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Catherine Lauga du Plessis (Traducteur)
ISBN : 2020562332
Éditeur : Seuil (01/10/2002)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 489 notes)
Résumé :
Âgé de 52 ans et deux fois divorcé, David Lurie enseigne à l'université du Cap. Encore jeune de corps et de coeur, ce Don Juan du campus se laisser aller à un dernier élan de désir, d'amour peut-être, avec une jeune étudiante. mais l'aventure tourne mal. Convaincu de harcèlement sexuel, David Lurie démissionne.

Réfugié auprès de sa fille Lucy, dans une ferme isolée, il tente de retrouver un sens au seul lien qui copte encore à ses yeux. Mais les temps... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
Erveine
  24 mars 2015
Je découvre Coetzee et j'aime. Beaucoup de vraisemblance dans ce livre. David Lurie enseigne à l'Université du Cap. Il lui arrive bien de succomber à la tentation pour s'accoupler avec quelque élève qui lui confère une certaine suprématie et il en use. Est-ce mal ? Est-ce bien ? Des escapades qui durent peu jusque là, c'est-à-dire, jusqu'à la dernière. Celle-ci, il ne sait pas comment la conclure, il n'en a plus la maîtrise et il se perd. C'est la passion qui l'emporte, le désir qui commande à la raison. Puis, sans qu'il sache bien pourquoi Mélanie l'accuse. Elle porte plainte contre lui. Un conseil d'administration se charge de recueillir son témoignage en exigeant de lui qu'il se soumette, qu'il fasse des excuses publiques, et même qu'il exprime son repentir... Mais David refuse. Fierté ? Roublardise ? Dignité ? Il s'accuse ! Oui ! il est coupable et le revendique haut et fort mais il ne veut pas s'excuser. Non ! Il ne se livrera pas à cet exercice d'exprimer ses regrets publiquement et de se confondre en excuses, même s'il perd son poste, même s'il perd ses droits, son salaire... David estime que ses agissements relèvent de la sphère privée, même si Mélanie a 20 ans et lui 52. Il revendique son droit au plaisir, au désir, même s'il est vieux, même s'il n'est plus un prétendant au renouvellement de l'espèce, à moins que d'être châtré comme il dit et que la force d'attraction s'éteigne et le libère, enfin !
C'est après, tout ce désordre administratif qu'il part chez sa fille, Lucy, pour se ressourcer, se réfugier dans une ferme isolée, une petite exploitation qu'elle partage avec Pétrus, l'Africain. le désordre et le désert affectif qui l'habite le poussent à se surpasser dans son rôle de père tandis que Lucy est une femme émancipée, forte et fort différente de l'image que son père a construite inconsciemment pour elle, sur son devenir de femme et quand elle est à la campagne ce qu'il est à la ville. Puis, c'est l'agression. Trois hommes s'introduisent dans la ferme et contre toute attente Lucy reste passive. Elle refuse de porter les faits réels à la connaissance de la police. Il se creuse alors un fossé entre le père et la fille. Lucy n'entend pas ses recommandations. Non ! Elle ne quittera pas la ferme, même si une blanche européenne n'a pas en ces lieux d'après la colonisation, un régime de faveur. Elle, ce qu'elle veut, c'est se fondre dans le paysage, avec ses productions de légumes, ses fleurs et ses chiens. C'est ici qu'elle veut vivre. David est déconcerté. Pourtant, sans y trouver d'explication plausible, il se découvre peu à peu une sensibilité envers les animaux. Et même auprès de Bev, une femme de sa génération qui gère une sorte de S.P.A, du moins ce qu'il en reste après un passé florissant. Une femme que tout d'abord il trouve moche et que la compassion exaspère, envers ces animaux, ceux-là même qu'elle est amenée à euthanasier, parce qu'ils sont trop nombreux, parce qu'il faut bien que quelqu'un le fasse. Puis, il y a ces deux moutons, des moutons qu'il voudrait voir paître au loin, bien plus loin, les deux caraculs que Pétrus destinent au festin lors d'une fête prochaine. Des moutons qu'il mangerait bien à condition qu'ils soient anonymes et dont il boudera l'assiettée. Une fête à laquelle se rend un des agresseurs. Un agresseur que Lucy se résoudra à ne pas poursuivre cependant puisqu'il fait partie de la famille de Pétrus. Pétrus qui se propose de la prendre sous son aile et même plus, de la marier, tandis qu'il a déjà deux femmes. Et Lucy qui confie à son père son intention d'accepter sa protection. Et son père, sidéré ! Et David qui se libère du dernier lien, ce chien qu'il aime, un chien qui l'aime aussi et qui le suit partout, celui au postérieur atrophié et que personne ne voudra adopter, le mélomane, celui qui l'entend jouer et soliloquer avec Byron.
