AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070133621
Éditeur : Gallimard (08/03/2012)

Note moyenne : 3.05/5 (sur 119 notes)
Résumé :
Trois courtes nouvelles de Coe datant des années 1990 - les seules qu'il ait jamais écrites - sont publiées dans ce petit recueil, ainsi qu'un article sur Billy Wilder, "Journal d'une obsession", écrit pour un numéro des Cahiers du cinéma. "Ivy et ses bêtises" voit un narrateur adulte revenir sur un épisode de son enfance, lors d'une soirée de Noël, où il fut convaincu d'avoir vu le fantôme d'un homme tué par sa femme, au procès de laquelle la grand-mère du narrateu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
mariech
  02 février 2013
Désaccords imparfaits n'est pas un roman comme je le pensais mais un court recueil de nouvelles que j'ai lu d'une traite ;
La première nouvelle évoque les souvenirs d'enfance d'un frère et d'une soeur devenus adultes , c'est assez bien traité , ce récit est touchant , l'auteur a parfaitement réussi à nous parler de l'enfance et de ses interprétations parfois fantaisistes de la réalité , de la vie des adultes .
Je n'ai pas trop aimé ce recueil même si l'écriture est belle , mon histoire préférée est la dernière où l'auteur raconte sa quête durant des décennies sur tout ce qui touche à sa passion pour un roman de Sherlock Homes , un livre , un film , cette quête devenue presque existentielle qui suit la montée de la technologie , maintenant même nos souvenirs les plus lointains d'une musique , d'un film entendus parfois une seule fois mais qui continuent à nous hanter pendant des années , maintenant grâce aux DVD et autres trouvailles , nous pouvons retrouver tous ces souvenirs perdus mais pas les moments qui les ont accompagnés .
Ce texte m'a touchée car ce genre d'expérience m'est déjà arrivé , qui n'a pas entendu sur You-Tube , une chanson oubliée du temps de son adolescence , et a vécu un moment de grâce teinté de mélancolie car jamais les sensations qui accompagnaient ce moment là ne pourront revenir et ce n'est pas plus mal .
il fallait toute la sensibilité de l'écrivain pour nous faire toucher du doigt ce que j'avais pressenti ; aucune technologie au monde ne remplacera nos souvenirs et une quête qui se réalise , c'est un morceau de rêve qui s'éloigne à tout jamais .
Pour ce texte , le livre mérite d'être lu , oui Jonathan Coë est un grand écrivain .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          281
trust_me
  27 octobre 2013
J'aime quand un auteur très peu adepte du genre se lance dans la nouvelle. Jonathan Coe le précise en introduction : « il ne m'est pas facile de faire court […] Ce qui m'attire dans la fiction, c'est plutôt la complexité, le panorama, et chez moi, il est plus fréquent que les idées nées sous forme de nouvelles prennent l'épaisseur d'un roman. »
Ce recueil d'à peine 100 pages réunit toute sa production de nouvelles. Quatre textes en tout et encore, le dernier ne relève pas de la fiction mais est un article consacré au film « La vie privé de Sherlock Holmes » de Billy Wilder publié à l'origine dans les Cahiers du cinéma. Dans les trois autres, on trouvera un frère et une soeur remuant les souvenirs d'un Noël passé chez leurs grands parents aujourd'hui décédés, un pianiste de bar new-yorkais qui imagine ce que serait devenue sa relation avec une inconnue s'il lui avait répondu de façon différente ou encore le membre du jury d'un festival du film troublé par un ancien adultère et la rencontre d'une séduisante journaliste française.
Pour Coe, une production si minuscule (trois nouvelles en 15 ans) relève de « la plaisanterie ». Je trouve au contraire intéressant de voir comment un auteur habitué aux grandes sagas familiales (Bienvenue au club, le cercle fermé) se sort de la forme courte. Et pour le coup, il se débrouille très bien. Souvenirs, regrets, temps et occasions perdus, il déroule une partition mélancolique et touchante. En quelques pages il installe une atmosphère et parvient à incarner des personnages dont on cerne en peu de mots l'état d'esprit. C'est vraiment une belle réussite, il est dommage que cet auteur anglais au talent reconnu (prix Médicis étranger en 1998) ne s'adonne pas plus souvent à la nouvelle.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
brigittelascombe
  31 mars 2012
Trois nouvelles (déjà publiées dans des journaux), un article (pour Les Cahiers du cinéma). Quatre Désaccords imparfaits qui sonnent juste et pétillent pour entraîner le lecteur au fil du jeu des gammes sensibles de Jonathan Coe ("l'un des auteurs majeurs de la littérature britannique actuelle").
1°:Lors d'un "voyage sentimental" sur les traces du passé, un frère et une soeur revivent leurs souvenirs familiaux.Les fantômes sont au rendez-vous dans le cimetière de Birmingham et font remonter à la mémoire du narrateur un autre fantôme,celui du désaccord entre sa grand-mère (qui en tant que juré a défendu la meurtrière d'un mari irascible) et la tante Ivy (d'un avis différent), celui qui a volé le canif-cadeau de Noël promis et a entaillé la douce complicité de deux enfants en leur ôtant leurs illusions.
2°:David qui "habite New-York, à l'angle de la 9° et de la 13° rue" pense aux "possibles illimités" d'une simple question, à l'improvisation qui change la donne en musique et en amour.Rachel a-telle été un désaccord? Sa vie aurait-elle plané sur un autre tempo s'il avait répondu d'une autre façon?
3°: ma nouvelle préférée: "Moi je n'arrive pas à dissocier le sexe de l'émotion et toi?"
Voici la question posée par Pascale (journaliste et maîtresse occasionnelle) à William (auteur de musiques de films invité au "14° festival du film d'horreur et de fantasy") après leurs ébats. Panique à bord! Bord masculin bien sûr!
4°L'obsession de Jonathan Coe pour "la vie privée de Sherlock Holmes" étalée sur plusieurs années:livre,CD,pastiche de film,musique de film,affiches: tout est bon pour alimenter le fétichisme d'un fan ainsi que le lui fait remarquer Billy Wilder.
Une vie sans désaccord serait trop terne. L'imprévu,l'imaginaire,l'erreur,le hasard,le caractère, l'autre face à nous, interviennent pour fausser la donne. Voilà le message pimenté que fait passer Jonathan Coe dont la petite musique agréable et facile à lire est un régal.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
vintage
  19 avril 2014
Désaccords imparfaits est un recueil de 4 nouvelles écrites par Jonathan Coe sur une période de 10 ans.
La 1ère aborde les souvenirs d'un frère et d'une soeur de retour dans la maison familiale de Birmingham. le secret de leur grand-mère est au coeur de désaccords dans la famille.
La 2ème évoque, sur fond musical, la suite imaginaire d'une rencontre entre un pianiste de bar et une jeune femme qui vient s'asseoir à ses côtés.
La 3ème raconte l'aventure amoureuse entre un compositeur de musique de film, William, et une journaliste, Pascale, lors d'un festival de films d'horreur. Stupeur lorsqu'il découvre à travers la projection d'un film réalisé par une maîtresse éconduite, Gertrud, le déroulement de sa propre vie.
Enfin la dernière révèle l'obsession de l'auteur pour « la vie privée de Sherlock Holmes », un film sans succès réalisé par Billy Wilder.
Ce que révèlent de prime abord ces 4 nouvelles est la solitude des personnages pris dans leurs rêveries, leurs ruminations du passé, leurs désaccords ou la brièveté d'une rencontre. L'apparition de fantômes qu'ils soient sous la forme d'une ancienne conquête, d'un fantasme ou d'un être décédé illustre cette solitude mais invite aussi chacun des personnages à une réflexion sur eux-mêmes.
Cette introspection n'est pas sans moments drôles ou ironiques, permettant au roman de ne jamais sombrer dans la triste mélancolie et de donner même un peu plus de relief aux personnages.
Plus encore, ce que l'auteur veut nous dire est que finalement les mystères, les fantasmes, les hasards sont sources de grand intérêt. En effet, à l'image de l'obsession de l'auteur lui-même dans sa recherche de la version intégrale du film sur SH ou du pianiste qui habite entre la 9ème et la 13ème rue ou qui cherche des…accords entre la 9ème et la 13ème note, c' est la quête qui donne une raison de vivre, qui est source de bonheur car tout est possible. Les choses une fois saisies donnent un sentiment d'achèvement.
Des nouvelles bien écrites qui, sans soulever un grand enthousiasme, se lisent avec un certain plaisir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Zazette97
  19 mars 2012

