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EAN : 9782072990878
Gallimard (03/11/2022)
4.07/5   226 notes
Résumé :
Dans la petite ville de Birmingham, célèbre pour son immense chocolaterie fondée par les Cadbury, vit Mary Clarke. A la fin de la guerre en mai 1945, la fillette a 11 ans et fête la victoire avec son père. Elle rencontre à l'occasion Geoffrey Lamb, un garçon de son âge. En 1953, lors du couronnement d'Elisabeth II, ils se fiancent.
Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
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Jonathan Coe est incontestablement l'auteur qui sait le mieux diagnostiquer l'état de la nation britannique. Une nouvelle fois, il examine l'histoire du Royaume-Uni à travers les yeux d'une famille banale de la middle class, comme un besoin obsessionnel de proposer de nouvelles perspectives sur le passé et son rôle dans le façonnage du présent, de rappeler les mythes fondateurs à la fois personnels et nationaux, à l'intersection du public et du privé.

Nous suivons donc la famille Lamb – et ses nombreuses ramifications – de 1945 à 2021, autour de sept événements marquants qui font communion et donnent le sentiment d'appartenir à une nation commune : des discours mythiques ( de Churchill, du roi Georges V pour célébrer la victoire majuscule du 8 mai 1945 ), des épisodes liés à la famille royale ( couronnement d'Elisabeth II en 1953, mariage de Charles et Diana en 1981, mort de cette dernière en 1997 ) ou sportif ( sacre de l'équipe anglaise à la coupe du monde de 1966 ).

On sent bien les coutures du récit, mais le talent de conteur est là pour faire traverser le temps aux personnages. Même si c'est parfois frustrant de les voir vieillir en accéléré, l'auteur orchestre parfaitement son archipel de personnages pour radiographier une société anglaise qui s'effrite au fil des années. le casting est impeccable, concentré identitaire large spectre, avec la dynamique Mary comme coeur central : son mari taiseux qui se révèle xénophobe, leurs fils si différents, de Jack le nationaliste tory pro-Brexit à Martin libéral europhile convaincu ou Peter, le musicien qui découvre son homosexualité sur le tard, entre autres parmi la trentaine de personnages qui peuplent ce roman. Quatre générations dont les succès, les mésaventures et les divisions reflètent les changements post Deuxième guerre mondiale.

Le sens de la comédie de Jonathan Coe est également bien présent avec notamment un portrait croquignolet de « Boris » que l'on découvre avant sa nomination comme Premier ministre lorsqu'il était journaliste dans plusieurs grands quotidiens et brillait par ses articles corrosifs sur l'Union européenne. Les passages les plus drôles du roman sont justement liés à la question européenne avec en son coeur la Guerre du chocolat qui durant une trentaine d'années a opposé les lobbystes britanniques à la Commission européenne qui interdit l'importation de chocolat britannique ( Cadbury en tête ) en provenance du Royaume-Uni jusqu'en 2003, refusant de le considérer comme du chocolat à cause de son adjonction de matières grasses végétales. Les joutes de la commission européenne autour de la question de l'étiquetage donnent lieu à un compte-rendu aussi savoureux que cocasse.

Si l'ensemble manque un peu de mordant et d'intensité - peut-être un peu longuet aussi - on prend un grand plaisir à revisiter l'histoire anglaise à travers le portrait tendre de la famille de Mary. Sur la fin du roman, époque post Brexit, on sent la colère de l'auteur, mais une colère feutrée qui laisse entrevoir lassitude et tristesse. Les passages consacrés à Mary octogénaire confinée, privée de la visite de ses enfants et petits-enfants sont assez bouleversants. Notamment le chapitre intitulée « le sommet du crâne de ma mère » où le regard de son fils Peter s'attarde sur cette partie du corps – la webcaméra de sa mère étant mal orientée – qui révèle toute la décrépitude d'un corps vieillissant.

Le roman gagne alors en en profondeur et invite le lecteur dans une réflexion quasi proustienne sur le temps qui passe qu'il faut essayer de se réapproprier. Ce qui bouge, ce sont les choses les plus superficielles mais qui dans le temps présent sont prégnantes ( qui gouverne, qui trône, qui a gagné la coupe du monde de football ). Mais ce qui reste stable et constant, ce sont les petits moments d'intimité chargés de sentiments profonds, ancrés à jamais par la puissance des souvenirs capables d'arrêter le temps, le suspendre et de le retrouver.

Sans doute pas le meilleur Coe mais Royaume désuni est un roman plein de charme qu'on lit comme dans une bulle ouatée, avec beaucoup de plaisir.

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God save the chocolate !