– « Tu ne veux pas lui donner encore une semaine » lui dit Bev.
– « Non ! » Il doit se libérer pour demain. Demain qui renaît de ses cendres, demain qui le porte vers sa descendance....
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Marple
  14 décembre 2014
Désespérée, un peu désespérante, mais assurément juste et intéressante... voilà comment j'ai trouvé la Disgrâce de JM Coetzee.
L'histoire commence comme l'histoire universelle d'un homme vieillissant et vaguement paumé, avant de devenir l'histoire spécifique de l'Afrique du Sud post-apartheid, celle des remords, des vengeances et surtout des souffrances. Mais, au-delà des tribulations de David Lurie avec son étudiante sexy, sa fille New-Age traumatisée, les voyous noirs ou les paysans ploucs blancs, ce livre m'a plu par ses thèmes et son écriture.
Car ce livre parle des désillusions, des injustices, des problèmes de société, des animaux, de la mauvaise conscience, du racisme, de Byron, de l'hypocrisie, du sexe, de l'amitié, des relations familiales, de la rédemption. Tout ça en posant des questions plutôt qu'en donnant des réponses, et avec un style désabusé et poussif correspondant parfaitement à l'état d'esprit du héros.
Je n'ai pas forcément tout compris au roman, je n'ai assurément pas compris le mode de pensée de David Lurie, mais j'ai compris avec ce roman pourquoi Coetzee avait obtenu le prix Nobel. Challenge Nobel 15/15.
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Sachenka
  28 février 2018
Disgrâce aborde des thèmes qui, généralement, ne m'attirent pas. D'abord, il y a ce professeur d'université David Lurie qui, pour meubler sa solitude après deux divorces, emploi les services d'une prostituée. Puis, tout d'un coup, il ressent une passion violente à l'endroit d'une de ses étudiantes, Mélanie. Elle a beau être majeure, c'est mal d'un point de vue éthique. Ses états d'âmes, ses démêlés avec le comité de discipline, tout le bataclan, pas intéressé ! Ces romans et personnages qui montrent de pareils côtés sombres ne m'ont jamais attiré. C'est bien le nom de J.M. Coetzee qui m'a poussé à choisir ce livre à la bibliothèque et à en continuer la lecture après avoir découvert de quoi il s'agissait. Mais bon, tout le monde a droit au plaisir, même âgé. (Et peut-être encore plus !) Ceci dit, pour un cinquagénaire qui est supposé ressentir plein de plaisir et de passion, je l'ai trouvé distant. Dans tous les cas, jamais je ne me suis associé à lui ni même été capable de me mettre dans sa peau. Je ne sais toujours pas si c'est à cause de moi (de mes goûts ou dégoûts) ou du style de l'auteur.
Éventuellement, le professeur David Lurie démissionne de son poste et quitte LeCap pour rejoindre sa fille dans une ferme isolée. Lucy s'occupe d'un chenil, prend soin des animaux, cultive la terre, etc. Lui, il pourra écrire un livre. Mais les malheurs les rattrapent : une bande de Noirs les attaquent et les cambriolent (et on soupçonne qu'ils violent sa fille). Lucy a une drôle de réaction, que je comprends et, en même temps, que je ne comprends pas. C'est contradictoire, je sais, mais je n'y peux rien. Elle ne veut rien entendre, ni trouver les coupables ni s'en aller, alors que son voisin Petrus devient de plus en plus suspect… C'est probablement cet événement qui pousse Lurie vers la rédemption. Ça et leur cohabitation difficile.
Rendu à ce point de ma lecture, je ne savais plus très bien à quoi m'en tenir. Quel est le sujet principal de ce bouquin ? Remarquez, on peut très bien cumuler… J. M. Coetzee revient à son intrigue première, ramène David Lurie au Cap. Il cherche un sens à donner aux événements, peut-être le pardon du père de Mélanie. C'est assez ironique que sa fille se soit fait agresser après qu'il ait abusé d'une étudiante (sans vouloir placer sur le même pied une relation consentente avec un viol). Des sujets très délicats…
Je ne veux pas dévoiler les derniers éléments de l'intrigue. Ils m'ont donné froid dans le dos. La situation en Afrique du Sud me dépasse (je ne suis pas trop l'actualité de ce pays) mais les relations tendues entre les Blancs et les Noirs décrites dans ce roman sont troublantes et désespérantes. Même dans cette ère post-Apartheid. Parce que, sous couvert de retour aux sources et d'abus de femmes, Coetzee revient encore et toujours à ça : l'occupation du territoire et du désir de vengence qui en découle. Ouf ! Disgrâce ne fut pas une lecture plaisante, mais tout de même enrichissante, marquante et probablement nécessaire.
