AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jamila Ouahmane Chauvin (Traducteur)Serge Chauvin (Traducteur)
ISBN : 2070344916
Éditeur : Gallimard (10/05/2007)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 477 notes)
Résumé :
L'Angleterre de Tony Blair entre dans le nouveau millénaire, et les héros de Bienvenue au club dans l'âge mûr. Vingt ans après, qu'ont-ils fait de leurs idéaux de jeunesse ? N'auraient-ils d'autre choix qu'entre compromissions et immobilisme ? Seul l'affreux Paul, leur cadet, un politicien opportuniste, semble s'adapter à ces temps nouveaux et aux nouveaux cercles du pouvoir. Mais si les utopies des années soixante-dix semblent maintenant lointaines, il suffit de bi... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Renod
  22 juin 2018
Berlin, 2003, deux jeunes Anglais dînent au sommet de la tour qui surplombe l'Alexanderplatz. le restaurant a pour particularité de tourner sur lui-même, offrant ainsi à ses clients un panorama complet de la capitale allemande. Cette scène ouvre « Bienvenue au club » et clôt « le cercle fermé ». le récit, à l'image de l'établissement, accomplit une rotation complète, la boucle est bouclée. Jonathan Coe s'applique ici à fermer les fils narratifs ouverts dans le premier volume.
Nous retrouvons les adolescents de Birmingham que nous avions quittés au moment de l'élection de Margaret Thatcher. Vingt-cinq ans plus tard, pour fêter l'avènement d'un nouveau millénaire, une grande roue (un cercle à nouveau) a fait son apparition sur les quais de la Tamise : le London eye. le contexte a évolué à défaut de changer. Ce ne sont plus les conservateurs qui démembrent les services publics mais les néo travaillistes de Tony Blair. le Cercle fermé, le club du lycée de King William, continue de se réunir. Devenus adultes, ses membres, politiciens ou affairistes, travaillent à développer l'emprise du libéralisme sur la société anglaise.
La violence a changé de visage mais elle reste souveraine. le Premier ministre britannique veut engager son pays dans la guerre en Irak aux côté de Georges Bush. Les attaques terroristes n'ont pas cessé, les islamistes radicaux ont succédé aux nationalistes de l'IRA. Dans cette société en perte de repères, la racisme monte et l'auteur s'étonne de la convergence d'opinions d'une fange de l'extrême-droite et d'islamistes.
Jonathan Coe livre un tableau plein d'amertume de son époque. Ses personnages en symbolisent la vacuité. Désormais, un ancien candidat d'une émission de téléréalité attire plus l'attention des médias qu'un généticien émérite… Il fait le portrait d'un député ambitieux mais dépourvu de convictions, d'un homme d'affaires qui négocie son parachute doré après avoir conduit une société à la faillite, d'un raciste aux délires conspirationnistes…
Les personnages du roman semblent en pleine confusion sentimentale. Il y a celui qui reste obnubilé par un amour de jeunesse et celui qui quitte tout pour une jeune femme de vingt ans. Leurs aspirations d'adolescents semblent toujours latentes mais ils peinent à les réaliser. L'auteur va faire le jour sur plusieurs mystères de l'histoire, nous en révéler les secrets et réfléchir ainsi sur les forces incontrôlables qui peuvent détruire des existences par leur folie ou leur inconscience.
Dans « Bienvenue au club » et « le cercle fermé », Jonathan Coe fait le portrait sur trente ans d'une génération en entrelaçant l'intime aux événements politiques. Chacun cherche maladroitement son bonheur brinquebalé par la bêtise et la violence de son époque. Le récit est léger mais repose sur une structure créative où chaque fil narratif trouve son sens. Pour conclure, je ne garderai qu'un seul pour qualifier ces deux romans : brillant !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
carre
  27 avril 2012
Avec " le cercle fermé", Jonathan Coe nous permets de retrouver les personnages de "Bienvenue au Club" avec deux décennies de plus. Les années Blair sont 'elles plus heureuses que celle de miss Thatcher ?
En tout cas nous lecteur, c'est avec grand plaisir qu'on retrouve le style inimitable de ce grand romancier. Mélangeant avec rythme scènes franchements, cocasses et moments plus graves et profonds, l'écrivain anglais réussit une parfaite alchimie qui nous tiens en haleine jusqu'au dernier mot. Chaque phrase est d'une justesse remarquable et son regard sur les illusions perdues et la perte de nos innocences est à la fois mélancolique et cynique. Un roman emballant qui fait de Jonathan Coe l'un de mes auteurs préférés. A dévorer.
Commenter  J’apprécie          190
Lune
  09 février 2016
Suite de la fresque commencée par "Bienvenue au club" qu'il est préférable d'avoir lu avant d'aborder celui-ci.
On y retrouve les jeunes devenus quadras, un peu éloignées les uns des autres, se retrouvant, se reperdant, vaquant dans des domaines différents, de près ou de loin rattachés à leurs premiers rêves.
