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EAN : 9782070371709
496 pages
Éditeur : Gallimard (04/03/1980)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 256 notes)
Résumé :
Mangeclous, un des sommets de la littérature contemporaine. Mangeclous, livre plein d'une verve triomphale, livre d'une liberté extraordinaire (nous sommes à l'époque des livres contraints), livre riche (nous sommes à l'époque des livres pauvres), livre gras (nous sommes à l'époque des livres maigres), grand livre enfin. Mangeclous est pour moi l'exemple à peu près unique, dans la littérature contemporaine, d'une épopée comique, c'est-à-dire d'un comique grand. Une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  30 août 2014
Après avoir suivi les tristes premières amours de Solal, Albert Cohen nous ramène en Céphalonie pour suivre le quotidien de Mangeclous, Saltiel, Salomon, Mattathias et Michaël, ces cinq juifs de nationalité française aux caractères si particuliers. « Si je ne mentais pas, que me resterait-il ? » (p. 161) Au fil des pages, il sera question d'un chèque de trois cent mille drachmes, d'un message codé, de la possibilité d'un trésor, d'une lionne en liberté, d'un voyage vers Genève en passant par Marseille, d'un hideux marin se croyant bourreau des coeurs, d'un Juif emprisonné pour sa religion, de la Société des Nations et d'un gouvernement israélien. Avec les Valeureux, on parle d'amour comme on parle de pets, jugeant le premier à l'aune des seconds, la poésie des choses triviales n'ayant aucun secret pour ces cinq hommes aux manies étranges et ridicules.
« Dieu est grand, dit Mangeclous. Et moi aussi. » (p. 250) Tout à la fois grandiose et grotesque, Mangeclous est une caricature d'égocentrique, d'affamé et de radin. « Je suis victime du dévouement à ma cause personnelle et privée. » (p. 347) Lui et ses compères font montre d'un formidable orgueil et avancent dans le monde comme si chacun devait les connaître et les reconnaître. Sous couverts d'obscurs et lointains hauts faits, lesquels sont largement sujets à caution, les Valeureux portent le nom de Solal comme un oriflamme devant leur ouvrir toutes les portes. « Je suis un inconnu, moi ? Mais ne sais-tu pas qu'un livre tout entier appelé « Solal » a été écrit sur moi avec mon propre nom et que l'écrivain de ce livre est un Cohen dont le prénom étrange est Albert. » (p. 298) Pour faire valoir leurs prétendus droits et privilèges, ils usent et abusent de démonstrations et de récits logorrhéiques : ces avalanches de mots, ces cataclysmes verbaux se déploient dans un langage richement ampoulé et ridiculement fiorituré, l'invention lexicale n'étant pas la dernière des habitudes de nos cinq étonnants compères.
Agaçants, mais attachants, les Valeureux traînent avec eux une mélancolie identitaire et cultuelle : un bon juif est un juif triste, bourrelé de remords et de chagrin. Mais Mangeclous et sa clique savent effacer leur peine devant un buffet ou la promesse d'un profit. Puisque tout est toujours question d'argent ou de tractation, la générosité pourrait sembler impossible. Pourtant, les cinq cousins céphaloniens ont des trésors de bonté et d'abnégation dissimulés sous des dehors crasseux et retords. Et quand il est question de leur religion, même l'auteur y va de bon coeur dans la moquerie. « Allons, allons, c'est pas sérieux comme religion. Vous n'avez pas de Bonne Mère, pas de saints, rien du tout. Rien qu'un bon Dieu là, tout seul. C'est pas sérieux, voyons ! Et puis tu t'imagines que ça me fait plaisir que tu vas rôtir pour l'éternité. » (p. 229)
Sous la plume d'Albert Cohen, le portrait du juif est poussé à un tel extrême qu'il est impossible d'y croire, comme si, au moment de l'écriture, dans un contexte d'antisémitisme grandissant, l'auteur avait voulu tordre le nez aux clichés sur les juifs en les faisant s'écrouler sous leur propre incongruité. Et finalement, en lisant Mangeclous, on se dit que, non, ce n'est pas possible, les juifs ne sont pas comme ça et il ne faut pas les diaboliser. « Les Israélites de Céphalonie forment une espèce à part. Il serait injuste de généraliser. » (p. 102) Mangeclous est un monument comique, écrit avec une verve quasi épique et le texte est si truculent qu'il est à hurler de rire, sans se retenir, comme le ferait le héros éponyme, toute honte bue, gorge déployée et bravache, comme un immense pied de nez fait aux vilains pensants et étroits d'esprit.
