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ISBN : 2253004286
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1978)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 299 notes)
Résumé :
Colette se propose, d'abord, au lecteur, comme la souveraine d'un royaume sensible, la reine des choses prochaines, un écrivain de la nature. Pourtant, (elle) n'est pas orientée vers la campagne à la manière des romanciers paysans. La campagne de Colette est une campagne pour citadines, une campagne dont les baumes cicatrisent les plaies du cœur. Rien ne viendra à bout d'une certitude solidement appuyée sur la terre, d'une confiance animale dans la vie qui assurera ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
11 juillet 2017
Mon fils l'avait eu cette année (3ème) dans sa liste "oeuvres autobiographiques", bien qu'ils aient plus précisément étudié Vipère au poing en classe.
Donc je me suis plongée (ça faisait longtemps que j'avais lu l'auteure) dans un doux écrin de souvenirs d'enfance, pétris d'ambiance familiale, de cadre bucolique, d'animaux de compagnie, de vie de village, d'héritage passé. Et aussi, le portrait unique d'une mère adorée, angoissée, "maternante"...
Je me suis délectée, j'ai littéralement savouré la langue, la poésie, la prose magnifique de Colette. Un livre bénéfique pour toutes les générations, sensible, émouvant, sensuel, épicurien... Intemporel !!
NB : Dédicace spéciale à Sabine, admiratrice de Colette, qui m'a donné envie de relire cette auteure... ;-)
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sabine59
09 mai 2017
Je suis une grande admiratrice de Colette, et ce livre fait partie de mes préférés d'elle, car s'y expriment avec force son attachement presque douloureux aux souvenirs d'enfance, son style savoureux, riche et précis, l'amour des bêtes et de la nature.Et la présence tutélaire de sa mère, dominant , émouvante et mélancolique,toutes les autres évocations du passé. ...
Claudine, c'est bien sûr elle-même. La maison, c'est celle de Saint Sauveur en Puisaye, son village natal dans l'Yonne. J'ai vu ces lieux d'origine et je me suis imaginée sa vie d'alors, lorsqu'à sept huit ans, sauvage et libre,elle parcourait les bois ou jouait dans le jardin...
Magnifique récit autobiographique, éclaté en courts chapitres, comme autant d'instantanés éphémères d'un jardin à jamais perdu, celui de l'enfance...
Les parfums du jardin vibrent dans ton souvenir
Bel-Gazou , pivoines ,herbe fraîche, tu les respires
Et l'écho des mots aimés :" Où sont les enfants?"
Te poursuit comme un chagrin, un sanglot déchirant
Minet-Chéri, tu les revois, chats languissants,
Mangeurs de fraises, et sur le gravier s'étirant;
Une soeur aux longs cheveux, s'éloignant , nostalgique
Un frère créateur d'épitaphes si drolatiques
Et tu n'es pas en reste, belle imaginative
Sur ton mur, très curieuse de mots et pensive,
Enrobant de mystère le simple presbytère
La petite, c'est toi , fillette humant la terre
Qui cherche, comme nous, à arrêter le temps
Pour retrouver l'ivresse de tes rires d'enfant...



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kathy
19 juin 2013
La Maison de Claudine publié en 1922, raconte, par une suite de courtes nouvelles autobiographiques, la jeunesse de l'auteur à la campagne, ses souvenirs d'une enfance heureuse, en Bourgogne dans les années 1870. Colette dépeint tour à tour, sa mère, son père et quelques-uns de ses animaux de compagnie.
Malgré le titre « La maison de Claudine », il n'est dans ces nouvelles, nullement question d'un retour à l'époque des « Claudine », personnage principal d'une longue série de livres, qui lancèrent la carrière de l'auteur.
On peut regrouper les nouvelles de la Maison de Claudine autour de certains personnages :
-La mère, Sido :
Son amour maternel : « Où sont les enfants ? », « L'Enlèvement », « Amour ».
Son passé : « le Sauvage », « La "Fille de mon père" ».
Sa personnalité : « Ma Mère et les livres », « Ma Mère et les bêtes », « Ma Mère et le curé », « Ma mère et la morale », « le Rire », « Ma Mère et la maladie », « Ma Mère et le fruit défendu ».
-Le père : « Propagande », « Papa et Mme Bruneau », « le Manteau de spahi ».
Le portrait de Colette enfant : « La Petite », « le Curé sur le mur ».
-Ses souvenirs d'autres personnes : « La Noce », « Mode de Paris», « La Petite Bouilloux », « L'Ami », « Ybanez est mort ».