Quoi de mieux qu'un roman politique pour s'échauffer avant un réveillon de Noel et préparer les débats de haut niveau qui s'annoncent entre le tonton facho, la belle soeur qui veut sauver le chapon non genré et l'ado à la pensée twitterisée. Autant d'idéologies portées après quelques bulles avec la délicatesse d'un goal argentin.

Jonathan &Coe nous avait déjà fait le coup avec brio dans « le Coeur de l'Angleterre », Brexit désoblige. L'auteur reprend un peu la même construction de son Légo historique. Il découpe son récit à partir de plusieurs évènements, du jour de la Victoire le 8 mai 45, en passant par le couronnement de la reine, avant un crochet par la finale de la coupe du Monde en 66, puis un détour par le mariage arrangé de Charles, pour faire le pont jusqu'aux funérailles de Lady Diana et finir masqué à l'aube de la pandémie.

Spécialiste des petites histoires dans la grande, l'auteur commente ces moments à priori fédérateurs à travers les destins de trois générations d'une famille aussi dysfonctionnelle que le pays, d'où le titre un peu lourdingue mais évocateur du roman. Chacun a ses idées, conservatrices, progressistes, je m'enfoutistes ou opportunistes, et aborde ces moments d'union nationale gonflé de ses convictions. Les liens du sang ne transfusent pas les mêmes idées.

En VO, le roman s'intitule Bournville, du nom d'une bourgade proche de Birmingham, racine de l'arbre généalogique de la family et siège d'une chocolaterie dont la renommée ne tient pas à sa teneur en cacao.

Jonathan Coe excelle toujours dans les dialogues qui sonnent justes, les non-dits assourdissants, les cessez-le-feu fragiles et les sarcasmes entre gens bien élevés.

A travers des personnages très bien construits qui grandissent, s'aiment, meurent mais ne changent pas trop d'avis, il glisse des blessures personnelles comme la perte de sa mère, privée du soutien de ses enfants à cause du Covid dans ses derniers instants ou de souvenirs d'enfance avec l'arrivée de la télévision dans les foyers. Il en profite aussi pour aborder l'ascension de Boris Johnson, l'épouvantail à euros.

Ce récit est une belle tranche d'histoire à hauteur d'homme et à quelques mois près, il n'aurait pas manqué d'ajouter un chapitre pour aborder le retentissement du décès de la Queen « Stabylo ».

Avec son ironie, il n'est pas étonnant que Jonathan Coe soit un des écrivains actuels anglais préféré des français. En tout cas, c'est le mien.

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Comment le Royaume Uni, la nation qui a résistée à la Blitzkrieg, a contribuée massivement à l'effort de guerre et à la victoire alliée en 1945, fut le foyer du Rock européen, des Beatles aux Sex Pistols en passant par les Kinks, fut la patrie d'un football et d'un rugby virils, fair-play et flamboyants qui rayonna sur le monde, a donné Sean Connery au cinéma, s'est-elle retrouvée coincée dans les errements d'une basse stratégie qui a conduit sa classe politique a proposer et sa population à voter la sortie de l'Union Européenne ?

Répondre à cette question est l'ambitieux projet du roman de Jonathan Coe. Un roman qui s'inscrit dans la suite logique de ses précédents romans Expo58, La pluie avant qu'elle tombe , Billy Wilder et moi, comme le précise l'auteur dans ses remerciements de fin d'ouvrage.

La démonstration est audacieuse mais séduisante. C'est au travers d'une saga familiale qu'il développe sur trois générations que Coe illustre son propos. Les histoires individuelles des différents personnages, leurs choix conditionnent et/ou sont conditionnés par les événements sociaux et politiques.

La monarchie qui sort renforcée de la deuxième guerre mondiale connait ses heures de gloire et renforce sa popularité tant chez les Tories que

chez les travaillistes avec le couronnement d'Elizabeth II en 1952.

La cérémonie retransmise en direct par la BBC coïncide avec le développement de la TV pour tous et l'un des moments forts du roman est ce chapitre dans lequel une famille reçoit 17 personnes dans son salon pour regarder le direct car elle est la seule du quartier à posséder un téléviseur.

"ça semblait merveilleux, miraculeux, de pouvoir regarder tout ça à la télévision, de se trouver là à Birmingham et d'assister à ces scènes à l'instant même où elles avaient lieu à l'abbaye de Westminster."

De la même façon, l'investiture de Charles, Prince de Galles en 1981 et l'enterrement de Diana en 1997 sont des moments forts d'unité sociale et politique pour le Royaume Uni.

Derrière ces images dont Coe nous montre qu'elles occultent la réalité et donnent une image fantasmée de l'état de la scoiété anglaise et de la place effective du Royaume Uni dans le Monde, le consensus britannique se fissure.

