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EAN : 9782357205253
Éditeur : HC Editions (05/03/2020)

Note moyenne : 4.57/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Une jeune femme est retrouvée dans son appartement bruxellois, tuée de plusieurs coups de couteau. Tout accuse Nikola Stankovic, artiste marginal, dernière personne que la victime a appelée avant sa mort. Il apparaît sur les caméras de surveillance juste après le meurtre, la police retrouve ses vêtements maculés de sang et découvre des croquis de la scène de crime dans son atelier.
Sous ses airs d’enfant perdu, Niko est un graffeur de génie que la presse a su... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  06 mars 2020

Ce que j'aime avec cet auteur belge, c'est la liberté totale avec laquelle il mène ses intrigues pour nous livrer des romans kaléïdoscopiques qui ne vont jamais exactement là où on les attend.
Cela démarre pourtant très classiquement par la garde à vue de Nikola Stankovic, 35 ans, artiste-peintre, pour l'assassinat d'une jeune prostituée croate comme lui. Tout l'accuse, ses empreintes, ses croquis, tout. Mais lui nie , sans pour autant collaborer avec les forces de police.
Forcément, tu te dis que cela va partir en enquête policière pour découvrir si oui ou non il a commis ce crime ... sauf que l'enquête à proprement parler est mené par un duo atypique composé par son avocat et la directrice du centre psychiatrique dans lequel il est interné en attente de son jugement. le polar rebondit et se transforme en thriller psychiatrique intime pour fouiller l'âme, le passé et les traumatismes refoulés de Nikola.
Puis l'intrigue rebondit encore ailleurs avec la thématique des mystères de l'art. Nikola est un graffeur génial, surnommé le Funambule pour ses performances, capables de peindre d'immenses oeuvres d'une rare violence en des lieux improbables. Il est évident que ces oeuvres sont emplies de messages, de symboles et que celui qui les décryptera saura la vérité. le pinceau pour dire lorsque l'artiste se tait.
Paul Colize ne s'arrête pas là et propose encore une couche de lectures qui, superposée aux autres, donner la clef : la dimension historique avec un des épisodes les plus sanglants du conflit yougoslave, les 87 jours de siège de la ville croate de Vukovar, ville martyre rasée par les nationalistes serbes après viols et massacres.
Tous les thèmes abordés le sont avec intelligence et justesse, chaque mot à sa place, ce qui rend ce roman inclassable souvent passionnant, incarné par des personnages attachants, jusqu'à une fin lumineuse faisant la part belle à la résilience et à la chaleur humaine. Paul Colize est un humaniste.
Lu dans le cadre du Club Sang Bepolar.com
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ValerieLacaille
  08 mars 2020
Ce roman est mon premier coup de coeur thriller de ce début d'année ! J'ai tout aimé ; la forme, le fond, la psychologie des personnages, l'ancrage dans l'Histoire de la fin du XXème siècle, et le style de Paul Colize, que j'ai trouvé innovant dans le genre.
« La violence des hommes éclaboussait les siècles. Leur cruauté était sans limites. Les temps de paix n'étaient que de brefs intervalles entre les guerres, les génocides et les massacres. »
Nikolas Stankovic, né en Croatie, est accusé du meurtre d'Ivanka Jankovic, originaire du même pays. Ce jeune homme reste mutique. On découvre rapidement qu'il est le « Funambule », un artiste qui, depuis plusieurs mois, peint des fresques monumentales et choquantes sur les murs des immeubles de Bruxelles. Malgré des preuves attestant de sa culpabilité, il ne sort de son mutisme que pour prononcer ces mots : « C'est pas moi ».
Pauline Derval, directrice de l'établissement de santé mentale dans lequel « Niko » est interné, ainsi que Philippe Larivière, avocat de son dernier, vont tenter de remonter le fil de la vie de cet étrange inculpé, qui ne semble s'exprimer qu'à l'aide de ses Posca.
J'ai adoré la sensibilité de l'auteur qui lui permet de centrer l'attention du lecteur sur quelques personnages qui, dès le début, présentent des failles que l'on devine profondes sans qu'elles ne soient évidentes. Ses chapitres sont courts, incisifs. Les pages se tournent avec avidité parce que les indices sont distillés avec une parcimonie justement et intelligemment dosée.
« Personne ne penserait à se battre pour une question d'écriture. » Et pourtant…
Ne passez pas à côté de ce roman captivant et intelligent !
