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EAN : 9782226445445
Éditeur : Albin Michel (02/10/2019)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Ben ne sait plus qui il est, il ne reconnaît plus ses proches. Alzheimer ?

Il va devoir revisiter un passé douloureux dans l’Allemagne en guerre et celle de la libération, puis dans l’Angleterre et la France des années cinquante. Son fil rouge, fil d’Ariane dans le labyrinthe d’une mémoire traumatique : son amour d’enfance, Tuva, née dans un Lebensborn norvégien, qu’il rejoint à Berlin, un soir d’août 1961, alors que le Mur va scinder la ville en deux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Saiwhisper
  18 novembre 2019
Même si j'avais lu la très bonne critique de Lire à la folie pour qui ce roman fut un coup de coeur, je ne savais plus vraiment dans quoi j'allais atterrir en ouvrant « Août 61 ». Je me souvenais simplement du contexte historique et espérais être autant conquise par cette nouvelle publication de l'auteure que par « Max » ou par « Orphelins 88 ». J'ai finalement apprécié cette histoire qui va nous placer aux côtés de Ben, un octogénaire souffrant d'Alzheimer. Suite à un événement, celui-ci va reconstituer petit à petit son passé, nous amenant directement dans une période de Seconde Guerre mondiale, puis d'Après-guerre. J'ai été conquise par la narration proposée par Sarah Cohen-Scali. Tout d'abord, elle a utilisé la technique de double temporalité que j'affectionne particulièrement. On va ainsi alterner entre le présent avec Ben qui tente de se souvenir ainsi que le passé, lorsque Ben était encore Beniek ou encore Beni, selon les périodes de sa vie. de plus, elle a opté pour une narration originale en employant la seconde personne du singulier avec « al », sa maladie lui rongeant la mémoire, qui va directement s'adresser à lui.
Dans cette recherche du passé, on va faire la rencontre de Tuva, une ancienne enfant du programme Lebensborn (des bambins représentants de la race aryenne dont les mères ont été sélectionnées par les nazis pour créer des descendants purs). Tuva va d'ailleurs être narratrice durant le dernier tiers du livre, ce qui va permettre au lecteur d'apprendre à davantage la connaître. Si j'avais un peu de mal avec le choix difficile de cette narratrice, j'ai finalement appris à apprécier, notamment en raison de son caractère protecteur et déterminé. L'auteure a su proposer deux personnages principaux très touchants et que l'on va aimer suivre, même si ce qu'ils vont traverser est difficile, brutal, inhumain et révoltant. À mes yeux, Tuva est celle qui sera la plus marquée par la vie. Ce qu'elle va subir, ses rêves et ses combats au quotidien sont véritablement bouleversants… Il faut dire que Sarah Cohen-Scali a toujours une aussi bonne plume : à la fois lente, réaliste, efficace et chargée émotionnellement ! On sent qu'elle a fait beaucoup de recherches sur cette période historique. Pourtant, après deux lectures sur le sujet, j'étais persuadée qu'elle avait fait plus ou moins le tour… Toutefois, je me suis trompée !
Si vous cherchez un roman historique, celui-ci peut vous plaire, que vous soyez un grand ado ou un(e) adulte ! le fait que l'on couvre plusieurs époques m'a plu, car cela change des récits habituels traitant de la guerre de 39-45. On n'est pas dans un texte aux côtés des soldats, ni très longtemps dans les camps de concentration, mais plutôt sur l'Après, avec toutes les retombées psychologiques sur des enfants/adolescents devant grandir avec ces traumatismes ainsi que les événements succédant la Guerre comme la construction du mur de Berlin. de plus, on ne va pas se concentrer uniquement sur la France ! L'action se déroulera également en Angleterre, puis en Allemagne. Par ailleurs, le parallèle avec notre époque et les migrants est bien vu… Globalement, j'ai passé un très bon moment même si, hélas, ce ne fut pas non plus une aussi bonne lecture que les deux autres one-shot de l'auteure. J'ai parfois eu du mal à être dans le récit, car l'ambiance était parfois un peu pesante. de plus, le rythme lent a engendré quelques longueurs, surtout dans la première partie, ce qui a joué sur mon ressenti général. Cela dit, je suis tout de même ravie d'avoir fait la rencontre de Ben et de Tuva !