L'intégration difficile dans l'UE en 1973, les positions outrancières de Margaret Thatcher et son "I want my money back" en témoignent. Les Britanniques défendent seuls contre tous la position de leur pays objet d'attaques extérieures.

Telle la guerre du chocolat, suite à la directive européenne de 1973 qui prétendait imposer l'appellation "chocolat" aux seuls produits contenant un pourcentage élevé de cacao au grand dam des anglais et de leur firme Cadbury proposant des barres contenant des graisses végétales et un % important de lait.

Mais l'important n'est pas la qualité du produit mais le fait que "(...) les matières grasses non cacaotées aient été introduites dans le chocolat britannique, à cause du rationnement, pendant la guerre et (...) ce que les Britanniques aimaient dans leur chocolat, c'était qu'il avait le "goût de la guerre"

Sur toutes les thématiques, à partir d'exemples équivalents, Coe montre comment les symboles - la résilience remarquable des britanniques pendant la guerre, l'attachement à la royauté, la position dominante musicalement - l'ont emportés sur la réalité économique pour présenter aux électeurs et légitimer la stratégie de la citadelle libérale assiégée par les technocrates européens.

L'intérêt du roman est de démonter le mécanisme à partir des histoires individuelles des personnages et de montrer que si tous n'ont pas la même vision ceux qui doutent sont une minorité.

Le roman commence en mars 2020, à l'aube des confinements en Europe et après un détour par 1945 revient à 2020 durant la période de confinement effective.

Une génération chasse l'autre y compris en politique. Boris Johnson dont Coe trace un portrait quand il était reporter du Daily Telegraph à Bruxelles (voir ma citation) s'impose aux affaires, déjouant tous les pronistics.

Comme dit Jack un des personnages « C'est pour ça que les gens aiment bien Boris Johnson, au passage. Parce qu'il laisse les gens faire leur vie sans se mêler de leurs affaires. »

La boucle est bouclée. le sentiment national ne consiste plus à partager des valeurs communes mais à justifier la nécessité de laisser les « gens » gérer leurs affaires comme bons leur semble. Malheur aux faibles et aux déshérités en quelque sorte. Un credo libéral qui devient une norme de plus en plus fréquente en Europe.

Un livre qui donne à réfléchir sur le pouvoir et les conditions de son exercice par une classe politique qui en a de moins en moins et se réfugie dans une symbolique niant la réalité des relations sociales.

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Jonathan Coe signe un nouvel roman autour de son thème de prédilection, les travers et les dérives de son pays. de la seconde guerre mondiale aux années les plus récentes qui ont vu les amarres qui reliaient l'île au continent européen se rompre avec peu d'espoir de réparer les liens brisés, nous suivons l'évolution d'une famille, du bonheur d'être ensemble aux ruptures successives, avec en filigrane l'évolution d'une société qui adopte presque s'en sans rendre compte de nouveaux modes de pensées, d'autres regards sur le couple, ou des habitudes différentes au quotidien.

Pas de construction alambiquée : si le début se situe au moment de l'irruption du covid, un flash-back nous renvoie à une chronologie classique, avec cette particularité de prendre appui sur des dates clé de l'Histoire, comme la fin de la guerre en 1945, le couronnement de la Reine ou le décès de Lady Di. Quoi de plus adapté qu'un événement médiatique pour que chacun y aille de son commentaire souvent assez peu productif, mais révélateur ! le récit est par ailleurs émaillé de références musicales ou cinématographiques qui ont marqué chaque période.

En fil rouge, l'histoire de la chocolaterie Cadbury, point d'achoppement entre l'Angleterre et la quasi totalité de l'Europe avec des discussions sans fin sur le statut des graisses utilisées pour la fabrication de ces douceurs !

L'humour est là, peut-être un peu plus discret, en lien avec des personnages moins truculents que dans les premiers romans comme Testament à l'anglaise ou Bienvenue au club. Malgré tout, pas de langue de bois, et les opinions de l'auteur sur le plan politique et social s'affirment dans les dialogues toujours aussi fins et pointus.

Un roman de plus à rajouter à ma collection personnelle de Jonathan Coe, qui n'est pas loin d'être exhaustive, il ne me reste donc qu'à attendre le prochain !