-Le frère et la soeur : « Épitaphes », « Ma Soeur aux longs cheveux », « Maternité ».
-Les animaux :
Les chiens : « La Toutouque », « La "Merveille" », « Bellaude ». Les félins : « Bâ-Tou », « Les Deux Chattes », « Chats ».
-Et d'autres réminiscences : Bel-Gazou : « le Veilleur », « Printemps passé », « La couseuse », « La Noisette creuse ».
Au final, Colette nous invite - par ses fines descriptions de la nature, de ses personnages et des animaux - à faire une PAUSE. Une pause pour nous raconter des histoires simples où le temps semble s'être arrêté. Une pause pour nous convier à goûter les bonheurs simples mais intenses - source d'amour, d'émerveillement, de quiétude, d'harmonie et d'inspiration.
Bref, 35 courtes nouvelles pleines de poésie.

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brigittelascombe
28 juin 2011
Sidonie Gabrielle Colette, écrivain français du XIX° siècle connue sous le nom de Colette pour son oeuvre prolifique, a écrit la série des "Claudine" entre 1900 et 1903, en collaboration avec son premier mari Willy. "La maison de Claudine" ne s'apparente pas à cette série, à moins qu'elle n'ait écrit "Les Claudine" dans cette maison d'enfance, coiffée d'un grenier haut, à la grille brandie en l'air par une glycine centenaire, dont ce livre nous relate les souvenirs.
La mère, bien sûr, encore et toujours.
La mère, Sido,tour à tour, jeune fille, dont le buste pliait gracieusement qui a épousé en premières noces "le sauvage" auprès duquel, elle si vive, languissait.
Sido, femme amoureuse du capitaine qui lui fait deux autres enfants et dont Colette surprend la complicité même au temps de la vieillesse.
"Sous un sourcil de vieillard, la férocité de l'amour, et sur des joues flétries de feme la rougeur de l'adolescence".
Sido, mère omniprésente qui crie :"Où sont les enfants?" dés qu'ils lui échappent, qui surnomme Colette 'Minet chéri' ou 'La petite'.
Sido, l'épouse meurtrie par les dettes du capitaine qui doit affronter les ragots du village et les facheries avec sa fille Juliette, dédaigneuse.
Sido, dans toute sa grandeur qui se campe dans le jardin, telle un monument qui tangue, souffre, oscille en cadence pour aider celle qui accouche de l'autre côté du mur, celle dont elle entend la plainte et brise par la pensée le mur des incompréhensions.
Voilà pour moi le passage le plus émouvant et le plus fort de ce récit truffé d'anecdotes parfois gaies ou tristes à l'image d'une vie.
Colette, surnommée Bel gazou par son père, un nom aux consonnances des mille et une nuits, donné par la suite à sa fille, dévoile son amour des mots et des chats, son imagination fertile et son approche de la lecture.
Ne chuchote t elle pas au fil des pages?: "Je restais rêveusement suspendue à un parfum, une image suscitée: l'odeur du chocolat en briques molles, la fleur éclose sous les pattes du chat errant" , c'est ce genre de rêve là que sa poésie nous permet de vivre comme si ses souvenirs étaient les notres.
Ce roman s'inscrit dans une lignée familiale, trasmet son héritage et nous ouvre comme par magie la porte d'un jardin à la prose merveilleuse.
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kuroineko
30 décembre 2016
La période des fêtes de fin d'année se prête bien à des lectures empreintes de nostalgie. J'avais lu quelques extraits de la maison de Claudine, au collège, en sixième. Ça remonte à un bon paquet de lunes maintenant. Il ne me restait que peu de choses de ces morceaux choisis. Si ce n'est les très longs cheveux de sa soeur toujours le nez dans un livre (je me sentais si proche d'elle, la chevelure en moins). Et les couronnes mortuaire de perles bleues que devaient confectionner la petite pour le cimetière miniature de son étrange frère. Souvenirs très précis certes mais qui ne rendent pas justice à l'excellence de l'oeuvre. Loin s'en faut!
La maison de Claudine est une succession de courtes histoires. Elles se suivent sans ordre apparent, qu'il soit chronologique ou thématique ou autre. En celà, le recueil fonctionne comme la mémoire humaine qui passe d'un souvenir à l'autre, comme du coq à l'âne, au gré d'un rappel, d'une illumination soudaine, un mot prononcé ou une madeleine trempée dans une tasse de thé.