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Franckync
  18 octobre 2017
Titre : Disgrâce
Année : 2002
Auteur : JM Coetzee
Editeur : Seuil
Résumé : David Lurie enseigne dans une grande université sud-africaine de Cap Town. Professeur réputé, homme respecté, David est un spécialiste de Byron et Wordsworth. Deux fois divorcé, adepte des prostituées et des rendez-vous à heures fixes, sa vie va pourtant basculer lorsqu'il séduira l'une de ses étudiantes, la jeune et belle Mélanie Isaacs. Accusé de harcèlement sexuel, démissionné de son poste, Lurie n'a d'autre choix que la fuite. Il rejoint sa fille Lucy dans une province reculée d'Afrique, aide aux tâches dans la petite exploitation agricole, jusqu'à ce qu'un évènement tragique vienne perturber la paisible retraite du professeur.
Mon humble avis : Ne jamais rester sur une mauvaise impression, tel devrait être la devise du lecteur. Persévérer, tenter de nouvelles expériences, se tromper, perdre du temps car derrière ces échecs la lumière peut parfois apparaître ( bon j'en fais surement des caisses mais j'étais parti sur ma lancée alors assumons bien qu'il ne s'agisse tout de même que de lectures et de choix d'auteurs ! ) Bref, Coetzee est un écrivain renommé dont j'ai lu un premier roman il y a quelques années maintenant : Une enfance de Jesus paru chez Seuil en 2013. Ce roman, mi-naïf mi-conte, devait certainement posséder une subtilité insaisissable pour moi, une profondeur qui m'a laissé de marbre mais pour le dire honnêtement je pense tout bonnement n'y avoir rien compris. Fort de cette expérience et à regret j'avais tiré un trait sur cet auteur sud-africain. Plusieurs années plus tard, au détour d'une interview télévisée (merci Youtube) le regretté Jean Rochefort parlait des romans marquants de sa vie de lecteur et, de sa voix si particulière, évoquait avec passion Coetzee et Disgrâce, un roman qui l'avait marqué à jamais. Evidemment introuvable sur ma petite île, je m'empressai de le commander sur le champ et bousculai mes prévisions de lecture pour m'attaquer à ce roman primé et respecté de par le monde. Comme dit l'adage « il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis » ! La lecture qui allait s'ensuivre me confirmera sans aucun doute que dans le domaine littéraire, il est préférable d'approfondir la lecture d'un auteur avant de tirer des conclusions trop hâtives. En effet ce roman est formidable. Formidable dans le ton, formidable dans les thèmes abordés, formidable dans la description d'un monde qui se meurt. Brillamment, par petites touches, Coetzee aborde la fin de l'apartheid, le monde nouveau et inconnu qui s'ouvre pour l'ancienne population régnante du pays arc-en-ciel. Il brasse ce thème (et tant d'autres) à travers le destin de cet homme vieillissant, libidineux qui peu à peu se libère de toute attache humaine. L'auteur natif du Cap dresse le portrait d'une société en mutation mais analyse également la culpabilité et le désir de vengeance de la population autochtone. C'est beau et puissant, d'une intelligence rare, servi par une écriture précise où chaque phrase fait sens, apportant sa pierre à un édifice en tout point brillant. C'est aussi plutôt froid je dois l'avouer, les motivations de Lurie et de sa fille m'ont parfois paru distanciées, intellectualisées à outrance mais n'oublions pas que nous avons affaire à un brillant universitaire, ceci expliquant certainement cela. Après cette lecture je comprends mieux le concert de louanges fait à l'auteur et l'attribution du prix Nobel 2003 ( bien que ce ne soit pas toujours un gage de qualité, voir Dylan en 2016… ) et si ce n'était ces réserves, mon humble avis serait que Coetzee n'est pas passé loin du livre parfait, une oeuvre courte, brillante, possédant plusieurs niveaux de lecture et brassant des thèmes aussi forts que la rédemption, le pardon et l'avenir de toute une nation. Formidable vous dis-je…
J'achète ? : Evidemment que oui et les jurés du Nobel se joignent à moi pour te conseiller ce roman ! Et si tu as lu Une enfance de Jesus et peut m'en donner une petite explication je suis preneur…
Lien : http://francksbooks.wordpres..
