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ISBN : 2355842612
Éditeur : Sonatine (10/11/2016)

Note moyenne : 2.97/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Cayucos, Californie. Dans une villa au bord du Pacifique, un homme désespéré remplit un cahier noir. Dans sa cave, ligotée, une femme obèse, à peine consciente. Avant de la tuer, l’homme veut raconter son histoire.

Quelques mois plus tôt… Un an après la disparition de sa femme, le chroniqueur Bradley Hayden est détruit. Il s’étourdit dans des liaisons sans lendemain via un site de rencontres. Un jour se présente une femme qui ne correspond en rien à l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Ydamelc
  14 novembre 2016
Qu'est-ce qu'ils m'ont fait chez Sonatine ?
Cette 4éme de couverture, ça va pas du tout, du tout !
Je ne suis pas contente !
Elle en dit beaucoup trop !
C'est quoi ce délire ?!
NE LA LISEZ PAS !
En plus, elle ne reflète pas franchement l'ambiance que je m'étais imaginée. Justement, à cause de ces quelques détails en trop...
Cela dit, pas déçue !
Mais pas non plus tout à fait exaltée...
Mon résumé à moi :
Bradley Hayden, journaliste, est anéanti depuis que sa femme, April, s'est volatilisée, sans explication.
Les recherches ne mènent à rien...
C'est la descente aux enfers pour Bradley.
Il collectionne les aventures sans lendemain via un site de rencontre.
Jusqu'au jour où Jenny se présente.
Elle ne correspond en rien à la photo qu'elle a envoyé d'elle...
Elle lui montre une vidéo qui lui prouve que son épouse est en vie.
Il devra se plier à toutes ses exigences et sera contraint de la suivre dans sa cavale meurtrière, au risque de perdre sa femme définitivement....
"Qui est vraiment Jenny ? A t-elle choisi April au hasard ?
Bradley pourra t-il retrouver sa femme à temps ?"
Ce livre, je n'ai pas pu le lâcher.
J'ai enchaîné les chapitres pour savoir au plus vite où cette histoire allait nous mener.
Un thriller qui rend un peu dingue !
Jusqu'au bout, le mystère reste entier sur les réelles motivations de Jenny.
A se demander si cette histoire n'est pas que folie.
On se pose énormément de questions...
J'y ai trouvé beaucoup de longueurs, mais elles sont sans doute nécessaires pour que chaque moment fort soit d'une description percutante.
On se les prend en pleine face, vraiment !
La boule au ventre immédiate !
Sans que l'on s'y attende.
Un bon page-turner ! Efficace !
Qui m'a bien retourné le cerveau.
Un dénouement qui m'a chamboulé...
Ne m'en faut pas plus !
Pas trop mal du tout monsieur Fabrice Colin.
De quoi m'intéresser à vos deux précédents romans.
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Stelphique
  14 novembre 2016
Ce que j'ai ressenti:…Une cavalcade sanglante…
Si au départ, on suit un couple aux difficultés « banales » et dans un quotidien encrassé de petits soucis, tout bascule lors de la disparition de April, et l'arrivée tonitruante de Jenny dans la vie de Bradley. Plus de vie « plan-plan » après cette rencontre hors-norme, mais bel et bien un road-trip ténébreux où la chair et le sang se livrent une bataille sans merci…
« Je suis arrivé à cet instant où je ne désire plus rien et où personne, surtout, ne peut plus rien me donner. »
Tout du long, l'auteur maintient un suspense qui laisse un doute planer, un malaise évident. On oscille entre plusieurs couches de folie, on saisit mal la portée des agissements de cette inconnue, mais on sent que cette opacité cache les pires atrocités, alors on s'accroche à ce duo de personnage que forme Bradley et ce détective Ron, et on observe avec stupéfaction, la maîtresse de cette intrigue…Et quelle dame!
J'ai bien aimé l'originalité de ce détective qui se sert de la divination et sagesse Yi-King pour influencer ses choix, et j'aurai vraiment apprécié qu'il prenne plus de place dans cette histoire. Quand à Bradley , il incarne bien l'homme brisé, culpabilisant de la disparition de sa femme, et on s'attache forcément à ce personnage qui d'un coup, subit des tas de turbulences. Jenny reste quand même le personnage clef de ce livre, totalement imprévisible, incroyablement provocante, elle devient vite envahissante dans votre espace intime, bouscule d'un mouvement disgracieux vos plus conventionnelles pensées, prend une place prépondérante dans ses pages, vous étouffant dans l'espace clos de ces bras.
L'histoire est construite comme une énigme, le lecteur ramasse petit à petit les graines de ce scénario, chaque information se mérite au prix d'une violence toujours plus sanglante, mais au final, on aura eu une belle récolte de ce qui se fait de pire, derrière les belles façades…Page-Turner efficace et course contre la mort rythme ce thriller bien costaud.
« On est sur Terre pour combien de temps? Toujours moins qu'on ne le croit. Alors s'emmerder, on n'a pas le droit. »

Lien : https://fairystelphique.word..
