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ISBN : 2221199340
Éditeur : Robert Laffont (23/03/2017)

Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Pour approcher, visiter, comprendre une ville, qu’y a-t-il de mieux que de découvrir ce que les grands auteurs ont pu en dire ? Laissez-vous surprendre par les textes consacrés aux plus belles cités du monde, puisés dans les récits de voyage, correspondances et autres carnets de route des écrivains-voyageurs.
Voltaire, Diderot, Dumas, Zola, Casanova, Mérimée… Saint- Pétersbourg a fait couler beaucoup d’encre. Et, des grands de ce monde aux modestes voyageurs... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
ninamarijo
  12 octobre 2017
Voilà un petit livre d'une centaine de page seulement, qui m'a enchantée. Ces escapades littéraires à Saint Petersbourg sont  une plongée dans l'ancienne ville sous la plume de différents écrivains ; et nous comprenons  mieux la fascination qu'elle a exercée au cours des siècles.
      Pendant cette escapade de 1757 à 1875 nous cheminons dans la ville en pleine transformation. Voltaire note en 1757 : Petersbourg n'était autrefois qu'un amas irrégulier de maison de bois ; c'est à présent une ville plus belle que Berlin, peuplée de plus de trois cent mille hommes". Mais en 1762 Claude Carloman de Rulhière, secrétaire d'ambassade,  doute de la pérennité de Petersbourg, quid de la  "solidité des bâtiments construits la hâte et de la fréquence des incendies".
Tous admirent "son aspect, en venant de la mer par la Neva, Petersbourg est d'une magnificence ėblouissante" et pourtant ces mêmes auteurs constatent que :"sa splendeur s'évanouit   en approchant , comme l 'effet d"une décoration théâtrale. Toute cette architecture est de chaux de bois et de brique ; tous ces ornements sont mal exécutés ". (1762) certains parlent même de mauvais goût.
En 1765 Casanova souligne avec admiration : " il fallait un génie de fer comme celui de Pierre pour donner un démenti à la nature, en forçant un terrain de boue, une terre sans consistance à supporter des édifices énormes en marbre et granit, et fonder sa capitale au milieu de cet amas de palais que l'on ne peut élever qu'avec des frais ėnormes".
La société de Petersbourg est décrite avec beaucoup d'humour par Xavier Marmier, la bureaucratie, les petits employés... et surtout la police " les ressorts de la police sont cachés comme ceux d'une montre sous un cadran d'émail ; on sait qu'ils existent, qu'ils tournent régulièrement dans le cercle qui les renferme..." Madame de Stael (1812) nous livre des reflexions sur le caractère des russes : "Ce peuple , qu'il faut toujours peindre par des contrastes, est d'une persévérance inouïe contre la nature ou contre les armées ennemies.  La nécessité trouva toujours les Russes patients et invincibles..."
Voilà, je pourrais continuer, mais je vous laisse découvrir. Finalement on trouve le livre un peu court, dommage.
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nadiouchka
  04 décembre 2017
Avec le froid qui s'est apparemment installé, j'aurais pu choisir de vous emmener faire un voyage dans un pays chaud. Eh bien, non, désolée, je vous emmène faire un tour avec « Saint-Pétersbourg, escapades littéraires ».
De toute façon, un de ces écrivains-voyageurs l'a très bien dit, Paul de Julvécourt (en 1834) :
« Impératrice du Nord, couverte de neige comme d'un manteau d'hermine, la ville de Pétersbourg s'assied avec magnificence sur les deux bords de la Neva. Il faut visiter chaque pays dans sa saison (qu'on me passe le mot). Voyez l'Italie et l'Espagne pendant les mois de soleil ; voyez la Russie avec ses frimas, ses vastes campagnes gelées et son ciel tantôt plombé, tantôt si vif d'étoiles, par une nuit de janvier, que les yeux ont froid à regarder sa limpidité. (…) Moscou ou Saint-Pétersbourg ; choisissez. Je vous conseille de visiter Pétersbourg. »(page 59).
Ce sont seize écrivains qui nous font partager leur voyage, leurs découvertes, leur émerveillement et nous livrent de belles descriptions.
J'ai également bien remarqué, sur la quatrième de couverture, le petit texte de Germaine de Staël : « Pour approcher, visiter, comprendre une ville, qu'y a-t-il de mieux que de découvrir ce que les grands auteurs ont pu en dire ? C'est bien ce que l'on fait.
