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Sophie Mayoux (Traducteur)
EAN : 9782020404556
240 pages
Seuil (17/03/2000)
3.87/5   204 notes
Résumé :
Michael K, dont la couleur de peau n'est jamais mentionnée, homme frustre et solitaire, quitte Le Cap accompagné de sa mère et se lance sur les routes. Contrôles, interdictions, combats ne l'empêcheront pas d'accomplir son périple, remontant toujours plus loin au nord, en quête d'une ferme-refuge originelle où il espère vivre paisiblement. Il parvient seul en ce lieu reculé, sa mère n'ayant pas supporté le voyage. A partir de quelques graines retrouvées par hasard, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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Ce roman raconte la vie de Michael K, sa vie, son temps.

Michael est différent. Il vit en Afrique du sud, au Cap, à une époque où les conflits font rage. Il traverse ces champs de batailles pour rejoindre la campagne, sans réellement comprendre ce qui l'entoure.

Depuis sa naissance, on le rejette. Son bec-de-lièvre le marque comme indésirable, ou comme un idiot qui sourit bizarrement. Est-il vraiment idiot ?
Plus taupe ou ver de terre que jardinier, il survit comme un insecte, comme un phasme, se terrant et se confondant avec son milieu.

Interné plusieurs fois dans des camps de travail, personne ne pourra le modeler ou lui faire raconter son histoire. Sa vie n'est pas celle des hommes qui se livrent à des guerres imbéciles. Son temps n'est pas le leur non plus. Il vit comme les graines qui germent dans la terre, lentement, au gré des intempéries, selon ce que la nature lui offrira. Il a une autre compréhension du monde. Elle ne semble pas plus idiote qu'une autre.

Ce caillou, ce galet, tourné vers une vie intérieure, paisible et silencieuse, ne se laissera pas casser ni lancer dans un monde qu'il ne voit pas, qu'il n'entend pas, qui n'est pas le sien, tout simplement.

Un homme brindille à la fois faible et fort, qui illustre magnifiquement la ténacité dont peuvent faire preuve les hommes face à l'absurdité de la vie. Peu importe de savoir qu'il soit noir ou blanc, ou de connaître l'époque à laquelle il vit, le message s'adapte à tous les temps et à tous les hommes.

Un roman étonnant et puissant d'un auteur que je découvre.
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Le titre fait penser à un essai biographique, les premières pages à un conte philosophique, avec un personnage un peu simple projeté dans la réalité. Mais rien ne me préparait à ce voyage qui prend forme d'exil sous fond de guerre civile.

On est au Cap, en Afrique du Sud, à une époque plus ou moins contemporaine. Mais le pays est en proie au chaos, la ville est livrée à la violence, et pour la quitter, il faut attendre un visa qui n'arrive jamais; pour tenter de sauver sa vieille mère malade, Michael K décide alors de fabriquer un landau et de quitter la ville avec elle clandestinement. Malheureusement, il n'a pas conscience de ce qui l'attend: les militaires rôdent sur les routes et les camps de concentration jalonnent la campagne, à peine déguisés en camp de travail.

Michaël K traverse le pays tel une poussière portée par le vent d'un lieu à un autre, sans qu'on ne sache vraiment s'il veut survivre ou non à ce climat opprimant. Insaisissable, incompris, il ne s'attache pas à ceux qui le prennent en pitié, lié par rien ni personne une fois que sa mère est morte, attendant simplement, dirait-on, de tomber en poussière.

