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Jamila Ouahmane Chauvin (Traducteur)Serge Chauvin (Traducteur)
EAN : 9782070344918
560 pages
Gallimard (10/05/2007)
4.04/5   696 notes
Résumé :
L'Angleterre de Tony Blair entre dans le nouveau millénaire, et les héros de Bienvenue au club dans l'âge mûr. Vingt ans après, qu'ont-ils fait de leurs idéaux de jeunesse ? N'auraient-ils d'autre choix qu'entre compromissions et immobilisme ? Seul l'affreux Paul, leur cadet, un politicien opportuniste, semble s'adapter à ces temps nouveaux et aux nouveaux cercles du pouvoir. Mais si les utopies des années soixante-dix semblent maintenant lointaines, il suffit de bi... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
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Cancie
  10 avril 2020
Lecture faite de Bienvenue au club, je n'avais qu'une hâte, lire la suite pour savoir ce qu'étaient devenus les jeunes héros. le cercle fermé me les a donc fait retrouver une vingtaine d'années après, à l'approche du nouveau millénaire.
J'ai donc pu rencontrer à nouveau avec plaisir Benjamin Trotter, toujours un peu décalé, son frère Paul élu maintenant député travailliste, leur soeur, Loïs, incomplètement remise de la mort de Malcolm, Doug devenu journaliste, Philip également, mais divorcé De Claire qui elle revient d'Italie et a toujours du mal à accepter la disparition de Miriam, sa soeur, disparue 20 ans plus tôt. J'ai retrouvé également Culpepper, Steve Richards, Hardings et d'autres encore. À cette liste de quadras s'ajoutent leurs conjoints ou conjointes, leurs enfants, bref un beau panel de personnages. C'est à travers l'histoire de tous ces personnages et en nous racontant leur vie avec leurs succès ou leurs désillusions que Jonathan Coe va réussir à nous faire participer à la vie durant ces années et à accéder à la grande Histoire. C'est ainsi que, le roman débutant en décembre 1999, nous revivons avec Benjamin cette crainte des dernières heures du millénaire où tous les systèmes informatiques du monde avaient le risque d'être anéantis.
Si l'auteur a dénoncé les années Thatcher dans Bienvenue au club, il n'y va pas non plus de main morte avec Tony Blair. La mondialisation s'impose, la plus grande manifestation depuis les années 70 a lieu avec la fermeture annoncée de Rover, filiale de BMW. L'invasion de l'Irak est source de division et on assiste à un regain de popularité pour l'extrême-droite.
Difficile donc pour nos héros souvent en prise avec les fantômes du passé, de se faire une place et de réussir leur vie privée et leur vie professionnelle.
Beaucoup de mélancolie et de tendresse dans ce livre mais aussi, comme souvent avec l'auteur, beaucoup d'humour. En effet, comment ne pas céder au rire lorsque Doug explique à Benjamin, la règle mise en place entre lui et sa femme Frankie et qu'il appelle la règle du sexe : "Un jour sans sexe pour chaque gros mot ordinaire. Deux jours pour P..., et trois jours pour e...".
Avec ces deux romans, Jonathan Coe livre une fresque aboutie de notre époque et nous oblige à la revisiter consciencieusement pour en distinguer toute la cruauté et tout ce qui va pouvoir en découler.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Ileauxtresors
  01 septembre 2022
Quel plaisir de retrouver toute la bande de Bienvenue au club, quelle curiosité de découvrir ce qu'ils sont devenus vingt ans après ! Les 1970s de leur adolescence sont bien loin : les voilà en pleine mid-life crisis, tandis que l'Angleterre s'engage dans la « troisième voie » sous la houlette de Tony Blair. Il ne reste pas grand-chose des idéaux et de l'insouciance qui irriguaient le précédent tome. Mais les vestiges des sentiments anciens subsistent. Lorsque Claire rentre de plusieurs années en Italie, il suffit de peu pour les raviver…
Journaliste, écrivain, traductrice de retour de l'étranger, homme politique, chaque personnage est à sa manière le témoin de l'époque. Les grands groupes privés font un hold-up sur des secteurs publics entiers. Leurs PDG s'en mettent plein les poches tout en multipliant les plans sociaux. le cercle exclusif des élites « tendance » se referme, ouvrant une brèche où s'engouffre le British National Party. Mais abreuvé d'émission idiotes et de slogans vides de sens, le pays semble apathique.