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ibon
  02 mai 2020
Les Valeureux sont ces personnages folkloriques, des doux dingues, que Cohen met en avant dans deux romans de la tétralogie Solal: "Mangeclous" et "Les Valeureux".
Ce sont ces marginaux qu'Albert Cohen va utiliser pour nous faire passer sur la ligne de crête difficile de l'humour en littérature.
Entre deux gags, émerge parfois la mémoire des pogroms et le malheur d'être juif (selon les mots du personnage Jérémie) à une époque, les années 1933-36, où la montée de l'antisémitisme provoque des violences en Lituanie et surtout en Allemagne avec Hitler au pouvoir.
Parmi ces personnages se détache celui qui se soustrait à tout savoir vivre, notamment quand il s'agit de nourriture: Mangeclous.
Grotesque, rabelaisien, emphatique, mythomane, pétomane reconnu et j'en passe, ce protagoniste, secondaire dans "Belle de jour" a, malgré ses défauts, toute la sympathie de son auteur qui en fait un personnage de premier plan dans ce roman à son nom.
Le livre est donc, à son image, jubilatoire, désordonné, souvent disgracieux, parfois mélancolique, souvent drôle mais souffre parfois de quelques longueurs, pour ne pas dire lourdeurs. Comme un repas trop riche, Son auteur aime insister sur certains traits de ses nombreux personnages: la pingrerie, la naïveté, le ridicule, la bêtise jusqu'à peut-être lasser.

Après ces hypothétiques lassitudes, vous reprendrez sûrement la lecture un peu plus tard car le final est grandiose.
En passant par Marseille, ils retrouveront Scipion, ami de longue date de la troupe, la caricature du bonimenteur du Vieux Port.
D'étranges circonstances vont amener toute cette troupe à Genève, au siège de la SDN, pour le clou du spectacle: la rencontre avec les hauts fonctionnaires de cette noble institution, très critiquée au passage pour son inefficacité. Le ton d'Albert Cohen, jusqu'ici bienveillant, deviendra soudain plus corrosif.
Dès lors, ce livre sera peut-être le plus drôle que vous n'aurez jamais lu mais cela se mérite, un peu.
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majero
  21 octobre 2017
Un mystérieux chèque et nos valeureux abandonnent la communauté juive de Céphalonie pour Genève, patrie de la Société des Nations où le beau sous-secrétaire Solal est amoureux des juifs et de la belle Ariane.
Comment mieux illustrer ce délicieux humour juif que par le verbiage de Mangeclous avec son haut de forme de quasi-avocat non diplômé, son pragmatisme cupide, perfide et mensonger, expoitant sans vergogne ses amis et cousins, Salomon jeune crédule, l'obséquieux oncle Saltiel, le martial janissaire Michaël et Mattathias.
Avec du recul j'essaye de comprendre ce que cache cet auteur désabusé qu'est Albert Cohen, le pourquoi de tous ces sarcasmes, sur les juifs sur la société des nations.
Fallait oser la réécriture, un brin scatologique (j'ai trop rigolé, honte à moi!), des amours d'Anna et du prince Wronsky concluant par l'éloge du mariage.
'L'amour c'est l'habitude et non jeux de théâtre. Les amours poétiques païennes genre Anna Karénine ce sont des mensonges où il faut parader, ne pas faire certaines choses, se cacher, jouer un rôle, lutter contre l'habitude. le saint amour, c'est le mariage, c'est de rentrer à la maison et tu la vois. Et si tu as un souci, elle te prend la main et te parle et te donne du courage.'
Un beau passage également, l'émerveillement de Mangeclous redescendant des montagnes.
'Et soudain, dans une foudroyante illumination, tournoyante et craquante, Mangeclous comprit que Dieu aimait chaque être en particulier et d'un amour absolu, qu'il aimait spécialement cet oiseau et spécialement le ridicule homme de rien nommé Mangeclous et son plus infime insecte et chaque reptile et même cette petite pierre pointue. Il ôta son chapeau haut de forme.
— Gloire à Dieu, dit-il gravement.'
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Colchik
  09 janvier 2020
Il y a quelque chose de torrentiel dans le roman d'Albert Cohen, une phrase qui ne veut rien céder à la suivante, une loufoquerie surdimensionnée, une ironie macérée dans le vitriol. le lecteur commence par écarquiller les yeux – ai-je bien lu ? – puis se laisse emporter par le récit aussi débridé que farceur, avant de percevoir la craie noire qui en dessine le patron.
