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ISBN : 2955299146
Éditeur : CPI (01/01/2019)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Au coeur de la forêt de Raismes, près de Valenciennes, quatre adolescents repèrent un monastère en ruine. Ils y découvrent une crypte condamnée, où résonnent encore les pratiques d’un culte païen.

Ils ne sont pas seuls.

Tapie dans l’ombre, une menace les guette…
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
ange77
  27 janvier 2019
Horriblement, insidieusement, attractif.

• Quatrième de couverture :
Au coeur de la forêt de Raismes, près de Valenciennes, quatre adolescents repèrent un monastère en ruine. Ils y découvrent une crypte condamnée, où résonnent encore les pratiques d'un culte païen.
Ils ne sont pas seuls.
Tapie dans l'ombre, une menace les guette…

« Je reviendrai te chercher. »

Récemment, j'ai eu la chance de remporter ce titre en ebook lors d'un concours sur Facebook, organisé par son auteur Arnaud Codeville.
Pour la petite anecdote, c'est un peu honteuse que je me suis rendue compte par la suite que je possédais déjà les deux premiers livres de ce dernier : « La tour Sélénite » et « 1974 » (élu Plume d'Or au concours des plumes francophones 2016).
J'avais plusieurs ouvrages en progrès lorsque j'ai reçu « Parasite », pourtant la curiosité fût la plus forte car il n'a pas fallu longtemps (moins d'une demi-heure après réception) pour que j'y jette un oeil - au départ je le promets, dans le seul but de me faire une idée du style - , ce que je fais parfois, sans pour autant continuer systématiquement sur ma lancée... sinon mon pauvre cerveau ne tiendrait pas le choc :)
Je suis entrée dans cette histoire sans l'intention de la poursuivre (au départ, donc), et je me suis retrouvée bien incapable d'en sortir en réalité, subjuguée, happée littéralement dans cet univers délétère - mais, ô combien attractif, pour qui apprécie la lecture en mode frayeur.
Bref. Le fait est que je n'ai plus réussi à le lâcher !
Au détriment même de mes lectures courantes (ce qui n'est pas si courant justement !), moi qui aime tant à papillonner de l'une à l'autre ; je suis restée fidèlement, presque jalousement - mais surtout douloureusement - scotchée à Parasite, et ce jusqu'à la fin. Une des plus terribles qu'il m'ait été donné de lire... En effet, si l'histoire m'a passablement chahutée, l'épilogue est venu crucifier mon âme déjà particulièrement mise à mal, m'achevant pour le compte.
« (...) rien n'aurait pu les préparer à ça. »
Arnaud Codeville installe véritablement et pleinement son sujet et ses personnages, sans buter sur l'écueil du déjà-lu, bien que les poncifs de la catégorie « terreur / épouvante » dans laquelle le récit se voit classé sont présents d'entrée de jeu. Ça pourrait peut-être en rebuter plus d'un, dit comme ça, mais ça serait réduire à bien peu le talent du romancier, qui n'a franchement pas à pâlir devant les grands noms du genre.
C'est que l'écrivain a la plume addictive, vive et fluide à la fois.
Sombre conteur des Ténèbres, il ne ménage ni ses efforts ni ses effets (ni ses lecteurs ^^).
Ses descriptions sont léchées, dans un tel souci du détail, qu'on ressent sans mal - façon de parler - sueurs froides, frissons et contorsions stomacales...
Cauchemars à prévoir !
Ça fout le trouillomètre à zéro ; la chair de poule nous hérisse le poil et on a plus que l'envie, somme toute naïve, que cela se termine bien... tout en pressentant pertinemment qu'il n'en sera pas ainsi... évidemment.
« Un prêtre pour une possession, rien de plus logique, finalement… »
On nous impose rapidement un décorum assez typique des films d'horreur des années 80-90 plutôt réussi, nous livrant même quelques passages que l'on pourrait presque qualifier de « classiques », dans le meilleur sens du terme.
Les aficionados songeront peut-être à l'atmosphère de films cultes tel « l'Exorciste », pour des raisons évidentes que l'on découvre relativement vite. Savamment mâtiné de quelques relents du non moins cultissime « Ça » de Stephen King, vu qu'ici aussi, l'histoire se déroule en deux temps : celui où le héros encore adolescent va, aux détours d'une vadrouille entre amis, réveiller une sombre force méphitique dans l'antre d'un monastère abandonné, et celui où, une décennie plus tard, cette horrible chose va se rappeler à son « bon » souvenir, alors même que notre homme traverse une passe difficile suite au récent décès de sa femme.
« Il savait qu'elle était là. Quelque part avec lui. Pour toujours. »
> Petit aparté...
Cette façon particulière et très technique qu'a Codeville de passer invariablement, d'une époque à l'autre - avec la régularité d'un métronome : tous les deux chapitres, ou à peu près, il me semble - , faisant parfaitement coïncider les premières phrases avec celles qui clôturaient la scène précédente, telle la suite attendue alors qu'en fait, on revient dix ans avant (ou après, selon), est assez déstabilisante au début. C'est une architecture de texte réellement intéressante et originale, bien que déjà rencontrée, mais à laquelle il est néanmoins plus facile d'adhérer en lisant le livre d'une seule traite, si possible.
Cependant, même en prenant tout son temps, le style nous magnétise tant que le récit s'écoule finalement sans lourdeur ni fausse note. Mais pas sans sombrer dans les affres de l'effroi... Vous voilà prévenus…
« Soyez arrogants mes chers docteurs de croire que le mal n'existe pas…
Il est peut-être déjà en vous… »

