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EAN : 9782072878244
Éditeur : Gallimard (06/02/2020)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 6 notes)
Résumé :
« Je suis un migrant, un chien mille fois blessé qui sait explorer une ville. Je sors et je fais des cercles autour de mon immeuble. Je renifle les bars et les restaurants ».

Velibor Čolić poursuit ici l'entreprise commencée avec son Manuel d'exil : un vagabondage autobiographique, une sorte de bildungsroman alliant une fantaisie mélancolique typiquement balkanique à une réflexion tourmentée et lucide sur l'exil. Héritier de Cortázar (pour ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
anniefrance
  25 mars 2020
En 2016, il écrivait un manuel d'exil: comment réussir son exil en trente-cinq leçons. Il continue avec le livre des départs: nouvelles leçons. Je ne les trouve pas si nouvelles: c'est toujours le même ton qu'il a d'ailleurs lors des rencontres; je l'ai connu quand il écrivait son premier livre en français, en 2010: Jésus et Tito, une évocation de son enfance entre Jésus dont sa mère lui parlait en cachette et Tito qui régnait alors sur la Yougoslavie et faisait l'admiration de son père qui estimait que le monde entier serait bientôt communiste.Velibor est né en 1964 (le 13 juin comme moi en 45!)en Bosnie, un des pays de la Yougoslavie. Avec les croates, il combat les serbes mais il ne supporte pas les horreurs de la guerre et déserte. Il arrive en France en 1992, ne parlant pas français, il est déclaré apatride puisque entre temps la Yougoslavie n'est plus (il écrit Les bosniaques en 94). A travers son propre exil, il nous montre le sentiment de déréliction des migrants et l'errance sans espoir de ceux qui ne trouveront jamais leur demeure. Il parle davantage des femmes que dans le livre précédent et il continue d'évoquer ses rapports avec les institutions, les psychiatres, les administrations etc.
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magalibertrand
  04 mai 2020
Il y a quelque chose d'assez schizophrène à lire « le livre des départs » dans une période où l'on ne peut en prendre aucun et d'assez philosophique à s'entendre parler d'exil lorsque c'est dans son propre village que l'on est condamné à se couper des siens. Mais, lorsque c'est Velibor Colic qui évoque le sien, avec toute la force de cet humour qui prouve, s'il en était encore besoin, que ce grand homme de l'Est a fait sienne la langue de sa terre d'accueil, on se dit que cette incongruité en vaut bien une autre, et même qu'elle ne pouvait pas mieux tomber ! Dans cette suite à son « Manuel d'exil », on s'attache aux pas de ce géant aux semelles de vent, de ce Bosniaque errant qui a fait de la langue française son nouveau pays, son chez-lui, au point d'en devenir l'ambassadeur, d'en décrocher le Prix, d'en imprégner les bibliothèques…On le suit, sourire aux lèvres, un sourire ému souvent, dans les méandres de ses réflexions, dans les vapeurs de ses ivresses, dans le cheminement de ses pas de moins en moins perdus dans le hall des gares et des aéroports du monde, et au détour des pages et des mots, on croit entendre rouler et rebondir son bel accent d'homme de là-bas qui offre une dimension nouvelle à la langue d'ici.
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jg69
  30 mars 2020
" La France n'est pas ma patrie. Mais, régulièrement, elle est mon pays."
Vélibor Colic est un écrivain poète bosniaque réfugié en France depuis 1992. Je l'ai découvert avec son précédent livre "Manuel d'exil" où il racontait son arrivée à Rennes à 28 ans ne connaissant que trois mots de français : Jean, Paul, Sartre. Poète reconnu dans son pays, il avait fui son pays en guerre. Avec " le livre des départs", deuxième volet de sa trilogie sur exil, il nous livre de nouvelles leçons pour réussir son exil.
Il nous raconte à travers sa propre errance, l'errance des migrants, il se dit "rempli d'un vide, d'un froid métaphysique qui l'habite depuis les premiers jours de son exil". Il raconte avec humour sa découverte de la nourriture française, des fromages dont l'odeur lui évoquait la présence d'un cadavre. Il raconte les différents petits métiers qu'il a exercés pour survivre tout en ambitionnant de devenir français et de devenir un écrivain qui écrit en français, la langue de son exil. Il évoque également son errance auprès de femmes qui prennent beaucoup de place dans ce livre... " Je suis un migrant, un chien mille fois blessé qui sait explorer une ville. Je sors et je fais des cercles autour de mon immeuble. Je renifle les bars et les restaurants " et son chemin vers l'écriture de "Manuel d'exil".
" L'exil est une balance aussi. Mesurer le poids métaphysique de nos gains et de nos pertes."
Avec ce roman d'inspiration autobiographique écrit de 2016 à 2019 j'ai eu plaisir à retrouver l'incomparable humour de Velibor Colic, ce livre comporte quelques passages savoureux notamment quand il se lance dans des listes un peu folles. Mais ce texte n'est pas que léger et fantaisiste, il s'en dégage une profonde solitude, une certaine désespérance. Dans ce livre il est beaucoup question d'alcool ("son airbag entre lui et le monde réel") et des femmes, symboles de son errance. J'ai aimé sa réflexion sur la visibilité de l'étranger, sur le pouvoir de la littérature. J'ai aimé la façon dont il rend le migrant terriblement humain et j'ai été émue par le passage sur son retour au pays et par sa culpabilité de survivant. Contrairement à son précédent livre il s'autorise à nous livrer quelques touches sur son passé en Bosnie avec l'histoire de son frère et le souvenir de ses camarades morts qui le poursuit. Un auteur désabusé dont j'apprécie l'autodérision. Un récit qui m'a plus d'une fois serré le coeur.
Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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alguim
  19 avril 2020
«Le livre des départs» surprend par sa liberté narrative jazzée et chaque fragment propose une improvisation sur un moment marquant de la vie de l'auteur. Agrémenté de palabres de bistrots et de pensées d'alcoolos, celui qui se définit comme étant «107 kilos d'accents» offre aux lecteurs un véritable hommage à la poésie dépouillée de tout superflu. Et dans l'ombre du cynisme ambiant et de la désinvolture se cache un homme pétri d'espoir, prêt à partager son histoire.
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nuitet0ilee
  18 avril 2020
Récit d'errance d'un migrant en France, Velibor Colic ajoute une touche de fantaisiste lorsqu'il parle des institutions, des administrations.
C'est un récit bouleversant quand l'auteur raconte sa culpabilité de survivant de la guerre de Bosnie-Herzégovine.
Un hommage à la langue française et aux auteurs qui ont pu le sauver.
"Je suis un migrant, un chien mille fois blessé qui sait explorer une ville."
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
celinefabre27celinefabre27   17 mai 2020
Page après page je malaxe l’imaginaire et le réel, le vécu et le rêve. Je corrige ma propre vie, étonné par le pouvoir de la littérature : réprimander et embellir ma propre existence. Magique littérature.
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celinefabre27celinefabre27   17 mai 2020
Je reste très dubitative... j’ai parfois eu envie d’arrêter ma lecture, mais j’ai continué. Il y a parfois des longueurs, et on est parfois happé.
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celinefabre27celinefabre27   17 mai 2020
J’accepte mon sort. Je suis un marin sans mer et un rêveur qui souffre d’insomnie.
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celinefabre27celinefabre27   17 mai 2020
Mon texte est désordonné, c’est un inventaire et pas vraiment un roman.
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celinefabre27celinefabre27   17 mai 2020
La France n’est pas ma patrie. Mais régulièrement elle est mon pays.
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