AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2213618534
Éditeur : Fayard (21/01/2004)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Au printemps de 1940, l'ombre grandissante de la défaite a provoqué le reflux du Nord vers le Sud d'une France saisie de panique devant l'approche de l'ennemi. Colette a vécu l'exode comme tant d'autres : la fuite sur les routes, la halte chez sa fille, à Curemonte où la vie s'organise tant bien que mal. Le Journal commence là, dans le logis de fortune au coeur des ruines, auprès de a la patronne », la Providence qui renouvelle chaque jour le miracle de remplir les ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
Lune
15 mars 2011
paru en 1941
Différents textes sont réunis dans ce livre. on y trouve la marque de l'époque avec l'évocation de l'exode du printemps 1940, la vie chez sa fille à Curemonte, le retour à Paris. Il n'y a pas de grands discours sur ce temps obscur mais le constat, le bon sens, l'ombre des préoccupations quotidiennes de chacun transparaissent. Colette reste pareille à elle-même, observant nature, animaux, êtres, la Vie, malgré la tourmente. Elle évoque les souvenirs de la guerre de 1870, les souvenirs de "Sido" sa mère. D'autres textes ravivent les moments de sa jeunesse et dans "La Chaufferette", l'école n'est pas oubliée. Il y a également des textes antérieurs à 1940. Là, nous la suivons à Fès et l'accompagnons en tant que journaliste relatant un procès aujourd'hui oublié : le procès d'Oum-El-Hassen. Délicieusement "aillés", ensoleillés, bleutés, sonores, de splendides écrits sur la Provence terminent ce "Journal à rebours". "Hirondelles", "Le coeur des bêtes", "Le petit chat retrouvé" n'oublient pas nos chers animaux et leur "âme". Une fois de plus, les chapitres très différents de ce livre constituent un exemple parfait "d'anthologie stylistique".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
sylvie2
16 décembre 2012
11 nouvelles descriptives de Colette où elle parle des années de guerre, de Ravel et tout naturellement de ses chats.
Commenter  J’apprécie          40
Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis10 avril 2012
Pourtant, ma vie s'est écoulée à écrire... Née d'une famille sans fortune, je n'avais appris aucun métier. Je savais grimper, siffler, courir, mais personne n'est venu me proposer une carrière d'écureuil, d'oiseau ou de biche. Le jour où la nécessité me mit une plume en main, et qu'en échange des pages que j'avais écrites on me donna un peu d'argent, je compris qu'il me faudrait chaque jour, lentement, docilement écrire, patiemment concilier le son et le nombre, me lever tôt par préférence, me coucher tard, par devoir. Un jeune lecteur, une jeune lectrice n'ont pas besoin d'en savoir davantage sur un écrivain caché, casanier et sage, derrière son roman voluptueux. C'est une langue bien difficile que le français. A peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir.

390 - [Le Livre de Poche n° 3841, p. 127]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
JcequejelisJcequejelis10 avril 2012
Un écrivain pris de fièvre reste un écrivain. Même, pour quelques heures, il est un écrivain amélioré. Que de scrupule ! Ce n'est pas à cette heure que je voudrais mentir, improviser, m'embellir, gratter, jusqu'à ce qu'elle saigne un peu d'encre, la faculté d'inventer. Je n'oserais pas me contenter d'un mot provisoire et lui dire : " Attends-moi là, je reviens tout à l'heure, et je t'endimancherai. " Avec la fièvre, c'est à toute minute dimanche, et parure. Faudrait-il n'écrire que sous sa dictée, au son de ses tambourins ? Brûlante égide ! Si seulement j'étais assurée qu'elle me fût tutélaire...

389 - [Le Livre de poche n° 3841, p. 59-60]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
sabine59sabine5907 janvier 2016
Mon enfance, ma libre et solitaire adolescence, toutes deux préservées du souci de m'exprimer, furent occupées uniquement de diriger leurs subtiles antennes vers ce qui se contemple, s'écoute, se palpe et se respire.Déserts limités, et sans périls;empreintes sur la neige, de l'oiseau et du lièvre; étangs couverts de glace, ou voilés de chaude brume d'été; assurément, vous me donnâtes autant de joie que j'en pouvais contenir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
JcequejelisJcequejelis23 mars 2013
Il peut paraître étrange qu'écartée, depuis le 15 juin (1940), des demeures que je considère comme miennes - quatre pièces dans le premier arrondissement de Paris, tout autant près de Montfort-l'Amaury - je me soucie parfois moins d'elles que du changement infligé, j'en ai peur, par la guerre et l'occupation à mon village natal. Je ne l'ai salué, il y a seize ans, que d'une visite brève. C'est que je voulais constater la juste adaptation du souvenir aux sites qui l'ont formé. Un des jardins de son château désert garde de vieux rosiers en festons, une chaleur de pain chaud sur la façade qu'ils fleurissent : j'en sais assez, tout est en ordre. Ma maison natale aussi, qui vieillit, ma foi, moins vite que moi. Pour la petite ville elle-même, je passe condamnation sur quelques toits neufs et les cols de cygne électriques. Le reste se superpose fidèlement au claque dont je ne me sépare point.

783 - [Le Livre de Poche n° 3841, p. 7]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
JcequejelisJcequejelis10 avril 2012
Un métier, pourtant vieux et invétéré, s'éloigne de nous quand un honneur, un désastre, un exode unanimes, dévolus à une nation entière, nous prennent dans leurs lames de fond... Mais il revient. Au bout d'une longue route, je n'ai pas prévu que j'allais si loin pour buter contre une table - terme, obstacle, récif ; échassière, ou bassette conçue pour les repas alité, guéridon boiteux d'un hôtel -, contre une table à écrire. Tous les spectacles suscitent un devoir identique, qui n'est peut-être qu'une tentation : écrire, dépeindre. Je n'ai vu, de cette guerre-ci, aucune de ses violences sous des lueurs incendiaires. A chaque écrivain incombe la tâche de travail que lui désignent ses facultés, le hasard, le déclin ou la vigueur de son âge.

388 - [La Livre de Poche n° 3841, p. 6]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Sidonie-Gabrielle Colette (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sidonie-Gabrielle Colette
à propos de Colette par Jérôme Garcin
Soirée Colette en scène au Théâtre du Châtelet le 9 novembre 2010 avec Mathieu Amalric, Carole Bouquet, Leslie Caron, Danièle Delorme, Arielle Dombasle, Andréa Ferréol, Guillaume Gallienne, Andy Gillet, Sabine Haudepin, Juliette, Doris Lamprecht, François Le Roux, François Marthouret, Clémence Massart, Micheline Presle, Stanislas Roquette, Didier Sandre, Sabine Vatin, Karen Vourc'h
autres livres classés : débacleVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Sidonie gabrielle Colette

Le père de Colette est

Facteur
Ecrivain
Capitaine
Journaliste

13 questions
74 lecteurs ont répondu
Thème : Sidonie-Gabrielle ColetteCréer un quiz sur ce livre