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ISBN : 222121885X
Éditeur : R-jeunes adultes (20/09/2018)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Munich, juillet 1945.
Un garçon erre parmi les décombres…
Qui est-il ? Quel âge a-t-il ? D'où vient-il ? Il n’en sait rien. Il a oublié jusqu’à son nom. Les Alliés le baptisent « Josh » et l’envoient dans un orphelinat où Ida, directrice dévouée, et Wally, jeune soldat noir américain en butte au racisme de ses supérieurs, vont l’aider à lever le voile de son amnésie.
Dans une Europe libérée mais toujours à feu et à sang, Josh et les nombreux aut... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  27 septembre 2018
1945 : fin de la seconde guerre mondiale en Europe.
La Libération et les scènes de liesses vues et revues dans des documents d'archives.
On pourrait croire la période faste, terriblement heureuse.
Et pourtant...
Les images sont trompeuses ou du moins, elles masquent la réalité.
Beaucoup de gens n'ont plus rien et errent sur les routes.
Beaucoup de Juifs, parmi les survivants de la Shoah, ne peuvent plus rentrer chez eux, parce "chez eux" n'existe plus. Spoliés, volés, ils n'ont plus rien. Leurs maisons sont occupées, ils ne savent plus où aller.
Beaucoup d'enfants, également, se retrouvent démunis, sans famille, sans repères.
Non, cette période n'est pas heureuse pour tout le monde.
C'est même une période barbare : beaucoup de gens meurent de faim et sont prêts à tout pour survivre : voler, piller... et même, tuer.
Les camps de DP (displaced persons : personnes déplacées) ne désemplissent pas, et la vie y est rude.
Dans ce contexte difficile, il y a Josh.
Josh est perdu, il n'a plus de mémoire ou pire, il n'a que des bribes de mémoire. Et le peu dont il se souvient a de quoi le laisser désemparé.
Il ne sait même pas quelle langue il parle. Il sait qu'il a appris l'allemand, mais manifestement sous la contrainte.
Son bras gauche est tatoué, "six chiffres gravés sous la peau, indélébiles" : a-t-il connu les camps ? Est-il juif ?
Son bras droit se tend en avant de façon irrépressible, tout en commandant à sa bouche de crier "Heil Hitler !" : mais que lui a-t-on fait subir ?
C'est terrifiant de ne pas savoir d'où l'on vient, de ne pas savoir ce que l'on a vécu. On a peur. Des autres et de soi-même.
Josh nous confie :
"Quand je vois des soldats américains, mon bras droit me dit que je dois les haïr, les fuir, en avoir peur, malgré leur gentillesse apparente − le chocolat, les bonbons, les sandwichs au jambon − tandis que mon bras gauche me dit le contraire.
Va vers eux ! Ce sont tes libérateurs !"
Le personnage de Josh est plus vrai que nature, et pour cause : Sarah Cohen-Scali s'est inspirée de personnes réelles pour construire son roman. Elle a procédé à un énorme travail de recherches, qui lui a permis d'écrire un ouvrage très réaliste, fondé sur les récits, les témoignages et les divers documents d'archives qu'elle a trouvés.
Josh est très attachant et le lecteur suit sa quête d'identité tout au long d'une histoire parsemée de personnages touchants.
Josh ne pourra avoir un avenir que s'il résout les mystères de son passé. Il veut savoir, tout savoir, mais a peur de ce qu'il pourrait découvrir...
Orphelins 88 est un roman prenant. Dans un contexte historique lourd, le sujet est un sujet douloureux : la quête de ses origines, et au-delà, la quête de soi-même.
Un très bon roman pour adolescents (l'éditeur indique "à partir de 13 ans"). Il y découvriront un aspect méconnu de l'après-guerre, et ce texte ne manquera pas de susciter de nombreuses interrogations.
Merci aux éditions Robert Laffont pour l'envoi de ce livre.
Merci à Babelio pour l'opération Masse critique et l'organisation d'une rencontre avec l'auteur. Rencontre qui fut passionnante grâce à Sarah Cohen-Scali qui a su si bien parler de la genèse de son roman, de ses recherches documentaires et de la façon dont elle a créé les personnages. Merci !
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Pancrace
  21 septembre 2018
« Mais rien. Toujours rien. J'ai parfois envie de me prendre la tête à deux mains et de la secouer comme une vulgaire boîte. Si les souvenirs les plus précieux sont au fond, ils reviendront ainsi sur le dessus… »
Ce roman est la clé de la boîte de la jeune vie de Josh, maltraitée, brutalisée.
