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Maurizio A. C. Quarello (Illustrateur)
EAN : 9782841569892
30 pages
Editions du Rouergue (09/03/2009)
4.13/5   63 notes
Résumé :
" Un arbre, c'est une source d'énergie, de vie et de beauté. "
Laurent Greilsamer, Le Monde, 9 octobre 2007

150 ans, c'est une courte vie pour un marronnier.
Menacé par les parasites qui le rongent,
l'arbre se souvient de la vie trop courte de cette jeune fille
qui vécut deux années clandestines
au 263, Canal de l'Empereur.
Par sa lucarne, elle l'observait et décrivait dans son journal
ses transfo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
4,13

sur 63 notes
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NathalC
  17 janvier 2019
Magnifique album.
L'histoire d'Anne Frank vu par le chataignier dans la cour de l'immeuble où elle était cachée avec sa famille.
C'est touchant. Et malgré la fin tragique, cet album est poétique. L'arbre témoin de tant d'histoires, silencieux, ne pouvant agir, juste observer la vie avec ses bons et mauvais moments, au fil des saisons.
Les dessins font partie intégrante du témoignage de ce centenaire, ils sont comme crayonnés, avec des zones sombres et des zones de clarté. Et à ce niveau là, l'histoire est aussi bien représentée.
Et puis la vie continue, un peu comme le phénix, tout renait…
Merci aux auteurs de m'avoir replongé dans cette histoire, en douceur, sans larmoiement, comme une feuille qui se pose pour nous rappeler qu'il ne faut pas oublier, mais qu'il faut aussi se tourner vers l'avenir !...
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Blandine54
  25 février 2018
Il est un marronnier âgé de 150 ans et il vit à Amsterdam. Au cours de sa vie, il a été le refuge des amoureux qui se mettaient à l'ombre sous son feuillage et des oisillons qu'il a vu grandir et prendre leur envol. Mais aujourd'hui il est malade, un minuscule papillon attaque ses feuilles. Il a conscience que les hommes vont bientôt l'abattre. Alors il tient à témoigner de leur folie, de cette folie qui amène les petites filles de treize ans à devenir captives, à se cacher avec leur famille parce qu'elles sont juives.
Le marronnier indique qu'il a été pour Anne, le témoin du changement des saisons, le témoin du temps qui passe. Il se demande à quoi elle rêvait cette petite Anne avec son ami Peter.
La brutalité du vendredi 4 août 1944 a meurtri le marronnier à jamais : « Condamné au silence des arbres, devant la petite lucarne désormais vide, je suis resté muet ».
Il sait, il a appris qu'Anne est décédée au camp de Bergen-Belsen.
Un album de qualité tant au niveau du contenu que de la forme. Les extraits du journal d'Anne Franck sont bien insérés et complètent à merveille le texte d'une rare délicatesse, qui évoque avec subtilité pour les enfants cette période sombre de l'histoire.
Les images d'une grande sobriété sont évocatrices, sur une double page on voit une famille juive en cage et le bas et le dessus de la cage sont des étoiles jaunes de David.
Cet album a reçu le soutien de la Fondation de la mémoire pour la Shoah.
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LePamplemousse
  22 mai 2013
Dans cet album aux couleurs douces, c'est un marronnier qui nous raconte son histoire, ou plutôt celle d'une jeune fille appelée Anne Franck qui vécu cachée pendant plus de deux ans dans une maison à Amsterdam avant d'être envoyée elle et sa famille au camp de Bergen-Belsen. Elle pouvait contempler cet arbre de sa petite lucarne et cela lui donnait un peu d'espoir et de courage.
Le fait que l'histoire soit racontée par un arbre donne une distance et permet de rendre plus accessible ce fait historique aux plus jeunes. Il peut tout à fait servir d'introduction au récit d'Anne Franck ou à des récits sur le thème de la guerre, du sort des juifs et des camps.
Il sert d'aide-mémoire sans être trop dur pour les lecteurs les plus jeunes car les illutrations sont sobres.
J'ai beaucoup aimé la façon de traiter ce sujet sans image violente, la retenue et le traitement des couleurs suffisent à faire passer l'émotion.
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simonique
  05 mars 2015
Les arbres pleurent aussi
Pendant son enfance, Anne franck écrit ce journal qui fut traduit par Phillippe Noble et Isabelle Rosselin Bobulesco.
le vendredi 12 juin 1942, le père d'Anne franck, lui offre pour son 13eme anniversaire le journal dans le quelle elle raconte tous ce qu'elle pense et ou elle colle même des photos de souvenirs, ou elle parle également de ce beau marronnier qui évolue devant sa fenêtre. Dans ce livre, nous voyons la vie d'Anne franck, une jeune fille d'à peine 13 ans au moment de la guerre qui se voit un jour privée de sa liberté pour survivre .Tout cela est raconté du point de vue d'un marronnier malade qui lui aussi va bientôt mourir. J'ai apprécié la lecture de ce livre pour plusieurs raisons. Tout d'abord Phillippe Noble et Isabelle Rosselin Bobulesco, nous font voir la cruauté des Nazis envers les juifs d'un points de vu extérieur en utilisant le marronnier, pour exprimer toutes la tristesse qu'a Anne Franck a ne plus pouvoir être libre comme autrefois, avant que les Nazis ne commence a prendre leur liberté. En effet, ce livre nous parle de la vie de cette petite fille mais il nous montre aussi celle de ce marronnier, ces deux êtres si gentils et heureux sont prisonniers de ce qu'ils sont, elle parce quelle est juive, lui parce qu'il est un marronnier malade. Pour conclure, nous pouvons dire que, les arbres pleurent aussi de Phillippe Noble et Isabelle Rosselin Bobulesco nous prouve que tout être vivant mérite de pouvoir vivre une vie libre et cela qu'ils soient différent ou pas des autres, au fond nous sommes tous les même l'on vie pour mourir un jour.