Face à cette « superficialité obscène » de la vie culturelle et politique, la frustration des personnages bouillonne littéralement. le bonheur passe-t-il par l'humilité, la stabilité ? Les ambitions impliquent-elles nécessairement des compromissions ? Chacun semble chercher ses propres réponses, mais tous se tournent vers le passé. J'ai trouvé cette nostalgie un peu pesante, surtout dans le cas de l'inconsolable Benjamin. Les souvenirs ressassés m'ont parfois donné l'impression de relire Bienvenue au club mais là où j'avais apprécié l'équilibre entre humour et vitriol, ici la mélancolie prend le pas.
Cela dit, j'aime toujours comment Jonathan Coe joue avec les registres, mêlant roman, lettres, emails, SMS, compte-rendu de réunion, articles de presse, extraits de discours parlementaires et même une fiction dans la fiction. de sa plume féroce, l'auteur décape le vernis des apparences, des carrières fulgurantes et de la vie de famille (l'un des personnages ne s'occupe pas de sa fille, mais accepte de signer une chronique hebdomadaire sur « les joies de la paternité »). Il réussit l'émulsion d'histoire et de littérature, d'intime et de politique que son personnage Benjamin aimerait tant atteindre, révélant la profondeur des répercussions individuelles de ce qui pourrait sembler des péripéties mineures des grands conflits historiques.
Et cerise sur le pudding, ce roman boucle la boucle – ou referme le cercle si on veut – en apportant des réponses à toutes les questions que le premier tome avait laissées ouvertes !
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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Renod
  22 juin 2018
Berlin, 2003, deux jeunes Anglais dînent au sommet de la tour qui surplombe l'Alexanderplatz. le restaurant a pour particularité de tourner sur lui-même, offrant ainsi à ses clients un panorama complet de la capitale allemande. Cette scène ouvre « Bienvenue au club » et clôt « le cercle fermé ». le récit, à l'image de l'établissement, accomplit une rotation complète, la boucle est bouclée. Jonathan Coe s'applique ici à fermer les fils narratifs ouverts dans le premier volume.
Nous retrouvons les adolescents de Birmingham que nous avions quittés au moment de l'élection de Margaret Thatcher. Vingt-cinq ans plus tard, pour fêter l'avènement d'un nouveau millénaire, une grande roue (un cercle à nouveau) a fait son apparition sur les quais de la Tamise : le London eye. le contexte a évolué à défaut de changer. Ce ne sont plus les conservateurs qui démembrent les services publics mais les néo travaillistes de Tony Blair. le Cercle fermé, le club du lycée de King William, continue de se réunir. Devenus adultes, ses membres, politiciens ou affairistes, travaillent à développer l'emprise du libéralisme sur la société anglaise.
La violence a changé de visage mais elle reste souveraine. le Premier ministre britannique veut engager son pays dans la guerre en Irak aux côté de Georges Bush. Les attaques terroristes n'ont pas cessé, les islamistes radicaux ont succédé aux nationalistes de l'IRA. Dans cette société en perte de repères, la racisme monte et l'auteur s'étonne de la convergence d'opinions d'une fange de l'extrême-droite et d'islamistes.
Jonathan Coe livre un tableau plein d'amertume de son époque. Ses personnages en symbolisent la vacuité. Désormais, un ancien candidat d'une émission de téléréalité attire plus l'attention des médias qu'un généticien émérite… Il fait le portrait d'un député ambitieux mais dépourvu de convictions, d'un homme d'affaires qui négocie son parachute doré après avoir conduit une société à la faillite, d'un raciste aux délires conspirationnistes…
Les personnages du roman semblent en pleine confusion sentimentale. Il y a celui qui reste obnubilé par un amour de jeunesse et celui qui quitte tout pour une jeune femme de vingt ans. Leurs aspirations d'adolescents semblent toujours latentes mais ils peinent à les réaliser. L'auteur va faire le jour sur plusieurs mystères de l'histoire, nous en révéler les secrets et réfléchir ainsi sur les forces incontrôlables qui peuvent détruire des existences par leur folie ou leur inconscience.