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gruz
  06 mars 2020
Toute la violence des hommes, elle vient de là elle vient des tripes. Les mots ne sont jamais les mêmes pour exprimer ce qu'est le Mal…
Paul Colize apporte depuis plusieurs romans sa pierre à l'édifice, et lapide certaines idées préconçues.
Exit pour un temps son humour pince-sans-rire, le ton est précis, parfois clinique (à raison), journalistique parfois. Mais à force de côtoyer certains personnages, l'émotion vient fleurir.
Il est question d'un meurtre, mais ce roman est assez inclassable. Pas vraiment un thriller, même s'il joue avec les codes du genre. Et toujours cette part importante de réalité qui est présente en fond, et qui donne du corps au récit. Colize est un conteur mais aussi un auteur qui donne des clés pour comprendre, et qui dénonce également.
L'un des points de départ réel de son histoire est en lien avec des graffs qui sont apparus sur les murs de Bruxelles, il y a quelques années. Réalisés par un graffeur inconnu, qui a pris des risques inconsidérés pour les réaliser. Il a imaginé quelle pourrait être l'histoire qui se cache derrière.
Voilà une intrigue aux multiples entrées. Par le dessin, par le crime, par l'Histoire, par le traitement de la folie (du moins ce qu'on considère comme tel). Ce mélange de thématiques est passionnant et captive de bout en bout !
L'art est parfois rapproché de la folie. Alors, quand un graffeur aux dessins violents se retrouve soupçonné d'un meurtre sordide, la société se pose vite la question de sa santé mentale. A-t-il toute tête ? Vit-il dans notre réalité ?
Pour comprendre, il faut entendre. Manque de bol, le bonhomme reste mutique. Et, il est rare de trouver encore les personnes qui veulent bien écouter et déchiffrer. C'est ce que cherchent à faire son avocat et la directrice du centre où il est en « observation ». Deux personnages forts, complexes, qui se cachent sous des masques. Mais quand on creuse le vernis, on y découvre une vraie humanité.
C'est cette humanité qui permettra de déchiffrer les failles du « patient », celles venues de son passé. Touchant.
Tous les thèmes abordés le sont avec justesse, sans tomber dans certains excès trop courants de nos jours. Les chapitres sont donc courts. Une économie de mots, où chacun d'eux est pesé et à sa place.
Le livre est également l'occasion de dénoncer certaines conditions d'incarcération et d'internement, en Belgique (je doute qu'en France ce soit mieux…).
Toute la violence des hommes est un roman noir prenant et interpellant, à travers les mots justes, et le sens inné et unique de Paul Colize pour en parler. Comme souvent avec lui. Et le cru 2020 est excellent.
Lien : https://gruznamur.com/2020/0..
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RomansNoirsEtPlus
  04 mars 2020
Il y a souvent plusieurs strates dans les romans de Paul Colize : celles que l'on voit et celles , cachées , qui apparaissent progressivement à la lumière des pages .
« Toute la violence des hommes «  ne fait pas exception à la règle . On y découvre un graffeur de génie d'origine croate , Nicola Stankovic , auteur de plusieurs fresques surprenantes et hyperréalistes dans la capitale belge . Un homme capable d'acrobaties incroyables - il est d'ailleurs surnommé « le funambule «  - afin de pouvoir peindre en toute liberté d'immenses oeuvres où la violence est omniprésente .
Un artiste en marge de la société , se trouvant au mauvais endroit eu mauvais moment ou réellement l'assassin d'une jeune prostituée ? Alors que toutes les preuves l'accablent et qu'il s'enfonce dans un mutisme total hormis une seule phrase qu'il répète à l'envie , « C'est pas moi » , il va trouver deux alliés : son avocat Philippe Larrivière qui a décidé de l'aider malgré tout et la directrice de l'EDS ( Etablissement de défense social) , Pauline Derval - où il est interné en attente de son jugement afin que les experts déterminent si il est responsable ou non de ses actes . Les deux , à force d'écoute attentive et d'ouverture d'esprit , vont amener Nikola à raconter et à représenter l'inénarrable , l'épouvantable calvaire qu'il a vécu enfant , vingt ans plus tôt lors de la guerre serbo-croate où sa famille a été massacrée , à Vukovar . Une plaie toujours béante dans l'esprit et le coeur de Nikola et un élément majeur dans la compréhension des événements qui ont conduit à la mort d'Ivanka .
