros est plutôt beau gosse (mais ça va se gâter), il est rasé de très près, marche dans des Doc Martens et vit à Valenciennes. Nous sommes en 1995, on paye encore en Francs. Joël, c'est son nom, est policier et va se retrouver aux prises avec le démon, comme pas mal d'autres avant lui. Tout ça parce qu'une chose terrible s'est produite dans un pensionnat, en 1974 (d'où le titre) : il y avait Marie, Jacques, Simon, Sophia, Denis, Hélène. Trois de ces jeunes gens sont morts et pourquoi ? de rebondissement en rebondissement, de macabre découverte en scène d'horreur, Joël va découvrir l'histoire tragique de deux soeurs. Au passage, ça sent la mort et la mort ne sent vraiment pas bon, une femme voilée de noir hante les pages, une jeune fille au prénom de Vierge se mange le bras, les corps se décomposent et il y a du sang partout, avec un cadavre ficelé comme un rôti, des bustes sans jambes et des entrailles qui pendent. C'est l'Enfer de Dante à la sauce contemporaine. Mais tout cela échappe à la caricature, parce que l'auteur tient les rênes de son récit d'une façon magistrale, avec une alternance de scènes cauchemardesques et de moments de calme qui sentent la cigarette et le café (il y a pire) et un jeu de fausses pistes pour nous dérouter. Avec des gros plans sur des regards affolés et qui affolent le lecteur –l'image d'abord, l'explication vient après. Avec la petite phrase magique qui signale le policier-thriller réussi : « Depuis le début, on se plante ».







Et je me disais, en lisant ce roman : imaginons que dans deux siècles on se demande à quoi pouvait ressembler le roman vers 2016, de la même façon qu'on s'interroge aujourd'hui sur le roman balzacien. Imaginons qu'on prenne ce roman comme référence, parce qu'il a reçu le prix des plumes francophones (qui sera peut-être l'équivalent du Goncourt dans deux siècles, qui sait). On dégagerait les ingrédients suivants, nécessaires au genre:



-beaucoup de sang, de chair flasque et de peau qui tombe.



-un héros droit et honnête et qui a « la boule au ventre », expression incontournable, avec « le visage couleur de craie ».



-un héros en perdition, avec un passé douloureux.



-des adjuvants, parmi lesquels une femme mais il ne lui saute pas dessus, c'est un bon garçon.



-un rival mastodonte et bête.



-un symbole (sa plaque de policier)



-l'arrivée de la police scientifique, comme à la télé.



-le thème de la gemelléité



-le cannibalisme (bien vu chez les autoédités comme chez les grands éditeurs)



-et évidemment, parce que ce serait dommage de s'en passer quand c'est un homme qui écrit: une scène de fellation.



-et enfin, parce que je suis mauvaise langue, la petite phrase qui dérape (mais notre héros a bu de la tékila) : « D'habitude, ce sont aux hommes de le faire ». Quand il arrêtera de boire, il se corrigera.







Je ne sais pas ce que nos descendants penseront de ce roman, j'ignore s'ils seront eux aussi les victimes du Diable et s'ils croiront aux fantômes, tout ce que je sais c'est qu'ils se diront qu'à cette époque-là, les jeunes auteurs avaient une sacrée imagination !

Vous voulez être surpris, tout le temps surpris ? Et bousculés ? Lisez ça. Vous allez rencontrer des fantômes et traverser le temps, vous allez côtoyer des coupables qui ne le sont pas et finalement le sont, on va vous faire tourner en bourrique et vous allez adorer ça.



