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ISBN : 2010192095
Éditeur : Hachette (03/02/1993)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Farou, auteur dramatique à succès, est occupé par les répétitions de sa nouvelle pièce, Le Logis sans femmes. Fanny sait que pendant cette phase de la création son mari n’offre aucune résistance aux tentations extra-conjugales ; elle en a pris son parti.

Mais sa jalousie est tout autre quand elle s’aperçoit que Jane, la secrétaire modèle qui vit aussi chez eux, ne peut cacher la sienne à ce moment-là. Fanny se rend compte que son amitié pour la jeune... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Lune
  09 février 2011
Ce roman fut achevé le 31 décembre 1928, au château d'Ardenne, en Belgique, "un peu avant les douze coups de minuit". Ce roman particulier traite de la solidarité féminine face à l'homme séducteur et aimé. L'accueil critique et convenu ne se fit pas attendre. Deux femmes soudées face à la toute puissance masculine ne pouvaient que choquer des consciences étriquées et conservatrices. Parallèlement, Colette, alors épouse de Henry de Jouvenel qui vivait une liaison avec la couturière Germaine Patat, se lia d'amitié avec cette dernière (toujours chez Colette, la fiction/réalité). Ce livre est bâti sur fond de milieu théâtral parisien de l'époque. On y suit Farou, auteur en pleine création, comédiens et comédiennes (rivalités, séduction...), échanges d'esprit piquants, "avant-première", personnages roués, etc... La première partie du livre nous donne quelques splendides descriptions de la Franche-Comté. Toute la sensualité d'une Fanny un peu grasse s'y épanouit et la mélancolie de Jane, "la seconde", s'y étiole un peu plus. Les deux héroïnes finiront par se rejoindre et parviendront à créer un climat amical qui rendra mal à l'aise "l'homme" désarçonné par l'ambiguïté de cet accord. Il y a aussi "le petit Farou", adolescent mal dans sa peau, amoureux, graine d'homme à croquer. On ne peut s'empêcher de penser à Phil (le Blé en herbe), à Chéri et à ... Bertrand (fiction/réalité). Pénétrer les dédales de l'âme humaine, ceux de l'âme féminine et ses rapports amoureux, voilà de quoi lire et relire ce roman qui ne livre pas tout à la première lecture.
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Lune
  09 février 2011
1934 - Duo
1939 - le Toutounier
Avec "Duo", nous pénétrons dans un huis-clos tourmenté et passionnel. Un homme et une femme s'affrontent. Les affres de la jalousie détruiront une confiance très ancienne et dans le sillage de l'obsession, Michel ne le supportera pas et se détruire lui-même laissant une Alice plus étonnée de la faiblesse de l'homme aimé que de son acte. Colette relate les échanges et les souffrances de chacun se débattant avec ses propres démons. Son écriture sensuelle nous place d'emblée dans le lieu (le jardin, le village où Alice "descend" s'approvisionner en crayons, le sous-main violacé qui intrigue et met l'eau à la bouche comme l'un de ces bonbons à la violette que l'on convoite enfant), la maison (ses odeurs, sa chaleur printanière, le parfum du tilleul servi après le repas du soir), les habitudes de chacun (la description de Maria, la "gouvernante" est savoureuse), les coquetteries de l'homme d'un milieu artistique des années trente, la fatalité d'Alice que nous ressentons beaucoup plus que l'exaltation d'un Michel tantôt "homme enfant" tantôt "homme martyr" qui agace un peu. Leur duel est beau jusqu'à la désespérance de l'incommunicabilité de deux êtres qui n'auraient pas dû détruire.
Nous retrouvons Alice dans "Le Toutounier" après la seule fin que nous n'imaginions pas (je vous la laisse découvrir). Alice retrouve ses soeurs et tentera de se reconstruire au sein de la chaleur qui les unit et dont le centre n'est autre que ce "toutounier", en fait un divan, élément foetal qui les unit.
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Colchik
  19 août 2017
La rudesse d'un homme, ses exigences, ses rebuffades, son insouciance peuvent-elles faire accepter à son épouse le partage de ce même homme avec une autre ?
Colette pose moins ici la question de l'adultère que celle de la solitude dans le couple. L'adultère n'est pas acceptable, car il est source de souffrance, mais la solitude, le délaissement sont encore pires.
Avec un glissement remarquable, Colette conduit Fanny de l'amitié féminine à la jalousie, et de la jalousie à la révélation de son abandon. Non pas un abandon affectif, son mari lui garde toutes les marques de l'attachement, mais la relégation à une condition de femme dépendante. Fanny n'a pas de ressources financières propres, elle est coupée du monde extérieur, ignorante du travail de son mari, elle est donc vulnérable sur tous les plans.
La blonde et pâle Jane, la femme active et efficace est aussi une victime du fauve Farou. C'est elle qui révèle à Fanny son état en lui avouant que son amitié pour elle est plus profonde que son lien avec Farou. Elle aime Fanny avec l'intelligence d'une femme qui a une expérience des hommes et ne s'arrête pas à une rivalité de façade.
Ni Fanny ni Jane ne peuvent gagner face à un homme tel que Farou. Leur seule chance est de s'allier face au mari et à l'amant, non pas pour évincer une autre rivale (c'est peine perdue devant la gourmandise brutale de Farou), mais pour préserver leur personnalité, leur être profond dans la confrontation à un individu égoïste, ombrageux, suffisant. C'est une attitude digne devant celui qui est le maître, non par son talent, mais par son argent, sa réputation, son existence socialement reconnue.
On voit combien Colette connaît son sujet et a éprouvé la réalité de la condition féminine au début du 20ème siècle. Jane, la maîtresse, n'a qu'un tout petit avantage sur Fanny dont le statut de femme au foyer comprend aussi l'éducation du rejeton de Farou, père distrait et agacé, celui de la nouveauté. Elle sait que dans une opposition frontale à l'épouse, elle perdra une alliée, une amie. Elle s'appuie sur la seule dignité qui lui reste : sa lucidité de l'état de Seconde.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
PetitebijouPetitebijou   02 juin 2012
Elle se leva doucement, adroite et pleine de précautions, comme si elle se mouvait dans l'obscurité. Farou soupira, endormi, se retourna, moulant sur lui tout le drap comme un grand pli d'onde. Vingt fois, la malignité publique, la négligence de Farou lui-même, avaient convaincu Fanny d'imaginer ce corps d'homme luttant pour le plaisir, domptant un doux corps féminin... Maint repli de sa mémoire cachait des souvenirs de petites larmes aigres, d'insomnies, de lettres soustraites, puis restituées en secret à Farou. Prénoms, écritures inconnues, dessins effaçables... Les embellies venaient vite, elle les pouvait escompter, et faisait bon visage en les attendant.
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VelemVelem   14 août 2016
Elle est épatante. Par cette chaleur! Et si gentille, en dehors de ses crises de susceptibilité. Un tout petit trop utile pour être une amie... Voilà : un tout petit trop utile...
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VelemVelem   14 août 2016
Mais vous dites oui, et encore oui... Si encore ça vous servait à quelque chose, votre "ouimonchérisme" d'esclave... Les femmes, vraiment...
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Bande annonce du film Colette (2018), film sur la vie de Sidonie-Gabrielle Colette
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