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petch
  19 janvier 2013
« du musst dein Leben ändern : il te faut changer de vie. Eh bien il est trop vieux pour entendre ce message, trop vieux pour changer ». Constat amer et désabusé vers la fin du roman de David Lurie face à sa déchéance sociale. Universitaire (blanc), amateur de femmes (jeunes). Mélanie, une de ses étudiantes, porte plainte suite à une relation consécutive à un harcèlement. Après avoir démissionné, Lurie est contraint de s'exiler loin du Cap. Il se rend chez sa fille Lucy, gérante d'une propriété agricole. Il constate alors impuissant la désolation de sa vie sur fond de mutation de la société sud-africaine, de violences urbaines et de ségrégation. Reste le Bancal (Driepoot en afrikaans), ce chien dont se prend d'affection David Lurie. Bancale comme sa vie.
Relations Père/Fille, Citadins/Ruraux, Blancs/Noirs : plusieurs oppositions s'entrecroisent au fil de ce récit. J.M. Coetzee nous captive autour de ces conflits à différentes échelles en maîtrisant son récit par la cohérence et la précision de son style narratif. Un magnifique roman doublé d'un superbe témoignage à-propos des conséquences de la fin de l'Apartheid sur la population des riches fermiers blancs, devant faire face à la revanche violente des populations noires pauvres.
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   26 février 2018
"Je ne pense pas que le concept du bouc émissaire soit celui qui convienne le mieux, dit-il prudemment. La pratique du bouc émissaire a marché tant u'elle avait le soutien du pouvoir religieux. On mettait les péchés de la cité sur le dos du bouc : on le mettait hors les murs, et la cité se trouvait purifiée. Cela marchait parce que chacun savait décoder le rite, y compris les dieux. Et puis, les dieux sont morts, et tout d'un coup il a fallu purifier la cité sans l'aide des dieux. Il fallait des actes, pas du symbolisme. C'est alors qu'est né le censeur, au sens que les Romains donnaient au terme. Le mot d'ordre devint alors la surveillance - la surveillance de chacun par tous. La purge a remplacé la purgation."
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ignatus-reillyignatus-reilly   04 août 2010
Il y a des risques à posséder quoi que ce soit : une voiture, une paire de chaussures, un paquet de cigarettes. Il n'y en a pas assez pour tout le monde, pas assez de chaussures, pas assez de voitures, pas assez de cigarettes. Trop de gens, pas assez de choses. Et ce qu'il y a doit circuler pour que tout un chacun ait l'occasion de connaître le bonheur le temps d'une journée. C'est la théorie. Tiens-t'en à la théorie et à ce qu'elle a de réconfortant. Il ne s'agit pas de méchanceté humaine, mais d'un grand système de circulation des biens, avec lequel la pitié et la terreur n'ont rien à voir.
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PiertyMPiertyM   22 mai 2016
Il continue à enseigner parce que cela lui donne de quoi vivre; et aussi parce que c'est une leçon d'humilité, cela lui fait comprendre la place qui est la sienne dans le monde.(...)c'est celui qui enseigne qui apprend la plus âpre des leçons, alors que ceux qui sont là pour apprendre quelque chose n'apprennent rien du tout.
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PiertyMPiertyM   21 mai 2016
Il y a des risques à posséder quoi que ce soit : une voiture, une paire de chaussures, un paquet de cigarettes. Il n'y en a pas assez pour tout le monde, pas assez de chaussures, pas assez de voitures, pas assez de cigarettes. Trop de gens, pas assez de choses. Et ce qu'il y a doit circuler pour que tout un chacun ait l'occasion de connaître le bonheur le temps d'une journée. C'est la théorie. Tiens-t'en à la théorie et à ce qu'elle a de réconfortant. Il ne s'agit pas de méchanceté humaine, mais d'un grand système de circulation des biens, avec lequel la pitié et la terreur n'ont rien à voir.
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memmamemma   23 novembre 2016
Quand tu étais petite, et que nous habitions encore à Kenilworth, les voisins avaient un chien (...). Dès qu'il y avait une chienne dans le voisinage, il s'excitait, on ne pouvait plus le tenir, et ses maîtres (...) le battaient.
On peut punir un chien, me semble-t-il, s'il désobéit ou, par exemple, se fait les dents sur une pantoufle. Un chien verra la justice de la punition : il mange une pantoufle, on le bat. Mais le désir, c'est une autre histoire. Aucun animal ne verra de justice à se faire punir pour obéir à ses instincts.
- Alors il faut permettre aux mâles d'obéir à leurs instincts sans les contenir. C'est ça la morale ?
- Non, ce n'est pas ça la morale. Ce qu'il y avait d'ignoble dans le spectacle de Kenilworth, c'est que le pauvre chien s'était mis à haïr sa propre nature. Il n'était plus nécessaire de le battre. Il était prêt à se punir lui-même. A ce stade, il aurait mieux valu l'abattre.


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Vidéo de J. M. Coetzee
Bande annonce du film Disgrâce adapté du roman de JM Coetzee
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