Parasite m'a convaincue de l'étoffe de son auteur, de sa propension quasi naturelle à faire naître de sourdes angoisses au plus profond de nous-mêmes (mes tripes s'en souviendront longtemps), et la virtuosité de sa plume m'a simplement conquise.
Qu'ajouter de plus, sinon que ses autres bouquins sont aussitôt remontés de plusieurs places dans ma PAL et que je ne tarderai pas à m'y plonger ?
Bien sûr, je ne peux que conseiller aux amateurs du genre qui ne le connaissent pas encore de s'intéresser vivement à Arnaud Codeville (*) ; vous ne le regretterez sûrement pas !

« On raconte que les enfants se remettent de tout, se persuada Ben. Qu'en est-il des adultes ? »
…Des adultes, je ne sais pas, mais moi en tant que lectrice, je ne me suis pas encore remise de mon immersion dans Parasite. Et vous, vous remettrez-vous ?

(*)
http://www.arnaudcodeville.fr/
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LanaTurner
  18 juillet 2019
Mieux vaux parfois, éviter la forêt.
C'est la 1ère leçon, donnée. Apprise au dépend de quatre adolescents complices et aventuriers qui se décident à fouiller un ancien bunker, abandonné il y a bien des années et caché au coeur de la forêt. Projet repoussé par ce qui semble être un monastère délabré. Excites par leurs découverte, ils décident d'y pénétrer et ainsi faire la connaissance de Yedok.
Un démon contenu à l'intérieur d'une statue qui n'attendait qu'une faille humaine pour se révéler. Il ne s'agira pas d'un parasite qui vous dévore de l'intérieur ou qui vous rendra progressivement fou , comme on n'a pu le lire dans troupe 52 , mais bien d'un démon qui envahi le corps de son hôte. A ne pas s'y tromper!
Ce roman nous plonge en deux temps. Celui de l'enfance de Ben, où l'on découvre avec stupeur et angoisse , la genèse de ce qui suivra. Et celui de Ben adulte, veuf, et père d'un petit garçon, qui se retrouve plongé à nouveau dans l'horreur de sa jeunesse.
Pourquoi faut il qu'il revive ça ?
Comment Ben et ses 3 amis s en sont ils sortis à l'époque ?
Ont ils pu protéger leurs famille de la bête qu'ils ont réveillé ?
Vengeance sera t elle faite?
Difficile à conclure, dure de se fier à une idée.
C'est un roman, immersif, où l'on ressens les frissons de chaque instants. Les décors sont plantés, et les descriptions scandaleuses de réalisme, ce qui rajoute au malaise un point non négligeable. Chaque détails à son importance, et le héros est aussi touchant d'un temps que de l'autre.
Nul doute sur l'évolution de l'auteur depuis la tour Sélénite. Bien plus complet au niveau de l'histoire et du passif de ses personnages! Il gagne également en crédibilité, et en cohérence même si , pour être honnête, j'ai été surprise de l'aide si facilement offerte par l'ancien homme d'église.
Rien a dire sur la technique d'écriture, il maîtrise son texte et son sujet. Un rien trop de questions laissés en suspens, et pas nécessairement compréhensible, mais si bien mené à la fois. Je me suis sentie un peu... comme dans l'univers « ça » avec le côté enfant/adulte, ainsi que le retour du vilain monstre!
Ça, putain, c'était grisant!
Pour finir j'ai été surprise par certains choix pris par un personnage, que je ne cautionne absolument pas! Que je ne comprends pas... et qui me font rire jaune quand il fera une scène plus tard pour un même acte qui soudain lui semble terrible.
Autrement, je suis séduite et conquise par l'univers ! Il faut un certains talents pour nous plonger ainsi dans l'abîme et parvenir à bloquer la respiration du lecteur. indépendant ou pas, ce roman à sa place en devanture de magasin.
L.T
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valerie19
  17 janvier 2019
Parasite… un parasite est un organisme qui s'infiltre en vous. Il vit à vos dépens et met votre organisme en danger, l'affaiblissant, le pompant, modifiant l'être que vous êtes pour se nourrir et user de vous.
Quoi de plus terrifiant qu'être à la merci d'un hôte indésirable ? quoi de plus terrible qu'être livré à ce parasite ?
4 jeunes adolescents enfourchent leur bicyclette pour vivre les derniers instants de leurs vacances d'été. 1982 … J'avais 16 ans en 1982 et même si j'étais alors plus âgée que ces mômes, je me souviens très bien de mes préoccupations 2 ans plus tôt. Partir à vélo explorer les forêts environnantes, faire les 400 coups avec mes potes, nous foutre la trouille, penser avoir découvert le Graal au détour d'un chemin sous la forme d'une vieille ruine que nous pensions être les premiers à explorer, fumer en cachette croyant nos parents assez stupides pour ne pas s'en apercevoir et nous croire immortels… surtout nous croire immortels, et bêtement nous croire immortels.