L'épopée des Valeureux commence sur l'île de Céphalonie, se poursuit à Marseille et s'achève à Genève. Qui sont ces Valeureux, tous des Solal de la branche cadette, cousins réunis par une affection chahutée par l'excès de leurs caractères ? Saltiel, le plus âgé sans être forcément le plus avisé, Mangeclous l'ogre tuberculeux, aussi insatiable à table que dans le verbe, Matthathias l'avare, Michaël Le combattant qui plaît aux dames et le petit Salomon au coeur gonflé d'amour pour toutes les créatures vivantes. le narrateur nous met en garde, ces Valeureux du ghetto sont des traîne-savates, des moins-que-rien, des imposteurs souvent, mais sans eux leur communauté n'aurait plus la folie qui soigne les catastrophes.
Un chèque de trois cent mille drachmes adressé à Saltiel décide de l'embarquement de la petite troupe pour Marseille et de leur voyage jusqu'à Genève où travaille à la Société des Nations leur parent, le beau Solal,. En route, se joignent à eux Scipion le Marseillais et Jérémie, le juif errant et apatride.
Derrière la farce pointent les préoccupations de l'époque, la militarisation de l'Allemagne, Hitler qu'il faudrait amadouer à coups de raisonnements perspicaces, la décomposition de la Société des Nations, l'impuissance d'une diplomatie bureaucratique peuplée d'imbéciles et de fats… La virtuosité du style, la truculence des personnages, l'énormité des situations soulignent toute la fantaisie d'Albert Cohen, la puissance évocatrice de son écriture, mais aussi l'absurdité qui gouverne les destinées humaines et s'enracine dans le mépris de l'Autre.
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lafilledepassage
  07 décembre 2015
Voici un roman foisonnant, généreux, truculent, à conseiller à tout amoureux de la lecture. Car on prend beaucoup de plaisir à suivre les pérégrinations des Valeureux, une bande d'amis de Céphalonie partis en voyage dans Genève la bien-pensante. C'est drôle, c'est chaleureux, c'est surprenant. On est bien loin de tous les romans actuels, lisses et plats, qui se lisent rapidement et sont aussitôt oubliés.
Reste la fin qui m'a laissée perplexe. L'auteur abandonne les Valeureux, pour passer à des petits bourgeois suisses. On y retrouve subrepticement Solal, mais sans réel continuité avec le début du roman … Je me suis même demandé si l'exemplaire que j'avais emprunté à la bibliothèque n'avait pas été mal assemblé, et les cent dernières pages auraient été échangées avec les cent derniers pages d'un autre roman d'Albert Cohen. Apparemment, non, c'est la bonne fin … En dépit de cela, j'ai hâte de découvrir « Belle du Seigneur » …
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
ForrestForrest   22 août 2010
Page 404 : L'hymen fut célébré quelques semaines plus tard et le petit père Deume fut désormais pourvu d'un souriant tyran femelle qui s'évanouissait ou pleurait ou avait mal à la tête lorsqu'il ne filait pas droit, ce que la nouvelle Mme Deume appelait être indulgent avec elle. Les premières semaines, il avait bien essayé de réagir. Le trentième jour du mariage, il alla jusqu'à dire "z'exize". Mais la nouvelle épouse ayant pleuré, boudé et prié à haute voix pendant plusieurs jours, M.Deume n'alla pas plus loin et abdiqua. Il devint ce que ces dames appellent un mari charmant, c'est-à-dire un esclave constamment approbateur. Telle est la puissance des scènes féminines, que ces dames baptisent de noms plus doux, tels que tristesse, désespoir ou affolement. Pauvres de nous, mes frères.
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PigranellePigranelle   13 juin 2013
- Les hommes naissent mauvais, dit Mangeclous. Et la société les rend pires.
- Oui, mais pourquoi Dieu n'intervient-Il pas un peu? demanda Michaël.
- Il est paresseux, dit Mangeclous.
- Il faut prier, dit Salomon.
Mangeclous ricana.
- Alors il faut que nous Le tenions au courant? Ne sait-Il pas tout? Ou bien est-Il comme un vieux domestique qu'il faut appeler en tirant la sonnette de la prière? Il ne me plaît pas. Je ne Lui pardonnerai jamais de ne pas exister.