Lien : https://lespagesquitournent...
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letilleul
  21 janvier 2020
Après Max et orphelins 88, Sarah Cohen Scali clôt ce qui pour moi est une des meilleures trilogie historique. Août 61 est un récit passionnant au coeur de l'histoire européenne, qui évoque le rêve socialiste que fut pour certains cette séparation de l'Allemagne, avant de se transformer en cauchemar. le récit amharique le lecteur par cette histoire d'amour, qui se mêle à tous les changements politiques, comme un fil d'Ariane dans la mémoire de ce vieil homme. Une histoire d'autant plus touchante qu'elle est marquée par les promesses, les absences et les souvenirs, parfois douloureux, parfois porteurs d'espoirs.
On se laisse emporter dans cette mémoire d'une vie, touché par cette lutte contre la maladie d'Elzheimer pour ne retenir que le témoignage d'une Histoire prégnante pour de nombreuses générations
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victoryhelene
  25 octobre 2020
Roman polyphonique historique, Août 61 retrace le parcours d'un homme aux mille vies, un homme qui aura survécu à des événements souvent dramatiques et tragiques. Toutes les voix de cette fiction s'allient pour reconstruire cette existence riche que Beni est en train d'oublier.
Contre Alzheimer ou « al » pour les intimes, ce vieux monsieur se bat vaillamment pour conserver l'essentiel avant le grand saut.
Son histoire se reforme alors même que ses souvenirs se délitent, et rejoint l'Histoire collective.
Les adolescents ou jeunes adultes qui sont la cible de cette collection intelligente plongeront dans l'horreur de la vie des orphelins des camps, ils apercevront aussi les enfants des Lebensborn, et vivront plus précisément les étapes qui ont mené à la construction du Mur de Berlin. Ils assisteront également à la création d'une nouvelle dictature en RDA et aux méfaits de ce système politique totalitaire. Au cours de ma lecture, j'ai souvent pensé à l'excellent film "Good bye Lenin", l'humour en moins.
L'auteure de Max poursuit ainsi habilement son exploration de l'histoire de l'Allemagne et crée une intrigue amoureuse passionnée et passionnante, une intrigue qui tient en haleine. le roman est vivant, dynamique, et immerge le lecteur dans les décennies qui ont formé le monde d'aujourd'hui.
Je ne cesse de m'intéresser à cette collection que nous offre Albin Michel, qui fait oeuvre utile en faisant vivre efficacement des événements historiques contemporains et en mettant en avant des valeurs positives. En cela, cette collection à la fois divertissante et pédagogique me semble vraiment indispensable dans les Etablissements scolaires.
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Arthore
  09 mars 2020
Moroses en grec, oblivio en latin, al pour Ben, ou encore Alzheimer pour Benjamin lorsqu'il se souvient....
Al qui visite en douce certaines zones du cerveau, "comme un cambrioleur, prend ce qu'il veut et repart en éteignant la lumière, pire e coupant l'électricité"
L'histoire: des voyages incessants pour Benjamin entre la fin de la guerre et aujourd'hui.
Beniek Kijek onze ans devenu benjamin Kaye, c'est inscrit sur les papiers. Un polonais juif qui a émigré en Angleterre.
Benjamin vit avec sa petite fille mais également avec Ben, lui même, sa mémoire de jeunesse, celui qui lui rappelle pourquoi il est tatoué de plusieurs nombres sur son bras, celui qui va l'aider à chercher qui est la femme qui vient le voir tous les jours à l'hôpital, mais aussi quel a été son métier et surtout, surtout, s'il a revu Tuva? Celui qui lui tient compagnie alors qu'il a plus de 70 ans et que son monde disparaît petit à petit.