Dans « Bienvenue au club » et « le cercle fermé », Jonathan Coe fait le portrait sur trente ans d'une génération en entrelaçant l'intime aux événements politiques. Chacun cherche maladroitement son bonheur brinquebalé par la bêtise et la violence de son époque. Le récit est léger mais repose sur une structure créative où chaque fil narratif trouve son sens. Pour conclure, je ne garderai qu'un seul pour qualifier ces deux romans : brillant !
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bidule62
  24 avril 2020
Savoureux !
Encore plus que "Bienvenue au club". Peut-être parce que les années 70 sont de l'histoire pour moi, alors que là on retrouve les mêmes personnages au tout début des années 2000 (ah le bug !!), les années Blair, l'invasion de l'Irak, la mondialisation et le capitalisme qui ne cachent plus leur vrai visage (chômage, délocalisation...), années que j'ai connues....
A lire bien évidemment après "Bienvenue au club" : on retrouve les mêmes personnages (Benjamin, Douglas, Philip....), maintenant qui ont la 40aine.
Une belle description de l'Angleterre des années 2000. Un régal ! Un vrai coup de coeur. Un bonbon à la fois sucré et acidulé....
Ma librairie proposant depuis peu le "click and collect", j'ai commandé et acheté la suite, "Le Coeur de l'Angleterre" (j'avais emprunté les deux premiers tomes avant la fermeture de ma médiathèque préférée, mais le 3e était sorti). Je sens que je vais me régaler !!!!
Challenge pavés 2020
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ladymuse
  03 janvier 2020

Fans du Jonathan Coe années 2000, n'allez pas plus loin!
J'avais lu Testament à l'Anglaise à sa sortie en 1994. Comme chacun sait ce quatrième roman valut à son auteur sa notoriété. Description au vitriol d'une famille d'aristocrates inféodée à Mrs Thatcher, qui détiennent les postes clés de la vie politique et économique, vampirisent une société en souffrance, Testament à l'Anglaise est une farce, une fresque de grotesques qui nous fait rire et rire encore.

« Pendant ce temps ils restent chez eux à s'engraisser tranquillement, et nous, nous sommes ici. Nos affaires s'effondrent, nos emplois disparaissent, notre campagne étouffe, nos hôpitaux se délabrent, nos maisons sont confisquées, nos corps empoisonnés, nos cervelles se bloquent, tout l'esprit de ce fichu pays est broyé et suffoque. Je hais les Winshaw (…). Regarde un peu ce qu'ils nous ont fait. »
Il dénonce avec férocité la dangereuse virtualisation du système financier, la crise sanitaire et sociale et l'hypocrisie de l'industrie militaire. Je cite ici un exemple particulièrement savoureux qui donnerait envie à n'importe quel lecteur potentiel de lire ce roman : « Nous avons le projet de supprimer les repas gratuits pour un demi-million d'écoliers dans les 5 prochaines années. (…) Oh évidemment ça sera un tollé mais ça passera. L'important c'est que nous allons économiser beaucoup d'argent, et, en attendant toute une génération d'enfants de familles pauvres et ouvrières aura pris l'habitude de ne manger rien d'autre que du chocolat et des biscuits toute la journée. Ce qui veut dire qu'ils finiront par s'affaiblir physiquement et mentalement. »
Le monde de l'édition prend lui aussi une grande claque. Jonathan Coe n'était pas encore connu du grand public. Faut-il y voir une certaine amertume? Dans le fond peu importe, surtout si cette non-reconnaissance lui a donné assez de colère pour écrire un livre drôle en même temps qu'instructif.
"Il ne leur suffit pas d'être riche comme des cochons, d'occuper les postes les plus influents à la télévision, d'avoir deux millions de lecteurs qui paient pour gober leurs foutaises domestiques : ces salauds veulent en plus l'immortalité. Ils veulent que leur nom figure dans le catalogue de la British Library (…), ils veulent pouvoir glisser leurs beaux volumes reliés entre Shakespeare et Tolstoï dans la bibliothèque de leur salon. (…) Et ils vont y arriver parce que (…) même si on pense avoir découvert le nouveau Dostoïevski, on en vendra pas le quart de ce que pourrait faire n'importe quelle merde écrite par un type qui présente la météo à leur putain de télévision ! »
Quel bonheur, donc, que Jonathan Coe ait obtenu le prix femina étranger en 1995. C'était très largement mérité.