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belette2911
  23 avril 2018
Ces derniers temps, dans mes lectures, soit c'est du très bon, soit c'est du mitigé, limite ennuyant… Et pourtant, je n'avais pas sélectionné des tocards mais des bêtes de compète.
Et bien, j'ai dû louper quelques chose d'important dans ces romans parce que celui-ci va rejoindre ma pile des "à donner" et va être oublié en deux temps trois mouvements.
Je ne suis même pas sûre d'arriver à m'en souvenir assez longtemps que pour réaliser cette petite chronique.
Ici, c'est le style assez confus du récit et le fait que je n'ai ressenti aucune empathie ou sympathie pour les différents personnages.
Comme si j'avais survolé le récit du haut de la stratosphère… Déjà, le début m'a semblé long et ennuyeux. Une fois son épouse, April, disparue, je pensais que j'allais enfin m'immiscer dans le roman, et rien n'en fut.
Après plusieurs essais désastreux, j'ai terminé le récit en le survolant, en mode pilotage automatique, ne redescendant sur terre que lorsqu'il y avait des faits importants, mais malgré cela, je me sentais perdue dans ce récit cacophonique, ne sachant plus où était le vrai du faux, soupirant devant la violence de certaines scènes et j'ai terminé ma lecture en roue libre jusqu'au final, qui ne m'a pas fait tomber de ma chaise (alors qu'il aurait dû).
Une lecture de plus à oublier, sans pour autant mettre l'auteur de côté car j'ai envie de le découvrir sur un autre roman et là, qui sait, peut-être l'étincelle tant espérée arrivera.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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gruz
  25 novembre 2016
Jenny est le troisième volet du triptyque américain de Fabrice Colin, après Blue Jay Way et Ta mort sera la mienne. Trois histoires indépendantes (ou pas). Trois chaînons qui donnent une vision bien particulière et bien sombre de l'Amérique.
Jenny débute comme le roman ordinaire d'un couple en perdition. Des bases claires, tangibles, faussement banales, qui vont brusquement s'effriter lorsque la femme disparaît.
Tout change ensuite. le personnage principal perd peu à peu pied, et le lecteur avec lui.
La réalité, ou ce que l'on croit d'elle, se fissure,
se craquelle.
Le récit en devient perturbant,
disruptant,
désorientant.
Les bases qu'on croyait solides deviennent des sables mouvants. Plus le lecteur s'y débat, plus il s'enfonce dans la folie d'un récit tortillant et pervers. Une intrigue qui plonge toujours plus profond dans les béances d'un personnage qui touche le fond (et creuse encore).
Il faut dire que Bradley Hayden (le protagoniste en question) rencontre cette fameuse Jenny au cours de ses recherches pour retrouver sa femme. Une femme de poids, dans tous les sens du terme, le genre de personnage qu'on ne peut oublier. Jamais.
Impossible de décrire en quelques mots cette Jenny, tant sa personnalité, ses actes et ses antécédents sont d'une incroyable complexité. Monstruosité et laideur (et ce n'est pas de son physique dont je parle, il n'est qu'une conséquence).
Je l'ai dit, ce thriller aliénant et hallucinant se lit indépendamment. Cependant les liens avec les deux autres romans sont prégnants. le récit est, une fois de plus, non linéaire et la thématique de la manipulation mentale omniprésente. Fabrice Colin est un manipulateur de premier ordre.
« L'imagination n'est que l'étendard de la subjectivité », c'est l'auteur qui le dit lui-même dans son livre. Il y pousse l'art et le pouvoir de la fiction à son paroxysme (vous comprendrez en découvrant l'histoire). Il serait criminel d'en dire davantage (d'ailleurs je vous conseille de survoler la 4ème de couverture qui en dit beaucoup trop, à mon goût).
Jenny est un thriller particulièrement dérangeant, mais bien davantage qu'un simple thriller. Fabrice Colin est capable d'envolée stylistiques de toute beauté tout autant que de descriptions d'une rare cruauté (le passage qui se déroule en forêt restera marqué au fer rouge dans mon esprit).
Complexe, désenchanté, désorientant. Prenant, stressant, fascinant. Émouvant parfois aussi. Jenny est tout ça à la fois. Avec ce volet, le triptyque américain de Fabrice Colin se referme avec violence, et on le prend en pleine tronche. Pour moi, sans aucun doute le meilleur des trois.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Varaha
  24 février 2017
Je termine ce livre avec une faim restante... La faim de vouloir en savoir encore un peu plus, être vraiment sûre de ce que j'ai cru comprendre.
« Mensonges et vérités s'entremêlent de façon si inextricable que je ne sais même plus moi-même si la frontière existe. »
Le style est attirant, les phrases bien développées et le vocabulaire intéressant. Attention cependant à ne pas laisser cet écrit entre toutes les mains, il comprend des passages plus qu'explicites, violents et dégradants.