Comme vous l'aurez compris, c'est un roman sec, oppressant, déprimant mais beau et poétique aussi, et qui pourrait se passer, finalement, dans n'importe quel pays du monde car aucun ne semble à l'abri d'une telle inhumanité...
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L'auteur est sud-africain (blanc), mais ce roman pourrait se situer dans n'importe quel pays en guerre, parquant une partie de sa population dans des camps (de travail, de rééducation, d'extermination), contrôlant la circulation des habitants.
Le « héros », le personnage principal, Michael K., est défiguré par un bec-de-lièvre, ce qui laisse préjuger qu'il a été l'objet de stigmatisation et, en cela, on peut considérer qu'il symbolise les victimes de toute ségrégation. Il vit et a toujours vécu avec sa mère, dans une grande ville. Sa mère travaille comme servante pour une famille aisée, habitant une résidence luxueuse, près de l'océan. Elle loge dans un réduit aveugle sous les escaliers de l'immeuble.
C'est la maladie de cette dernière qui contraint Michael, récemment mis au chômage, à entreprendre un voyage insensé vers la région dont sa mère est originaire. Insensé, le voyage l'est pour plusieurs raisons : matérielles, d'abord, car Michael K. doit porter sa mère dans une brouette, sur des dizaines de kilomètres ; sanitaire, ensuite, car l'état de santé de la mère exigerait plutôt le repos et des soins attentifs ; raisons juridiques, enfin, car il leur faut un visa pour franchir les innombrables barrages qui obstruent le pays.
Toutefois le caractère absurde de ce voyage est moins le résultat d'une décision irréfléchie, que de l'absurdité même des procédures institutionnelles et des exigences édictées par les pouvoirs publics : si le héros est contraint d'utiliser une brouette, c'est qu'il ne peut acheter des billets de train, puisqu'il n'a pas de visa ; mais ces visas ne peuvent lui être attribués que contre la preuve de l'achat de billets de train. Dans de telles conditions, la mère meurt rapidement dans un hôpital de la grande banlieue et Michael perd peu à peu la raison dans un pays totalement déraisonnable.
Après de nombreuses péripéties – notamment, des séjours en camps de réinsertion par le travail –, il parvient à se cacher, un peu comme un troglodyte, non loin de la ferme de ses ancêtres, où, tout en devant ruser contre les soldats et leurs ennemis (dont on ignorera l'identité), il concentre toute son énergie à cultiver des courges. Des soldats finissent par l'arrêter et, le soupçonnant (de façon totalement absurde, là également) de collusion avec l'ennemi, l'internent dans un camps où il est soigné, d'abord pour malnutrition (il ne mangeait plus depuis des semaines), puis pour folie.
Il retient cependant l'attention d'un médecin qui finit par le comprendre, car sa folie l'interpelle, fait écho à ses interrogations. Michael K. réussit à échapper à la surveillance des gardiens, et retourne (sans doute pour y mourir) dans la chambre où logeait sa mère sous l'escalier de l'immeuble de luxe, aujourd'hui abandonné.
On peut sans doute considérer que ce roman aborde, quoi de façon très indirecte, les conséquences dramatiques de l'apartheid, cette forme de racisme d'Etat propre à l'Afrique du Sud. Plus généralement, en insistant sur la déraison et le mensonge qui se sont emparés de la société, l'ouvrage dénonce les implications mortifères de toute forme de ségrégation, qu'elle soit raciale, xénophobe, fondée sur le genre, la couleur, l'orientation sexuelle. Voilà où mène le rejet institutionnel de la différence.
Autre composante déterminante : le poid des inégalités sociales. Si celles-ci sont fondées ici sur le racisme, elles pourraient l'être sur bien d'autres bases, comme l'appartenance à une religion, une caste, une région. Et c'est toute la force de ce roman que de montrer comment la perpétuation des inégalités explique le succès et la perpétuation des dictatures: derrière l'absence de "démocratie" et de "liberté", une partie du "peuple" y gagne, en pouvoir (ne serait-ce que de micro-pouvoirs locaux), en perspectives, en richesses.
Mais le roman est aussi une réflexion sur l'absurde, sur l'irrationalité des organisations sociales qu'engendrent les totalitarismes. Ceux-ci, fondés sur l'exclusion, le mépris, la haine, carburent au conflit permanent, s'inventent des ennemis intérieurs, distillent la méfiance, les préjugés et n'envisagent les relations humaines que sous l'angle de la confrontation violente. Tout débat authentique y est proscrit, toute délibération en est bannie, ne serait-ce que parce que le mensonge permanent, asséné avec aplomb, voire avec délectation, est devenu la règle.
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"Méfiez vous de tous ceux en qui l'instinct de punir est puissant. [...] Dans leur visage, on voit parler le bourreau et le chien policier" C'est par cette citation de Nietzsche que s'ouvre un autre roman, celui de Jim Tully, Ombres d'hommes, un roman de prisons et d'errance. Si j'utilise ce préambule, c'est parce que les deux oeuvres suivent les pas de clochards célestes et que tout au long de ma lecture, ils ont dialogué par delà les pages.
Coetzee maîtrise l'art de l'ellipse. de son héros, il ne dit pas grand chose. Homme frustre, un peu simple, affublé d'un bec de lièvre, il a grandi en institution, sa mère supportant mal cet enfant différent. C'est pourtant pour cette mère que Michael K prend la route afin de la ramener plus au Nord, dans la ferme où elle a grandi et où elle souhaite mourir. Elle n'y parviendra pas, décédant dès les premiers jours de voyage.
Michael poursuit seul le chemin. Dans le pays en proie à la guerre, militaires et patrouilles sont partout. Il opte pour les voies de traverse, hantées par d'autres spectres qui, comme lui, marchent parce que s'arrêter supposerait qu'on est arrivé quelque part... Vite dépouillé de son pécule et de ses biens, il se déleste au fil des pas des attributs superfétatoires de son humanité. Replié sur sa part animale, il goûte une liberté nouvelle, nourrie de ce qu'il trouve quand il en a besoin.
Pour quelques graines de potirons, il se fera pourtant jardinier. Sublimes pages où l'homme abreuve nuit après nuit, une à une, dans le secret, les précieuses semences dont la pousse lui est une joie renouvelée quotidiennement.
Arrêté, il est interné dans un camps de rééducation dont il s'échappe vite, refusant la pitance offerte tant l'appel du large est fort pour ce funambule du vide. Il veut la terre pour lit, le ciel pour dais, et le vent pour unique interlocuteur. Et de la faim, il saura se passer.
C'est un quasi squelette qui est à nouveau emprisonné sous la férule d'un médecin militaire humaniste qui échouera à le nourrir. "Michael qui rêve de couvrir le désert de fleurs de potirons fait partie de ces gens trop occupés, trop stupides, trop concentrés pour écouter tourner les roues de l'histoire." Bien sûr, Michael s'évade encore...
C'est une oeuvre qui tutoie l'universel, opposant deux forces irréconciliables. D'un côté, la société humaine, souvent belliqueuse et manichéenne, et de l'autre un être qui a décidé une fois pour toute de ne rien décider.
Un moment de lecture exceptionnel...
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Sous l'arbre du parc De Waal, personne ne remarque Michael K, jardinier municipal, flanqué de sa brouette et de son bec-de-lièvre. le visage ébréché par la malnutrition de sa mère, il sort de son ventre et apprend à se taire pendant qu'elle travaille aux ménages d'un couple de retraité du Cap en moins d'une demi-page qui donne le ton d'un roman condensé, ramassé autour d'un homme de rien.