Ce roman est sa quête suprême. Celle de la mère.
Celle de soi.
« La guerre nous a transformés en Petits Poucets perdus dans la lugubre forêt qu'est devenue l'Europe. »
Avec des phrases saisissantes, attendrissantes, Sarah Cohen-Scali clarifie ce paysage si sombre de l'après-guerre dans l'Europe de l'Est détruite où son attachant fictif petit héros erre, perdu, isolé, démoli.
Arraché à ses racines dès son plus jeune âge par le programme « Lebensborn » destiné à créer des enfants parfaits d'après une sélection raciale, il sera, en 1945, accueilli au sein de l'UNRRA, (unité pour le secours et la reconstruction).
Faites la route avec lui, vous croiserez une multitude de personnages aussi sincères et bouleversants que vils et méprisables. D'infirmières touchantes en guides adorables, de nazis écoeurants en « Yvan » sordides en passant par des amies surprenantes et attachantes.
Toutes les sensibilités sont exacerbées. On lit, on vit pour Josh, l'estomac au bord des lèvres.
Truffés de petits épisodes truculents, vous sourirez parfois vous reniflerez souvent.
Comment peut-on avoir vécu « ça » ?
Comment en réchapper sans bleus à l'âme ?
Dans ce roman estampillé « Young Adult » vous trouverez les mots qui, « quand ils sortent râpent la gorge. »
Vous apprendrez également ce que, malheureusement, la plupart des « Old Adult » ignore.
Je m'étais laissé « lire » que les romans « Young Adult » traitent essentiellement d' « Heroic Fantasy », pour mon premier du genre, on est plutôt dans le « Realistic Epic Pathetic History.»
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ATOS
  25 septembre 2018
« Ces enfants sans enfance
Sans jeunesse et sans joie
Qui tremblaient sans défense
De peur et de froid
Qui défiaient la souffrance
Et taisaient leurs émois
Mais vivaient d'espérance
Sont comme toi et moi »...1966, Aznavour
« Des millions d'enfants sont affectés par les guerres et les conflits armés. Séparés de leurs familles, ils assistent malgré eux aux pires violences, subissent de graves blessures ou sont tués. Les enlèvements, les viols et l'exploitation des enfants recrutés comme soldats font partie des atrocités qui accompagnent la plupart des guerres.- UNICEF 2018.
1945. Scènes de liesses. Images d'archives. 1945, l'Europe libérée.. Mais la barbarie n'avait pas éteint ses derniers feux. Les peuples d'Europe n'étaient pas sortis de la nuit et du brouillard. Des milliers d'enfants se retrouvaient sans famille, sans identité, sans mémoire, sans pays. Des millions de personnes connaîtraient pour des années encore la faim, la peur, la misère. L'hiver 56 est là pour nous la rappeler. La guerre froide devint l'enfant – monstre des cendres. le mots apatride, réfugié, déplacé marquaient les convois de millions de victimes le Japon était atomisé. D'autres guerres s'activaient. Non en 1945 la guerre n'avait pas pris fin. L'heure de reconstruction avait sonnée. Les traumatismes allaient hantés pour des siècles la mémoire du monde. Comment nous reconstruire ?
J'ai eu le plaisir hier soir de rencontrer Sarah Cohen- Scali à l'occasion de la sortie de son nouveau roman : Orphelins 88. Rencontre organisée par l'équipe de Babelio en ses locaux, et que je remercie ici. Moment fort, où il fut question de nos mémoires, de nos résiliences, de notre présent, de la barbarie des temps. Moment important et malheureusement rare où l'enfant est mis à sa juste place : au coeur de tous les débats. A l'heure où l'Europe refuse d'ouvrir un port pour l'Aquarius, à l'heure où dans nos villes errent des enfants de toutes nos guerres, à l'heure où nous nous déclarons en incapacité de les accueillir et de leur offrir un avenir, à l'heure où le nombre de DP ( personnes déplacées) ne cessent de grandir à travers le monde, à l'heure où nous nous interrogeons sur les soi disant risques qu'il y aurait à faire place à ces enfants, oui la rencontre d'hier soir, organisée par Babelio en ses locaux, était importante. Il est important de lire Max, et lire Orphelins 88.