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Wyoming
  31 mars 2019
Donner la parole au marronnier d'Anne Franck, laisser imaginer cet arbre son observation quotidienne par la jeune Anne, entrer par lui dans ses rêves, quelle belle idée pour ce court texte accompagné de dessins évocateurs.
Quelques extraits du journal d'Anne viennent compléter cette contemplation mutuelle de l'arbre et de la jeune fille aux espoirs malheureusement anéantis par la barbarie.
L'ensemble est un rappel poétique, discrètement émouvant, des deux dernières années de la vie d'Anne qui a laissé un témoignage vibrant que nous devons tous lire, relire et ne jamais oublier.
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critiques presse (1)
Lecturejeune   17 février 2012
Lecture Jeune, n°130 - juin 2009 - Le marronnier qu'admirait Anne Frank depuis sa lucarne de captivité est vieux et malade. Peut-être faudra-t-il l'abattre ? La nouvelle suscite l'émoi, tant l'arbre moribond - que Maurizio A. C. Quarello représente en couverture comme mort déjà : bois tronqué sans cime ni racines, vaines ramifications étendues vers un ciel absent, grisaille stérile du tronc que seul rehausse le rouge sang des dernières feuilles - symbolise à Amsterdam la mémoire de l'Holocauste. Irène Cohen-Janca a eu la belle idée de faire parler ce témoin muet qui a tout vu, de haut. En plongée, nous apercevons dans l'eau noire du canal le reflet du visage d'Anne Frank, le jour de son arrivée - présage sinistre. Ou les casques et les dos anonymes des policiers venus l'arrêter avec sa famille un matin de 1944. Nulle colère dans la voix de l'arbre, qui a vécu cent cinquante ans, assez pour connaître la versatilité humaine et savoir que les choses s'inversent : si nous renversons la couverture de l'album, nous découvrons des racines qui creusent le sol. Arbre de vie, le marronnier se souvient du bonheur de la jeune fille au printemps, quand « comme des chandeliers [s]es grandes fleurs blanches se dressaient vers le ciel ». Il cite le Journal d'Anne Frank et rappelle son optimisme : « Elle ne douta jamais que tout à nouveau refleurirait autour d'elle. Qu'à l'hiver glacial où règne un silence de mort succède toujours l'explosion de vie du printemps. » C'est un message apaisé et plein d'espérance que nous transmet cet album, qui lie la poésie du texte à celle des images et s'achève sur une touche de vert : l'apparition ultime du greffon de l'arbre, promesse de vie et de mémoire. Charlotte Plat
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ciloubronteciloubronte   30 novembre 2011
Dans les jardins, sur les avenues, dans les cours d’école, nous les marronniers, tenons bien notre rôle. Aux garçons, nous donnons nos marrons durs, lisses et brillants pour qu’ils fassent des batailles, aux vieux pour qu’ils les glissent dans leurs poches contre les méchants rhumatismes, aux touts petits pour qu’ils les peignent, les transpercent, les collent. Aux amoureux nous donnons l’ombre de notre feuillage. A tous ceux qui attendent, nous donnons notre tronc pour qu’ils s’appuient sans avoir l’air trop bête. Aux oiseaux le refuge de nos branches pour qu’ils construisent leur nids et abritent leur chant, au vent notre immense ramure pour qu’il fasse entendre son murmure et son sifflement.
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ciloubronteciloubronte   30 novembre 2011
J'ai donné à une petite fille de treize ans, captive comme un oiseau en cage, un peu d'espoir et de beauté. A elle qui, dans sa cachette, rêvait de sentir sur son visage l'air glacé, la chaleur du soleil et la morsure du vent, j'ai donné par mes métamorphoses le spectacle des saisons.
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RhiaRhia   09 avril 2013
 Bientôt je serai peut-être abattu parce que le pourrissement gagne tout mon corps. Quand mon tronc s’affaissera sur le sol, pas un cri ne sortira. Je resterai encore muet. Avant de me jeter à bas, les hommes prélèveront sur moi un greffon et ils le planteront à la place que je laisserai vide. Un greffon comme un double, comme un jumeau exactement.
Pour grandir, ses racines fouilleront la terre et y puiseront leur nourriture. 
Mais seul le souvenir d’Anne lui donnera vraiment ma place dans le jardin de la maison, 263 Canal de l’Empereur. 
+ Lire la suite
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WyomingWyoming   31 mars 2019
Moi, le marronnier dans le jardin de la maison 263, Canal de l'Empereur, j'ai donné à une jeune fille de treize ans, captive comme un oiseau en cage, un peu d'espoir et de beauté.
A elle qui, dans sa cachette, rêvait de sentir sur son visage l'air glacé, la chaleur du soleil et la morsure du vent, j'ai donné par mes métamorphoses le spectacle des saisons.
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clgw304clgw304   29 mai 2013
« Je vois comment le monde se transforme lentement
en un désert, j’entends plus fort, toujours plus fort,
le grondement du tonnerre qui approche et nous tuera,
nous aussi, je ressens la souffrance de millions de personnes
et pourtant, quand je regarde le ciel, je pense que tout
finira par s’arranger, que cette brutalité aura
une fin, que le calme et la paix reviendront régner
sur le monde. »

Mehdi
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Videos de Irène Cohen-Janca (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Irène Cohen-Janca
A partir de la BD "Blanc autour" de Wilfried Lupano et Stéphane Fert, et d'autres lectures mettant en scène des élèves noir.e.s confronté.e.s au racisme, à la ségrégation et à la haine, je vous invite à (re)découvrir un pan de l'histoire américaine, en ce dernier jour de Black History Month.
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