Devenu Benjamin à la libération grâce aux alliés, il est envoyé par la Royal Air Force en Angleterre avec ses camarades pour tenter de construire une vie après les camps; car Beniek, a vu sa famille éradiquée dans un camp. Son grand frère Sevek, assassiné par un SS sadique qui a demandé à son chien dressé pour tuer "de le faire courir", sa mère Shoshanna, mourir d'épuisement et de faim, tout comme son père 2j après.
Seul Beniek survivra. Il va devoir vivre avec sa colère, car il leur en voudra de l'avoir abandonné, "d'avoir consenti à mourir".
Ce n'est qu'avec le temps, au fil des jours dans les camps, qu'il se dira que c'était peut être mieux ainsi... car ils n'ont pas fini gazés et réduits en cendres.
Et il y a Tuva; une orpheline elle aussi, mais du "mauvais côté" pour ses camarades juifs. Elle est son amour d'enfance, il le sait, il s'en souvient grâce à Ben. Elle est née dans un Lebnsborn norvégien. Elle ne pourra pas aller en Angleterre comme les autres. Mais tout juste ado, ils vont se faire une promesse. S'ils ne trouvent pas de parents en Norvège, pays dans lequel elle va repartir et lui en Angleterre, alors ils se retrouveront.
Nous retrouvons Sarah Cohen-Scali, auteure de Max et orphelins 88, toujours aussi percutante, dure, sans concession, mais aussi sensible sans sensiblerie.
Cette fois-ci, elle va rajouter un ennemi à la liste des bourreaux qu'elle décrit avec tant de lucidité; il s'agit de Al, Alzheimer. Pour autant elle garde bien présents les sujets qui ont été au coeur de ses précédents romans: la 2nde guerre mondiale, les orphelins juifs polonais mais aussi les enfants du Lebensborn.
L'écriture nécessite une adaptation car il convient de comprendre le lien qui unit Ben et Benjamin. Mais le livre est prenant. Et malgré les blancs dans la mémoire de Benjamin, nous allons remonter, petit à petit, les bribes d'une histoire dure mais synonyme de l'après dont le petit Beniek aura pu profiter.
Encore un bon Cohen-Scali
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CelineGe
  06 octobre 2019
Août 61... Qu'est-ce que ça vous évoque ?
C'est la question que je me suis posée quand les éditions Albin Michel m'ont contactée en septembre afin de me proposer la lecture du nouveau roman de Sarah Cohen-Scali.
Bien sûr, il suffit de lire la quatrième de couverture pour avoir la réponse mais de prime abord, août 1961 n'est pas une date historique qui parle au commun des mortels.
Et c'est tout l'enjeu de ce roman : nous faire redécouvrir, ou découvrir, une période de l'histoire européenne qui n'est pas des plus médiatiques. Août 61, c'est la construction du mur de Berlin, brutale et violente. En une nuit, des barbelés sont installés sur la ligne de démarcation. le mur "en dur" suivra très vite. Par le biais d'une histoire d'amour au long cours et d'une intrigue romanesque, Sarah Cohen Scali nous fait revivre cette période très froide de l'Allemagne et offre aux jeunes lecteurs à qui elle s'adresse (ce livre est conseillé à partir de 15 ans) et dont elle aura su susciter la curiosité intellectuelle, une porte d'entrée sur L Histoire, avec un grand H.
Alors il n'y a pas que ça dans le roman et la première grosse moitié du livre balaie une période qui démarre en 1945 mais tout concourt pour nous mener à Berlin, en août 1961...