Les années 70 sont loin. Margaret Thatcher est passée par là. Tony Blair est arrivé.
Nous sommes dans les années 1999 à 2003. La guerre en Irak se profile puis a lieu avec les conséquences annoncées.
Jonathan Coe aborde tous les thèmes de l'époque : sociaux, patronaux, attentats, politiques, médiatiques.
A cette peinture socio-politique se joint la peinture psychologique et les engagements de ceux que nous avons vu grandir depuis "Bienvenue au club" : carrière, enfants, divorce, changements de vie, espoirs, déceptions, interrogations, fidélité à soi-même, découverte de soi-même...).
Jonathan Coe leur insuffle une telle vie qu'ils nous deviennent familiers et presque présents tout au long de la lecture.
Une certaine nostalgie flotte sur ce livre : des quadras qui avancent mais ne peuvent s'empêcher de se retourner vers un passé qui les brûle : rêves non réalisés, amours déçues, secrets à briser.
Résoudre leurs interrogations passera par diverses étapes qui leur permettront enfin de "grandir" vraiment.
De très beaux et sensibles passages interpellants apparaissent au gré de leurs recherches et découvertes.
Riche, mature, ce "Cercle fermé" s'ouvre sur une vision réaliste de l'homme au sein de la société et en lui-même.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
mfrance
  22 février 2016
Après Bienvenue au club, on reprend les mêmes et on les retrouve dans "le cercle fermé", vingt ans après, sous l'ère Blair !
Qu'ont-ils donc fait de leur rêves d'adolescents ?
Jonathan Coe est toujours aussi incisif, aussi percutant. Il a toujours autant d'humour et décortique toujours aussi bien les réalités de son époque, en l'occurrence le début des années 2000.
Pleins feux sur Paul Trotter, le petit frère de Benjamin, l'arriviste de la famille, la petite crapule prête à n'importe quelle compromission pour se retrouver au devant de la scène. il est devenu député Paul Trotter et lèche avec enthousiasme les bottes de son patron Tony Blair ! Marié, deux enfants et une liaison torride avec une amie de son frère Benjamin !
Et une question existentielle de premier plan à laquelle il doit répondre : faut-il oui ou non aller guerroyer en Irak ?
Nous sommes en pleine ère de télé-réalité et de ses excès et le fringant Paul Trotter est tout heureux de participer aux "festivités" induites par ce type de spectacle !
Quant aux autres ? nous allons tous les suivre le long du chemin parcouru depuis la fin des années 70.
Nous allons tout connaître de leur évolution, et c'est là peut-être que le bât blesse !
Car, c'est très bien d'assister à l'évolution de tous ces personnages que nous avons découvert vingt-ans plus tôt ! Par contre, il est pratiquement impensable d'avoir les réponses à toutes les questions que le lecteur a pu se poser sur le devenir de chacun d'entre eux ! et Jonathan Coe donne réponse à Tout !
Là réside le seul petit bémol que je m'autoriserai à apporter à ce magnifique diptyque !
La réponse à tout ? Cela n'arrive jamais dans la vie !
Mais les livres, ce n'est pas forcément la vie !
Et les livres, tout bien considéré, c'est le suc de la vie !
Alors, suivons Monsieur Coe et remercions-le pour son immense talent et son aptitude à nous donner le monde !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
jpatou
  14 février 2014
J'ai commencé ce livre tout de suite après avoir fini Bienvenue au club première partie de cette histoire. Généralement je me laisses un peu de temps pour lire les suites, mais la tout de même un Jonathan COE cela n'attend pas. Bien m'en a pris car j'ai adoré ce livre, que j'ai même préféré à sa première partie. Nous retrouvons les protagonistes vingt ans plus tard, année 1990, dêbut des années 2000. Dans la première partie certains personnages étaient mis en avant tel que Benjamin, dans ce livre nous suivons d'autres personnes, tel que Claire à la recherche de sa soeur disparue dans le premier livre. Mais tous les personnages entrevus dans le premier tome apparaissent même fugacement et nous découvrons leurs vies vingt ans plus tard et certains mystères sont dévoilés avec une conclusion inattendue, telle que la disparition de Myriam. Jonathan COE en profites pour tirer à boulets rouge sur le gouvernement de Tony BLAIR et son intervention en Irak, sur la famille avec notamment le destin de Malvina. La religion trouve grâce à ces yeux, mais une religion à la Coe, joyeuse, tolérante, accueillante.Une bonne vision de l'Angleterre des années BLAIR.
A LIRE ABSOLUMENT.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
gaelbourgeoisgaelbourgeois   14 juillet 2016
p.18 :
"Mais je me rappelle une phrase que Philip citait toujours. Un vieux pilier gâteux de l'establishment anglais qui disait : "Oui, j'ai beaucoup appris de mes erreurs et je suis sûr de pouvoir les répéter à la perfection.""