Dans l'assemblée d'hier soir étaient présents à notre mémoire les mots de Primo Levi, de Boris Cyrulnik, de Marceline Loridan Ivens, et des millions de visages Des visages, des photographies qui ont valeur d'appel à reconnaissance. Visages des enfants de la guerre, enfants errants, orphelins, enfants sortis survivants des décombres de l'Europe. Un regard de femme également : celui de Greta Fisher. Greta Fisher faisait partie de l'équipe de l'UNRRA (l'Administration des Nations Unies pour les secours et la reconstruction) qui avait été envoyée en Allemagne après la guerre pour repérer et s'occuper des enfants « non accompagnés » ou orphelins. Greta prit l'habitude de dormir près de la porte d'entrée afin de ne pas rater le cognement timide d'un jeune orphelin au milieu de la nuit.
« Orphelins 88 » rend mémoire à ces enfants, à leurs noms, à leur histoire à leur visage, il rend également hommage à ces femmes , ces hommes qui durant des années n'ont pas abandonné leurs mémoires, ont tout fait pour que leur histoire retrouve le chemin de leur maison.
« Orphelins 88 » parle à notre présent, et au futur qu'aujourd'hui nous décidons de construire.
Max et Orphelins 88 sont pour moi indissociables, une fratrie inséparable.
Merci à Sarah Cohen Scali pour ses recherches minutieuses, pour sa capacité à nous transmettre avec talent la parole de ces enfants. Oui hier soir, il faisait nombre tous ces visages, toutes ces voix, toutes ces vies.
N'abandonnons jamais notre mémoire. Il en va de notre survie à TOUS.
"Que ceux qui ont tenté de leur venir en aide en soient remercié"
Zakhor. al Tichkah.
Astrid Shriqui Garain
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mosaique92
  25 septembre 2018
J'ai bien fait d'attendre la rencontre avec Sarah Cohen-Scali pour rédiger mon billet sur ce roman car si celui-ci m'avait suffisamment intéressée pour le lire d'une traite j'avais été gênée par son style ‘'littérature jeunesse'', genre qui ne fait pas partie de mes littératures préférées, de même que la littérature ‘'young adults'' (YA).
Entendre un auteur parler du processus de création de son roman, raconter ses mois de recherche et comment certains personnages apparaissent et prennent de la place ‘'à l'insu de son plein gré''… voilà qui vous révèle le roman sous un jour, sinon différent, tout au moins beaucoup plus en profondeur.
Je ne reviendrai pas sur la trame de l'histoire ; le résumé éditeur en donne les grandes lignes.
Ce roman est une leçon d'histoire et une plongée dans l'Europe d'après 2e guerre mondiale loin des anecdotes euphoriques sur ‘'la victoire'' ; et il fait apparaître des similitudes inquiétantes avec notre actualité.
- leçon d'histoire et situation après la défaite allemande : les horreurs du nazisme, la destruction d'une grande partie de l'Allemagne par les bombardements alliés, des populations affamées et n'ayant d'autre recours que le vol, la prostitution ou même le crime pour trouver de quoi ne pas mourir de faim, des milliers d'enfants errants et/ou traumatisés dont il était impossible de retrouver les origines pour la plupart d'entre eux, le traitement des GI's noirs au sein de l'armée américaine, l'occupation américano-anglo-française et russe de l'Allemagne, etc…
- similitudes avec notre actualité : les camps DP (deplaced persons) instaurés par les alliés font inévitablement penser aux camps de réfugiés installés actuellement dans maints pays, les pogroms anti-juifs en Pologne rappellent fâcheusement les chasses aux arabes, chrétiens d'orient et roms (et juifs, quelquefois) dans certains pays (avec, de plus en plus, la caution de gouvernements ou de politiques ultra-nationalistes), le sigle 88 (cf le titre du livre et la citation que j’ai mise en ligne) est un signe de ralliement des actuels nostalgiques du nazisme et de nationalistes d’extrême droite, la situation des noirs aux Etats-Unis n'a pas énormément évolué, l'antagonisme alliés/russes qui a débouché sur une ‘'guerre froide'' d'un peu plus de 40 ans est en pleine recrudescence, les difficultés à prendre efficacement en charge et faire adopter les enfants abandonnés (S. Cohen-Scali a rappelé ces propos tenus par Boris Cyrulnik dans son passage du 12 septembre dernier à LGL : «Je pense aux millions d'enfants abandonnés sur la planète et qui n'auront pas la chance de connaître le destin que vous m'avez permis d'avoir ; c'est à dire que tous ces enfants là, s'ils ne sont pas entourés, on va les étiqueter. Ce seront des enfants abandonnés qui n'auront pas pu se développer normalement parce qu'ils auront été privés de famille et de culture par la guerre, par l'économie, par la folie des hommes. Et c'est ce qui est train de se développer actuellement»**)
Par tous ces aspects, ce roman est un excellent ouvrage pour ados ; grands ados, devrais-je préciser, en raison de la densité des évènements et de la rudesse de certains épisodes. Et la littérature traitant de la réalité des lendemains de la guerre 39-45 est loin d'être pléthorique ; cela donne d'autant plus de valeur à ce roman.