La plupart tourne autour de la maison familiale dans un petit village où pour être intégré, il faut y être né. Comme un peintre croque en quelques traits de crayon un visage, une silhouette, un paysage,  Colette esquisse de la même manière ses portraits. Elle brosse une galerie de personnages où se mêlent humains et animaux. Il y a donc sa soeur aux trop longs cheveux, les chats, le grand frere étudianten médecine, l'autre parcourant des kilomètres pour visiter les cimetières du coin, le père avec ses béquilles et ses brèves espérances électorales, le village, la nature omniprésente, ...
Et bien sûr, Sido sa mère, à la recherche de sa turbulente progéniture silencieuse  ("Où sont les enfants? ", leitmotiv qu'elle répète avec toute l'anxiété d'une femelle avec ses petits). Digne à sa couture ou rapetissée par la maladie. Tenant la dragée haute à Monsieur le curé ou l'arrosoir dans son jardin.
Chroniques familiales, animalières, ce bref recueil invite à retomber dans ses propres souvenirs d'enfance, à goûter à nouveau à une perception sensuelle de notre environnement direct, le bruit de l'eau, le vent peigné par les branches de peupliers, le soyeux de la fourrure d'un chat, ...
Et quelle écriture merveilleuse et envoûtante que celle de Colette. Les mots sont simples, foin de termes où tournures savants. Mais la magie opère à chaque instant.
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Citations & extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
rabannerabanne12 juillet 2017
Beaux livres que je lisais, beaux livres que je ne lisais pas, chaud revêtement des murs du logis natal (...) ... J'y connus, bien avant l'âge de l'amour, que l'amour est compliqué et tyrannique et même encombrant, puisque ma mère lui chicanait sa place.
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rabannerabanne10 juillet 2017
Les dimanches sont des jours parfois rêveurs et vides ; le soulier blanc, la robe empesée préservent de certaines frénésies. Mais le jeudi, chômage encanaillé, grève en tablier noir et bottines à clous, permet tout.
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rabannerabanne10 juillet 2017
Maison et jardin vivent encore, je le sais, mais qu'importe si la magie les a quittés, si le secret est perdu qui ouvrait, - lumières, odeurs, harmonie d'arbres et d'oiseaux, murmures de voix humaines qu'a déjà suspendu la mort, - un monde dont j'ai cessé d'être digne ?...
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2605260509 mai 2013
Tout est encore devant mes yeux, le jardin aux murs chauds , les dernières cerises sombres pendues à l’arbre, le ciel palmé de longues nuées roses,-tout est sous mes doigts : révolte vigoureuse de la chenille, cuir épais et mouillé des feuilles d’hortensias, - et la petite main durcie de ma mère. Le vent si je le souhaite, froisse le raide papier du faux-bambou et chante, en mille ruisseaux d’air divisés par les peignes de l’if, pour accompagner dignement la voix qui a dit ce jour-là, et tous les autres jours jusqu’au silence de la fin, des paroles qui se ressemblaient :
— Il faut soigner cet enfant…Ne peut-on sauver cette femme ? Est-ce que ces gens ont à manger chez eux ? Je ne peux pas tuer cette bête…
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lecottageauxlivresFannylecottageauxlivresFanny25 mai 2014
- Où sont les enfants?
Deux reposent. Les autres jour par jour vieillissent. S'il est un lieu où l'on attend après la vie, celle qui nous attendit tremble encore, à cause des deux vivants. Pour l'aînée de nous tous elle a du moins fini de regarder le noir de la vitre, le soir: "Ah! Je sens que cette enfant n'est pas heureuse...Ah! je sens qu'elle souffre...."
Pour les aîné des garçons elle n'écoute plus, palpitante, le roulement d'un cabriolet de médecin sur la neige, dans la nuit, ni le pas de la jument grise. Je sais que pour les deux qui restent elle erre et quête encore, invisible, tourmentée de n'être pas assez tutélaire: "Où sont, où sont les enfants?....."
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Videos de Sidonie-Gabrielle Colette (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sidonie-Gabrielle Colette
à propos de Colette par Jérôme Garcin
Soirée Colette en scène au Théâtre du Châtelet le 9 novembre 2010 avec Mathieu Amalric, Carole Bouquet, Leslie Caron, Danièle Delorme, Arielle Dombasle, Andréa Ferréol, Guillaume Gallienne, Andy Gillet, Sabine Haudepin, Juliette, Doris Lamprecht, François Le Roux, François Marthouret, Clémence Massart, Micheline Presle, Stanislas Roquette, Didier Sandre, Sabine Vatin, Karen Vourc'h
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