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EAN : 9782742799534
150 pages
Éditeur : Actes Sud (01/08/2011)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 10 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition Source : Actes Sud / Domaine français - 08/2011)
ISBN : 9782742799534


Seule la vitesse compte. Le froid, les bruits, les images, les sensations en dépendent. Quand il est lancé sur sa machine, couché sur le corps de métal, entre une insomnie et l'apparition du soleil, Anton vibre de la seule vie qu'il se souhaite. Une course intense et sans fin dans l'immobilité pesante des jours. Pas d'avenir, mais l'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Charybde2
  19 mars 2013
Déguisé en plongée dans l'obsession d'un motard de haut vol, un tour de force de ruse littéraire...
De cette incursion dans le mental obsessionnel d'un motard, Sylvain Coher a su faire une expérience littéraire de toute première force. Non seulement le rendu de la vitesse et de l'extrême attention indispensable à ce "niveau", en véritable mode "caméra subjective", est-il particulièrement impressionnant, mais la construction du personnage, toute en flashbacks simples et très efficaces, a aussi une bien fière allure.
Ce qui nécessite à soi seul le déplacement jusqu'à ce livre, c'est une prouesse qui vous saisira à la page 100, et vous scotchera littéralement. J'ai rarement observé une telle audace, et de telles conséquences, dans le renversement brutal du point de vue de la narration...
"Le rêve d'Anton avait tout d'un rêve prémonitoire. C'était une chute comme on n'en fait qu'une seule fois. de celles dont on ne réchappe pas et dont on ne souhaite même pas réchapper, sinon dans quel état ? Jusque dans ses moindres détails, la netteté des images produites par son rêve lui avait semblé inconcevable ailleurs que dans le monde réel, là où les motards qui tombent ne se relèvent pas."
"Dans le monde d'Anton les statistiques et les probabilités faisaient loi. Probabilités d'une chute, celles du passage d'une horde de sangliers au sortir de la futaie, selon les feuilles mortes et toutes les autres données afférentes. Chaque chose trouvait son pourcentage et Anton évaluait chaque mouvement avec un soin constant."
"Les motards empoisonnent nos nuits."
Notons aussi que ce roman fait partie de la sélection de 10 choisie par CLARO, libraire invité du mois d'octobre chez CHARYBDE...
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michelekastner
  07 janvier 2013
Anton ne vit que pour sa passion dévorante pour la moto, la grosse cylindrée, la vraie, l'Elegante, l'anglaise, la Triumph de ses rêves. Leena est entrée dans sa vie, par effraction, et ne supporte pas sa passion dévorante pour la machine. Seul Arman, son unique ami, avant leur dispute, avant sa fin tragique, pouvait comprendre sa relation diabolique avec la puissante bête. Anton aime flirter avec la mort et sait qu'il doit mourir avec celle-ci et pas une autre. La tension monte crescendo, et le pouvoir envoûtant de ce beau texte poétique est hypnotisant.
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JoyeuxDrille
  20 février 2015
Un ménage à trois. Leen aime Anton qui ne vit... que pour sa moto, une magnifique Triumph noire, surnommé "l'Elégante", avec laquelle il fait corps au point de délaisser tout le reste... En attendant l'inéluctable. Un roman très visuel, superbement écrit mais très, très sombre. Poétique et malsain.
Lien : http://appuyezsurlatouchelec..
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critiques presse (1)
Bibliobs   15 septembre 2011
Vertigineux, porté par une écriture froide et gracieuse, «Carénage» (Actes Sud, 17 euros) est le beau récit d'une fuite vers la liberté, à toute vitesse, à tout prix.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   07 janvier 2013
La lumière verte eut pourtant l'effet d'un coup de cravache sur les flancs de la machine. Le premier rapport était allongé selon les normes en court sur les circuits. Le second reprit à mi-chemin, allant chercher la troisième avec les dents et disparaissant aussitôt. L'Elégante rugit et bondit et s'effaça d'elle-même et se reconstruisit un peu plus loin en recollant chacun des morceaux éparpillés. Anton coordonnait ses gerstes en reliant parfaitement celui de la main qui embraye au pied qui fait monter ou descendre le sélecteur de vitesse. Les premiers virages furent amples et fluides
ils ressemblaient aux aux mouvements
du corps dans les draps pour lesquels
un simple geste des bras
la pliure en creux des reins
l'appui d'une épaule
modifie la trajectoire
et sur le compte-tours l'aiguille montait peu à peu et se contentait d'un sursaut lorsque l'embrayage l'entravait ou la libérait. celui qui accélérait n'était pas celui qui ralentissait. C'était Jeckyll et c'était Hyde. Celui qui accélérait c'était Anton furieux qui ne disparaissait jamais tout à fait mais se repliait et se terrait comme une murène lorsque Anton prudent ralentissait. Les mains se contractèrent, le corps s'avança et dans une ligne parfaitement droite l'Elégante quitta la ville et fit entendre sa grosse voix de contralto.
Et si la machine filait à la vitesse d'un projectile - un projectile lancé dans une succession de boulevards droits et noirs comme la chambre d'un canon - les yeux d'Anton la devançaient pourtant d'une longueur et bien avant le contact du pneu ils cherchaient avec une précision fulgurante le relevé des imperfections sur le tracé de la route.
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Vidéo de Sylvain Coher
Rencontre avec Alexandre Civico et Sylvain Coher
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