Quand j'ai découvert les premières pages de Parasite, j'ai été immédiatement projetée dans les années 80 auprès de gamins qui auraient pu être mes amis, qui ressemblaient à s'y méprendre à mes amis. Et c'est troublant. Arnaud Codeville nous livre là une peinture extrêmement réaliste de ces années-là. On a tous croisé et fréquenté des Alexandre, Samuel, Chloé et Ben ; mieux on a tous de ces petits en nous. Leur univers n'est ni caricatural ni banal il est juste le reflet de la réalité. L'auteur aborde leur vie comme un portrait de la société minière des années post 30 glorieuses et ce portrait est douloureux car il nous renvoie à des heures difficiles dans le Nord de la France. Arnaud Codeville profite de son récit pour aborder des questions plus profondes comme la situation dans les bassins houillers qui terminent leur histoire après déjà 20 ans de crise. Il parle d'alcoolisme, de chômage, de violences familiales, de décès. Ces gosses en ont déjà bien bavé avant de faire la rencontre de leur vie. Et cette rencontre va bouleverser leurs jeunes existences déjà bien malmenées.
J'avais un jour dit que ce que j'aime chez un auteur c'est sa capacité à me raconter son histoire en provoquant chez moi des ah, des oh, des rires, des larmes, de l'inquiétude voire de la peur et surtout du wiiiiz. Bref de me surprendre ! Ce roman a provoqué tout ça chez moi.
Les personnages ont une épaisseur qui est déroutante. Ils sont toujours vrais et ont cette étonnante capacité qu'ont les adolescents à garder leur âme de mômes à l'approche de l'âge adulte. Vous savez, cette incroyable aptitude à rire malgré les pires situations, ce don qu'on perd en gagnant du poil au menton. En outre, le style très visuel, très cinématographique d'Arnaud Codeville permet à ce récit d'offrir des accents de véracité troublants, très propices à la peur. La plume de l'auteur prend de l'assurance et cela pour notre plus grand plaisir. Plus sûre mais aussi plus fine elle progresse de roman en roman et ce que j'avais perçu avec la tour de sélénite qui se confirmait avec 1974 éclate dans Parasite.
Un parasite n'est jamais bienveillant, il est dangereux pour son hôte. Peut-être est-il déjà en vous ?
Je ne peux que vous souhaiter de ne pas sortir indemne de cette lecture et qu'elle vous accompagne au-delà du sentiment de peur sur un continent qui porte le nom de Terreur.
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grm-uzik
  23 janvier 2019
Après le premier balbutiement de "La Tour de Sélénite" et du magistral "1974" (Plume d'or 2016), l'enfant terrible de la littérature d'horreur et du fantastique, originaire du Nord, fait désormais son grand retour bien saignant avec
son 3ème roman épouvantablement accrocheur.
L'auteur gagne de plus en plus en maturité, d'une manière efficace et sans fioriture, en terme d'écriture.
"Parasite" est un excellent joyau d'horreur de très bonne facture, servi avec une qualité folle et indéniable.
Une fois lancé dans la lecture, on ne lâche plus le bouquin, qu'on n'en dort plus de la nuit jusqu'à l'ultime révélation fatalement surprenante.
La trame est diablement savoureuse, avec notamment des personnages crédibles et attachants.
Et l'écrit est d'une subtilité redoutablement démoniaque avec en plus, les cris de terreur !
Par ailleurs, quand on apprécie en lisant chacun de ses mots saisissants, forcément on aime férocement ses terribles maux angoissants.
La nouvelle génération Mastertonienne et Kingienne peuvent désormais trembler d'effroi !
Car Arnaud Codeville est bel et bien un conteur plus que prometteur, qui sait habilement distillé nos peurs les plus profondes avec une bonne dose d'intensité à travers sa plume acérée et sanguinolente.
En conclusion, "Parasite" est un pur bijou horrifico-fantastique mais aussi, un véritable page-turner addictif.
Je vous recommande sans aucune réserve ce véritable chef-d'oeuvre brûlant et qui a du mordant.
Une pépite de frayeur démentielle qui vous tiendra éveillée !
Nuit blanche, cauchemar et frisson garantis !
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LesMotsdeLau