La guerre vient d'éclater – c'est l'apartheid du tout début des années 1980, et Michael K., resté auprès de sa mère vieillissante et malade, doit prendre une décision, alors qu'il n'en a jamais prises de sa vie. Il faut quitter le terrain apocalyptique que devient son quartier ravagé par les émeutes et le mauvais temps et filer vers les contrées rurales de Prince Albert dans l'espoir de retrouver la ferme de l'enfance de sa mère, où elle souhaiterait s'éteindre. Commence une marche éprouvante et encatastrophée de complications, de violences subies, de destins arrachés et de reliefs hostiles. Michael K avance, sourd au monde, incapable de comprendre le conflit qui l'entoure, porté par une détermination à n'être rien ni personne, à ne pas pouvoir se penser, ne pas même essayer.

« Il ne se voyait pas comme un corps pesant qui laissait des traces derrière lui ; dans la mesure où il avait une image de lui-même, c'était celle d'une poussière à la surface d'une terre trop profondément endormie pour remarquer le grattement des pattes de fourmi, le grincement des dents de papillon, l'effritement des mottes. »

Rapidement seul et endeuillé, il poursuit sa quête folle, il ira tout de même, il trouvera le village et le muret, et les poules, et les voisins, il avance et rencontre les camps de réfugiés, le travail forcé, les ruines de maisons abandonnées à la hâte, les grottes forestières, il se décharne mais il survit, il ne peut pas se détruire. Dépouillé, dégraissé, déserteur sans le savoir, il s'isole et sourit, se raccroche à ses courges qu'il tente de faire pousser, à l'eau qu'il lui faut acheminer, aux chèvres qu'il ne sait pas tuer. Il envisage de rejoindre une milice, n'importe laquelle, simplement pour se rendre utile.

