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ISBN : 2226240292
Éditeur : Albin Michel (03/09/2012)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 73 notes)
Résumé :
La société devient de plus en plus compétitive, l'obsession des chiffres et la manie des classements s'imposent partout : l'économie guide le monde. Mais vers quelle destination ?

Le bonheur? Les indicateurs de satisfaction et de bien-être stagnent ou régressent, dans les entreprises comme dans les couples. L'efficacité? Les crises financières et les risqués écologiques montrent qu'elle laisse beaucoup à désirer! La liberté? Non plus, tous ceux qui on... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Krout
  09 mars 2015
Voilà un essai bien intéressant qui dépasse le cadre de l'économie pour s'intéresser aux stratégies mises en place par les individus et les sociétés dans leur quête éperdue d'une recherche toujours accrue de plus de bonheur.
Autant le dire de suite le vers est dans le fruit dès le départ car le bonheur absolu n'existe pas. Et donc, la recherche de la maximisation du bonheur ne peut que se solder par une frustration qui ne fera que s'amplifier au plus des efforts seront déployés à atteindre un but utopique allant ainsi à l'encontre même de l'effet désiré.
A force d'avidité et de compétition effrénée des sociétés qui le composent, le système économique mondial à failli de très peu imploser en 2009, il ne serait alors resté que ruine et désolation.
Ce livre a l'intérêt de poser plein d'excellentes questions et d'ouvrir autant de pistes que de réponses. Pour ma part, je désirerais apporter comme réflexions salutaires que notre terre est un système fermé et que la loi de Lavoisier si applique pleinement : rien ne se crée, rien ne se perd : tout se transforme.
Alors pourquoi ne pas oser la collaboration comme alternative à la compétition ?
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Kittiwake
  10 novembre 2012
Cet essai brillant et un condensé de philosophie, de sociologie, d'économie et de psychologie.
Comment expliquer la situation de notre monde contemporain et la relation complexe et non linéaire entre le bonheur et l'argent, à travers les leçons de l'histoire, mais aussi en se servant de ce que les sciences humaines nous révèlent des comportements humains,, individuels et en groupe? L'auteur fait feu de tout bois et il n'est pas de domaine qui ne contribue par ses évolutions récentes à suggérer une explication ce que chacun peut observer pour peu que l'on soit attentif à l'actualité.
Les chapitres sont courts permettant une relecture lorsque les données sont complexes ou peu familières.
Les sources sont clairement citées et commentées, et de nombreux exemples viennent étayer les assertions.
Un bon état des lieux de l'humanité dont l'adaptabilité conditionne la survie et permet de croire encore au bonheur, même si les moyens utilisés ne sont pas les bons

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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ChatDuCheshire
  24 juin 2015
Une excellente lecture à contre-courant de l'orthodoxie économique néo libérale actuellement dominante. D'un style clair et accessible même à ceux qui n'ont aucune connaissance économique, cet ouvrage montre, par des exemples concrets, le caractère réductionniste de la vision aujourd'hui acceptée, non sans une certaine résignation, comme une évidence selon laquelle le comportement des individus serait toujours déterminé par une logique de gains ou d'évitement d'une sanction à caractère financier. Il montre que ce comportement intègre au contraire une dimension échappant à toute quantification financière, qui tient à une certaine recherche d'harmonie ou de bien-vivre ensemble, qui comprend notamment une part d'altruisme. Ce livre recèle une part d'espoir car il montre bien que les humains ne sont pas réductibles à une froide logique financière et court-termiste. Il suscite également la colère issue du constat que cette logique soit néanmoins dominante dans le contexte de l'actuelle mondialisation
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danaella
  04 janvier 2019
Un livre à lire en urgence avec les temps qui courent.
Avec une clarté et une limpidité à preuve de balles, Daniel Cohen nous apporte l éclairage nécessaire à une meilleure compréhension du monde dans lequel nous vivons.
Serions nous les nouveaux Romains? le déclin de notre civilisation est-elle à nos portes?
Comment en est-on arrivé là !
Ce n est pas un livre sur l appitoiement sur notre civilisation mais une prise de conscience devant les faits actuels. Sans oublier l Homo numérique qui nous a totalement enveloppé dans son séduisant manteau de l invisibilité.