En librairie depuis le 8 mars, "Désaccords imparfaits" est un recueil de 4 textes rédigés entre 1995 et 2005 et signés du romancier britannique Jonathan Coe, notamment auteur de "La pluie, avant qu'elle tombe", "Testament à l'anglaise" ou plus récemment de "La vie très privée de Mr Sim".
Dans l'introduction, Jonathan Coe affirme sa préférence pour le roman, la nouvelle ne représentant pour lui qu'une étape transitoire généralement vouée à cheminer vers un texte plus dense.
Les 4 textes présentés ici font donc figure d'exception.
Dans "Ivy et ses bêtises", un homme replonge dans ses souvenirs après s'être recueilli avec sa soeur sur la tombe de leurs grands-parents.
Sa mémoire le ramène à l'époque où sa grand-mère avait été désignée juré dans une affaire d'homicide conjugal. Il se rappelle encore trait pour trait le visage de cet homme assassiné dont il craignait la vengeance.
"9e et 13e" évoque la suite imaginaire d'une rencontre entre une femme et un pianiste jouant sans cesse les mêmes accords.
Dans "Version originale", un compositeur de musiques de film fait partie du jury du 14ème Festival du film d'horreur et de fantasy.
Alors qu'il examine le programme du lendemain, un nom se détache de la liste, Gertrud Keller, scénariste et maîtresse éconduite.
En découvrant le film, il comprend qu'il assiste là à une projection de sa propre vie.
Hommage à Billy Wilder et à son film "La vie privée de Sherlock Holmes", "Journal d'une obsession" retrace étape après étape la recherche artistique de toute une vie.
"Désaccords imparfaits" sonne comme autant de variations sur ces moments phares, ces rencontres réelles ou imaginaires, ces occasions manquées, ces obsessions qui façonnent l'existence et la poursuivent sans fin.
Coe examine ses personnages, y compris lui-même, à travers le prisme de leurs souvenirs. Un seul d'entre eux suffit à les définir tout entier, à les révéler à eux-mêmes, non sans une certaine amertume.
Des textes sensibles et intimes lus sans déplaisir mais sans plus d'enthousiasme. J'ai l'impression que ceux-ci se destinent davantage aux lecteurs initiés.
Je compte néanmoins poursuivre ma découverte de Jonathan Coe.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60