  17 janvier 2019
Enfin le troisième roman de l'auteur ! On était nombreux à l'attendre et on peut dire que notre patience a été récompensée, car voici venu un beau bébé de 410 pages tout prêt à être dévoré. À moins que ce ne soit l'inverse, méfiez-vous ! Les ténèbres ne sont jamais bien loin.
Été 1982, nous sommes près de Valenciennes, la chaleur étouffante et la sécheresse rendent difficile les activités pendant cette période de vacances scolaires. Un groupe de quatre adolescents se donnent rendez-vous en bordure de forêt afin d'aller se balader sur les sentiers.
Les quatre amis, pour tuer le temps, décident de partir à la recherche d'un ancien bunker allemand bien connu de la région. Mais en chemin, après avoir gravi une montée bien escarpée ils observent en contrebas, enfoui entre les arbres et les feuilles, un vieux monastère en ruine.
Changeant leur plan à la dernière minute, ils vont aller explorer ces vieilles pierres et découvrir bien malgré eux ce que la nature tentait de dissimuler. N'écoutant que leurs envies de découverte et leurs soifs d'aventure, ils vont profaner un lieu condamné et libérer un mal très puissant.
Dès lors, leur vie sera changée à jamais. Leur simple et banale promenade en forêt va tourner au drame entraînant le chaos, une déferlante d'horreur qui n'épargnera personne.
J'ai découvert cet auteur avec son premier livre « La tour de sélénite » puis j'ai enchaîné avec son second qui a pour titre « 1974 ».
Le genre horrifique me plaît beaucoup, et je sais qu'un livre d'Arnaud Codeville finit toujours droit dans le mille. Ses deux premiers ouvrages m'avaient totalement séduite et vous allez me dire est-ce le cas aussi pour « Parasite » ? Eh bien oui! C'est le tiercé gagnant qui confirme ce que je savais déjà sur cet auteur.
Le fantastique et l'horrifique se côtoient de près pour délivrer un récit qui va vous faire frissonner.
Surement après cette lecture, en allant vous coucher, vous vérifierez plus d'une fois dans votre maison si toutes les portes de vos pièces sont fermées comme elles sont supposées l'être.
Si vous regardez par votre fenêtre la nuit afin d'admirer votre magnifique jardin sous le doux reflet d'un réverbère, vous pourriez avoir certaines visions, qui vous donneraient aussitôt envie de déménager.
Cette peur qui prend possession de vous une fois que la nuit est tombée ne va pas se tarir à la lecture de ce roman, au contraire, vous allez ouvrir grand la porte aux démons et à ce qui se cache dans l'obscurité.
Si l'envie également vous prenait, juste pour rire, d'essayer les voies du paranormal, ce livre vous ferait passer l'envie de le faire. le jeu pourrait bien se retourner contre vous et faire de votre vie un enfer. Vous l'aurez bien compris, la terreur à l'état pur va faire partie intégrante de cette histoire, la mort rôde partout et si vous n'êtes pas vigilant elle vous emportera bien vite pour le repos éternel.
Nous allons suivre deux histoires en parallèle centrées sur la vie du personnage principal qui est Ben. Un Ben adolescent accompagné de ses trois meilleurs amis et un Ben trentenaire, papa d'un jeune garçon. Entre les deux époques, c'est l'inconnu, le flou total, le néant, on ne sait rien ! C'est frustrant, car on va vouloir à tout prix savoir ce qu'il s'est passé afin de pouvoir combler l'espace de ces années qui séparent ces deux histoires. Car des choses vous pensez bien qu'il va s'en passer ! Mais quel sera le lien entre les deux?
Plusieurs scènes très réalistes vont retenir votre attention, entre fantômes, démons, secrets, ce livre sait tenir en haleine le lecteur. Un épilogue réussi, qui vient apporter toutes les réponses qu'on attend de cette histoire tout en y mettant un beau point final.
Mon conseil : Attendez le soir ! Installez-vous confortablement et lisez ce livre avec le minimum de lumière possible, pour vous plonger ainsi dans des conditions optimales et savourer au mieux cette lecture.
Vous allez sûrement être à l'affût du moindre bruit dans votre maison et vous ne regarderez plus les gens qui vous entourent de la même façon. Vous laisserez-vous à nouveau tenter par vos envies d'évasions bucoliques quand celles-ci vous feront vivre un véritable cauchemar?
Entre épouvante et atrocité, vous vous retrouverez bien impuissant. Attention ! Quoi que vous trouviez en chemin, cela vous suivra jusqu'à chez vous …