A partir d'un fais divers - ces immenses fresques qui ont recouvert certains murs de Bruxelles - l'auteur belge a tissé un merveilleux récit à double étage où une histoire en cache une autre , bouleversante , d'autant plus qu'elle a réellement existé à nos portes : la guerre entre la Serbie et la Croatie au début des années 90 . Ultime soubresaut tragique de la dislocation de l'ex Yougoslavie . Deux peuples qui ont vécu côte à côte , en paix , pendant de nombreuses années et que la volonté d'un dictateur de fonder « la grande Serbie » a tourné les uns contres les autres , brutalement , frontalement , et embarqué dans une guerre fratricide où tous les coups étaient permis , sans distinction entre civils et militaires , et où les innocents ont , comme toujours , payé le plus lourd tribu .
Paul Colize en a tiré un des personnages centraux du livre , Nikola , survivant du siège de Vukovar et qui exprime à travers ses peintures toute sa douleur .
L'auteur , tout en subtilité , trouve les mots justes pour nous dépeindre l'effroyable expérience vécue par le jeune Nikola et son parcours du combattant pour subsister au jour le jour dans cette capitale où on l'accuse aujourd'hui d'un meurtre . Il nous décrit sa renaissance à l'aide de ces hommes et de ces femmes bienveillantes , comme un contrepoint à toute cette violence gratuite et ces actes odieux . Comme un espoir dans toute cette noirceur .
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Lavieestunlongfleuvetranquille
  26 février 2020
Toute cette sombre histoire va vite. Très vite. A l'image de ces fresques violentes, voire choquantes et artistiquement dessinées en une nuit. A l'instar d'une enquête de police que quelques preuves irréfutables de présence suffisent pour clôre les investigations d'un crime sauvage. Au regard, enfin, et c'est bien le pire, du siège de Vukovar en Croatie et du terrible génocide qui s'en suivi quelques années plus tôt.
L'auteur a magnifiquement fait le choix, dans son intrigue, de cette vitesse, de ces chapitres courts, percutants et lapidaires car, quand les faits dans l'horreur sont dit, en rajouter devient obscène, pour le moins malvenu.
Et l'ambiance est parfaite pour distiller un regain d'humanité avec, certes, des protagonistes caricaturaux, mais l'essentiel est ailleurs. Ce monde délirant ou toute la violence des hommes s'épanouit se doit d'être conjugué avec une dose importante d'espoir, la recherche de la vérité ne passe que par une véritable empathie et peut-être que, oui peut-être, nous arriverons à panser nos plaies malgré l'horreur et l'inconcevable.
Ce roman est l'antidote du côté sombre de l'humanité. En prenant le contresens des évidences, en apportant un regard différent sur ce que nous voyons, en privilégiant l'écoute aux idées reçues, en soignant nos cicatrices et surtout celles des autres, plus faibles, sans rechercher un autre retour que celui d'une vie sauvée.
Bouleversant par l'évocation de cette période terrible et peu connue de l'histoire, Paul Colize aborde sans détour et avec subtilité les conséquences diverses de ces déchaînements de violence, et propose une solution parmi tant d'autres.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ArlieRoseArlieRose   02 avril 2020
Les gens qui faisaient le pied de grue pendant des heures pour grappiller une dédicace et un selfie en compagnie d'un romancier à succès se couvraient de ridicule. On peut aimer les œufs brouillés sans pour autant rencontrer la poule qui les a pondus. Seul le texte compte, que son auteur soit un homme ou une femme, connu ou non, mort ou vivant.
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ArlieRoseArlieRose   02 avril 2020
La liberté, la vraie, c'est celle que tu prends, en décidant de ne pas faire ce qu'on t'impose ou de faire ce qui est interdit.
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ArlieRoseArlieRose   02 avril 2020
Il savait par expérience que s'adresser aux médias pouvait avoir l'effet inverse de celui souhaité. Quand il parlait d'une affaire, les journalistes interprétaient ses paroles. Quand il ne disait rien, ils interprétaient ses silences.
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ArlieRoseArlieRose   02 avril 2020
Le plumage et le ramage du bonhomme l'avaient séduite, mais la performance sexuelle avait été à mille lieues de la bande-annonce.
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ArlieRoseArlieRose   02 avril 2020
Les hommes de bien n'ont pas besoin de faire appel à la force pour se faire respecter.
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