critiques presse (1)
LeFigaro   15 mars 2012
Contre la morosité, quatre comprimés de Coe. C'est l'ordonnance de la semaine.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
legrenierlegrenier   23 septembre 2012
Je ne suis pas habituellement très enclin à lire des nouvelles, mais j'ai beaucoup aimé ces petits textes que j'ai dégusté comme des petits chocolats savoureux. On retrouve le style délicat de Coe (y a pas de contrepèterie).
Mention spéciale pour le texte où l'auteur raconte son obsession pour le film 'La vie privée de Sherlock Holmes", de Billy Wilder. Obsession qui le poursuit au fil des années et des développements technologiques.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
mlopmlop   13 mai 2012
"Ce recueil représente toute ma production de nouvelles au cours des quinze dernières années, ce qui relève un peu de la plaisanterie. (...) Car il ne m'est pas facile de faire court, justement. Ce qui m'attire, dans la fiction, c'est plutôt la complexité, le panorama, et chez moi, il est plus fréquent que des idées nées sous forme de nouvelles (...) prennent l'épaisseur d'un roman."
Jonathan Coe
Commenter  J’apprécie          30
brigittelascombebrigittelascombe   31 mars 2012
"Dites-moi,est-ce qu'il y a, est-ce que vous savez où je pourrais dormir,dans le coin? Je ne sais pas où aller."
Les possibles soulevés par cette question,comme les virtualités soulevées par ces accords,ont plané longtemps dans la salle,le temps que les notes se délitent.
D'infinis possibles.
Commenter  J’apprécie          30
brigittelascombebrigittelascombe   31 mars 2012
Il assista à cette projection dans un état second,il était sous le choc.Il n'aurait jamais cru qu'un film,qu'un récit,qu'une oeuvre d'art en général,puisse le transporter en un clin d'oeil et sans résistance possible dans le passé.
Commenter  J’apprécie          40
GBGB   17 septembre 2014
Il est important que certaines choses demeurent perdues. L'évanescence est une composante essentielle du cinéma. ( p.95)
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Jonathan Coe (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jonathan Coe

SMEP 15 - Jonathan Coe
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

La pluie, avant qu'elle tombe

A quel âge est morte Rosamond?

71
72
73
74

15 questions
50 lecteurs ont répondu
Thème : La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan CoeCréer un quiz sur ce livre
. .