(**) Boris Cyrulnik parle de son enfance de petit juif ayant échappé à la déportation in extremis et dont les parents sont morts en camp de concentration dans ''Je me souviens''.
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Giraud_mm
  23 septembre 2018
Fin de la seconde guerre mondiale. Dans l'Allemagne occupée, les américains recueillent les enfants errants, pour la plupart échappés des camps de concentration ou rescapés du programme eugéniste des nazis. Parmi eux, Josh, totalement amnésique. Avec l'aide d'Ida, la directrice du centre qui l'héberge, et de Wally, un jeune soldat noir, et la complicité de ses amies Beate et Halina, Josh va tenter de reconstruire son passé et de retrouver ses proches.
Une belle histoire, construite comme une enquête policière, avec ses lacunes et ses rebondissements. Beaucoup de détails violents ou un peu crus, certainement fidèles à l'histoire, mais qui en font un livre plutôt pour les plus de 15 ans. La fin est émouvante, mais en même temps un peu pessimiste : la violence entre les peuples ou les religions ne prend pas fin avec l'arrêt de la guerre. Mais c'est tellement d'actualité !
Des personnages qui sont dessinés progressivement, avec une grande humanité. Dans le contexte historique, ils paraissent crédibles, avec un petit bémol pour Wally, décrit comme victime de la discrimination due à sa couleur de peau, mais jouissant d'une liberté d'action qui paraît surprenante.
L'écriture est légère et alerte, facile à lire, avec des phrases plutôt courte, sans être simplistes. Je regretterais peut-être trop de mots en langues étrangères, qui risquent de rebuter les moins motivés.
En conclusion : une lecture à la fois attractive et instructive, que je recommande aux plus de 15 ans.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   27 septembre 2018
Je me pose aussi des questions plus douloureuses : la vue de cette photo aurait dû raviver des souvenirs, non ? Me rappeler les moments partagés avec ma mère ? Faire surgir une image : moi sur ses genoux, avec elle, lui tenant la main dans la rue, la maison, notre maison, la tonalité de sa voix ? Mais rien. Toujours rien. J'ai parfois envie de me prendre la tête à deux mains et de la secouer comme une vulgaire boîte. Si les souvenirs les plus précieux sont au fond, ils reviendront sur le dessus...
+ Lire la suite
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Nastie92Nastie92   20 novembre 2018
Ce qui est bien avec les livres, c'est qu'ils vous permettent de voyager sans visa, sans autorisation, sans restriction d'âge, sans prendre un avion ou un train. Ils vous permettent même de quitter votre peau. On se glisse dans celle du personnage et hop ! On change d'identité sans avoir à fabriquer de faux papiers.
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PancracePancrace   19 septembre 2018
Elle boit directement au goulot le reste de la vodka, jusqu'à la dernière goutte, tandis que ses yeux s'emplissent de larmes. J'ai soudain cette pensée idiote que ses larmes sont alcoolisées, comme s'il y avait, entre sa bouche et ses yeux, un système de vases communicants.
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GODINHOGODINHO   24 septembre 2018
" Pourquoi donc veulent-ils que je retrouve la mémoire? Les images de mes cauchemars auraient alors un sens et elles seraient encore plus épouvantables. Alors que là, elles passent directement à la trappe de l'oubli. Fini! Poubelle! "
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   15 septembre 2018
Milk and honey, on dit ici en parlant de l'Amérique, le pays de la liberté. Ça ne correspond pas du tout à ce que m'a raconté Wally. Je me représente maintenant l'Amérique coupée en deux, le Nord et le Sud, comme un gros gâteau dont la moitié, en dépit de son aspect appétissant, serait empoisonnée. Un pays de marionnettes.
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Videos de Sarah Cohen-Scali (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sarah Cohen-Scali
Entretien avec Sarah Cohen-Scali à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com le 24 septembre 2018. Découvrez les 5 mots choisis par l'auteur pour évoquer son roman "Orphelins 88", paru aux éditions Robert Laffont, collection R.
La page du livre : https://www.babelio.com/livres/Cohen-Scali-Orphelins-88/1068676
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