A l'heure desTrump,Bolsonaro, Salvini,Orban et des lobbyistes de tous genres je reste de l avis que l'ignorance est le pire des maux, alors lisez ce petit livre qui vous donnera les clés pour lutter contre la médiocrité actuelle.
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petitours
  19 août 2013
Très déçu, pas de quoi casser trois pattes à un canard. Ou pour le dire autrement qui trop embrasse mal étreint. Si le fonds du propos est intéressant, j'ai regretté que trop souvent Daniel Cohen sorte des sentiers non pas battus, mais qu'il maîtrise, à savoir les sentiers de l'économie. Et on retrouve un peu un pot pourri de ses fiches de lectures en philosophie, anthropologie, histoire, sociologie du numérique etc. d'une légèreté consistante. Il faut d'avantage voir ce livre comme une bibliographie renvoyant à Duflo, Piketty, Vernant, Amartya Sen etc. que comme un essai poussé. Mais outre la plume scolaire, dès qu'il quitte ses sujets de prédilection ça sent le vernis culturel et quand il y est il vulgarise trop pour atteindre une réelle épaisseur.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Patrick1Patrick1   13 mai 2014
Comprendre la pauvreté aujourd'hui, ce n'est pas comprendre une autre race, celle des pauvres: c'est comprendre comment l'espèce humaine se débat lorsqu'elle est privée de tous ces biens qui sont devenus l'ordinaire des pays riches...lorsqu'elle est privée du soutien d'institutions compétentes et légitimes pour les aider à décider...Banerjee et Duflo mettent en évidence le fait que les pauvres ne disposent pas de cadre adéquat pour agir efficacement et que les ressources qui leur sont manquantes ne sont pas seulement financières...L'habitant d'un pays pauvre doit tout porter par lui-même, et la charge l'écrase bien souvent. Il voudrait investir dans les engrais , par exemple, mais le temps est trop long qui sépare la récolte de la plantation. Quand on offre aux agriculteurs d'acheter des coupons dès la récolte, pour prépayer les engrais de la prochaine plantation, ils le font immédiatement. Mais épargner est très compliqué quand les instruments financiers ''sûrs'' manquent, quand la pression des besoins est constante. Non qu'ils soient spécialement plus indigents que les habitants des pays riches. Les cartes de crédit qui ont ruiné les États-Unis montrent que la tentation de surconsommer y est forte aussi. Mais à la manière des Alcooliques anonymes, le pauvre comme le riche a besoin d'un support institutionnel pour gérer rationnellement son cycle de vie. Selon Esther Duflo, d'ailleurs le succès du microcrédit tient sans doute au fait qu'il fonctionne comme les Alcooliques anonymes, il met sous surveillance rapprochée les emprunteurs.
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CatherineP17CatherineP17   24 janvier 2013
Dans le modèle proposé, le souci de se faire bien voir s'organise comme un jeu à somme nulle: ceux qui sont admirés gagnent la guerre sociale contre ceux qui n'y parviennent pas. Les premiers surréagissent aux codes sociaux, les seconds les abandonnent. Ce jeu social, tend à créer , deux pathologies: celle de l'individu par défaut, qui perd pied dans le jeu social, et celle de l'individu par excès, qui n'impute qu'à lui-même les causes de sa réussite, au mépris des autres.
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CatherineP17CatherineP17   24 janvier 2013
...mais elle est également magnifiquement ambitieuse par sa volonté de toujours replacer au centre des dispositifs chaque homme et chaque femme à la fois dans son humanité défendue dans le cadre éthique des droits de l'homme et dans sa qualité d'acteur - et pas seulement comme réceptacle d'objets divers de confort - et d'être humain dont il faut respecter et renforcer la liberté de mener la vie qu'il ou qu'elle souhaite mener.
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Tom_OtiumTom_Otium   06 novembre 2013
Le système économique cherche à se préserver lui-même, en renouvelant constamment les besoins matériels à satisfaire, en aiguisant scientifiquement la rivalité sociale entre les consommateurs potentiels. Un manque est constamment créé chez ceux qui resteraient en dehors.
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Tom_OtiumTom_Otium   06 novembre 2013
[...] mettant notre foi dans la science et les États pour prévenir le pire. Mais la science est aléatoire et les États sont dirigés par des gouvernements attachés à réduire le mécontentement des peuples, ici et maintenant, davantage qu’à anticiper les crises futures.
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