Ben a 83 ans et est atteint de la maladie d'Alzheimer. Il ne reconnaît plus ses proches, notamment une jeune femme qui vit avec lui. Ses "moi" plus jeunes vont s'inviter, venir dialoguer avec lui dans sa tête afin de rafraîchir cette mémoire vacillante.
C'est donc avec le récit à la première personne des anciens "moi" de Ben que nous entamons cette lecture. le jeune Beniek prend la parole. Alors âgé d'une dizaine d'années, il a survécu aux camps de concentration et aux marches de la mort. A la libération, il atterrit d'abord dans un camp de personnes déplacées, puis dans un orphelinat, près de Munich, qui accueille principalement des enfants et adolescents juifs rescapés des camps. C'est là qu'il fait la connaissance de la lumineuse Tuva, une enfant née dans un Lebensborn norvégien, dont l'histoire, bien que différente de la sienne, est tout aussi douloureuse. Un amour indéfectible naît entre les deux enfants.
Au fil des pages et des dialogues intérieurs entre le Ben d'aujourd'hui et les Ben version plus jeune, son histoire se déroule. Il émigre tout d'abord en Angleterre, puis en France. Il finit par retrouver la trace de Tuva qui, après un parcours très chaotique, vit désormais à Berlin-Est.
Nous voici arrivés en août 1961 et en pleine scission "matérielle" de Berlin. le récit va alors changer de tournure.
Exit la parole et le point de vue de Ben et ses alter ego, c'est une personne féminine qui reprend le récit (pour l'instant une inconnue pour Ben et pour le lecteur) pour nous raconter la suite de l'histoire, très focalisée désormais sur Tuva.
Mon point de vue :
Le récit est composé de deux parties d'intérêt inégal. Avant août 61 et après août 61. L'histoire de Ben, puis l'histoire de Tuva. J'avoue avoir trouvé un peu longue parfois ce que j'appelle la première partie (composée en réalité des trois premières parties du livre) centrée sur Ben, et un peu compliquée à suivre à certains moments, ceci dû à la lourdeur narrative provoquée par la confusion entre le Ben actuel et ses anciennes versions.
Cette première partie du livre est néanmoins émaillée de points de vue très judicieux, propres à éveiller les consciences des jeunes lecteurs, et des moins jeunes, sur les parallèles que l'on peut faire entre les migrations d'après-guerre et celles de nos jours. C'est du moins ce que j'en retiens.
Romanesquement parlant, la deuxième partie est bien plus captivante. Elle se tient mieux car elle n'est pas "juste" un recueil de souvenirs épars mais un récit heure par heure, au jour le jour, puis au fil des semaines, mois et années, de ce qu'a pu être la vie quotidienne d'une femme et de sa famille sous le joug de la RDA et de la terrifiante Stasi.
De ma position de lectrice adulte ayant déjà de bonnes bases historiques, ce roman classé littérature ado a éveillé en moi des envies d'en lire plus sur le contexte de la construction du mur de Berlin et sur la vie en RDA, et c'est tout ce que j'aime quand une lecture m'invite à d'autres découvertes. Une ou deux références tirées de la petite bibliographie situées à la fin du livre m'intéressent tout particulièrement.
Le récit de la construction du mur de Berlin sur 48 h est tout particulièrement prenant !
Si j'essaie de me positionner d'un point de vue plus néophyte, comme pourrait l'être celui d'un lecteur de 15 ans, qui n'aurait pour seul appui à cette lecture que de vagues cours d'histoire, la préhension et la compréhension du récit, dans sa première moitié, sera un peu plus difficile. Je ferai ici la même remarque que j'ai pu faire il y a 6 ans, quand j'ai chroniqué Max, un précédent roman de la même auteure, traitant du sujet des Lebensborn, dont je n'avais que vaguement ouï dire à l'époque. Un socle de connaissances théoriques sur le sujet traité me semble quasiment indispensable pour apprécier le roman.