Le lecteur suit un homme, le narrateur, qui vit une perte après l'autre, que ce soit un ami, un parent, une amante, ... Mais est-ce la vraie réalité, ou seulement une illusion, un faux souvenir ? On se sent parfois comme sur une route sinueuse qui n'en finit plus, avec le risque de chuter dans le précipice à chaque virage. En tant que lectrice, j'ai été fort perturbée, au début, par ces changements de points de vue et de style narratif incessants qui jalonnent le roman. Finalement, ça apporte une impression d'enquête à plusieurs voix, à plusieurs points de vue qui ne gâche rien. La conclusion à laquelle on nous fait arriver n'est pas forcément celle à laquelle j'aurais pensée, je pense que le narrateur pourrait prendre d'autres décisions face aux choix qui lui sont posés.
« On nous a si souvent répété que le mal n'était qu'une fiction créée par l'homme que nous en avons oublié de nous demander si ce n'était pas le contraire. »
Dans le cadre du multi-défis 2017, je classe ce roman dans la catégorie 38 – Un livre dont le titre comporte un prénom féminin.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   07 novembre 2016
On est sur Terre pour combien de temps? Toujours moins qu'on ne le croit. Alors s'emmerder, on n'a pas le droit.
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Charybde2Charybde2   14 novembre 2016
Seul face aux vagues. Est-il possible d’être aussi seul ? Sombre, démonté, l’océan est comme le reflet de son âme. 5340 Studio Drive. Une maison de bardeaux bleus aux fenêtres closes. La nuit s’abat, rideau sur la scène, et on n’entend plus que cette colère du bout du monde.
Il est sorti sur la terrasse pour fumer, mais l’idée même d’allumer une cigarette est risible. Ses doigts se crispent sur le paquet, l’écrasent puis le lâchent ; le vent l’emporte en trois secousses.
Pour ce qu’il en sait, les deux maisons voisines sont inoccupées. C’est ce que lui a certifié la logeuse. Il espère que c’est vrai.
Des épingles chauffées à blanc percent la voûte du ciel, d’énormes nuages fulminent. Bientôt, il pleuvra du sang.
Il s’agrippe à la rambarde. Il ne dort plus, à présent, quelques minutes glanées ici et là, tel un marin qui ne serait pas sûr de revoir le rivage un jour.
Il se nourrit d’eau du robinet, reste éveillé grâce au Xanax. Effets secondaires ? Nervosité, épuisement, hallucinations, cauchemars. Cauchemars, oui. S’il reste de la place.
De mystérieux oiseaux blancs rasent les vagues avant de s’évanouir dans la nuit californienne. Il aimerait que les tremblements cessent.
Il doit en finir avec ce texte, la seule chose qui importe encore. Ne pas penser : écrire. La fin n’est plus loin.
Il retourne au salon, tire la baie derrière lui, à deux mains. Une puanteur étouffante a envahi l’étage. Il n’ira plus là-haut, à quoi bon ? Installé à sa table, il avale une gorgée d’eau tiède.
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StelphiqueStelphique   11 novembre 2016
Je suis arrivé à cet instant où je ne désire plus rien et où personne, surtout, ne peut plus rien me donner.
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Charybde2Charybde2   14 novembre 2016
Quatre ans d’université du côté de Fulton Street, sociologie, études urbaines puis retour à la socio – j’étais encore loin du compte quand j’ai pris place, un soir de juin 2004, dans ce café à touristes de Jefferson Street pour attendre une fille qui, selon toute vraisemblance, ne se montrerait jamais.
Avachi sur une énorme banquette rouge, plongé dans la section « rencontres » d’un journal de petites annonces, je réfléchissais à la meilleure façon dont je pouvais me présenter. La vérité : sportif du dimanche un peu trop porté sur la bière, mais accommodant et fondamentalement bienveillant. Portrait plausible : brun ténébreux à mèche rebelle, fin connaisseur de jazz, pas d’attaches familiales rédhibitoires. «Tu es futé, tu es marrant, mais il y a quelque chose de sombre en toi», m’avait glissé un jour la petite amie de mes 15 ans. J’étais en train de méditer sur ce verdict lorsqu’une fée gracile s’est installée en face de moi. Elle était, m’a- t-elle signifié, l’amie de mon rencard. «Pas trop déçu ?» Rousse et bouclée, fluette, une peau presque diaphane. Son rouge à lèvres était particulièrement vif, mais c’étaient surtout ses yeux qu’il était impossible d’ignorer : verts et trop grands, striés de reflets dorés. «Irlande», ai-je pensé. Avec les premières mesures de Danny Boy en arrière-salle.
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Charybde2Charybde2   14 novembre 2016
Yuma, Arizona. 99°F, affiche le thermomètre de la Toyota de location. Sur la banquette arrière, à côté de la sacoche, un marteau arrache-clou trouvé dans le garage de la maison. J’essaie de visualiser la scène dans laquelle il jouera plus tard un rôle.
Je claque la portière, sacoche en bandoulière. Je suis déjà venu dix fois ici, vingt fois, mais j’ai l’impression que c’était dans une autre vie – de l’autre côté du temps.
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Videos de Fabrice Colin (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fabrice Colin
Fabrice Colin, à propos de son nouveau roman, "La poupée de Kafka", paru en janvier 2016. [http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/la-poupee-de-kafka]
autres livres classés : road tripVoir plus
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