Lien : https://lesmotsdelau.fr/l/pa..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
ange77ange77   17 janvier 2019
L’ancien monastère était dans un état plus que lamentable, noyé sous une couche épaisse de végétation, rongé par des années d’abandon sous la coupe des grands arbres. Sa construction semblait dater de plusieurs centaines d’années, et seuls les murs nord et est tenaient encore debout. Plus aucune fenêtre ne possédait de vitraux. La nature avait bel et bien repris ses droits, et certains arbrisseaux avaient même poussé au centre des ruines. Ben sentit ses poils se hérisser bien qu’aucune brise ne souffle. Sans dire un mot, ils contemplèrent longuement les décombres. Puis Alexandre rompit les rangs et descendit le premier en s’accrochant du mieux qu’il pouvait aux rochers et aux arbres. Les trois autres se regardèrent. Le visage de Samuel avait pris la couleur de la craie.
— Vous êt… êtes sûrs de vou… vouloir y a… aller ? bégaya-t-il en se retournant sans arrêt.
— Sois un homme, je t’ai dit ! aboya Chloé.
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ange77ange77   20 janvier 2019
— Sam ? balbutia-t-il sans se rendre compte qu’il reculait. Bordel, qu’est-ce qu’il t’arrive ?
Le jeune garçon bredouilla quelques mots inintelligibles. Ben n’en comprit le sens que quelques secondes plus tard.
— Surtout… ne… bouge plus…
Samuel n’avait jamais vraiment fait preuve de courage ; d’ailleurs, il s’était lui-même qualifié de peureux suprême lors de leurs nombreuses virées. Seulement, cette nuit-là, l’effroi déformait ses traits : ses lèvres bleuies tremblaient et on entendait ses dents s’entrechoquer.
D’un geste lent, il indiqua la pénombre dans le dos de Ben. Celui-ci sentit son ventre se nouer et fit demi-tour. Il faisait trop noir pour distinguer quoi que ce soit, mais Ben devinait une présence proche de lui.
Il releva la lampe pour en avoir le cœur net… et se liquéfia.
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ange77ange77   27 janvier 2019
Gabriel pointa la statuette de la Vierge. (…)

