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ISBN : 2266255428
Éditeur : Pocket (13/10/2016)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Antoine Lagarde, comme tous les quinze jours, rend visite à son père, ingénieur des Ponts et Chaussées à la retraite, veuf, qui vit seul dans son petit appartement. C'est là qu'il découvre son cadavre, gisant dans une mare de sang..."Le corps gisait dans une mare de sang." Antoine Lagarde déteste ce genre de clichés, mais il lui faut l'admettre : celui de son père gît à ses pieds, dans une mare de sang. Un père veuf, cafardeux, hypocondriaque, mais sans histoire. Du... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  25 novembre 2019
Paul Colize ne manque pas d'humour lorsque dans un bref avertissement adressé à ses potentiels lecteurs, il les informe que si leur libraire leur a vendu ce roman comme une nouveauté, ils doivent se faire rembourser sans tarder. Car en effet, avant d'être remanié par son auteur qui a traqué les floppées d'adverbes redondants, supprimé les adjectifs superflus, resserré certains passages pour en fluidifier d'autres, Un parfum d'amertume s'intitulait Quatre valets puis une dame, sorti en auto-édition en 2003, auréolé d'un succès foudroyant auprès de sa famille et de ses amis proches, avant une réédition en 2010 due aux éditions Krakoen sous le titre Le valet de coeur, qui a élargi le lectorat de l'auteur à sa famille éloignée, aux amis de ses amis ainsi qu'à quelques lecteurs intrépides. En 2016 enfin, Pocket fournit une troisième resucée : Un parfum d'amertume, présentement sous mes yeux. J'ai apprécié cette mise au point de Paul Colize, preuve de son honnêteté intellectuelle qui évite aux lecteurs d'être pris pour des truffes par des éditeurs qui tentent de leur fourguer du vieux pour du neuf et de leur faire prendre des vessies pour des lanternes.

Sinon, c'est l'histoire d'un mec qui s'appelle Antoine Lagarde, grossier, divorcé, anticlérical, qui découvre son père retraité, veuf et hypocondriaque baignant dans son sang. Seul indice abandonné sur zone par le tueur, une carte à jouer représentant un valet de pique... Il n'en faut pas davantage à Antoine pour partir sur tous les continents ou presque, sur les traces du passé de son père, ingénieur international constructeur de ponts, viaducs et autres ouvrages d'art, notamment en 1962 au Vénézuela du côté de Maracaibo. Que s'est-il passé là-bas pour justifier une vengeance aussi tardive ?

Il s'agit d'un premier roman, qui même remanié, présente quelques (petites) faiblesses, notamment au niveau de l'épilogue, quelque peu capillo-tracté. Les prouesses sexuelles outrancières et répétitives d'Antoine "un merveilleux amant" apparaissent aussi quelque peu caricaturales. Je m'empresse d'ajouter que ce premier opus contient aussi en germe tout ce qui fait l'originalité et le talent de Paul Colize, l'humour, un style dégraissé, des dialogues percutants. Seule l'intrigue méritait d'être mieux structurée, plus subtile. Ces améliorations ont été apportées par la suite. Tout va bien donc. En route pour la lecture d'Un long moment de silence car il me plaît bien Paul Colize.
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adtraviata
  07 avril 2018
Ce roman est le tout premier écrit par Paul Colize, autoédité d'abord en 2003 sous forme dactylographiée et sous le titre Quatre valets et une dame puis publié en 2010 aux éditions Krakoen sous le titre le valet de coeur. Son éditrice actuelle ne souhaitant pas laisser croupir ce roman, Paul Colize a remanié le texte pour le voir publié en poche chez Pocket avec un titre qui rend justice au nez particulièrement développé de son personnage principal : Un parfum d'amertume. Chacun des titres a un lien évident avec le roman et c'est assez intéressant, cette succession d'éditions et de titres.
C'est drôle, j'ai facilement imaginé Paul Colize dans la peau d'Antoine Lagarde : l'auteur est grand, mince, les yeux bleus, une grande classe à mon humble avis et un humour narquois quand on le rencontre en dédicace. Bon, la comparaison s'arrête là évidemment : Antoine est directeur d'une agence de consultants, divorcé, la garde de son fils Jérôme est l'objet de batailles feutrées mais acérées avec son ex-femme. Et le voilà confronté au meurtre sanglant de son père. Un seul indice oublié par la police, qui n'a aucune piste : une carte à jouer, le valet de pique, marqué de quelques lettres mystérieuses. D'autres cartes suivront et d'autres crimes, qui se révéleront faire partie d'une machination dont Antoine est le centre. Son goût pour les femmes va le mettre en contact avec une journaliste sulfureuse qui le mettra sur des pistes très intéressantes… de plus en plus périlleuses… (et quelques scènes torrides). Je n'irai pas plus loin, je ne vous mettrai évidemment pas complètement au parfum 😉
J'ai apprécié le rythme du récit, les chapitres courts s'enchaînent rapidement, révélant leur lot d'indices, de questions, de doutes, de peurs, de fausses pistes aussi. Tout cela est dépaysant puisque nous voyageons de Paris à Bruxelles, en passant par Strasbourg, la Slovénie et Caracas. A priori je ne trouverais pas Antoine Lagarde très sympa si je le rencontrais dans la vraie vie mais comme il est le narrateur de ce roman et qu'il ne cache aucun de ses états d'âme, qu'il les raconte même avec une pointe de cynisme tout à fait délectable tout en gardant sa sensibilité, je l'ai forcément apprécié. Pour un premier roman, il faut avouer que c'est bluffant de maîtrise…
Et voilà, j'ai enfin lu Paul Colize !
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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UnKaPart
  04 janvier 2019
Dans Ça, Grippe-Sou revient tous les vingt-sept ans. Un parfum d'amertume, pareil. Sauf que le cycle est plus court, dans les six, sept ans, et qu'il n'y a pas de clown extraterrestre.
Quatre valets et une dame en 2003. le Valet de coeur en 2010. Un parfum d'amertume en 2016. À ce rythme, dans quelques décennies, il faudra plus de temps pour lister les titres que pour lire le roman… En attendant la prochaine mouture vers 2022-2023, penchons-nous sur la dernière version en date.
L'éditeur parle de “nouvelle édition revue par l'auteur”, je préfère le terme de Terminator's cut. le Colize du futur a corrigé le texte de son moi du passé. John Connor peut pioncer tranquille, le T-800 belge a pour spécialité la traque des adverbes en -ment. Mes yeux l'en remercient.
Une fois n'est pas coutume, il ne me facilite pas l'exercice de la chronique. Un premier roman retouché n'est plus tout à fait un premier roman. Vous savez, le galop d'essai avec ses petits défauts de jeunesse… moins les petits défauts pour le coup.
Ok, challenge accepted, comme on dit dans la langue de Goethe (1622-1673).