Je dis « vous » parce que je n'ai pas l'habitude de ce genre de romans. Il me semble néanmoins que cette année, ce prix a récompensé un vrai talent de narrateur. Celui qui a ce talent a une longue barbe et une chemise de bûcheron (j'ai regardé les photos). Il a aussi une mère étonnée par les qualités littéraires de son fils, comme quoi on ne connaît pas vraiment ses enfants. Son héros est plutôt beau gosse (mais ça va se gâter), il est rasé de très près, marche dans des Doc Martens et vit à Valenciennes. Nous sommes en 1995, on paye encore en Francs. Joël, c'est son nom, est policier et va se retrouver aux prises avec le démon, comme pas mal d'autres avant lui. Tout ça parce qu'une chose terrible s'est produite dans un pensionnat, en 1974 (d'où le titre) : il y avait Marie, Jacques, Simon, Sophia, Denis, Hélène. Trois de ces jeunes gens sont morts et pourquoi ? de rebondissement en rebondissement, de macabre découverte en scène d'horreur, Joël va découvrir l'histoire tragique de deux soeurs. Au passage, ça sent la mort et la mort ne sent vraiment pas bon, une femme voilée de noir hante les pages, une jeune fille au prénom de Vierge se mange le bras, les corps se décomposent et il y a du sang partout, avec un cadavre ficelé comme un rôti, des bustes sans jambes et des entrailles qui pendent. C'est l'Enfer de Dante à la sauce contemporaine. Mais tout cela échappe à la caricature, parce que l'auteur tient les rênes de son récit d'une façon magistrale, avec une alternance de scènes cauchemardesques et de moments de calme qui sentent la cigarette et le café (il y a pire) et un jeu de fausses pistes pour nous dérouter. Avec des gros plans sur des regards affolés et qui affolent le lecteur –l'image d'abord, l'explication vient après. Avec la petite phrase magique qui signale le policier-thriller réussi : « Depuis le début, on se plante ».







Et je me disais, en lisant ce roman : imaginons que dans deux siècles on se demande à quoi pouvait ressembler le roman vers 2016, de la même façon qu'on s'interroge aujourd'hui sur le roman balzacien. Imaginons qu'on prenne ce roman comme référence, parce qu'il a reçu le prix des plumes francophones (qui sera peut-être l'équivalent du Goncourt dans deux siècles, qui sait). On dégagerait les ingrédients suivants, nécessaires au genre:



-beaucoup de sang, de chair flasque et de peau qui tombe.



-un héros droit et honnête et qui a « la boule au ventre », expression incontournable, avec « le visage couleur de craie ».



-un héros en perdition, avec un passé douloureux.



-des adjuvants, parmi lesquels une femme mais il ne lui saute pas dessus, c'est un bon garçon.



-un rival mastodonte et bête.



-un symbole (sa plaque de policier)



-l'arrivée de la police scientifique, comme à la télé.



-le thème de la gemelléité



-le cannibalisme (bien vu chez les autoédités comme chez les grands éditeurs)



-et évidemment, parce que ce serait dommage de s'en passer quand c'est un homme qui écrit: une scène de fellation.



-et enfin, parce que je suis mauvaise langue, la petite phrase qui dérape (mais notre héros a bu de la tékila) : « D'habitude, ce sont aux hommes de le faire ». Quand il arrêtera de boire, il se corrigera.







Je ne sais pas ce que nos descendants penseront de ce roman, j'ignore s'ils seront eux aussi les victimes du Diable et s'ils croiront aux fantômes, tout ce que je sais c'est qu'ils se diront qu'à cette époque-là, les jeunes auteurs avaient une sacrée imagination !



Lien : http://www.lecoindedominique..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
(...). La maison, quant à elle, était en piteux état et les voisins soupçonnaient, à juste raison, qu’il arriverait un possible accident si par malheur elle devait rester ainsi pendant encore une année. La mairie avait donc fait poser un écriteau sur le portail, sur lequel on pouvait lire :

« DÉFENSE D’ENTRER, RISQUE D’EFFONDREMENT »