— Ceci est un réceptacle d’âme.
— Un quoi ?
— Laissez-moi vous expliquer… Imaginez une boîte dans laquelle vous pourriez enfermer l’âme d’une personne, un esprit ou… un démon…
— Attendez… vous êtes en train de me dire que ce truc-là est une espèce de lampe magique comme celle d’Aladdin ?
— Vous n’êtes pas loin de la vérité… Ces lampes existent, vous savez… Elles servent essentiellement à contenir les Djinns. Et ceci en est une, en quelque sorte…

Un éclair de lucidité traversa la conscience de Ben. L’immonde statue sous le monastère n’était rien d’autre que ça, alors.
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ange77ange77   18 janvier 2019
— Et si on se cassait ? demanda-t-il au bout d’une demi-minute.
Il n’obtint aucune réponse et insista :
— Ben ? s’il te…
Celui-ci avait fait volte-face et lui avait plaqué la main sur les lèvres pour le faire taire.
— Chut !
— Quoi ? parvint-il à dire entre les doigts de son ami.
— Tu n’entends rien ?
Samuel se frotta la bouche avec la manche de son pull, tendit l’oreille sans percevoir aucun son.
— Non, rien…
— Justement… on n’entend rien parce qu’il n’y a rien… pas même le bruit des insectes de la forêt.
Samuel sentit le sang quitter son visage.
— Comment ça se fait ?
— Aucune idée…
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ange77ange77   26 janvier 2019
Ben ne pouvait pas le croire. C’était pourtant bien dans le sous-sol de cette maudite maison que la confrontation qu’il redoutait tant se déroulait. Yedok, le démon, s’était matérialisé sous une forme grotesque, dans le corps de son meilleur ami, méconnaissable. Sa tête frôlait les poutres, ses membres disproportionnés et filiformes renforçaient l’allure simiesque que lui donnait déjà son dos voûté. Ses yeux luisaient et d’épais filets de bave coulaient de sa mâchoire aux dents acérées.
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