Antoine Lagarde est consultant – brasseur de vent, dixit son ex-femme. Il porte sur ses contemporains un regard désabusé, cynique, ironique, sarcastique, …………ique, …………ique (je te laisse compléter). D'aucuns diraient qu'il est un peu connard sur les bords, mais faut lui reconnaître une acuité dans le jugement. le mal qu'il pense des gens qu'il côtoie, il ne l'invente pas. Après, le gars n'est pas exempt de défauts. Volage, bordélique, condescendant… Bref, du bon et du moins bon, tout ce qu'il faut pour en faire un personnage vrai / authentique / attachant / autre adjectif tarte à la crème à ta convenance.
Première particularité d'Antoine, son sens de la formule, qui rend chacune de ses réflexions aussi piquante que drôle. L'humour caustique donne au roman un ton léger avec une pointe de mordant. Léger mais noir, attention. Un parfum d'amertume reste un polar avec des gens qui se font dézinguer et pas toujours avec des méthodes propres (jamais en fait). Cette légèreté d'ensemble appuie la noirceur du dernier segment. le trait n'étant pas appuyé outre mesure, le glissement ne donne pas l'impression d'un revirement de la comédie pouet-pouet à la tragédie hollywoodienne vomissant du pathos par hectolitres. La partition évolue sans fausse note. Tout en douceur et en finesse.
Deuxième trait distinctif d'Antoine, envié par Voldemort et Michael Jackson, son nez. Pas le tarin standard, non, le modèle avion renifleur. Ce qu'en parfumerie on appelle un “nez” (et on espère que les parfumeurs sont plus doués en fragrances qu'en inventivité linguistique). Bien trouvée et surtout bien employée, cette caractéristique ne sert pas qu'à ajouter une ligne au CV du personnage. Combien de fois j'ai vu des romans vendre un personnage original sur la base de tel ou tel trait… qui à l'arrivée ne dépasse pas l'anecdotique faute d'être utilisé au-delà de l'argument de vente initial. Parfois c'est l'excès inverse du super-pouvoir activé toutes les deux pages au point de ne résumer le personnage qu'à ça. Ici, sens de la mesure. le pif de Lagarde apporte quelque chose, il définit une partie du personnage, de son rapport au monde (les odeurs du métro) et aux autres (l'intimité de ses conquêtes). Sans son blair, Lagarde n'est plus Lagarde.

Tu l'auras compris, le roman repose d'abord sur son personnage principal, ses relations avec les autres et avec lui-même. En témoignent les apartés qui émaillent le déroulement de son enquête. Ben non, l'intrigue policière n'occupe pas 100% du bouquin, Lagarde parle aussi de sa famille, de son boulot, de ses conquêtes… Après tout, il n'est pas limier de métier – on peut même dire qu'il enquête au pif – et il a une vie à côté.
Dans neuf romans sur dix, ces encarts virent à la digression inutile. Tu lis le bouquin en entier, ensuite tu arraches les pages hors sujet, tu le relis… et tu te rends compte qu'il n'y aucune différence, que tout ce blabla n'apportait rien à l'histoire, aux personnages, à l'ambiance, au décor. Dans Un parfum d'amertume, il s'agit bien d'apartés. Des propos en passant, qui construisent le roman.
Ainsi, les amourettes sans lendemain de Lagarde avec telle ou telle donzelle, sans rapport (sic) direct avec le versant polar, témoignent de son incapacité à s'attacher. Elles n'en donnent que davantage de poids au lien qu'il créera avec un personnage féminin important dans l'intrigue.
Autre exemple, la famille de Lagarde (son ex, son môme, ses soeurs…), ben c'est “un peu” le coeur du sujet vu que Lagarde enquête sur le meurtre de son paternel.
Rien n'est anodin ou gratuit, chaque épisode sert à quelque chose. Avec en plus le bon goût d'éviter l'arrêt sur image en gros plan sur le mode “attention, ceci est un élément important”. Maîtrise et élégance.