Si un petit curieux avait bravé l’interdit en escaladant l’une des clôtures, il se serait très vite aperçu que la plupart des murs de la demeure étaient lézardés de nombreuses fissures et que la moisissure les rongeait petit à petit. (...) il aurait senti également une odeur répugnante qui se dégageait de la maison elle-même. Ce détail aurait dû mettre sur ses gardes toute personne sensée qui aurait osé pénétrer dans ses entrailles. (...)
Arriverait-il à surmonter sa peur ? Car oui, à ce stade, ce serait de la peur qu’il ressentirait, une peur inexplicable qui le pousserait à tourner les talons et à rebrousser chemin en hurlant. Il perdrait sûrement l’équilibre, puis se casserait la figure plusieurs fois sans aucune raison et enfin escaladerait les murs escarpés de l’enceinte tout en s’écorchant les ongles et le bout des doigts. Il terminerait sans doute sa journée en proie à une terreur sans nom, le cœur prêt à exploser dans sa cage thoracique.
Voilà ce que pourrait éprouver un individu lambda un peu trop fouineur, face à une telle monstruosité de briques...
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La plupart des habitants de la rue Jean Jaurès à Sebourg ignoraient totalement les véritables raisons qui avaient poussé les pompiers ainsi que les autorités de la ville à mettre le feu au numéro seize. On raconte encore
aujourd’hui que l’incendie aurait permis de contenir une invasion de cafards ou, selon les dires de certains, de vermines prêts à infester toute la rue voire le village entier.
La maison fut, bien avant son exécution, sujette à de nombreuses rumeurs plus ou moins étranges. Les enfants des environs s’interdisaient de marcher sur le trottoir qui la jouxtait comme si, inconsciemment, une force bienveillante leur dictait de ne pas s’en approcher. Les vieilles personnes évitaient également de poser leurs regards sur celle-ci et se signaient systématiquement une fois qu’elle était hors de vue. Pourtant, pendant plusieurs générations du commun des mortels qui peuplaient la petite ville, elle ne fit pas parler d’elle, sauf bien entendu : le fait d’avoir la sinistre
réputation d’être hantée. Elle fut bâtie en 1939 par un riche commerçant sur un immense terrain de près d’un hectare sur lequel on éleva un mur d’enceinte en plaques de béton. Au début des années cinquante, le propriétaire disparut mystérieusement et sans doute, sans héritiers
légitimes, la maison fut laissée à l’abandon. Elle était construite sur deux étages.
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Malgré la distance, Poirier put entrevoir le visage de l’interlocuteur du vieil homme et pendant l’espace d’un instant, il eut la nette impression qu’il lui était familier. Troublé, le policier tourna la tête et regarde Joël qui venait de s’allumer une Marlboro. Ce type là-bas avait de faux airs de …son collègue. Etait-ce là un vilain tour de son imagination ? se demanda-t-il en scrutant de plus en plus le visage de Joël. Ce dernier s’en aperçut et pivota vers lui, intrigué Stéphane voulut lui en faire part, mais se retient. Finalement, il secoua la tête pour enlever cette drôle d’idée, embraya et fit demi-tour. Dans un crissement de pneus, ils quittèrent la rue Jean Jaurès pour de bon.
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Derrière les barrières de sécurité, la majorité des spectateurs avait déserté les lieux. Hormis une vieille dame qui, promenant son chien, s’était arrêtée quelques instants pour admirer l’œuvre des pompiers, il n’y avait plus qu’un homme. Il était là depuis le matin et n’aurait pas raté ce moment, même pour tout l’or du monde. Le vent frais de cette soirée de juillet distillait une légère odeur de brûlé et frôlait sa barbe de trois jours. Au-dessous d’un blouson noir, il portait un sweat-shirt à capuche qu’il avait relevée sur sa tête. À chaque bouffée de sa Marlboro, la cendre rouge illuminait un rictus de satisfaction. Ses yeux, d’un bleu intense, ne lâchaient pas un seul instant ce qu’il restait de la demeure. Quand il fut certain que le travail avait été correctement fait, il jeta sa cigarette sur le sol et l’écrasa vivement. Puis il lança un dernier regard sombre en direction de la maison et quitta les lieux sans jamais se retourner.
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Le vent frais de cette soirée de juillet distillait une légère odeur de brûlé et lui frôlait sa barbe de trois jours. Au-dessous d’un blouson noir, il portait un sweat-shirt à capuche qu’il avait relevée sur sa tête. A chaque bouffée de sa Marlboro, la cendre rouge illuminait un rictus de satisfaction. Ses yeux, d’un bleu intense, ne lâchaient pas un seul instant ce qu’il restait de la demeure. Quand il fut certain que le travail avait été correctement fait, il jeta sa cigarette au sol et l’écrasa vivement. Puis il lança un dernier regard sombre en direction de la maison puis quitta les lieux sans jamais se retourner…
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