Ceci-dit en termes de satire il est difficile de se maintenir à un tel niveau. John Irving réussit-il à dépasser le Monde selon Garp? Je ne le pense pas. Encore écrivait-il des contes. (Je note au passage qu'ayant tapé "Irving" sur la barre de recherche, je suis tombée d'abord sur un footballer). Toujours est-il qu'Irving s'était posé la question de l'inspiration tout au long de son célèbre roman.
Aussi "La Maison du Sommeil" roman de Jonathan publié en 1997 était-il beaucoup moins bon. Je l'ai pour ma part trouvé soporifique. Pardon pour ce mauvais jeu de mot.
Et voilà que nous avons droit en 2001 puis en 2004 à un diptyque, avec "Bienvenue au club" et "Le Cercle Fermé" qui deviendra une trilogie avec "Le Coeur de l'Angleterre" en 2018.
On ne peut que déplorer la mode actuelle selon laquelle une fois qu'on a trouvé une jolie petite recette on l'exploite à mort. D'où les fameuses séries télévisées et les "Alien" 1/2/3/4 (ou plus). Pourquoi se fatiguer quand on a convaincu son public ou qu'un public a mordu à l'hameçon? Inépuisables ressources du marketing.
Je ne vois pas très bien bien pourquoi un succès devrait entraîner un concert de OH et des AH dès qu'un roman a une "suite", une "séquelle" (au propre et au figuré), en l'occurrence comme si un arbre en cachait deux autres.
Je ne parlerai pas de "Bienvenue au Club" que je ne pense pas avoir lu. En revanche il m'a fallu attendre la moitié du "Cercle Fermé", dont on dit bien entendu qu'il peut être lu "à part" (très pratique pour la vente) pour m'apercevoir que je l'avais déjà lu. Peut-être ai-je tort de juger une oeuvre en fonction de ma mémoire peut-être défaillante, mais je ne pense pas que le Cercle Fermé fasse partie des livres que Ray Bradbury aurait fait apprendre à ses personnages dans "Fahrenheit 451".
En 2009 Jonathan Coe a dit ceci, à propos du "Cercle Fermé" :
"Testament à l'anglaise est un livre politique dans le sens où il défend un point de vue politique. le "Cercle fermé" a probablement aussi un contenu politique, mais cela se sent moins. Car, aujourd'hui, j'utilise différemment la politique dans mes livres. Ce que j'ambitionne de faire, c'est d'offrir une description aussi fidèle que possible du monde tel qu'il est. On peut d'ailleurs considérer que c'est là encore un projet politique au sens large du terme. Dans Testament à l'anglaise, j'essayais de convertir mes lecteurs à mon point de vue, maintenant je ne crois plus qu'il soit possible ni même souhaitable pour un roman d'y parvenir." (extrait interview "Le magazine littéraire").
"Le monde tel qu'il est", c'est bien ça le problème. Est-ce qu'un livre doit manquer de relief et se résumer à un vague menuet entre ses différents protagonistes, sous prétexte que notre société est faite de familles reconstituées? Une description du monde "aussi fidèle que possible", alors que seule la bourgeoisie est évoquée?
En ce qui me concerne, j'attends d'un livre qu'il m'élève l'élève l'esprit au lieu de le rabaisser. J'attends de la "substance". J'attends autre chose que les souvenirs de quadras peu intéressants. Je trouve triste qu'un auteur se limite à la description plus ou moins drôle de "son" époque. Ca ne me fait pas rire. Ca ne me fait pas penser, ça me donne envie de lâcher cette lecture au lieu de continuer à perdre mon temps avec ce qui n'est dans le fond qu'une ratiocination, un menuet même pas gai.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
gaelbourgeoisgaelbourgeois   14 juillet 2016
p.18 :
"Mais je me rappelle une phrase que Philip citait toujours. Un vieux pilier gâteux de l'establishment anglais qui disait : "Oui, j'ai beaucoup appris de mes erreurs et je suis sûr de pouvoir les répéter à la perfection.""