J'en veux pour exemple le récit au début d'Août 61 des marches de la mort qu'a vécues le jeune Beniek. Je sais ce qu'ont été les marches de la mort donc je n'avais pas besoin d'exposé sur le sujet et ceci m'a permis d'apprécier pleinement le récit romanesque mais un ado en a-t-il déjà entendu parler ?
On peut peut-être aussi prendre le problème dans l'autre sens, comme je l'ai évoqué au tout début de cet article, et se dire que la fiction ici est un prétexte, une occasion, une porte d'entrée pour accéder à L Histoire, et que tout lecteur un minimum curieux aura envie de se documenter pour en savoir plus.
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critiques presse (1)
Ricochet   10 juillet 2020
Ce merveilleux personnage principal démultiplié perd ses souvenirs, les récupère, les reperd, et met de facto la mémoire au centre du roman. Les sentiments débordent, quoique toujours pudiques puisque Ben n’hésite pas à moquer sa maladie pour mieux la supporter.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
SaiwhisperSaiwhisper   18 novembre 2019
La faim que j’évoque, la faim de cette période, était une torture permanente, je l’ai connue à Mauthausen dès l’âge de huit ans. Éprouver cette faim-là, c’est comme entrer dans un tunnel, qui mène à un autre tunnel, et à un autre encore, sans que ce labyrinthe de ténèbres soit jamais percé de la moindre étincelle de lumière. Cette faim, c’est un assaut permanent entre le corps et l’esprit. C’est une douleur incessante, qui dévore ton corps et infecte ton esprit. Elle te transforme en animal. Elle t’obsède jour et nuit par un cortège d’images, celle d’un bout de pain que tu rêves de mâcher, celle d’un gâteau dont tu sens la merveilleuse odeur. Au réveil, tu te réjouis, tu crois avoir dans la bouche ce morceau de pain ou de gâteau, mais tu n’as sur les lèvres qu’une salive amère qui te rappelle que ton ventre est vide et le restera. Toute la journée. Et les jours qui suivront. A cet instant précis, tu te dis que tu aurais préféré ne pas te réveiller du tout, comme ton voisin que tu découvres mort sur la planche de bois qui te sert de lit. Rien n’est plus dévastateur que la faim.
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letilleulletilleul   21 janvier 2020
Il faut que tu répondes à cette femme, Ben, elle est en train de t’interroger et tu te contentes de la fixer d’un œil vide, terne, au mieux, de hocher la tête. Est-ce d’ailleurs un hochement de tête ou un tremblement ? Que ce soit l’un ou l’autre, ça te donne un air parfaitement idiot. Reprends-toi, sinon tu vas passer pour un vieillard gâteux – ce que tu n’es pas, n’est-ce pas ? 
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PegLutinePegLutine   10 mai 2020
- Le papa est de l'autre côté du Mur.
Le médecin se figea alors qu'il avait la main sur la poignée de la porte. Il jeta un rapide regard sur les autres patientes qui partageaient la chambre et sembla soulagé de constater qu'elles dormaient. Puis il revint vers Tuva et lui répondit à voix basse:
- Ne dites à personne ce que vous venez de me confier. (...)
Il griffonna son numéro de téléphone sur une feuille qu'il pose sur la table de chevet.
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SaiwhisperSaiwhisper   18 novembre 2019
Pourquoi y a-t-il des migrants à ton époque ? D’où viennent-ils ? Il y a donc eu une autre guerre ? Il y a, encore et toujours, des orphelins comme nous autres, les Boys, qui errent sur les routes et attendent qu’un pays les accueille ? Ou a-t-elle eu lieu cette guerre ?
Tu détestes ce feu battant de questions dont je te mitraille.
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SaiwhisperSaiwhisper   17 novembre 2019
Je n’avais plus envie de cette incursion dans ton époque, Ben, Elle me rappelait trop la mienne. Elle m’a paru tout aussi cruelle.
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Vidéo de Sarah Cohen-Scali
25–09-20
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