p.415 :
"Ce couple que Paul n'avait pas reconnu avait participé l'année précédente à l'émission de téléréalité la plus populaire de Grande-Bretagne. Pendant des semaines, le public s'était demandé s'ils finiraient par coucher ensemble sous l'oeil des caméras. Les tabloïds avaient consacrés à ce sujet des dizaines de colonnes. Ni l'un ni l'autre n'avait de talent, ni d'intelligence, ni d'éducation, ni même de personnalité. Mais ils étaient jeunes et beaux, plutôt élégants, et ils étaient passés à la télé, et c'était suffisant. Et c'est ainsi que les photographes persistaient à les mitrailler, les journalistes à leur faire dire quelque chose d'accrocheur ou d'amusant (ce qui n'allait pas de soi, car ils n'avaient pas d'esprit non plus."

p.418 :
""Tu te rends compte? dit-il. Rien qu'en vendant ma réverb', j'ai de quoi me payer un voyage sur le Transsibérien. En première classe !"
Munir émit un grognement dédaigneux "Et qu'est-ce que tu vas faire dans le Transsibérien ?
- Regarder par la fenêtre." (...)"

p.482 :
"Pas de choix possible
Quand le choix est infini."

p.488 :
"Son grand fantasme n'était plus de vivre une idylle passionnée avec une étudiante bronzant nue au Jardin anglais, mais de passer une soirée à la maison avec Emily, assis côte à côte sur le canapé, à lire ou à regarder la télé. Il découvrit que ce qu'il avait naguère voulu fuir était à présent ce qu'il désirait plus que tout."

p.543 :
"deux jeunes gens qui, à cet instant, ne demandaient à la vie que la possibilité de répéter les erreurs de leurs parents, dans un monde encore hésitant à leur accorder ce maigre luxe."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
RenodRenod   20 juin 2018
On s’est trop habitués à prendre les choses pour argent comptant. Il n’y a plus de curiosité, d’esprit critique, on est devenus des consommateurs de la politique, on gobe tout ce qu’on nous donne.
Commenter  J’apprécie          210
Patsy_StonePatsy_Stone   11 septembre 2010
Je dois repartir. De zéro. Et je dois commencer par faire ce qu'il y a de plus dur au monde, ce que j'ai refusé de faire toutes ces années : abandonner tout espoir.
Est-ce que j'en suis capable ?
Je crois que oui. Oui, j'en suis capable.
Oui. Voilà. C'est fait.
Et pour cela, ma chère Miriam,
je te demande de pardonner
Ta soeur qui t'aime, Claire.
Commenter  J’apprécie          90
line70line70   19 mars 2011
C'est marrant, quand on est libre de faire tout ce qu'on veut, on finit par ne pas faire grand chose. Quand le choix est infini, il n'y a pas de choix possible.
Commenter  J’apprécie          130
AmeniAmeni   30 mars 2014
Les gens se contentent de se voir et de parler. Et quand ils ne se voient pas pour parler directement, ils sont généralement occupés à parler au téléphone. Et de quoi ils parlent ? Ils prennent rendez-vous pour se voir. Mais je me pose la question : quand enfin ils se voient, de quoi ils parlent ?
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Jonathan Coe (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jonathan Coe
Le c?ur de l'Angleterre Jonathan Coe Traduction de Josée Kamoun Gallimard, août 2019
Jonathan Coe, plus en verve que jamais, nous régale avec ce « le c?ur de l'Angleterre » du roman du Brexit. de 2010 à 2018, l'on retrouve les personnages de « Testament à l'anglaise » dans un Royaume-Uni pré et post rupture du Brexit : un voyage au c?ur qui ne laissera aucun lecteur de marbre !
https://www.laprocure.com/coeur-angleterre-jonathan-coe/9782072829529.html
autres livres classés : littérature anglaiseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

La pluie, avant qu'elle tombe

A quel âge est morte Rosamond?

71
72
73
74

15 questions
53 lecteurs ont répondu
Thème : La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan CoeCréer un quiz sur ce livre
.. ..