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cezardcezard   24 mai 2014
"Mangeclous" d'Albert Cohen est la suite de de Solal, deuxième livre de la tétralogie, génial auteur, grand livre, Mangeclous, personnage unique digne successeur de Gargantua ( ne pas confondre avec Godzilla (oui, je sais, je suis mauvais, mais je n'ai pas pu résister au plaisir de... , (m'enfin, quoi!)! )), énorme dans le n'importe quoi, juif, clown, grand menteur, original, grand amateur d'argent, gros mangeur, bouffeur, et annonçant son cousin germain Bèrurier (dit Bèru dit le Gros et de San-Antonio dit Sana dit etc...(personnages délirants de Frédéric Dard (né avec un bras atrophié), auteur prolixe de polar de l'après-guerre, hautement et chaudement recommandé dans lire quelques-uns, voir l'intégrale( une centaine une paille!)), se déplaçant avec la tribu des Valeureux qui ne passent jamais inaperçus eux aussi, bref, éclats de rire garantis, il suffit de lire le passage où Mangeclous résume en quatre pages les six pages d'Anna Karénine de Tolstoï, ça décoiffe. Grands moments de drôlerie également quand Mangeclous s'occupe de nourrir sa progéniture, quand les Valeureux sont attablés dans un grand restaurant, ou lorsque l'équipe campent dans la montagne Suisse. A la fin du livre Solal réapparait préparant "Belle du Seigneur", gros pavé, grand livre de la littérature, à lire lui-aussi, dans la foulée.
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ForrestForrest   22 août 2010
Page 27 : Il ne faut jamais retenir un vent, répliqua Mangeclous. C'est impoli vis-à-vis de ton corps. J'ai entendu parler d'une grande actrice qui était si distinguée qu'elle les retenait tous. Ils se mouvementèrent tant en son intérieur qu'elle explosa et mourut. Aussi ne crains-je point d'émettre quelques vents et je tire santé et gloire de leur violence qui ferait blanchir de frayeur les cheveux d'un régiment. Et je suis fier aussi de leur ampleur telle qu'on pourrait avec trois ou quatre d'entre eux gonfler les voiles d'un galion de haute mer.
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LagardiereLagardiere   29 janvier 2017
Le premier matin d'avril, de l'an mil neuf cent trente-six, lançait ses souffles fleuris sur l'île grecque de Céphalonie. Des linges jaunes, blancs, verts. rouges, dansaient sur les ficelles tendues d'une maison à l'autre dans l'étroite ruelle d'Or, parfumée de chèvrefeuille et de brise marine.
Sur le petit balcon filigrané d'une petite maison jaune et rouge, Salomon Solal, cireur de souliers en toutes saisons, vendeur d'eau d'abricot en été et de beignets chauds apprenait à nager...Cet Israëlite dodu et minuscule...avait pensé qu'il serait plus rationnel et plus économique de faire de la natation à domicile et à sec...
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Vidéo de Albert Cohen
Dans cet épisode de Réelles fictions, le professeur de littérature Pierre-Louis Fort parle d'Avant que j'oublie, un roman d'Anne Pauly. Il aborde l'écriture du deuil, le style particulier de l'autrice et le roman familial.
Réelles fictions est une série de podcasts qui présentent les cinq romans sélectionnés pour le prix Effractions. Ce prix récompense un roman qui entretient un lien fort avec le réel ; il est remis par la Bibliothèque publique d'information et la Société des Gens de Lettres pendant le festival littéraire « Effractions » en mars 2020.
Références citées dans le podcast : Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964. Jacques-Bénigne Bossuet, Sermon sur la mort : et autres sermons, Flammarion, 1996. Jacques-Bénigne Bossuet, Oraisons funèbres, Garnier, 1988. Albert Cohen, le Livre de ma mère, Gallimard, 1954. Annie Ernaux, La Place, Gallimard, 1984. Annie Ernaux, Une femme, Gallimard, 1988. Annie Ernaux, Je ne suis pas sortie de ma nuit, Gallimard, 1997. Philippe Forest, L'Enfant éternel, Gallimard, 1997. Stéphane Mallarmé, Pour un tombeau d'Anatole, Gallimard, 1961. Yaël Pachet, le Peuple de mon père, Fayard, 2019. Extrait lu : Anne Pauly, Avant que j'oublie, page 16 © Verdier, 2019.
Cet épisode a été préparé par François Patriarche. Lecture : Denis Cordazzo. Réalisation : Camille Delon et Renaud Ghys. Musique : Thomas Boulard. Merci aux éditions Verdier, à Inès Carme et à Blandine Fauré. Ce podcast a été enregistré dans les studios du Centre Pompidou.
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