Sur la forme rien à redire que je n'ai déjà évoqué dans mes précédentes chroniques (L'avocat, le nain et la princesse masquée ; Back Up ; Concerto pour 4 mains ; Un long moment de silence ; Zanzara).
Un phrasé aérien, gracieux, avec le mot juste et pas un de plus. J'invite encore une fois les grands malades de l'adverbe en -ment et du verbe introducteur à lire Colize.
Un style impérial.
Comme Lagarde.
La garde impériale, donc...
Lien : https://unkapart.fr/un-parfu..
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Axelinou
  17 février 2018
J'adore quand un auteur remet au goût du jour ses écrits de jeunesse.
La première version de 2003 s'intitulait ‘Quatre valets et une dame' – sortie en autoédition, format A4, papier recyclé, reliure composée de deux agrafes – 20 exemplaires destiné à la famille et aux amis proches.
En 2010, il a connu une deuxième vie aux éditions Krakoen intitulé cette fois ‘Le Valet de coeur'.
En 2016, il se remet à l'ouvrage en traquant les adverbes redondants et adjectifs superflus et change à nouveau le titre.
« le cadavre gisait dans une mare de sang », voilà comment débute le livre.
C'est une histoire policière, mais aussi une histoire à rallonge, qui nous fait voyager au Sénégal, en Slovénie ou au Vénézuela. Il y a des cadavres, des suspects, de l'amour, des surprises.
Pour moi c'est Paul Colize donc c'est bon !
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ArlieRose
  02 décembre 2016
"Un parfum d'amertume" est un rattrapage pour ceux qui ont loupé "Le valet de coeur", épuisé. L'histoire reste la même, seule la forme a changé, pour le meilleur bien sûr, comme lorsqu'un auteur reprend son texte pour la énième fois j'imagine, en plus avec du recul, un style qui a évolué entre temps. C'est une très belle histoire, qui fait vibrer, bien construite… Avec une intrigue, mais aussi de l'amour. Bref, c'est du Paul Colize 2016, on aime ou on n'aime pas, moi j'adore.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   24 novembre 2019
Nos ordinateurs sont des bêtes de compétition. Les écrans sont placés perpendiculairement à la source de lumière naturelle et inclinés de 12° vers l'arrière. Ils sont réglables en un tournemain pour être à la bonne hauteur de l'utilisateur.
Nos sièges sont des modèles de bien-être. L'étage est équipé d'un détecteur crépusculaire qui régule l'éclairage afin de maintenir une luminosité constante.
Le mobilier est sobre et fonctionnel. Nos boîtes de réception sont vidées après chaque consultation.
L'absentéisme est de 0 %.
La rotation du personnel est de 0 %.
Un monde parfait.
Certains soirs, ces conditions paradisiaques me rendent neurasthénique.
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namelessnameless   25 novembre 2019
Elle lit Hugo et Lamartine, écoute Debussy et Ravel, admire Dufy et Degas. Romantique et patriote. Pour faire bonne mesure, je lui confie ma belgitude. Même si je ne le suis qu'à moitié, la Belgique est le pays de mon enfance, de ma vie, quand elle était heureuse. Simenon, Maeterlinck, Magritte, Delvaux, tous y passent. Je lui apprends que César Franck était d'origine belge.
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AxelinouAxelinou   16 février 2018
Elle précise : "Frédéric est assureur."
Le monde est gangrené par les assureurs. Impossible d'assister à un cocktail ou de visiter une exposition sans s'en coltiner un.
(...)
Les assureurs sont les sangsues des vernissages, les parasites des barbecues chez les amis. Ils sont thermocollants et hypocrites. Pire ques les directeurs d'hôtel.
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AxelinouAxelinou   16 février 2018
Pour avoir eu quelques démêlés avec des journalsites, je sais qu'ils vouent un culte enragé à leur indépendance. En revanche, ils apprécient les conférences de presse où on leur offre champagne et caviar. Il est également notoire que leur mission sur cette terre est de poser des questions, pas de donner des réponses.
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UnKaPartUnKaPart   07 novembre 2016
En général, dans les romans policiers, le héros mène l'enquête, page après page. Il fait les recoupements, à force de logique, de déductions, de méthode.
Dans mon cas, c'est l'inverse. Je reçois les indices sur un plateau. Il ne me reste plus qu'à suivre les pistes, comme le Petit Poucet.
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Videos de Paul Colize (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Colize
Paul Colize vous présente son ouvrage "Un jour comme les autres" aux éditions Hervé Chopin.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2297394/paul-colize-un-jour-comme-les-autres
Notes de Musique : Free Music Archive
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