En 1757, Voltaire débute ce petit livre (111 pages chez Pavillons Poche – Robert Laffont). Je ne citerai pas tous les auteurs de ce périple mais on peut ajouter, par exemple des passionnés comme Diderot, Dumas, Zola, Casanova, Mérimée
Il faut dire que Saint-Pétersbourg a beaucoup fait parler d'elle, depuis longtemps, et tout le monde s'accorde à dire que c'est une ville magnifique avec ses nombreux palais, ses multiples églises, ses monuments ainsi que les paysages alentour. Et dire que ces voyageurs ont aussi rencontré de nombreux marais… D'ailleurs, la question se pose de savoir si tout cela va survivre et Olympe Audouard, en 1875, cite cette phrase :
« On pourrait appeler Pétersbourg la Venise du Nord ; mais la Venise italienne charme, elle est belle et gaie, tandis que la Venise du Nord n'est qu'étonnante et étrange. « (page 99).
Comment raconter tous ces récits, faits à base de correspondances, pour décrire un tel voyage, à cette époque-là ?
Mieux vaut partir (pour le moment), en lisant cet ouvrage qui retranscrit les impressions ressenties pour cette ville mais aussi pour le peuple russe, fait de tant de contrastes.
D'ailleurs, dans cette collection, figurent de nombreux autres petits livres qui permettent de s'évader, au moins par la pensée pour ceux qui n'ont pas eu la chance de visiter cette deuxième plus grande ville de Russie, car c'est une véritable évasion dans le temps et l'espace. En effet, elle y reflète bien l'histoire de la Russie et sa beauté n'a jamais laissé indifférent. C'est également une destination de plus en plus prisée et on la qualifie aussi de « ville musée ».
On peut également faire une croisière pour admirer d'une autre façon, toute cette beauté grandiose.
Alors, prêts ? N'oubliez pas votre chapka, votre pal'to (manteau en russe), ni vos perchatki (gants).
Bon voyage !
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   08 décembre 2017
Henri Mérimée (1840)
Pour un dilettante de voyages, rien ne vaut le saisissement de l’arrivée surtout d’une arrivée par eau, lorsque nulle dégradation de nuances intermédiaires n’a affaibli la surprise. (…) Cette ville qui, si souvent, lui est apparue dans ses rêves à travers les nuages du lointain et de l’avenir, elle est là devant lui, elle est à lui, il la touche, il l’embrasse de ses avides regards.
Or, aucune capitale ne donne ces joies de l’arrivée avec autant de plénitude et de soudaineté que Saint-Pétersbourg.
P.77
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ninamarijoninamarijo   07 octobre 2017
La Neva traverse de part en part la ville de Saint Petersbourg et forme plusieurs îles en son delta. Ses quais sont de granit, ses ponts sont de granit, ainsi que les bases des palais qui bordent le fleuve ; tout est granitique à Saint Petersbourg, on sent partout la force du fondateur. Lui, ce Romulus du Nord, se montre encore à cheval au milieu de la vaste place qui porte son nom. Il est posé là dans l'attitude qu'il prenait quand il bénissait son peuple en traversant la ville impériale. La peau d'ours qui sert de housse est le symbole de la barbarie où était plongé le peuple russe au commencement de son règne ; et le rocher que gravit le cheval du tsar est celui des obstacles vaincus.
Paul de Julvėcourt 1834
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nadiouchkanadiouchka   04 décembre 2017
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre (1762-1764)
De la Russie
Il serait impossible de donner une description exacte de la Russie ; la géographie y est encore trop négligée. Il n’y a pas deux ans qu’on a reconnu que le fleuve qui se décharge à Riga est navigable (…). J’ai vu en Finlande des îles marquées sur les cartes comme des portions de continent ; on imprime tous les jours que le chemin de Moscou à Pétersbourg est une allée droite ; il en est ainsi d’une infinité d’autres erreurs qui s’accréditent même dans les lieux où l’on cultive les arts.
P.19/20
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ninamarijoninamarijo   07 octobre 2017
Les Russes habitants de Saint Petersbourg ont l'air d'un peuple du Midi condamnés à vivre au Nord, et faisant tout ses efforts pour lutter contre un climat qui n'est pas en accord avec sa nature.
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ninamarijoninamarijo   07 octobre 2017
Les yeux fixés sur la demeure impériale, ils répètent leur proverbe traditionnel :" Près du tsar le pouvoir, près du tsar la mort."
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