496 pages Gallimard 3 novembre 2022

Traduction (Anglais) : Marguerite Capelle


Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Génial ! Jonathan Coe est vraiment très très fort. Mais il ne se la raconte pas trop et c'est cela qui est très plaisant. Il prend ici appui sur des événements de l'histoire royale britannique (celui auquel vous pensez en premier n'a pu être inclus pour des raisons de timing !) et parvient à raconter l'histoire d'un pays avec un brio impressionnant. Mais bon ce n'est pas un traité d'histoire de l'Angleterre, il a des personnages très forts, exploit d'autant plus remarquable qu'ils ne reviennent pas très souvent dans le roman. C'est bourré de notations très profondes qui témoignent de son soucis des gens. Il y a des scènes bouleversantes sur les relations père-fils, mère-fils. On y croisera des pubs, des Allemands, du chocolat, l'UE, de la musique de chambre, du sexe...C'est d'une richesse inouïe, que l'on dévore et c'est tellement brillant. Mais aussi parfois très drôle. Très très drôle. Vous n'utiliserez plus jamais l'expression "marquer des buts de la même façon".

En somme un livre exceptionnel qui invente un peu sa forme de roman choral politique (dans le prolongement du Coeur de l'Angleterre).

Un livre que j'ai lu très vite pour ne pas que cela imprime trop vite et ainsi avoir le plaisir de le relire au plus vite !

NB : un livre qui par ailleurs donne une place importante au Covid, cela va vous rappeler des souvenirs !

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critiques presse (5)
LaPresse
23 janvier 2023
Le royaume désuni, c’est la grande histoire d’une petite famille anglaise. Une famille de « gens ordinaires », inspirée en partie par la sienne, que Jonathan Coe raconte avec humour et tendresse, sur sept décennies, dans ce qui est sans doute son plus grand roman à ce jour.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeMonde
06 janvier 2023
Celui qui se définit comme aussi irréductiblement anglais qu’attaché au continent témoigne ainsi d’une manière d’envisager la littérature comme un lieu de rassemblement.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress
03 janvier 2023
[Une] formidable radioscopie de l'Angleterre, brossant quelque soixante-dix ans d'évolution de la société et des moeurs à travers le destin d'une famille et sept dates clefs, scandant la mythologie britannique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde
02 janvier 2023
L'écrivain anglais orchestre, autour d'une famille de la classe moyenne qu'il suit durant soixante-quinze ans, un roman drôle, intime et politique.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaTribuneDeGeneve
28 novembre 2022
Dans Le royaume désuni, le Britannique ausculte ses compatriotes en revenant sur 7 événements décisifs des 75 dernières années.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation

Après ça , Bond avait tous les hommes de la salle dans la poche, et pendant les deux heures de film qui restaient, ils suivirent sa nouvelle mission pour sauver le monde avec une vénération et une concentration sans faille

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Après son départ, Martin songea à l'expression intense et mélancolique qui passait toujours dans le regard de Mary quand on mentionnait son plus jeune fils. Elle aimait chacun de ses garçons de la même façon, il en était certain, elle n'avait jamais eu de préféré, mais tout de même... Allez savoir pourquoi, il y avait une proximité entre Peter et sa mère à laquelle ni Jack ni lui ne pourraient jamais prétendre.

p.249

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ça semblait merveilleux, miraculeux, de pouvoir regarder tout ça à la télévision, de se trouver là à Birmingham et d'assister à ces scènes à l'instant même où elles avaient lieu à l'abbaye de Westminster.

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Le passé, le présent et l'avenir : voilà ce qu'elle entendait dans les voix des écoliers qui résonnaient depuis le terrain de jeu, lors de la récréation du matin.

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Mais Martin commença à entendre des bruits de couloir au sujet d'un membre de cette fine équipe, qui semblait assez différent : il arborait une tignasse rebelle de cheveux blonds et se baladait dans Bruxelles au volant d'une Alfa Romeo, écoutant du heavy metal à fond les ballons sur l'autoradio. Il connaissait l'UE par coeur parcequ'il avait passé une bonne partie de son enfance à Bruxelles, il était allé à Eton et avait été président de l'Oxford Union, et il avait décidé de survivre au travail fastidieux que lui imposait son poste de correspondant à Bruxelles pour le Daily Telegraph en traitant tout ça comme une vaste blague, en manipulant les faits comme bon lui semblait et en tournant tous ses papiers de façon à prouver que le fonctionnement du Parlement européen faisait partie d'une vaste conspiration visant à contrarier systématiquement les Britanniques. Son journal l'employait comme reporter, mais il n'avait rien d'un reporter, c'était un satiriste, un tenant de l'absurde, et il s'amusait manifestement tellement, et était si bien partie pour se faire un nom, que tous les autres journalistes se consumaient de jalousie et passaient tous leur temps à essayer de comprendre comment devenir comme lui. Un signe de l'estime presque mystique qu'ils lui témoiganaient était le fait qu'il ne l'appelaient jamais pas son nom complet, seulement par son prénom. Ils l'appelaient simplement "Boris".

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