« Pourtant, au moment même où il se pencha pour vérifier que ses lacets étaient noués, K sut qu'il ne sortirait pas de son trou, qu'il ne franchirait pas la frontière entre l'obscurité et la lueur du feu pour se faire connaître. Il sut même pourquoi : parce que assez, d'hommes étaient partis à la guerre en affirmant que le temps du jardinage viendrait une fois la guerre finie ; alors, il fallait que des hommes restent en arrière pour maintenir en vie le jardinage, ou au moins l'idée de jardinage ; parce qu'une fois que ce cordon serait coupé, la terre durcirait et délaisserait ses enfants. Telle est la raison.
Entre cette raison et le fait qu'il n'allait pas se faire connaître, il restait cependant un fossé plus large que la distance qui le séparait du feu de bois. Toujours, quand il tenta de s'expliquer devant lui-même, il subsista un fossé, un trou, une obscurité devant quoi son entendement se cabrait, qu'il était inutile de chercher à combler avec des mots. Les mots étaient engloutis, le fossé restait. Son histoire fut toujours une histoire trouée ; pas la bonne histoire, jamais la bonne histoire. »

Il ne fera rien. Au bout de très denses cent soixante pages où le tumulte se devine derrière cet homme qui se creuse contre la folie ambiante afin de n'y plus opposer la moindre force, de n'y plus imprimer la moindre trace, la narration soudain bascule. K vient d'être repéré par des militaires et emmené dans un camp de repos où un infirmier plus sensible que les autres, enfin, le voit.

« Pas de papiers, pas d'argent ; pas de famille, pas d'amis ; aucun sens de ta propre identité. le plus obscur des obscurs ; obscur à un point qui fait de toi un prodige. »

Ces cinquante pages regorgent d'une ferveur et d'une émotion fluides, largement construites en un dialogue où l'infirmier défend auprès de son chef la valeur apparemment invisible de ce recueilli qui refuse de manger, de parler, d'expliquer. Il conserve contre lui son unique possession : des graines de potiron dans son sac en papier, serrées comme un trésor qu'il ne faut pas lui enlever.
Et la magie de Coetzee le parolier en jaillit d'autant plus fraîche et vive que notre K sur son chemin de croix s'effritait insupportablement, s'enfonçait sans lumière apparente, se terminait sans qu'on n'y puisse rien, dans une indifférence que seule la mort s'apprêtait à secouer.
Puis, pour une poignée de dernières pages où nous reprenons la marche avec K, sans apprêt se dessine un final dans un mince filet. le souffle court d'avoir marché derrière un homme-prodige le long d'une si rude avenue, il faut maintenant réaliser la vie en ses ruades sèches et sans pourquoi que vient de parvenir, une nouvelle fois, à célébrer J.M. Coetzee. Et remercier.
Lien : https://pamelaramos.fr/linno..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Il est semblable à un caillou, un galet qui, après être resté tranquillement dans son coin depuis le commencement des temps, est brusquement ramassé et passé de main en main sans ménagement, au hasard. Une petite pierre dure, à peine consciente de ce qui l'entoure, absorbée en elle-même et dans sa vie intérieure. Il traverse toutes ces institutions, ces camps, ces hôpitaux et Dieu sait quoi d'autre comme une pierre. Il traverse les intestins de la guerre.
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(...) je vois en toi une âme humaine qui échappe à toute classification, une âme qui a eu la grâce de n'être effleurée ni par les doctrines, ni par l'histoire, une âme qui remue les ailes dans ce sarcophage rigide, qui frémit derrière ce masque de clown. Tu es précieux, Michael, à ta façon : tu es le dernier de ton espèce, un reste d'une époque antérieure, comme le cœlacanthe ou le dernier homme à parler le yaqui. Nous sommes tous tombés par-dessus bord dans le chaudron de l'histoire ; toi seul, guidé par ton étoile idiote, attendant ton heure dans un orphelinat (qui aurait pensé à une cachette pareille ?), restant à l'écart de la paix comme de la guerre, embusqué à découvert, là où personne n'avait l'idée de regarder, tu es parvenu à vivre à la manière ancienne, dérivant au fil du temps, soumis aux saisons, n'essayant pas plus de changer le cours de l'histoire que ne le fait un grain de sable.
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Après une hésitation, K parla de son voyage. «L'autre jour, dit-il, j'ai rencontré quelqu'un qui m'a dit que s'ils trouvaient des gens sur leurs terres, ils leurs tiraient dessus.» Son ami secoua la tête. «Je n'ai jamais entendu parler de ça. Les gens doivent s'entraider, voilà ce que je crois.»
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Il déchira une bande noire dans la doublure du manteau de sa mère et l'épingla autour de son bras. Mais il s'aperçut qu'elle ne lui manquait pas, sauf dans la mesure où elle lui avait manqué toute sa vie.
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Il ne se voyait pas comme un corps pesant qui laissait des traces derrière lui; dans la mesure où il avait une image de lui-même, c'était celle d'une poussière à la surface d'une terre trop profondément endormie pour remarquer le grattement des pattes de fourmi, le grincement des dents de papillon, l'effritement des mottes.
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