p.415 :
"Ce couple que Paul n'avait pas reconnu avait participé l'année précédente à l'émission de téléréalité la plus populaire de Grande-Bretagne. Pendant des semaines, le public s'était demandé s'ils finiraient par coucher ensemble sous l'oeil des caméras. Les tabloïds avaient consacrés à ce sujet des dizaines de colonnes. Ni l'un ni l'autre n'avait de talent, ni d'intelligence, ni d'éducation, ni même de personnalité. Mais ils étaient jeunes et beaux, plutôt élégants, et ils étaient passés à la télé, et c'était suffisant. Et c'est ainsi que les photographes persistaient à les mitrailler, les journalistes à leur faire dire quelque chose d'accrocheur ou d'amusant (ce qui n'allait pas de soi, car ils n'avaient pas d'esprit non plus."

p.418 :
""Tu te rends compte? dit-il. Rien qu'en vendant ma réverb', j'ai de quoi me payer un voyage sur le Transsibérien. En première classe !"
Munir émit un grognement dédaigneux "Et qu'est-ce que tu vas faire dans le Transsibérien ?
- Regarder par la fenêtre." (...)"

p.482 :
"Pas de choix possible
Quand le choix est infini."

p.488 :
"Son grand fantasme n'était plus de vivre une idylle passionnée avec une étudiante bronzant nue au Jardin anglais, mais de passer une soirée à la maison avec Emily, assis côte à côte sur le canapé, à lire ou à regarder la télé. Il découvrit que ce qu'il avait naguère voulu fuir était à présent ce qu'il désirait plus que tout."

p.543 :
"deux jeunes gens qui, à cet instant, ne demandaient à la vie que la possibilité de répéter les erreurs de leurs parents, dans un monde encore hésitant à leur accorder ce maigre luxe."
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CancieCancie   11 avril 2020
Des brochures religieuses étaient éparpillées sur la grande table qui occupait presque tout l'espace, et une horloge tictaquait bruyamment au mur, fixant sans émotion le crucifix qui lui faisait face ; comme toujours, cette imagerie sado-masochiste de souffrance et de soumission fit frissonner Benjamin au lieu de lui inspirer des sentiments pieux.
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CancieCancie   10 avril 2020
Tout ce qu'un être humain fait à un autre être humain est le résultat d'une décision humaine, qu'elle ait été prise par lui-même ou par quelqu'un d'autre, qu'elle ait été prise vingt ans avant ou trente ans ou deux cents ans ou deux mille ans ou simplement mercredi dernier.
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CancieCancie   11 avril 2020
On chantait le bénédicité, calme et mélodieux, puis les hôtes prenaient place, servis par deux ou trois moines avec une rapidité et une efficacité joviale à rendre jaloux bien des restaurants du guide Michelin.
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Sorise7Sorise7   13 juin 2020
M. Usborne a répondu qu'il était un peu "hors du coup" car il a démissionné il y a 2 mois de son poste de PDG de Pantechnicon, à la suite du scandale provoqué par des violations des règles de sécurité, par le nombre croissant de licenciements et par l'effondrement du cours des actions. (...)
M. Culpepper a adressé à M. Usborne ses condoléances tardives pour avoir été contraint de démissionner de son poste à Pantechnicon. M. Usborne l'a remercié de sa compassion et s'est avoué déçu que les efforts qu'il avait fournis pour l'entreprise aient été mésestimés, et son comportement caricaturé dans certains journaux de la presse financière et populaire. Pour sa part, il était fier d'avoir dégraissé l'entreprise et permis des économies substantielles de capital humain. Toutefois, il a tenu à rassurer M. Culpepper : il a été convenablement dédommagé du préjudice subi, et s'est vu offrir par la suite d'autres postes de président et de directeur général, entre lesquels il lui reste à faire son choix.
Mme Marcus a déclaré espérer qu'il avait intelligemment investi les sommes reçues, et M. Usborne l'a informée qu'il les avait employées à enrichir son portefeuille immobilier.
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