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EAN : 9782264019325
314 pages
Éditeur : Flammarion (16/04/1993)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 15 notes)
Résumé :
« Le chanteur Leonard Cohen est, aux Etats-Unis, considéré comme un romancier important. The favorite Game se présente comme une œuvre autobiographique, qui dépeint le contexte de la communauté juive de Montréal. On y retrouve le même besoin que dans ses disques de mêler étroitement la confession, l'histoire et la poésie. De même est continuellement présente la femme, la mère, à travers les rencontres. »

Paul Alessandrini, Rock and Folk

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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
BVIALLET
  19 février 2018
À Montréal, vit une importante communauté juive qui s'estime être la plus influente du Canada. Et, en son sein, une famille se considère comme tenant le haut du pavé, les Breavman. le dernier descendant de la dynastie s'encanaille avec quelques amis. La liste de ses conquêtes féminines est assez impressionnante (Heather, Bertha, Lisa, Tamara, Norma, Shell…) Dans une boîte de nuit, il est à l'origine d'une bagarre générale. En s'aidant d'un livre d'hypnotisme, il parvient à prendre le contrôle mental d'une fille un peu naïve et à abuser d'elle. Il aime beaucoup fréquenter de jeunes militantes communistes et gauchistes…
« The favorite game » est un roman composé par une suite d'anecdotes non chronologiques et reliées entre elles de façon assez lâche. le thème servant de fil rouge est la recherche de l'amour plutôt physique. Pour Léonard Cohen, c'est une quête sans grand espoir, désenchantée et quasi désespérée. À cette problématique s'ajoute celle de la condition juive. Hitler, le nazisme et les camps de concentration sont évoqués à diverses reprises. Quelques pages pour un portrait de la mère juive et un peu plus pour la musique, les débuts du folk avec Leadbelly, Pete Seeger, les Weavers par exemple. Breavman joue de la guitare. le lecteur doit-il en déduire qu'il est plus ou moins un avatar de l'auteur. le style littéraire est simple et sans afféteries. Cet ouvrage sans grande envergure ne laisse pas un souvenir très marquant. Nul doute que Cohen est meilleur chanteur qu'écrivain !
Lien : http://www.bernardviallet.fr
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
MezlafMezlaf   29 octobre 2015
Le lendemain soir, il la regarda aller et venir dans la chambre. Il n'avait jamais rien vu d'aussi beau. Elle s'était blottie dans un fauteuil et elle lisait. Il se souvint d'une couleur qu'il aimait dans le creuset plein de métal en fusion. Ses cheveux étaient juste de cette couleur, et son corps tiède la reflétait, comme le visage du fondeur s'illuminait de l'éclat du métal en fusion.
Pauvre grande beauté !
Poor perfect beauty
Toute cette louange muette allait à ses membres, à ses lèvres, non pas comme le cri de son désir, mais comme l'exigence de la perfection.
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BVIALLETBVIALLET   19 février 2018
Ils racontaient tout au curé, ils craignaient l’Eglise, ils s’agenouillaient dans des chapelles moisies qui sentaient l’encaustique, et qu’on décorait avec des vieilles béquilles et des appareils orthopédiques. Tous travaillaient pour des industriels juifs qu’ils détestaient, et ils attendaient le jour de la revanche. Ils avaient de mauvaises dents parce qu’ils vivaient de sodas et de gâteaux au chocolat Mae West. Les filles étaient bonniches ou ouvrières d’usine. Elles portaient des robes criardes, et l’on voyait leurs bretelles de soutien-gorge à travers le tissu transparent. Cheveux frisotés et parfum bon marché. Ils baisaient tous comme des lapins, et en confession le curé leur pardonnait. C’était la populace. Si on leur avait fourni un prétexte, ils auraient foutu le feu à la synagogue. Les pepsies, les grenouilles, les Fransoyzen.
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MezlafMezlaf   29 octobre 2015
Comme les cheveux sont insensibles, il lui embrassa les cheveux.
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Videos de Leonard Cohen (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Leonard Cohen
Leonard Cohen (1934-2016), transformer le noir en lumière : Une vie, une œuvre (France Culture). http://le-semaphore.blogspot.fr/2016/.... Diffusion sur France Culture le 30 décembre 2017. Photographie : Leonard Cohen © Adam Cohen. La quête de Leonard Cohen était d’atteindre les profondeurs du cœur. Pour cela, il n’eut d’autres choix que d’explorer avec une lucidité implacable la part d’ombre et de lumière qui constitue chacun de nous, à commencer par lui-même. Une émission d'Élise Andrieu. Réalisation : Céline Ters. Prise de son : Pierre Quintard, Jean-Louis Deloncle et Alain Joubert. Mixage : Alain Joubert. Liens internet : Annelise Signoret. Archives INA Marie Chauveau : “Synergie” par Jean-Luc Hees, 1997. Profondément tourmenté depuis l’enfance autant qu’il aspirait à la lumière, Leonard Cohen a su déployer comme peu d’artistes une œuvre qui oscille de la grâce à la chute, de la haine à l’amour, sondant chaque émotion comme une vérité sans fard. « Tout est dit dans mes chansons », affirmait l’écrivain romancier et poète, devenu chanteur parce qu’il voulait donner une voix à ses textes. Au fil de ses mots et de ses mélodies, des anges peuvent côtoyer les lames de rasoir, des berceuses renfermer une violence impitoyable, sa voix grave s’envelopper de chœurs féminins, la pureté blanche d’une avalanche engloutir une âme lourde… Si son but est d’approcher la grâce, il ne peut l’atteindre sans traverser les abîmes. C’est que pour lui, « nos cœurs brûlent dans nos poitrines comme de la viande de kebab sur sa broche ». Pour tenter de comprendre et traverser ce feu, toute l’œuvre de Leonard Cohen est composée comme un gigantesque art d’aimer. Pour les femmes, la poésie, Dieu, ou toute chose vivante. Amours issus d’un même élan se confondant sans cesse. À l’écoute des textes ciselés sur parfois des années, accompagnés d’arpèges de guitare comme de musique électronique, Leonard Cohen a su transcender une à une ses peurs pour entrer dans une sagesse rayonnante. À la fin de sa vie, il n’avait pas fait disparaître le côté sombre de l’existence, mais, devenu léger, il avait su frotter le noir jusqu’à ce qu’il prenne les propriétés de la lumière.
Intervenants :
Christophe Lebold, biographe Sandra Zemor, artiste peintre Armelle Brusq, réalisatrice
Escalade tes larmes et reste muet Comme la rose sur son échelle d’épine. Puis dépose ta rose sur le feu Le feu s’abandonne au soleil Le soleil cède au merveilleux Dans les bras de l’être Sacré.
“The Window”
Lectures de textes par Céline Ters et Geoffrey Carey.
Extraits du livre “Leonard Cohen, l’homme qui voyait tomber les anges”, de Christophe Lebold.
Extraits du film “Leonard Cohen, portrait intime”, de Armelle Brusq.
Merci à Jacques Vassal, Dominique Boile, Gilles Tordjman et Dominique Isserman.
Source : France Culture
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